‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle d'hygiène publique et privée (volume 2)Chapitre 173 sur 344 · OR Y · texte numérisé non relu

OR Y

OS

Le gros orteil est le siège presque exclusif de l'affection connue sous le nom d 'onqle incarné IV. ce motl. Les commissures des orteils ou leurs faces sont fréquemment, chez les syphilitiques, le siège de plaques muqueuses qui suppurent et répandent une odeur infecte.

La gangrène , consécutive à la congélation des pieds, s’observe souvent sur les 'orteils. Enfin, c’est encore sur les orteils que débute généralement la gangrène chez les personnes atteintes d’accidents désignés sous le nom d 'ergotisme.

D1' Louis Thomas.

ORTHOPÉDIE. — Nom donné à cette partie de la chirurgie qui s'occupe des difformités congénitales ou acquises des organes du mouvement et de leur

traitement. p. l.

ORTIE. — Nom donné par les botanistes à un genre de plantes de la famille des Urticacées, très communes sur les bords des chemins et dans les terrains incultes, dont toutes les parties sont couvertes de poils raides et piquants, creusés d’un petit canal, par lequel s'écoule lorsqu’ils se brisent, un liquide âcre1 et brûlant, dont le contact sur la peau occasionne une rougeur et des ampoules accompa- ! gnées de douleurs et dé démangeaisons très vives, i pouvant, dans certains cas, durer plusieurs jours.

Pour faire disparaître les douleurs consécutives aux ! piqûres, il faut frotter durement les endroits piques, puis les laver avec de l’eau salée ou de l’eau de ! savon, ou, si on n’a pas un de ces liquides sous la I main, les enduire simplement de salive.

Dans les campagnes, on emploie parfois les orties pour produire des effets révulsifs, lorsqu’on n’a : pas de sinapismes sous la main. Le suc des orties 1 jouit de propriétés astringentes et hémostatiques,

I soit en applications externes, soit administré à l’intérieur, à la dose d’une cuillerée à soupe, pour arrêter le sang des piqûres de sangsues, les saigne- , menls de nez, etc.

Les paysans de certaines contrées mangent les jeunes pousses d'orties cuites, en guise d’épinards.

I)r Paul Labakthe.

ORTOLAN. — L’ortolan, ce petit oiseau à chair si délicate, si tendre, si succulente, d’un goût si exquis, ne vaut cependant rien pour les convalescents et les estomacs paresseux, car il est lourd à digérer à cause de la grande quantité de graisse qu’il contient. P. l.

ORVET. — Nom donné à un reptile de l’ordre des Sauriens, très commun dans les lieux herbeux chauds et découverts, la lisière des bois et des haies, caractérisé par des écailles très 1 iss-s et luisantes, noirâtres au-dessous, jaune argenté au- I dessus, avec trois plis longitudinaux qui, avec l’âge, se changent en séries de points et finissent par ; disparaître; par une tête assez petite portant de grande's plaques, des paupières mobiles, une langue i courte légèrement bifide; par une queue liés | longue et très fragile. L'orvet est parfaitement inoffensif, se nourrit de petits insectes et de vers. Dans plusieurs contrées du centre et du Midi, les paysans

le mangent sous le nom d'anguilles de haies , préparé comme l’anguille d’eau douce. p. l.

OS. — Anatomie. — Les os sont des corps durs, résistants, formant la charpente du corps et destinés à soutenir les parties molles. Leur ensemble constitue le squelette.

Les os atteignent leur complet développement à l'âge de 22 à 23 ans. Ils sont alors, d'après Sappey, au nombre de 198, répartis ainsi qu’il suit : colonne vertébrale, 24; sacrum et coccyx, 2; crâne,

8; face, 14; os hyoïde, 1; côtes et sternum, 23; membres supérieurs, 32 = 64; membres inférieurs, 30 = 60; soit en tout : 198.

A l’état frais, les os ont une ^couleur rosée; à l'étal sec, ils sont blancs. Leur densité n’est surpassée que par celle des dents.

On les divise, d’après leur conformation, en os lu7igs, os larges, os courts.

« Les os longs se composent d’une partie moyenne, allongée, corps ou diaphyse et de deux extrémités renflés que l’on désigne sous le nom d ’épiphgses.

Ils occupent l axe des membres { fémur, humérus, •tibia, etc.). Le corps est creusé d’une cavité allongée ( canal médullaire). Il est formé d’un tissu dense et serré [tissu compact), tandis que les extrémités sont composées d’un tissu rappelant celui de l’éponge, tissu spongieux.

Les os laiîges sont plats et minces. Ils sont formés de deux lames de tissu compact séparées par une couche de tissu spongieux. Tels sont les os du crâne, du thorax, du bassin.

Les os courts se rencontrent dans les régions où la solidité doit être unie à une grande mobilité, comme la colonne vertébrale, la main, le pied.

On remarque à la surface des os des saillies [crêtes et apophyse •) et des cavités qui sont, les unes articulaires, les autres destinées à protéger certains organes ou à donner attache à des tendons ou à des ligaments.

- Certains os, situés sur la ligne médiane, sont formés de deux moitiés symétriques. Ils sont dits impairs (vertèbres, sternum). Les autres sont situés de chaque côté, ils sont pairs (os des membres).

Le squelette d’un homme de z5 ans pèse de 3 à 7 kilogrammes. Ce poids diminue chez le vieillard par suite de la raréfaction du tissu osseux qu’on observe avec les progrès de l uge.

Nous étudierons la composition intérieure des * os: 1° au point de vue chimique; 2° au point de vue histologique.

1“ Composition chimique. — Les os sont formés de deux substances : l'une organique, l’autre minérale.

Si l’on traite un os par l’acide chlorhydrique, on obtient une substance, Vosséme, présentant l’aspect de la gélatine : mais elle en différé par ses propriétés nutritives. Si, au lieu de traiter un os par l’acide chlorhydrique, on le calcine à l’air libre, l’osséine est détruite et on obtient une substance minérale, blanche, conservant la forme de l’os, mais tombant en poussière dès qu’on y touche. Cette substance est formée principalement de phosphates cl de carbonates de chaux.

Voici d’ailleurs, au point de vue chimique, la

oss

oss

composition des os, d’après les recherches de Berzélius :

( Matières animales réductibles par la Substance 1

t coction

oigamque. ^ MatièreS animales insolubles

( Phosphate de chaux

„ , \ Carbonate de chaux

u s ance 1 p^ate je cj)aux

minera e. J pj,0Spiiate de magnésie

^ Soude et chlorhydrate de soude. . .

Ces proportions varient selon l’âge et les individus.

2° Histologie. — Les os se composent d’une substance fondamentale, granuleuse, disposée en lamelles. Cette substance est creusée d’un grand nombre de canaux auxquels Ilavers, analorn ste anglais, adonné son nom [canaux de Ilavers). Ces canaux s’anastomosent entre eux. Ils logent les

Fig. 993. — Structure du tissu osseux.

Coupe transversale prise sur l'os radius (grossissement de 350 diamètres}.

A. Coupe d’un canalicule vasculaire ou canalicule de Havers. — B, B'. Ostéoblastes ou corpuscules osseux d’où irradient les canalicules calcaires qui s'anastomosent en C.

On distingue les anastomoses des canalicules calcaires appartenant au système du canalicule vasculaire A’ qui est au centre de la ligure, des canalicules calcaires qui appartiennent aux systèmes d'autres canalicules vasculaires voisins et rayonnant autour d’eux.

vaisseaux capillaires. Si l’on examine au microscope une lame osseuse, on voit un grand nombre de petites cavités, ce sont les ostéoplushs. Ces cavités communiquent par des canalicules avec les canaux de Ilavers et puisent les principes né cessaires à la nutrition de l’os.

Le tissu osseux est très vasculaire. Il renferme un grand nombre d 'artères; elles forment entre elles des anastomoses qui les relient ensemble. Parmi ces artères, on en trouve une ou deux pour chaque os, plus volumineuses les unes que les autres. Elles parcourent le canal nourricier.

Les reines suivent le trajet des artères.

Les artères nourricières sont accompagnées de filets nerveux dépendant probablement du grand sympathique.

Les os s'accroissent dans tous les sens. L’accroissement en longueur est dû à la formation de nouvelles couches aux extrémités de l’os. L’accroissement en épaisseur s’effectue par le dépôt, au-des-

sous du périoste, de couches concentriques. On observe en même temps la résorption des couches osseuses profondes, ce qui produit l’agrandissement du canal médullaire. Cette résorption explique la fragilité des os chez le vieillard.

Moelle des os. — La moelle est une substance molle qui occupe le canal médullaire des os et les alvéoles du tissu spongieux. Elle est rouge chez le fœtus, elle devient jaune avec les progrès de l’âge. La moelle renferme des éléments anatomiques qui ont reçu les noms de mèdullocelles et de myéloplaxes. On y trouve encore une trame de tissu conjonctif, des cellules adipeuses, des vaisseaux et des nerfs.

De tous temps, l’imagination a voulu attribuer à la moelle des vertus qu’elle ne possède pas. On raconte qu’Achille devait son courage à la moelle de lion dont il se nourrissait habituellement. On trouve encore des personnes qui, de nos jours, préconisent contre les paralysies des membres, des friclions sur la colonne vertébrale avec de la moelle de bœuf.

Maladies des os. — Parmi les nombreuses affections du tissu osseux, il nous faut citer en premier lieu les fractures et les plaies, les exostoses, l'ostéite, la périostite, Vosléo-my élite, la carie, la nécrose, la syphilis osseuse, le rachitisme, l'ortéomalacie, la tuberculose osseuse et les tumeurs des os, dont les plus fréquentes sont les enchondromes, les carcimones, les ostéo-sarcomes (V. ces mots).

Dr Louis Thomas.

OSEILLE. — Nom donné par les botanistes à une plante herbacée vivace de la famille des Po'ygonées, que l’on trouve à l’état sauvage dans les bois et les prairies et qu’on cultive en grand dans les jardins comme plante potagère et médicinale.

Les feuilles d’oseille ont une saveur acide due à l’acide oxalique. Elles renferment un suc qui passe pour diurétique, et aussi adoucissant et légèrement laxatif. On lui a attribué également des propriétés fébrifuges.

Hachées, puis cuites au beurre, aux jus de viandes, les feuilles d’oseille constituent un légume agréable, rafraîchissant, mais très peu nutritif, et qui ne convient pas aux gastralgiques et aux dyspeptiques. De plus, il est prudent de ne pas en faire un usage continu, à cause de l’acide oxalique qu’elles renferment et qui, en se transformant en oxalate de chaux insoluble, peut donner lieu à la gravelle oxalique, ainsi que Magendie l’a constaté. p. l.

OSMOSE. — (Y. Endosmose.)

OSSÉINE. — Nom donné par le chimiste Frémy à la substance organique que l'on retire dps os, en les traitant par de l’acide chlorhydrique au dixième. L’osséine constitue la trame organique des os; elle se transforme en gélatine sous l'influence prolongée de l’eau bouillante. p. l.

OSSELETS. — Nom donné par les anatomistes aux quatre petits os (le marteau, l’enclume, l'étrier et l’os lenticulaire) renfermés dans l’oreille moyenne (V. Oreille.) p. L.

OST

OST

OSSEUX (tissu.) — (V. Os.)

OSSIFICATION. — Au début de la vie, l’embryon n’est qu’une masse gélatiniforme dans laquelle on ne saurait distinguer les parties qui vont donner naissance au tissu osseux des parties voisines. Cette première phase a été désignée sous le nom d'état muqueux. Avant d’arriver à l’état osseux, le squelette passe par un état intermédiaire. Cette seconde phase constitue l'état cartilagineux (V. Cartilage). Les cellules du cartilage, qui va se transformer en os, se réunissent et revêtent la forme de l’os futur. Cette agglomération de cellules se fait en certains points qu’on a nommés points d'ossificatio?i. On voit alors les cellules agglomérées subir la segmentation et se multiplier. Bientôt elles s’incrustent de sels calcaires (phosphates et carbonates de chaux). Bes vaisseaux sanguins se développent dans le périchondre et pénètrent dans l’épaisseur du cartilage. Ce n’est donc plus du cartilage, cependant ce n’est pas encore de l’os. Enfin l'état osseux commence. Cette troisième phase esl caractérisée par le dépôt progressif des sels calcaires à l’intérieur des capsules du cartilage qui, d’après Robin, vont former les ostéoplastes. En même temps se forment les lamelles osseuses et les canaux de Havers (V. Os).

L’os ne se développe pas seulement aux dépens du cartilage. On trouve à la face interne du périoste (V. ce mot) une couche de cellules qui président à la formation de nouvelles couches osseuses périphériques.

Le premier point d’ossification s’observe sur la clavicule. Il se produit vers la fin du premier mois de la vie fœtale. Buis se développent ensuite ceux de la mâchoire et ceux des membres. L’ossification n'est complète qu'à 22 ans chez la femme et 25 ans chez l’homme. Dr Louis Thomas.

OSSIFLUENT. — Nom donné paroles chirurgiens aux abcès qui sont consécutifs à une lésion des os (ostéite, carie, névrose, etc.). p. l.

OSTÉITE. — On désigne sous ce nom l’inflammation du tissu osseux. Pendant longtemps on a cru à la rareté de celte affection, mais les travaux de Nélaton et de Gerdy ont démontré que cette inflammation était, au contraire, fréquente.

Les phénomènesqui caractérisent l’inflammation des os permettent de distinguer deux sortes d’ostéites. Cette division, déjà ancienne, remonte à Gerdy qui, le premier, décrivit deux formes différentes : 1° l 'ostéite raréfiante ; 2" X ostéite condensante. Tout l’os devient le siège d’une vascularisation intense. La substance osseuse, en contact avec les vaisseaux enflammés, subit une véritable absorption ; l’os présente une coloration plus ou moins rouge, se laisse facilement entamer par un instrument ‘ tranchant ; il est devenu plus léger et plus fragile : c’est X ostéite raréfiante. Tantôt, au contraire, il se forme des dépôts osseux à la face interne des canaux de ilavers et des espaces médullaires (V. Os J ; l’os est plus dur, plus lourd, il se trouve transformé en un tissu compact éburné; c’est l 'ostéite condensante.

L’ostéite se développe le plus souvent sous l’influence de causes extérieures : contusions, plaies des os, fractures, etc. Mais elle reconnaît aussi des causes générales telles que la scrofule chez les enfants, la syphilis chez les adultes, la goutte, les rhumatismes.

Elle serait plus rare chez la femme que chez l’homme, ce qui résulte de ce que celui-ci est plus exposé aux traumatismes.

Les symptômes tantôt violents et aigus, tantôt presque chroniques, sont souvent difficiles à distinguer des phénomènes morbides qui résultent des complications (périostite, inflammation des tissus voisins), qui accompagnent généralement l’osléite. Cependant ces symptômes consistent dans le gonflement et la douleur. L'os enflammé est, en effet, le siège d'une tuméfaction plus ou moins prononcée. La douleur, quelquefois presque nulle, peut être très vive, à forme névralgique, avec exacerbations nocturnes. La peau, au niveau de l’os malade, est souvent luisante, chaude et tendue. Ces symptômes généraux sont généralement peu prononcés, à moins que l’ostéite ne soit très aiguë et n’occupe un os volumineux. Elle s’accompagne fréquemment d’abcès.

L’ostéite se reconnaît facilement si l’os malade est superficiel; mais s’il est situé profondément, le diagnostic deviendra très difficile. On s’aidera de l'élévation de la température, de la fixité de la dou leur et de la tuméfaction.

La marche esl toujours lente, même quand l’ostéite est aiguë. Cette affection peut se terminer par résolution , par suppuration, par nécrose et par carie (V. ces mots).

Au début, on aura recours à un traitement, antiphlogistique : émissions sanguines locales, émollients. Plus tard on utilisera les révulsifs comme la teinture d’iode, les vésicatoires volants, les pointes de feu. On a conseillé l’emploi de pommades iodurées auxquelles on peut associer certaines substances destinées à combattre la douleur, comme dans la pommade suivante :

Pr. Axonge 40 grammes.

lodure de potassium. ... 4 —

Extrait de belladone ... 2 —

A ces divers procédés, il faut ajouter un traitement général approprié dans les ostéites résultant d’une cause générale. Enfin, quand tous ces moyens thérapeutiques auront échoué, il conviendra, dans certaines ostéites du tibia, par exemple, d’avoir recours à la résection de la partie malade de 1 os. Cette méthode a été suivie, récemment, de succès nombreux. Dr Louis- Thomas.

OSTÉOBLASTE. — Nom donné par les histologistes aux éléments cellulaires qui doivent se transformer en cellules osseuses (V. Ossification), p. l.

OSTÉOCLASIE. — Nom donné par les chirurgiens à une méthode opératoire qui consiste à briser les os volontairement dans le but de modifier des difformités des os ou des articulations, ou de redresser un membre qui, après une fracture, s’est consolidé dans une position vicieuse, p. L.

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OSTÉOCOPE. — Mot employé pour désigner les douleurs vives qui se manifestent dans les os, avec exacerbation pendant la nuit, chez les malades atteints d’ostéites syphilitiques. Ces douleurs disparaissent avec l’ostéite, d’une façon assez rapide, par l’emploi de frictions d’onguent mercuriel et l’administration de l’iodure de potassium à l'intérieur. i>. l.

OSTÉOLOGIE. — N om donné a cette partie de l’anatomie qui s’occupe de l’étude des os. p. l.

OSTÉOMALACIE. — On désigne sous ce nom le ramollissement du tissu osseux produit par la décalcification des os et leur retour à l’état embryonnaire.

Celte affection n’est, guère connue que depuis le siècle dernier. Elle est d’ailleurs rare. On l’observe surtout chez l’adulte et chez les vieillards. Cependant Stansky l’a signalée chez le nouveau-né.

Les causes de l’ostéomalacie sont encore mal connues. On a invoqué le scorbut, la scrofule, le cancer, la syphilis, le rhumatisme, en un mot la plupart des diathèses. Eckmann regarde cette affection comme héréditaire. Mais il faut reconnaître que toutes ces causes sont contestables. Une hygiène et une alimentation défectueuses, une habitation froide et humide semblent exercer une certaine influence sur le développement de l’ostéomalacie. Maison l’observe surtout chez les femmes au moment de la parturilion.

On trouve, dans les auteurs, des cas célèbres d’ostéomalacie. Tel est celui de MUe d’Armaignac. Lorsqu’elle mourut, à vingt-deux ans, tous ses os, excepté scs dents, étaient ramollis. On put couper son crâne avec une spatule. Tel est encore le cas, recueilli par Franck, d’une femme qui était d’une taille au-dessus de la moyenne et qui, en moins d’une année, devint semblable à une naine.

L’ostéomalacie débute d’une façon insidieuse. Les malades accusent des douleurs, parfois très vives, siégeant le plus souvent dans les os et rappelant les douleurs du rhumatisme. Bientôt la taille diminue, la colonne vertébrale s’incurve, le thorax s’aplatit d’avant en arrière, tout le squelette s’affaisse. Les grandes fonctions de l’économie ne lardent pas à se troubler. On trouve souvent dans les urines du phosphate de chaux en excès. Les os se ramollissent de plus en plus et se fracturent avec une grande facilité. Enfin les symptômes généraux apparaissent. Souvent les douleurs du début se calment, mais le malade s’affaiblit ; on voit survenir un amaigrissement rapide, de la diarrhée, parfois delà démence et des accidents cérébraux. L’affection suit une marche progressive et presque toujours fatale. La durée peut varier de un an à deux ans, dix ans, même. Mais le malade finit par succomber, emporté par les progrès incessants de la cachexie.

Quel traitement convient-il d’opposer à l’ostéomalacie? Malheureusement, jusqu’ici, la thérapeutique est impuissante devant cette redoutable affection, et nous ne disposons que de moyens palliatifs. Calmer les douleurs par des préparations opiacées, soutenir les forces du malade et s’opposer, autant

que possible, aux progrès du ramollissement des os, telles sont les deux indications principales qu’on doit s’efforcer de remplir. On a proposé, dans ce but, le changement d’air, les bains de mer, les bains sulfureux, les frictions et le massage. L’huile de foie de morue à haute dose, les toniques, surtout le phosphate de chaux, sous forme de sirop de lacto-phosphate de chaux de Dusart, ont donné dans certains cas, trop rares il est vrai, sinon une guérison, au moins une notable amélioration. Les femmes atteintes d’ostéomalacie devront éviter le mariage ou du moins la grossesse. Dr Louis Thomas

OSTÉOPLASTE. — Nom donné par les histologistes aux petites cavités microscopiques qui sont creusées dans la substance fondamentale de l’os et qui contiennent chacune une cellule osseuse (y -Os.) p. l.

OSTEOPLASTIE. — Nom donné par les chirurgiens à une opération qui consiste à chercher soit à reproduire tout ou partie d’un os, ce que l’on obtient grâce au périoste (V. ce mot). p. l.

OSTÉOSARCOME. — (V. Sircôme .)

OSTÉOTOMIE. — Nom donné par les chirurgiens à une opération qui consiste à sectionner un os dans un but thérapeutique: redressement d’un col vicieux d’une fracture, destruction d’un ankylosé de la hanche, du genou, du coude, etc. p. l.

OTALGIE. — Nom donné aux douleurs névralgiques de l’oreille qui doivent être traitées comme les autres névralgies (V. ce mot). p. l.

OTITES. — On donne ce nom aux différentes inflammations de l’oreille. On les divise en otites externes, moyennes et internes.

Otites externes. — Elles sont circonscrites ou diffuses.

Inflammation circonscrite. — Elle est caractérisée par de la chaleur et de la douleur localisée en un point du conduit auditif externe. Cette douleur s’irradie vers les parties voisines. Elle est. exagérée par le mouvement des mâchoires et par la traction du pavillon.

On aperçoit une saillie de la paroi qui, bientôt donne issue à du pus ou à un bourbillon qui détermine une disparition subite de tous les accidents.

Le traitement de ces furoncles consiste au début en badigeonnages d’alcool saturé d’acide borique ou de teinture d’iode. Si la résolution n’a pu être obtenue par des onctions mercurielles, on incise la tumeur avec un bistouri boutonné dès que la suppuration est formée, puis on fait un pansement avec la solution suivante :

Acide borique 0?r20

Eau ) ~

Alcool h 90° j ° ^

Chlorhydrate de cocaïne. ...... O 20

Si la douleur est trop vive, on a recours aux injections sous-cutanées de morphine et de cocaïne

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