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brane. On a encore eu recours à la section du muscle tenseur du tympan ou de la bourse postérieure, mais ces opérations doivent être réservées pour des cas spéciaux.
Otite moyenne purulente chronique. — (V. 0(or-
rhée.)
Otite interne. — L’otite interne est caractérisée par des vertiges, des troubles de l’équilibre, des nausées, des bourdonnements et de la surdité. Le malade peut avoir de la perte de connaissance, ou être pris de propulsion en avant ou en arrière, ou de rotation sur lui-même.
Les bourdonnements ressemblent à des sifflets aigus, des détonations, des chants d’oiseaux, etc.
Le traitement consiste dans l’emploi des antiphlogistiques généraux et locaux, des altérants (iodure et mercure), des révulsifs (vésicatoires, pointes de feu, séton), et du sulfate de quinine à haute dose.
Dr J. Baratoux.
OTOPLASTIE. — Nom donné par les chirurgiens à une opération quia pour but de restaurer l’oreille externe (V. Auloplastie). p. l.
OTORRHÉE. — N om donné aux écoulements qui se font par le conduit auditif externe de l’oreille, principalement aux écoulements purulents. L’otorrhée succède soit à une otite externe, soit à une otite purulente aiguë. Elle peut encore apparaître d’emblée chez les sujets scrofuleux ou tuberculeux. 11 n’est pas rare de la voir survenir à la suite de la rougeole, de la variole, de la scarlatine ou de la fièvre typhoïde.
La muqueuse de l’oreille moyenne est épaissie, rouge, souvent granuleuse et recouverte de pus. Le tympan présente aussi cet aspect, il est fréquemment détruit; les osselets sont assez fréquemment entraînés parla suppuration.
Le conduit renferme une matière purulente, exhalant une odeur fétide; quelquefois on y voit du sang. Lorsqu'il existe des granulations, la sécrétion est abondante. Pour bien apercevoir tous les détails de la membrane, il faut faire une injection d’eau tiède contenant environ deux cuillerées à café de sulfate de soude pour un demi-litre d’eau.
Le tympan se présente alors sous différentes formes : il est rouge, ou bleu jaunâtre en totalité, ou dans une partie de son étendue. Le manche du marteau et le triangle lumineux ont disparu. La perforation est plus ou moins grande, elle peut n’avoir que la dimension d’une tète d’épingle ou bien occuper la moitié et même la totalité de la membrane. Les petites perforations se reconnaissent à leur point lumineux animé de pulsations ou à des bulles d’air qui sortent par son ouverture lorsqu’on fait passer de l’air dans l'oreille moyenne. Les grandes perforations laissent voir la paroi interne de la caisse.
11 survient de temps en temps des formes aigues avec douleurs assez vives. L’audition est altérée, surtout lorsque les osselets sont détruits, les malades accusent des bourdonnements, moins souvent cependant que dans la forme sèche. Le goût peut être altéré par suite d’une lésion de la corde du tympan.
La suppuration dure parfois des années, surtout s il y a des végétations ou des polypes dans la caisse, et il peut survenir des complications qui mettent la vie en danger. Au contraire, lorsque 1 écoulement disparaît, l’oreille peut reprendre quelquefois son aspect normal, mais il est plus général de voir le tympan se couvrir de matières calcaires ou se reformer par un tissu cicatriciel lâche qui contracte assez souvent des adhérences avec la paroi labyrinthique.
Les complications les plus ordinaires sont :
t° La carie du rocher, qui peut déterminer la nécrose et l’élimination du limaçon, comme nous en avons signalé un cas remarquable chez un enfantde quelques mois;
3° Une méningite, par suite de la propagation de l’inflammation aux enveloppes du cerveau;
3° Un abcès du cerveau par le même procédé;
4° Une phlébite des sinus de la dure-mère;
5° Des ulcérations de la carotide interne ou delà veine jugulaire ;
6“ Une paralysie faciale.
Le traitement de l’otorrhée s’adresse tant à la diathèse qu’à l’état local; aux scrofuleux, on prescrira de l’huile de foie de morue, les ferrugineux ; aux syphilitiques, du mercure, de l’iodure de potassium, etc.
Comme traitement local, on ordonne des injections d’eau tiède rendue antiseptique par l’addition d’acide borique, d'acide salicylique, de biiodure de mercure, comme nous l’avons dit précédemment; puis l’on essuie bien le conduit après avoir fait une insufflation d’air au moyen d’une poire introduite dans les narines. Enfin on fait usage de poudre d’acide borique dans les perforations larges ou d’alcool boriqué dans les autres cas, ainsi que lorsque la muqueuse est couverte de végétations. Il est bon de faire de temps en temps, tous les cinq ou six jours, une instillation de nitrate d’argent au dixième, si la guérison ne survient pas par les instillations d’alcool boriqué.
Lorsque 1 écoulement sera guéri, s’il persiste une perforation, on fera usage avec avantage d’un tympan artificiel. Ce tympan consiste en une plaque de baudruche, de caoutchouc, de toile, etc., fixée à une tige en fer ou à un fil de soie. La membrane artificielle est alors portée sur le tympan, de manière à bien obstruer les bords de la perforation. Souvent, à la suite de cette opération, on obtient une amélioration notable de l’ouïe. Dr J. Baratoux.
OTOSCOPE. — Nom donné à un instrument employé pour l’examen du conduit auditif (V. Otoscopie). P. L.
OTOSCOPIE. — On nomme ainsi la méthode employée pour examiner l’oreille.
Pour explorer le conduit auditif et le tympan, on emploie un miroir qui projette la lumière sur ces parties et un spéculum qui permet d’écarter les parois de conduit.
On doit donner la préférence à la lumière diffuse du jour ou à son défaut à une lumière blanche que l’on obtient avec une lampe à pétrole ou mieux avec un bec de gaz entouré d’un verre bleu et d’un