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appareil à concentration composé d’un réflecteur et d’une lentille convexe.
Au moyen d’un miroir concave ( fi g . 994) à main
Fig. 99 1. — Miroir concave pour l'examen otoscopique. Fig. 993. — Jeu de trois spéculums pour pratiquer l’otoscopie.
ploie pour cela la montre, le diapason et l’audiomètre.
Pour connaître le degré de perméabilité de la trompe d’Eustache, on a recours aux procédés de Valsava ou de Politzer. Le premier consiste a faire une expiration forcée, le nez et la bouche étant fermés; le deuxième à insuffler dans les fosses nasales de l’air avec une poire en caoutchouc (fig. 997) au moment où le malade avale une gorgée d’eau.
D' baratoux.
OUATE. — La ouate n’est autre chose que du coton cardé réuni en feuilles d’une épaisseur variable entre 1 et 3 centimètres, que l’on emploie en chirurgie soit pour entourer une articulation atteinte de rhumatisme, soit pour envelopper un membre foulé ou fracturé, avant d’appliquer un bandage roulé, etc. On emploie aussi beaucoup la ouate pour abriter les brûlures du contact de l’air et pour le pansement des plaies (V. Pansement ).
OUÏE. — L’ouïe est le sens qui nous fait percevoir les sons; l’oreille est son organe (Y. Oreille).
ou fixé au front par un bandeau, on dirige la lumière dans l’intérieur du spéculum {jig. 995) qui devra être en caoutchouc durci et avoir la forme d’un entonnoir.
La recherche de l’acuité auditive se fait au
moyen de la montre qui, d’abord éloignée de l’oreille, en est rapprochée peu à peu, du diapason ou mieux d’un audiomètre, comme celui que nous avons fait construire par M. Gailfe ( fig . 996).
Fig. 997. — Insufflateur en caoutchouc.
La perception crânienne sert à s’assurerjde la transmission du son par les os du crâne. On em-
OURAQUE. — Nom donné par les anatomistes au canal formé par la portion moyenne de l 'allantoïde qui s’étend de la poche urinaire vers l’ombilic, pendant les premiers temps de la vie foetale, puis s’atrophie, s’oblitère et se trouve réduit, chez le fœtus à terme, à un simple cordon fibreux qui s’étend du sommet de la vessie à l’ombilic et disparaît complètement dans le cordon ombilical Allantoïde, Œuf). p. L.
OVAIRES. — Anatomie. — Les ovaires
sont des organes destinés à sécréter les ovules. Ils ont donc chez la femme des fonctions analogues à celles des testicules chez l’homme, de là le nom de lestes muliebres qu’on leur donne quelquefois. Les ovaires sont placés de chaque côté de l’utérus, auquel ils sont unis par un ligament propre qu’on appelle ligament de l’ovaire. Ils sont maintenus dans cette position par le ligament large , vaste repli du péritoine dont ils occupent l’aileron postérieur, et par l’intermédiaire de ce ligament large, ils se trouvent fixés aux parois du bassin.
Le volume de ces organes est à peu près celui d’une amande verte dont ils ont, du reste, la configuration, c’est-à-dire qu’on leur reconnaît deux faces, deux bords et deux extrémités. La face antérieure est légèrement convexe et regarde en haut et en avant. La face postérieure, également convexe, regarde en bas et en arrière. Le bord supérieur, aussi convexe, est tourné en haut et en arrière. Ces deux faces et le bord supérieur sont lisses chez la jeune fille qui n’a pas encore été réglée. Elles sont, au contraire, couvertes de cicatrices linéaires ou étoilées chez la femme qui est réglée et qui a eu des enfants. Enfin le bord inférieur, plane et même un peu déprimé à son milieu, est dirigé en bas et en avant. Cette dépression du bord inférieur par
Fig. 996.
Audiomètre de Baratoux, pour rechercher l’acuité auditive.
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laquelle pénètrent les vaisseaux qui se rendent à l’ovaire et ceux qui en sortent, prend le nom de hile de l’ovaire.
C est aux lèvres de ce bord inférieur que se fixe le péritoine du ligament large, si bien que les faces de l'ovaire et le bord supérieur sont dépourvus de ce revêtement séreux.
L’extrémité interne donne attache au ligament de l'ovaire, qui fixe cet organe à l’angle supérieur de l'utérus.
A" l’extrémité externe, est attachée la grande frange du pavillon de la trompe.
Le diamètre transversal ou longueur de l’Ovaire est d’environ 4 centimètres. Son diamètre vertical de 2 centimètres et son épaisseur d'une face à l’autre de 1 centimètre i 2. Ce volume peut doubler pendant la menstruation, au moment où la vésicule de de Graaf est prête à se rompre (V. Ovulation). Le poids de l’ovaire est de 6 à 8 grammes dans la période intermenstruelle.
L ovaire est formé par un parenchyme particulier. Si on le divise perpendiculairement à sa surface, on distingue trois couches différentes : 1° une externe ou couche épithéliale; 2° une moyenne, la couche ovigène ; 3“ une interne ou stroma. Quelques auteurs donnent le nom de stroma à la réunion de la couche ovigène et du stroma proprement dit.
1° La couche épithéliale est formée de petites cellules cylindriques qui, s’enfonçant dans la couche ovigène, forment les ovisucs.
2“ La couche ovigène, de couleur blanche et de consistance ferme, s’étale sur le stroma qui lui sert de base.
C’est dans cette couche qu’on trouve de petites vésicules dans lesquelles est renfermé 1 œuf ou ovule.
Ces petites vésicules qu’on appelle ovisacs ou vésicules de de Graaf, du nom de 1 auteur qui le premier les a mis en évidence, sont extrêmement nombreuses dans celte couche qui n a cepeudant pas plus d’un millimètre d épaisseur. Les recherches du professeur Sappev lui ont permis d’en évaluer le nombre à 300,000 pour chaque ovaire, soit donc près de 600,000 pour chaque femme à l’âge de la puberté. Chose singulière, chez le fœtus les ovisacs sont déjà en aussi grand nombre, de sorte qu’on ne peut pas dire que 1 ovaire sécrète les ovules, c’est un organe de réception. Les ovules qui y sont se développent et sont là exposés à la fécondation. Qu’ils soient fécondés ou non, les phénomènes de la maturité des ovules ne s’en produisent pas moins. C'est ce que nous étudierons au mot Ovulation.
3° Le stroma, espèce de champignon sur lequel s’étale la couche ovigène, est constitué par des fibfes
Fig. 998.
Coupe des organes génitaux internes de la femme.
(Vus par derrière.)
A. Bord supérieur ou fond de l’utérus. — B. Cavité de l'utérus ou matrice. — C. Cavité du col de l'utérus. — L), D. Canal de la trompe de Fallopo. — E, E. Pavillon de la trompe ouvert h sa partie antérieure. — F, F. Ovaire dont on a enlevé la moitié antérieure. — C. Cavité du vagin.
vaisseaux, ce qui donne à cette portion de l’ovaire une coloration rougeâtre et une consistance spongieuse. On n'y rencontre aucune vésicule de deGraaf.
Fig. 999. — Coupe de l’ovaire d’une chatte en gestation.
1. Follicule de de Graaf à l’état rudimentaire. — 2. Follicule commençant à être entouré d’un cercle vasculaire. — 3, 4, 5, G, 7, 8. Follicules à diverses périodes de développement ; on y voit la membrane granuleuse et le disque proligère. Dans 5, 6, 7 et 8. on constate que l'ovule occupe le point de l’ovisac opposé à la surface de l’ovaire. — 9. Petit follicule sur lequel la section n’a enlevé qu’un disque de la membrane vitelline. — 10. Follicule demi-ouvert dont l’œuf s’est échappé par la section. — 11. Portion intacte de la paroi folliculaire à travers laquelle on voit, par transparence, la membrane vitelline. — 12. Veine centrale d’un corps jaune. — 13. Artère périphérique du même corps jaune. — 14. Gros vaisseaux du stroma de l’ovaire.
Les artères de l’ovaire viennent de l’ovarique ou de l'utéro-ovarienne; elles sont obligées, pour parvenir au hile de l’ovaire, de ramper entre les deux feuillets du ligament large, et avant de pénétrer dans l’organe elles prennent une forme en spirale
de tissu conjonctif auxquelles se mélangent des fibres musculaires appartenant, soit à" l’ovaire même, soit aux ligaments qui se rendent à cet organe. On y trouve également un grand nombre de
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entourées par les fibres musculaires qui tapissent les feuillets de ces mêmes ligaments larges. Les veines sont également flexueuses et forment un lacis très compact au-dessous de l'ovaire. Ces veines et ces artères entourées de fibres musculaires, constituent un véritable organe érectile. Ce qui explique le mécanisme de la déhiscence des follicules de de Graaf.
Les ovisacs ou vésicules de de Graaf sont constitués par une membrane d’enveloppe au milieu de laquelle se trouve un liquide. Tout autour de cette membrane d’enveloppe et la doublant intérieurement, on remarque une couche de granulations plus épaisse, en un point au milieu duquel se rencontre l’ovule. Cette couche de granulations porte le nom de membrane granuleuse, et on appelle la partie épaissie disque proligère ( fig . 999).
Au moment où l’ovisac dilaté se rompt pour donner passage à l’ovule, il présente en général un diamètre de 1 1/2 à 2 millimètres, juste le double de l’épaisseur de la couche ovigène dans laquelle il était contenu avant d’avoir subi les phénomènes de la déhiscence.
L’ovule, au moment de la rupture de la vésicule de de Graaf, n’a pas plus de 2 dixièmes de millimètres de diamètre, il représente alors une cellule sphérique entourée d’une enveloppe épaisse qu’on nomme membrane vitelline ou zone transparente. En dedans, on trouve une liqueur granuleuse nommée jaune ou vitellus. En un point de ce liquide granuleux, on aperçoit un noyau appelé vésicule germinative, et dans ce noyau un nucléole ou tache germinative.
Nous avons suivi les transformations de ces éléments en décrivant l’œuf; nous n’y reviendrons pas.
Anomalies. — Les ovaires peuvent manquer complètement ou avoir un développement rudimentaire. Cette anomalie est rarement isolée, et presque toujours on rencontre d’autres malformations des organes génitaux, comme une absence totale d’utérus ou un développement incomplet de cet organe. Dans ces cas, les femmes restent généralement de petite taille, ou leur type se rapproche de celui du sexe masculin. C’est ainsi que les muscles deviennent très volumineux, le système pileux est très développé, on le rencontre sur les membres et au menton. C’est donc dans cette catégorie que rentrent certaines femmes à barbe, à la voix dure et grave. Le sens génésique, chez ces individus, fait à peu près complètement défaut.
Hernie. — L’ovaire peut, dans ces déplacements, sortir de la cavité abdominale; mais il est rare que cet organe se rencontre seul dans les hernies inguinales, crurales, ombilicales, vaginales, etc. Presque toujours, on y trouve également, une anse intestinale avec laquelle l’ovaire avait contracté des adhérences. Cependant, on a pu également observer l’ovaire seul dans ce genre de déplacement, et ce qui a quelquefois permis d’en reconnaître l’existence, c’est justement la fluxion périodique à laquelle cet organe est soumis par le fait de V ovulation.
On doit toujours, autant que possible, réduire les hernies de l’ovaire en faisant rentrer l’organe dans
l’abdomen, et en plaçant sur l’ouverture par laquelle la hernie s’est produite, un bandage qui empêche le retour d’un semblable accident. Pour le traitement des hernies de l’ovaire quand il y a étranglement, on suivra les préceptes énoncés à l’article Hernies. Nous devons ajouter qu’on peut, si la hernie, même après le débridement, est irréductible, recourir à l’extirpation qui est le seul moyen alors de faire cesser les accidents graves de l’étranglement.
Inflammation de l’ovaire. — (V. Ovarite .)
Kystes de l’ovaire. — Parmi les tumeurs de l’ovaire, qui sont à peu près celles que l’on rencontre dans les autres organes, les plus fréquentes sans contredit sont les kystes. Ces kystes sont divisés en kystes uniloculaires quand il n’y a qu’une seule poche et en kystes multiloculaires quand la poche est divisée en plusieurs parties. Car, on peut trouver sur un même ovaire plusieurs kystes uniloculaires à des degrés divers de développement, mais ne formant pas un kyste multiloculaire. On les appelle aussi kystes folliculaires. Il existe encore une autre sorte de kystes de l’ovaire : ce sont les kystes dermoïdes, cavités dont les parois beaucoup plus épaisses que celles des kystes proprement dits, renferment dans leur intérieur des parties organisées comme des cheveux, des dents, des os plus ou moins bien formés, de la matière caséeuse, et du pus quand ce kyste s’est enflammé, etc.
Les kystes de l’ovaire qu’on a observé quelquefois chez des enfants ou des jeunes filles sont beaucoup plus fréquents chez la femme de 30 à 40 ans, c’est-à-dire pendant la période d’activité de sa vie menstruelle. On s'accorde généralement à admettre que ces kystes tirent leur origine des vésicules de de Graaf ou ovisacs, et ne seraient autre que de véritables hydropisies de ces cavités avec hypertrophie de la membrane d’enveloppe.
11 est remarquable que les kystes siègent plus fréquemment à gauche qu’à droite, et on en rencontre rarement sur les deux ovaires à la fois.
Leur volume est très variable, depuis celui d’une noisette jusqu'à celui d’un ballon d’enfant; on a pu en retirer jusqu’à 20, 30, 40 et même 75 litres de liquide. Ce liquide varie de composition. Quelquefois il est transparent, limpide, d'une couleur jaune paille. D’autre fois plus ou moins filant, opaque, rappelant la couleur de la gélatine. 11 contient quelquefois du pus et du sang. Enfin certains kystes contiennent un produit gélatineux ne s’écoulant pas, pris comme la gelée de viande, mais d'une coloration beaucoup plus claire.
En général, le liquide clair citrin vient d’un kyste uniloculaire, quoique on observe aussi dans ces mêmes kystes le liquide filant, sirupeux, coloré, dont j’ai parlé, mais cela indique un kyste qui a déjà plusieurs années d’existence et surtout un kyste qu’on a déjà une ou plusieurs fois ponctionné.
La cavité des kystes ovariques peut être franchement uniloculaire, représentée en quelque sorte par une vessie distendue par un liquide. Quelquefois, tout en étant uniloculaire, la cavité peut être subdivisée par des brides, des cloisons incomplètes permettant toujours une libre circulation du liquide contenu. Ces divisions peuvent être visibles à l’ex-
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térieur et donner à la poche kystique un aspect bosselé.
Les kysles multiloculaires qui sont les plus fréquents, se présentent sous forme de poches plus ou moins nombreuses, accolées les unes aux autres (fig. 100). On admet ou bien que ce sont des kystes qui ont dès leur formation contracté des adhérences et se sont développés simultanément, ou plutôt que sur la poche même d’un premier kyste s’est formé un ou plusieurs autres petits kystes ayant à leur tour donné naissance à un certain nombre de poches secondaires ou tertiaires, de sorte que l’ensemble représenterait assez une volumineuse grappe de raisin dont tous les grains seraient serrés et adhérents les uns aux autres. Ces cavités ne communiquent pas entre elles.
La paroi des kystes de l’ovaire est généralement lisse et luisante en dehors, mais inégale et couverte de villosités en dedans.
Souventles kystes contractent des adhérences avec les organes contenus dans l'abdomen, l’utérus, la vessie, l’intestin, le foie, l’estomac, mais c’est principalement avec la paroi abdominale antérieure, surtout au niveau de l’ombilic.
Ces adhérences sont généralement le résultat d’un travail inflammatoire, de petites péritonites partielles qui ont eu lieu pendant la prolifération du kyste, ou bien à la suite de plusieurs ponctions successives.
Les kystes ovariques sont sessiles ou pédiculisés. Ces derniers sont les plus fréquents. Le pédicule est généralement formé par les tissus voisins du lieu d’implantation qui ont été attirés en haut pendant le développement du kyste. Aussi voit-on dans la composition de ce pédicule la trompe, le ligament de l’ovaire, le ligament large et les vaisseaux qui le parcourent. Ces derniers ont pris alors un développement considérable et leurs rameaux, qu’on aperçoit sur toute la paroi kystique, forment des nervures assez volumineuses dirigées dans toutes les directions.
Quant à l’ovaire qui a donné naissance à la tumeur, on n’en trouve souvent que des traces éparses de côtés et d'autres comme si au début cet organe avait été éclaté par le développement dans son intérieur de la tumeur folliculaire.
Au début, il est rare que les kystes de l’ovaire dénotent leur existence par des symptômes bien saillants, aussi est-ce avec une certaine difficulté que les femmes peuvent renseigner le médecin sur le côté où elles ont reconnu la présence de la tumeur. Elles ne se plaignent que d’un peu de pesanteur, de la fièvre, quelquefois des névralgies dans l’un des membres inférieurs, principalement des lourdeurs sciatiques, de la lourdeur dans ce membre, un embarras dans le bas ventre. La menstruation peut être irrégulière sans que ce soit inévitable, elle est rarement supprimée à moins que les deux ovaires ne soient en même temps envahis et encore n’est-ce pas là une règle absolue. La pression du kyste contre la vessie détermine des besoins fréquents d'uriner et on constate égale-
ment de la constipation produite par la compression du rectum.
Les malades peuvent apprécier elles-mêmes le développement de la tumeur, qu’elles rencontrent au début dans une des deux fosses iliaques et qui, bientôt, envahit le bassin et la cavité abdominale. Le kyste peut être si volumineux qu’il occupe dans cette cavité une place considérable comprimant et repoussant tous les organes qui y sont contenus et
Fig. 1000.
Kyste multiloculaire de l’ovaire gauche. (Fort.)
1. Utérus. — 2. Pédicule du kyste. — 3. Loge pleine de liquide transparent. — 4. Loge pleine d’un liquide brunâtre.
distendant la paroi abdominale plus que ne le fait une grossesse même gémellaire. La peau est lisse et tendue comme si elle allait se rompre, la cicatrice ombilicale est totalement effacée, l’anneau distendu. La femme éprouve de l’essoufflement produit par la difficulté du jeu du diaphragme et des muscles pectoraux. Les déjections sont troublées. Des palpitations se produisent à chaque instant. Les membres inférieurs sont infiltrés, la malade peut à peine marcher, enfin les étouffements et les menaces de suffocation sont tels qu’on craint à chaque instant l’asphyxie. En même temps l’état général est profondément altéré, l’alimentation se fait mal, la maigreur s’accentue, la malade est épuisée par la sécrétion des parois du kyste, et le visage prend une apparence particulière qui lui a fait donner le nom de faciès ovarien. C’est à ce moment seulement que se développe la fièvre qui n’est que le résultat de l’épuisement plutôt que d’un état inflammatoire local.
Il n’est pas facile de diagnostiquer le kyste de l’ovaire au début de sa formation, car la tumeur qui en résulte, au lieu de déterminer d’abord une augmentation du volume du ventre a plutôt de la tendance à s’enfoncer dans le bassin; mais plus tard, quand le kyste a franchi le détroit supérieur, soit par les commémoratifs, soit par l’examen direct, il devient assez facile de reconnaître cette maladie. 11 faut avoir soin principalement de ne pas confondre le kyste de l’ovaire avec une ascite, une hydropisie enkystée du péritoine, une tumeur fibrokystique de l’utérus, une grossesse compli-
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quée à'hydropisie de l'amnios. Dans ce dernier cas, la suppression des règles, les mouvements el les battements du cœur du fœtus, le ballottement, indiqueront une grossesse, et l’existence du liquide dans la cavité utérine deviendra manifeste par les changements opérés vers le segment inférieur de cet organe, modifications faciles à constater par le toucher. Il faut se rappeler que dans les kystes
Fig. 1001. — Kyste multiloculaire de l’ovaire.
t. Grand kyste développé dans l’ovaire droit donnant lieu à une matité très étendue, occupant toute la partie droite de l’abdomen et dépassant l’ombilic pour s’avancer dans le flanc gauche; les parties mates sont indiquées par des lignes transversales et les limites du kyste, par une ligne ponctuée circulaire.
2. La partie supérieure du kyste se compose d’une foule de petites loges indiquées par des lignes ponctuées; elles donnent également lieu à une matité qui se confond plus haut avec celle du foie (4).
3. Zone sonore occupant l’épigastre et la partie gauche de l’abdomen; elle répond au tube digestif refoulé en ce point par le kyste.