‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle d'hygiène publique et privée (volume 2)Chapitre 207 sur 344 · PRI · texte numérisé non relu

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lieu de fermentation putride favorable à la concrétion des calculs phosphato-magnésiens. Toutes les phlegmasies des muqueuses franchement catarrhales et passées à l’état chronique bénéficient de son emploi. »

Les maladies des voies urinaires ne sont pas les seules qui soient tributaires des eaux de La Preste: ces eaux conviennent aussi très bien aux goutteux, aux individus atteints d’affections de l’estomac, gastrorrhée, dyspepsie acide, etc., à ceux qui souffrent de catarrhes intestinaux, etc.

Les eaux de La Preste ont l’avantage précieux de ne subir aucune altération par l'embouteillage et le transport, et de conserver loin des sources toutes les propriétés qu elles ont à leur point d’émergence. Aussi leur exportation se fait sur une grande échelle, ce qui permet aux malades de continuer leur usage à domicile, après la cure thermale.

Dc Paul Labarthe.

PRÉSURE. — On donne ce nom au lait caillé que l'on trouve dans la caillette au quatrième estomac des jeunes veaux ou des agneaux à la mamelle, et qu’on emploie, séché à l’air et salé, pour cailler le lait ou pour produire la fermentation caséeuse. p. l.

PRÉSYSTOLIQUE. — Qualificatif donné par les physiologistes au premier bruit du cœur qui précède immédiatement la systole (V. ce mot), et qui se produit lorsque les oreillettes se resserrent et que les ventricules se dilatent, c’est à -dire pendant le passage du sang de l’oreillette dans le ventricule. P. l.

PRÉVENTIF. — Qualificalif donné aux divers moyens hygiéniques ou thérapeutiques employés j pour s’opposer à l’invasion et a l’éclosion d’une

i maladie. p. l.

PRIAPISME. — On donne ce nom à un état particulier d’érection persistant et douloureux de l’urèthre, toujours accompagné non du désir mais de la i crainte du coït, qu’on observe chez certains indi- | vidus atteints de blennorrhagie aiguë, de cystite, surtout de cystite cantharidienne, de calculs vésii eaux ou d'inflammation de la portion supérieure i; de la moelle épiniere. L’usage répété des purgatifs drastiques ou de lavements irritants, l’empoisonne-

■ ment par la cantharide, peuvent aussi déterminer le priapisme. Cette affection est bien différente du

i satynasis (V. ce motj, dans lequel l’érection s’accompagne d’un insatiable désir de coït.

Le traitement du priapisme doit tout d’abord l| être celui de l’affection particulière qui le déter- ;j mine. De plus, il faut avoir recours aux émissions | sanguines, aux sangsues au périnée, aux bains

■ tièdes prolongés, aux cataplasmes et aux lavements

ii émollients, aux boissons diurétiques, au bromure «i de potassium (sirop de Laruze), au bromure de <| camphre ( dragées du D' Clin), etc.

Dc Paul Labarthe.

PRIMIPARE. — Nom donné aux femmes qui accouchent pour la première fois. p. l.

PRISONS ET ÉTABLISSEMENTS PÉNITEN- TIAIRES. — Hygiène et salubrité. — Maisons centrales de force et de correction. — Dans les maisons centrales de force et de correction, les détenus arrivants sont dépouillés de leur linge et de leurs vêtements; ils sont baignés et revêtus ensuite de l’habillement de la maison.

Les dortoirs, ateliers, réfectoires, corridors, escaliers, latrines, et généralement toutes les parties de la maison affectées aux détenus, sont balayés et nettoyés tous les jours. Les localités susceptibles d’être lavées le sont aussi souvent qu’il est nécessaire. On doit s’abstenir de tout moyen de lavage qui pourrait être nuisible à la santé des détenus.

Les cours de l’établissement, les préaux et les chemins de ronde, les bureaux de l’administration, le greffe et ses dépendances sont également nettoyés et tenus dans un état constant de propreté. Des fumigations ou arrosages au chlore ou autres matières désinfectantes ont lieu aussi souvent que cela est jugé utile. Les urinoirs, baquets d’aisances et autres récipients établis dans les préaux, ateliers, dortoirs des valides, infirmeries, lieux d’isolement ou de punition, doivent être lavés à l’eau de chaux ou autres préparations désinfectantes. Tous les ans, les ateliers, dortoirs, escaliers, corridors, etc., sont blanchis au lait de chaux.

Régime alimentaire. — Le dimanche et le jeudi, il est fait un régime gras. Le service gras comprend :

Le dimanche, le matin, une soupe contenant 5 décilitres de bouillon provenant de la cuisson de la viande destinée au repas du soir; — le soir, une portion d’au moins 75 grammes de viande cuite et désossée et une pitance d’au moins 3 décilitres de pommes de terre.

Le jeudi, le matin, une soupe contenant 5 décilitres de bouillon provenant de la cuisson de la viande destinée au repas du soir; — le soir, une portion d’au moins 60 grammes de viande cuite et désossée et une pitance d’au moins 3 décilit. et demi de riz.

Les autres jours de la semaine, il est fait un service maigre. Ce service comprend :

Le matin, une soupe contenant 4 décilitres de bouillon; — le soir, une soupe semblable et, en outre, une pitance d’au moins 3 décilitres de pommes de terre, les mardi et vendredi, et de pois, lentilles ou haricots, alternativement, les lundi, mercredi et samedi.

A i’epoque de leur germination, soit approximativement du 1er juin au 31 août, les pommes de terre seront remplacées alternativement par du riz, des légumes secs ou des légumes verts.

Pendant les mois de juin, juillet et août, il est fourni aux détenus valides une boisson composée

de la manière suivante :

Eau pure 1000 litres

Gentiane 1 kilog.

Houblon 250 grammes

Feuilles de noyer 500 —

Acide tartrique 200 —

Mélasse 3000 -

Essence de citron -i —

Cette boisson est livrée tant au réfectoire que dans les préaux et les ateliers.

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