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La ration de pain est de 700 grammes par homme et de 650 grammes par femme.
Le pain de ration sera composé de deux tiers de farine de froment bluté à 12 p. 100 d’extraction de son et d’un tiers de farine de seigle ou d’orge blutée à 21 p. 100.
La farine de froment doit produire au moins 32 p. 100 de gluten humide sur le poids de la farine sèche et 10,6 p. 100 de gluten sec.
Le régime alimentaire des détenus malades est fixé selon l’ordonnance du médecin et du chirurgien qui déterminent également la ration de vin à leur délivrer.
Le pain des malades est composé de farine de pur froment bluté à 22 p. 100 d’extraction de son et produisant au moins 36 p. 100 de gluten humide sur le poids de la farine sèche et 12 p. 100 de gluten sec. Ce pain ne sera distribué que vingt-quatre heure après la cuisson.
Colonies et maisons pénitentiaires affectées [à l'éducation correctionnelle des jeunes détenus. —
Aux termes de l’article 6 de la loi du 5 août 1850, les particuliers ou les associations, qui se proposent de créer des colonies pénitentiaires pour les jeunes détenus, doivent adresser au Ministre de l’Intérieur une demande en autorisation et produire à l’appui les plans et projets relatifs à la construction de ces établissements.
Les plans et projets indiquent la situation, la nature et la contenance des terrains, l’espèce de matériaux employés, les dimensions des bâtiments, le nombre des étages, le cube de chaque pièce, la destination de chacun des locaux.
Dans tous les établissements d’éducation correctionnelle, les dortoirs doivent être installés de manière à fournir au moins 15 mètres cubes d’air par individu; ils devront, en outre, être pourvus de moyens de ventilation suffisants.
Dans les établissements où l’on se sert de hamacs, il est expressément interdit de les mettre sur deux rangs superposés. Les toiles de hamacs doivent toujours être bien tendues dans tous les sens. Les hamacs ne peuvent être employés ni pour les enfants admis à l’infirmerie ni pour ceux qui seraient affectés d’incontinence d’urine.
Les lits ou les hamacs doivent être espacés de 70 centimètres au moins sur les côtés.
Les lits devront être, au printemps, et plus souvent s il y a lieu, suivant la nature de ces meubles, échaudés à l’eau seconde ou nettoyés par tout autre procédé reconnu préférable pour détruire les insectes.
. L’infirmerie sera, autant que possible, établie dans un bâtiment isolé. Elle se composera d’au moins deux pièces dont l’une plus petite, dite chambre d’isolement, pour le cas de maladies contagieuses. Les deux pièces contiendront ensemble un nombre de lits égal à o p. 100 de la population.
Ces pièces seront bien aerées, ventilées, percées de fenêtres opposées laissant entre deux un trumeau de 2m,55 environ, c’est-à-dire la place de deux lits et un intervalle égal à la largeur d’un lit. Leur capacité sera suffisante pour que le cube d’air afférent à chaque lit ne soit pas inférieur à un maximum de 25 mètres cubes.
Les salles seront parquetées et cirées.
Un médecin est attaché à chaque établissement. Tout jeune détenu, lors de son entrée dans l’établissement, doit être l’objet, de la part du médecin, d’un examen ayant pour but de constater l’état de sa santé, les vices de conformation, infirmités ou maladies antérieures, et de reconnaître s’il a été vacciné, afin que, dans le cas contraire, il le soit le plus promptement possible. Le résultat de cet examen sera consigné sur un bulletin médical.
Lors d’une invasion d’épidémie, les chefs d’établissement feront connaître les dispositions qu’ils auront adoptées afin de la combattre. Ils devront constater la marche et les phases de la maladie par des bulletins dressés par le médecin et qui seront envoyés au préfet du département.
Le linge des infirmeries ne doit pas être lessivé avec celui des détenus valides.
Régime alimentaire. — Le nombre des repas est de quatre pendant huit mois de l’année et de trois pendant les quatre autres mois.
Le pain se compose soit de pur froment bluté à 10 p. 100 , soit de 2/3 froment bluté à 12 p. 100 et 1/3 seigle ou orge blutés à 21 p. 100. Le pain de ration sera donné à discrétion.
Il y a au moins deux services gras par semaine.
L’eau pure et de bonne qualité doit être la boisson ordinaire; mais, pendant les trois mois d’été, on doit distribuer du vin coupé au quart, du cidre ou de la bière de bonne qualité coupés à la moitié (1 litre par jour et par individu).
La subsistance des enfants malades est fournie selon les prescription du médecin.
Tbigant de Beaumont.
PROCÈS CILIAIRES. — (V. Ciliaire.)
PROCESSUS. — Mot latin employé dans le langage médical pour désigner l’évolution d’un état morbide ou d’une maladie, quelle que soit leur nature. P- L-
PROCIDENCE. — Ce mot qui est synonyme de Prolapsus, s’emploie surtout en obstétrique pour désigner l’issue d’un membre du fœtus, pied ou bras, ou du cordon ombilical, lorsque ces parties s’avancent avant la partie fœtale qui se présente, tète ou siège. P- L.
PRODROME. — On donne ce nom, en pathologie, aux symptômes précurseurs ou avant-coureurs des maladies, et qui souvent permettent au médecin de les diagnostiquer par anticipation, p. l.
PROLAPSUS. — Mot latin employé dans le langage médical pour désigner la chute ou l’abaissement d’un organe, luette, rectum, vagin, utérus, etc. p. L*
PRONATEUR. — Nom donné par les anatomistes à deux muscles de la région antérieure de l’avantbras : le rond pronateur et le carré pronateur.
Le rond pronateur, appelé aussi grand pronateur, est situé à la partie antérieure et supérieure de l’avant-bras. 11 s’insère en haut à 1 épitrochlée et à
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la partie inférieure du bord interne de l’humérus, s’étend obliquement le long du bord interne du biceps, et s’attache en bas à la portion externe de l'apophyse coronoïde du cubitus. Ce muscle, ainsi que l’indique son nom, est pronateur, et en même temps fléchisseur de l’avant-bras sur le bras.
Le carré pronateur, appelé aussi petit, pronateur , occupe la partie inférieure et profonde de la région antérieure de l’avant-bras. Il s’insère, d’une part, au quart inférieur du bord interne du cubitus, d’autre part, au quart inférieur du bord externe du radius, et s’étend transversalement de l’un à l’autre. Ce muscle, en se contractant, rapproche le radius et le cubitus, en faisant tourner le radius en dedans; il est donc pronateur. p. i.
PRONATION. — On donne ce nom, en physiologie, à un mouvement spécial de rotation de l’avant-bras sur le bras, qui ramène en avant la partie postérieure de l’avant-bras et la portion dorsale de la main, de telle sorte que le pouce est dirigé du côté du corps et le petit doigt à l’extérieur. La pronation est le contraire de la supination (V. ce mot). P. l.
PRONONCIATION. — L’étude de la prononciation a pour but non seulement de faire connaître le mécanisme de l’articulation des voyelles et des consonnes, mais encore de donner aux mots quelles servent à former l'accentuation prosodique que la langue du pays comporte.
En effet, toutes les langues parlées se composent en général des mêmes sons et cependant la façon dont un italien, un anglais ou un français prononcent le même mot, est quelquefois tellement différente qu'elle ne permet pas toujours de reconnaître ce mot.
Chaque langue a donc des règles spéciales de prononciation basées sur la prosodie, le rythme et les inflexions de voix qui constituent le génie de la langue, variable pour chacun.
Le climat a une grande influence sur la prononciation. Elle est plus rude dans les pays du Nord, plus douce et plus chantante dans les contrées méridionales.
Une prononciation correcte tient surtout à l'observation des règles de l’accentuation. En France, si l’orthographe des mots est parfaitement lixée, il n’en est pas de même de leur prononciation. La différence de prononciation varie même tellement d’une province à l’autre, que le parlé du Picard comparé à celui du Marseillais, ne semble pas appartenir à la même langue.
Les troubles de la parole ou de la prononciation peuvent être classés de la manière suivante :