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d’angle de réfraction sont dans un rapport constant : ce rapport constant est appelé indice de réfraction. p. l.
RÉFRIGÉRANT. — On donne ce nom aux substances de nature diverses, qui jouissent de la propriété d'abaisser plus ou moins la température d’un corps, de le refroidir. La glace naturelle ou artificielle est encore le plus simple des réfrigérants, mais on ne peut avoir la première que pendant les grands froids et la seconde ne se trouve guère que dans les villes. A défaut de glace on peut obtenir le froid à l’aide de différents mélanges réfrigérants. Voici quelques mélanges faciles à exécuter partout :
.„ » Eau 1 partie
f Nitrate de soude 1 —
Ce mélange produit un froid de 16 degrés audessous de 0, la température initiale étant de 10 degrés centigrades au-dessus de 0.
y Sulfate de soude 8 parties
l Acide chlorhydrique 5 —
Ce mélange produit un froid de 17 degrés audessous de 0, la température initiale étant de 10 degrés au-dessus de 0.
{ Sulfate de soude 3 parties
( Acide nitrique 2 —
Ce mélange produit un froid de 19 degrés audessous de 0, la température initiale étant de 10 de-
grés au-dessus de 0.
\ Neige ou glace pilée 2 parties
( Sel marin 1 —
Ce mélange produit un froid de 20 degrés audessous de 0, la température initiale étant de 10 de-
grés au-dessus de 0.
^ Eau 1 partie
3° . Carbonate de soude 1 —
( Chlorhydrate d'ammoniaque .... 1 —
Ce mélange détermine un abaissement de température de 28 degrés, il pourra donc congeler l’eau toutes les fois que celle-ci n’aura pas une température supérieure à 25 degrés. Seulement lorsqu’on se sert de ce mélange, il faut avoir soin de ne verser le chlorhydrate d’ammoniaque que 12 à 15 minutes après avoir versé le carbonate de soude. Ce mélange est celui que l’on emploie pour obtenir de la glace au moyen de la glacière Toselli (V. Glace).
Dr Paul Labarthe.
RÉFRINGENT. — Qualificatif donné aux corps transparents qui ont la propriété de faire dévier plus ou moins les rayons lumineux. p. l.
REFROIDISSEMENT. — On donne ce nom à l’abaissement de la température du corps. Le refroidissement, qu’on appelle chaud et froid dans le public, peut être local ou général; il se produit dans la majorité des cas, lorsque le corps étant en transpiration se trouve subitement exposé a un courant d’air froid, ou mouillé par la pluie. Il ne constitue pas, à proprement parler, une maladie par luimètne, mais il peut en occasionner plusieurs : rhume, bronchite, angine, pneumonie, pleurésie,
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rhumatisme, etc. Aussi doit-il être combattu énergiquement dès le début, par le séjour dans un lit bien chaud, par l’application de fers chauds aux pieds, des frictions stimulantes sur la peau, par l’administration à l’intérieur de boissons chaudes et stimulantes, diaphorétiques et sudorifiques, telles que vin chaud, grog à l’eau-de-vie, infusions de tilleul, de camomille, de menthe et surtout de feuilles jaborandi du Dr Coutinho. p. l.
RÉGALE (eaü). — L’eau régale est un mélange d’une couleur jaune rougeâtre, composé, d’après le
Codex, de :
Acide azotique officinal. . . 80 grammes
Eau distillée 20 —
Acide chlorhydrique officinal. 300 —
qui jouit de la propriété de dissoudre l’or, roi des métaux, le platine et tous les métaux, et qui est, en outre, un caustique très énergique, mais aussi très douloureux, qu’on a parfois employé en médecine contre certaines ulcérations de mauvaise nature. On a jadis administré aussi l’eau régale à l’intérieur comme antisyphililique. Son usage thérapeutique est aujourd’hui abandonné. p. L.
RÉGÉNÉRATION. — Mot par lequel on désigne, en physiologie, la reproduction d’un tissu du corps humain qui a été enlevé ou détruit. p. l.
RÉGIME. — On peut définir d’une manière générale le régime : l’ensemble des règles hygiéniques qui président à l’alimentation de l’homme sain et de l’homme malade.
Pour ce qui concerne le régime de l’homme sain, nous ne pouvons que renvoyer le lecteur aux articles aliment , appétit, ration, digestion, estomac, indigestion , allaitement, sevrage, etc., et à tous ceux qui sont consacrés aux différents aliments en particulier. Il y trouvera tout ce qui concerne cette importante question.
Quant au régime de l’homme malade, il importe de le diriger convenablement, car de lui dépend souvent la guérison ou la mort d’un certain nombre d’individus.
Dans les fièvres et dans les phlegmasies graves, le malade sera mis pendant quelques jours à une diète absolue, avec privation compièle d’aliments, de bouillon ou de toute autre boisson alimentaire quelconque, les tisanes seules feront, avec les remèdes, tous les frais de la médication. Cette règle n’est pas absolue; il est des personnes maigres, chétives, d’un tempérament bilioso-nerveux auxquelles on ne doit jamais interdire la prescription du bouillon, de crainte qu’un régime trop sévère ne déprime leurs forces au point de ne pouvoir le supporter plus tard. Dans les névroses ou les affections chroniques une diète relative est seule de rigueur. On prescrit alors à volonté des bouillons, du lait, du vin, des potages, des soupes. 11 est même nécessaire le plus souvent d’avoir recours aux aliments solides pour relever certaines constitutions délabrées. Mais on doit choisir de préférence parmi les substance nutritives, celles de facile digestion et qui, sous un petit volume, introduisent dans notre économie une quantité considérable de matière