‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle d'hygiène publique et privée (volume 2)Chapitre 231 sur 344 · REN · texte numérisé non relu

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coliques néphrétiques, on les a vu aussi survenir dans l’infection purulente et chez les nouvelles accouchées.

L’abcès périnéphrétique n’est, en somme, qu’un phlegmon suppuré; aussi constaterons-nous tous les signes de cette maladie, empruntant, il est vrai, à leur siège une physionomie particulière.

Tout à coup, ou d’une manière progressive, le malade éprouve dans la région rénale une douleur sourde diffuse, augmentant par la pression et le mouvement. Lorsqu’il existe déjà une néphrite calculeuse cette douleur est moins significative, et c’est seulement l’apparition de signes nouveaux qui conduit au diagnostic.

Il existe de la fièvre, la température s’élève, le pouls devient fréquent, le type de la fièvre n’a rien de régulier, mais sa présence a une grande valeur diagnostique, car elle révèle l’existence d’une phlegmasie, et non d’une simple névralgie ou de l’irritation des voies urinaires par un calcul. Bientôt quelques frissons irréguliers indiquent la formation du pus.

Il existe une constipation opiniâtre, qui se rattache peut-être à la recrudescence de douleur qu’éprouvent les malades lorsqu’ils font effort pour aller à la garde-robe.

Au bout de quelques jours, la région lombaire, toujours très douloureuse, se gonfle et devient le siège d’un empâtement, d’un œdème (très habituels dans les tissus qui recouvrent des points en suppuration); la peau elle-même prend une teinte rosée. L’échancrure costo-iliaque s’efface et, en glissant la main au-dessous de la région lombaire, on a la sensation d’une masse volumineuse que l’on peut saisir imparfaitement entre les deux mains. L’exploration de la région saine fera ressortir toutes ces différences de volume et d’élasticité.

Ces signes indiquent la formation du pus; dès qu’il est constitué, la douleur diminue, il y a une détente notable dans les symptômes généraux et une main habile peut constater l’existence d’une fluctuation.

11 est fort rare de voir ces phlegmons se terminer par résolution. Lorsque le pus est formé, il peut s’ouvrir une voie par la région lombaire en glissant dans le triangle circonscrit par les muscles, grand oblique et grand dorsal. Il est plus fréquent de lui voir envahir la fosse iliaque interne. Enfin on l’a vu s’ouvrir dans le gros intestin.

Le pronostic de ces abcès est toujours sérieux, surtout lorsque l’abcès est symptomatique d’une néphrite ou d’une perforation.

Le traitement consiste, au début, en ventouses scarifiées, vésicatoires volants, cataplasmes laudanisés sur la région lombaire. Les purgatifs seront également utiles.

Lorsque la suppuration est formée, on fera une large incision en procédant couche par couche et en redoublant de précautions lorsqu’on se rapproche du rein. Le doigt introduit dans la cavité du phlegmon divisera les brides encore existantes ; si dans cette exploration on constatait la présence d un calcul, loin de favoriser l’occlusion de l’orifice, il faudrait le maintenir longtemps ouvert.

Dr Léon Moynac.

RELEVEÜR. — Qualificatif donné par les anatomistes à plusieurs muscles qui ont pour action d’élever les organes sur lesquels ils agissent : releveur de la paupière supérieure, releveur de l'aile du nez, releveur de la lèvre inférieure, releveur de l'anus, etc. p. l.

REMÈDE. — (V. Médicament.)

RÉMISSION. — Mot employé par les médecins pour désigner une diminution plus ou moins prolongée des symptômes d’une maladie. p. l.

RÉMITTENT. — Qualificatif appliqué par les médecins aux maladies qui présentent des rémissions (V. ce mot). p. l.

RÉNAL. — Nom donné par les anatomistes aux artères, aux veines et aux nerfs du rein. p. l.

RÊNITENT. — Qualificatif employé par les chirurgiens pour désigner l’état d’une tumeur solide rénitente, dure au toucher, mais qui présente une certaine élasticité, et sur laquelle la peau est tendue et luisante. p. L.

RENLAIGUE (eaux minérales de). — Renlaigue, est une source qui coule dans la commune de Saint- Diéry, de l’arrondissement d’Issoire, connue fort anciennement, puis tombée dans l’oubli, qui voit sa vogue grandir sans cesse depuis 1872, époque où elle fut approuvée par l’Académie de médecine sur un rapport de Mialhe, fait au nom d’une commission composée de Poggiale, Gubler, Ossian Ilenry, de Kergaradeck et Hérard.

Cette source donne par minute 80 litres d’une eau parfaitement claire et limpide, fortement chargée d’acide carbonique, d'un goût frais et piquant, très agréable. Mélangée au vin, elle n’en altère pas la couleur et en relève au contraire les qualités par son principe gazeux et acidulé.

Il résulte de l’analyse officielle qui a été faite, en 1872, par Rouis, professeur à l’école de Pharmacie, essayeur à la Monnaie et membre de l’Académie de médecine, que l’eau de Renlaigue contient par litre : 3 grammes 352 centigr. de gaz acide carbonique, près de 42 centigr. de bicarbonate de soude, environ 25 centigr. de bicarbonate de magnésie; plus de 8 centigr. de fer et 6 centigr. de silice.

Cette eau est doue gazeuse, alcaline, bicarbonatée, ferrugineuse. Elle peut soutenir avec tout avanlage , la comparaison avec les eaux analogues de Spa, Pyrmont, Schwalbach, Orezza, Bussang, Vais (Saint-Jean), etc. Plus chargée que toutes celles-ci en acide carbonique, venant immédiatement après Orezza, et avant le Pouhon de Spa comme richesse en fer, elle est plus alcaline que le Pouhon de Spa, qui l’est à peine, et Orezza qui ne l’est pas du tout.

Règle générale, c’est moins d’après la quantité de fer à la source que d’après le fer qu’elle conserve après avoir été transportée, qu’une eau ferrugineuse doit être jugée. Or, l’eau de Renlaigue transportée contient, par litre, un peu plus de

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