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de linges de lit, de table, etc., au moyen d’une oension annuelle de 600 francs. La résidence ne peut itre moindre d’une année, commençant le 1C1 juilet. Les préfets des départements envoient chaque innée un nombre d’élèves proportionné aux fonds font ils peuvent disposer.
Le diplôme délivré par l’École d’accouchements le la Maternité de Paris a la valeur du diplôme de première classe et donne le droit d'exercer dans toute la France. Ce diplôme est signé par le président du jury, par le doyen et par le secrétaire de la Faculté. Les impétrantes n’ont à payer qu’un droit de 25 fr. 26. Cette somme est versée à la caisse de la Faculté contre une quittance détachée du registre à souche.
Sages-femmes de seconde classe. — La sagefemme de seconde classe peut être reçue dans les facultés ou dans les écoles préparatoires de médecine, et son diplôme ne lui donne le droit d’exercer que dans le département pour lequel elle a été reçue.
L’aspirante au titre de sage-femme de seconde classe doit avoir suivi les cours d’accouchements faits dans les facultés ou écoles de médecine, ou ceux qui sont institués dans l’hospice le plus fréquenté du département; l’examen se fait non plus par un jury, mais, dans les facultés, par les professeurs, et dans les écoles préparatoires par les professeurs de l’école, sous la présidence d’un professeur de faculté. Les droits à payer ne sont que de 25 francs.
Législation. — Les sages-femmes, quelle que soit leur classe, ne doivent faire seules que les accouchements naturels. Elles ne pourront employer les instruments, dans les cas d’accouchements laborieux, sans appeler un docteur en médecine. Si elles n’ont pas requis ce concours, et que des accidents soient survenus, elles sont passibles d’une indemnité (loi du 19 ventôse, an XI, art. 30,31, 32, 34, 36).
Tout comme les médecins, elles sont tenues au secret professionnel (Code pénal, art. 378).
Enfin, à défaut du père, la sage-femme est tenue de déclarer la naissance de l’enfant à l’officier de l’état civil, dans les trois jours de l’accouchement, et si la mère est accouchée hors de son domicile, chez une sage-femme, celle-ci est spécialement tenue de faire celte déclaration (Code Napoléon, art. 56) (V. Naissance ). Dr Paul Labarthe.
SAGITTALE. — Nom donné par les anatomistes: 1“ à la suture ( suture sagittale) qui unit les deux os pariétaux et qui s’étend d’avant en arrière; 2° à la gouttière ( gouttière sagittale) creusée sur la suture des os pariétaux, à la partie interne de la voûte du crâne. p. l.
SAIGNÉE. — La saignée est une petite opération chirurgicale qui consiste à ouvrir un vaisseau sanguin, veine ou artère, pour retirer du torrent circulatoire une certaine quantité de sang, dans un but thérapeutique. On donne le nom d'artériotomie à l’ouverture d’une artère et celui de phlébotomie à l’ouverture d’une veine.
La saignée artérielle est presque entièrement
abandonnée aujourd’hui, nous n’en dirons donc rien ici.
La saignée veineuse ou phlébotomie est la saignée ordinaire, celle dont on veut parler lorsqu’on dit qu’on vient de pratiquer la saignée. Elle peut se pratiquer sur les veines du pied, du cou et du pli du coude, mais on ne saigne presque exclusivement que les veines du pli du coude, sans doute
Fig. 1138. — Pli du coude.
2. Veine médiane. — 6. Veine médiane céphalique. — 7. Veine médiane basilique. — 1. Veine radiale. — 3. Veines cubitales postérieures. — 3. Veines cubitaies antérieures. — 5. Veine communiquante qui unit le réseau profond avec le réseau superficiel. — 8. Veine superficielle basilique. — 10. Veine céphalique.— 11. Nerf cutané externe et musculo-cutané. — 12. Nerf brachial. — 13. Tendon du biceps.
parce qu’elles sont plus grosses, p lus superficielles, et, par suite, plus faciles à ouvrir que celles des deux autres régions. Parmi les veines du pli du coude (les médianes, les radiales et les cubitales), c’est la médiane céphalique qui, par son calibre, sa position artificielle, son éloignement de l’artère et des branches nerveuses importantes, offre les conditions les plus heureuses pour le succès de l'opération.
Les objets nécessaires pour pratiquer la saignée sont : une lancette à grain d’orge pour piquer la veine; une compresse fine pliée en plusieurs doubles triangulaires pour être appliquée sur l’ouverture du vaisseau après la saignée; une bande d’un mètre pour la ligature et une autre de deux mètres pour le bandage; un corps cylindrique que le malade doit comprimer dans la main du côté saigné pour faire passer le sang des veines profondes dans