Région cervicale à convexité dirigée à droite
2. Région dorsale à convexité dirigée à gauche. — 3. Région lombaire à convexité dirigée à droite. — 4. Sacrum.
pertrophié du côté convexe , atrophié du côté concave, de plus, elles ont éprouvé une espèce de torsion qui dirige leur apophyse épineuse vers la concavité et leur corps vers la convexité. 11 n’est point rare d’observer la soudure de plusieurs vertèbres entre elles.
Chez les individus atteints de scoliose, la poitrine, aplatie latéralement, présente deux voussures, l’une en arrière du côté convexe, l'autre en avant du côté concave : les poumons sont aplatis, le cœur, habituellement hypertrophié ; l’aorte et la veine cave suivent les inflexions du rachis ; l’omoplate est saillant, élevé du côté de la convexité, abaissé du
côté concave, les clavicules le suivent dans son déplacement. Le bassin est peu modifié; la cavité abdominale est souvent rétrécie et les viscères qu'elle renferme, tels que le foie et les reins, ont souvent changé de situation. Les muscles des gouttières vertébrales sont atrophiés, raccourcis
Rainai, I'hèriüs Fi6. 1146.
Moulage de deux variétés de scoliose.
dans certains points, allongés dans d’autres, leur inaction prolongée est la cause de leur atrophie et de leur dégénérescence graisseuse. La moelle s’accommode sans dommage aux nouvelles courbures de son canal osseux.
Quels sont les symptômes de la scoliose? Prenons pour type la scoliose ordinaire, celle que rep ésente la figure 1145 ; examinons le sujet contrefait d’abord en arrière : nous voyons que son épaule droite est proéminente, élevée, l’épaule gauche abaissée, la hanche gauche paraît plus saillante, les côtes gauches en sont très rapprochées, elles en sont cependant séparées par une excavation profonde. Si l’on suit avec le doigt la direction des apophyses épineuses, on voit qu’au lieu de se trouver sur une ligne verticale elles décrivent un S italique.
Vu par devant, le torse offre un contraste frappant avec la partie postérieure, car il proémine en avant et à gauche. Le tronc a diminué de longueur, la tête est enfoncée entre les deux épaules, presque toujours le nez est effilé et les pommettes saillantes, les cheveux noirs et plats, le raccourcissement du tronc fait paraître les bras d’une longueur disproportionnée.
Nous avons indiqué quelles étaient pour les poumons, le cœur et les viscères abdominaux, les conséquences anatomiques de la déformation du squelette ; il en résulte une dyspnée habituelle, des bronchites fréquentes, des désordres dans les fonctions cardiaques se traduisant par la pâleur ou la cyanose de la face, de l’oppression, des palpitations, de l'œdème des membres inférieurs, etc.
Lorsque la scoliose est récente, on peut la corriger, ou du moins s’opposer à ses progrès; mais lorsqu'elle est ancienne, elle est irrémédiable. Cette affection n’est grave que lorsqu’elle trouble les fonctions des poumons et du cœur.
SCO
SCO
La scoliose semblant se ratlacherà la faiblesse de la constitution, le premier soin sera de modifier
Fig. 1147. — Corset contre la scoliose, construit sur les indicaüons du professeur Panas, composé d'une ceinture pelvienne, de deux tuteurs latéraux et d’un tuteur dorsal sur lequel s’articule un levier a deux branches dont les extrémités supérieures et inférieures sont munies chacune d’une plaque fortement rembourrée s'appliquant exactement au niveau des deux courbures. La traction est obtenue au moyen de deux bandes élastiques fixées à la branche inférieure et venant s'attacher par deux boutons à la ceinture pelvienne. Une traction élastique exerce une pression constante.
cette fâcheuse disposition ; dans ce but, on emploiera les toniques sous toutes les formes, le phos-
Fig. 1148. — Appareil à engrenage contre la scoliose, construit sur le même principe que le précédent, mais ayant une action plus énergique La pression que l’on peut obtenir au moyen de l’engrenage, agissant séparément sur chaque pelote est très forte; on peut d’ailleurs la régler suivant la sensibilité du sujet. Cet appareil se compose d’une ceinture pelvienne entourant le bassin. Deux tuteurs latéraux soutiennent les parties supérieures du tronc. Deux autres tuteurs dorsaux, fixés à la partie postérieure de la ceinture, s'élèvent de chaque côté de la colonne vertébrale. Ils sont articulés à leur base au moyen d’un engrenage et se terminent chacun par une plaque de pression. L’action de cet appareil remplace l’action des mains. 11 laisse la colonne vertébrale à découvert et permet d’exercer une pression sur la courbure principale en même temps que sur la courbure de compensation.
phate de chaux, médicament précieux qu’on pres-
crira en poudre ou mieux sous la forme de vin {vin de Dusart, vin de Baudon, etc.) ; une bonne hygiène, et surtout une gymnastique méthodique dirigée de manière à développer les muscles affaiblis, et à combattre l’incurvation 'que présente le rachis.
Cette première partie du traitement sera aidée par l’usage d’appareils, de corsets, auxquels les fabricants d’instruments sont parvenus à donner de grandes perfections. Leur description nous prendrait trop de place, contentons-nous de reproduire deux types differents dus aux habiles orthopédistes Léon et Jules Rainai. Ajoutons la recommandation expresse de continuer l’usage de ces appareils, et surtout celui de la gymnastique méthodique, pendant plusieurs années. Dr Léon Moynac.
SCORBUT. — Le scorbut est une maladie généralement épidémique caractérisée par un gonflement et un ramollissement des gencives, par des hémorrhagies et une anémie profonde. Les épidémies de scorbut ont exercé de grands ravages sur les armées en campagne, les villes assiégées, les populations pauvres. Aujourd’hui cette affection devient de plus en plus rare; elle n’atteint plus que des individus déjà débilités et cachectiques.
Le scorbut s’annonce-, le plus souvent, par une période de tristesse, d’abattement physique, par des douleurs, plus ou moins vives, siégeant surtout aux membres inférieurs. Alors apparaissent seulement les altérations de la bouche. Les gencives deviennent livides, elles se gonflent, s'ulcèrent et saignent au moindre contact. La mastication devient impossible. L’haleine est d’une fétidité repoussante. En même temps se produisent des hémorrhagies multiples. Ce sont des ecchymoses sous-cutanées se transformant en tumeurs sanguines plus ou moins volumineuses. Les muqueuses sont également le siège d’hémorrhagies. Une abondante salivation épuise le malade, les dents tombent, les maxillaires se carient, la constipation du début fait place à une diarrhée sanguinolente, la fièvre apparaît et le malade succombe aux progrès incessants de la cachexie. Cependant la terminaison du scorbut peut être favorable. Dans ce cas les accidents disparaissent peu à peu, mais la santé revient lentement. Les rechutes sont fréquentes.
Les causes du scorbut sont nombreuses. On a invoqué le froid humide, la mauvaise qualité de l’eau, la privation de fruits et de végétaux frais.
Le traitement consiste surtout à placer le malade dans de bonnes conditions hygiéniques. On a recommandé l’usage de fruits et de légumes frais, de jus de cresson, d’orange, de citron.
On donnera contre les hémorrhagies des potions à l’extrait de ratanhia, à l’eau de Léchelle, au perchlorure de fer, etc. Enfin le quinquina et les préparations ferrugineuses sont utiles pour combattre les progrès de l’anémie. Dr Louis Thomas.
SCORPIONS. — Les scorpions sont des Arachnides venimeux, dont on connaît, en France, les deux espèces suivantes : 1° le scorpion d'Europe; 2° le scorpion blond. On ne les rencontre guère que dans le midi de la France et en Algérie. Ils habitent les
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SCR
endroits humides. Leur corps allongé, d’une longueur de 7 à 8 centimètres, est terminé par une queue noueuse à l'extrémité de laquelle se trouve l’appareil à venin. Cet appareil est constitué par une ampoule finissant par un aiguillon. Les piqûres que le scorpion fait à l’aide de son aiguillon déterminent la mort des petits animaux, mais, chez l'homme, elles ne provoquent qu’une douleur, parfois très vive, et un peu de fièvre. Il peut survenir un fort gonflement autour de la piqûre. Cependant quelques auteurs ont rapporté des cas de mort, chez l'homme, produite par les piqûres de scorpion. Ces faits doivent être considérés comme exceptionnels. Le traitement consiste à cautériser la plaie avec île l’ammoniaque étendue d’eau et à pratiquer des lotions d’eau vinaigrée, ou coupée avec du phénol Bobœuf, du coaltar saponiné de Le Beuf, du salicol Dusaule, du vinaigre de Pennes ou tout autre antiseptique. P. L.
SCOTOME. — On donne ce nom à des lacunes existant dans la continuité du champ visuel. Elles sont dues à l'existence de points insensibles dans la rétine. Il semble que le malade ait devant l'œil une tache qui suit exactement les mouvements oculaires. Les mots ou les lignes lui paraissent interrompus. Lorsque le scotome est central, c’est-àdire situé au milieu du champ visuel, le malade ne peut voir que les objets placés à côté de ceux qu’il fixe. On observe des scotomes dans un certain nombre d’affections de l’œil : rétinite, décollement de la rétine, névrite optique, choroïdite, etc., mais ils peuvent exister également sans raison apparente. Ils sont quelquefois produits par de légères congestions cérébrales ou par de l’anémie. Aucun traitement n’est applicable à cette affection. P. l.
SCROFULE. — On désigne sous le nom de scrofule un groupe de manifestations, le plus souvent inflammatoires, occupant les ganglions lymphatiques, la peau, les muqueuses, le tissu cellulaire, les os et les articulations. Ce n’est pas à proprement parler une maladie, c’est une sorte de prédisposition organique, de diathèse, dont les manifestations éclatent sous l’influence des causes les plus diverses (dentition, traumatisme, humidité).
Quelles sont les causes de la scrofule? — La scrofule se manifeste sous l’influence de toutes les causes débilitantes. L’hérédité est la plus fréquente et la plus active de toutes ces causes. La scrofule ne se transmet pas seulement d’une façon directe; toutes les causes d’affaiblissement chez les parents peuvent se traduire chez les enfants par l’apparition de la scrofule. Dans ce cas, les enfants héritent d’une prédisposition morbide qui aboutit à la production de la scrofule. Parmi les causes d’affaiblissement chez les parents, il faut citer la tuberculose, l’alcoolisme, Ja syphilis, l’àge trop avancé des époux. C’est ainsi qu’une femme jeune et forte unie à un vieillard, et, réciproquement, un homme jeune uni à une femme de 45 à 50 ans peuvent donner naissance à des enfants scrofuleux. On a rangé la consanguinité parmi les causes de la scrofule; ainsi s’expliquent les- progrès de cette
affection chez les Juifs et chez les nobles de file de Jersey qui ne se marient qu’entre eux. La scrofule peut être acquise, elle reconnaît alors les causes suivantes : l’action du froid et de l’humidité, l’habitation dans un lieu sombre et malsain. C’est, en effet, parmi les enfants des pauvres, vivant dans des logements trop étroits, bas et sombres, qu’on rencontre le plus fréquemment cette affection. Enfin, un sevrage trop hâtif, une mauvaise nourriture, un travail précoce et exagéré sont des causes fréquentes chez des sujets prédisposés. On voit cependant, rarement il est vrai, des enfants nés de parents sains devenir scrofuleux.
On a décrit au scrofuleux un habitus caractéristique : La tête volumineuse, les traits grossiers ou quelquefois très fins, la lèvre supérieure saillante, la mâchoire inférieure carrée, le nez pyriforme* les amygdales volumineuses, les cheveux souvent blonds, la peau délicate et blanche. Cette description, répétée par la plupart des auteurs, est absolument fausse et il faut reconnaître que ces signes manquent chez un grand nombre de scrofuleux.
Quelles sont les localisations de la scrofule? — La peau, les ganglions lymphatiques, les muqueuses, les os et les articulations.
Peau. — Les manifestations cutanées sont celles qu’on observe dès le début. On voit apparaître des éruptions impétigineuses (gourmes, croûtes de lait), au cuir chevelu et à la face, autour des yeux, du nez, des lèvres, derrière les oreilles. Elles sécrètent un liquide séro-purulent. Leur durée est longue et elles se reproduisent avec la plus grande facilité. Les doigts sont, fréquemment le siège d’engelures qui présentent une tendance à s’ulcérer. Vers l’âge de la puberté le visage se couvre d’acné. Plus tard, les éruptions cutanées revêtent un caractère plus sérieux (eczéma, impétigo, lupus). C’est alors qu’on voit apparaître les scrofulides (V. ce mot), et les abcès superficiels ou profonds (V. Abcès froids), qui se transforment souvent en ulcères scrofuleux.
Ganglions lymphatiques. — Les adénites scrofuleuses (strumes, écrouelles) se limitent souvent à la région cervicale, à la nuque, à la base de la mâchoire inférieure. Elles envahissent quelquefois les ganglions bronchiques ou mésentériques (carreau). Ces engorgements ganglionnaires peuvent se terminer par résolution, mais souvent ils se transforment en ulcères interminables, laissant des cicatrises indélébiles qu’on regarde comme la marque caractéristique de la scrofule.
Muqueuses. — Les yeux sont fréquemment atteints de blépharite ciliaire. Les paupières sont rouges, gonflées, couvertes de croûtes. La cornée est quelquefois le siège d’ulcérations. Les fosses nasales sont atteintes de coryza chronique. Le nez est gonflé, rempli de croûtes, qui gênent la respiration. L’otite scrofuleuse est généralement limitée à un seul côté. Elle produit un écoulement purulent et fétide. Elle peut s'accompagner de perforations de la membrane du tympan et de carie du rocher. Chez les petites filles les organes génito-urinaires externes sont souvent le siège d’éruptions impétigineuses.
Os et articulations — La scrofule envahit les os et les articulations. Elle y détermine l’ostéite, la
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périostite, la carie, des fistules avec issue d’esquilles, le mal de Pott, la coxalgie, les tumeurs blanches.
Quelle est la marche de la scrofule? — C’est dans le jeune âge qu’elle apparaît, plutôt dans la seconde enfance que dans les premiers mois de la vie. Elle débute souvent pendant la dentition. Ses manifestations se succèdent avec une certaine régularité. La peau et les ganglions lymphatiques sont les premiers atteints, les muqueuses sont bientôt envahies, puis viennent à leur tour les lésions des os et des articulations. C’est dans cette dernière période qu’on observe les scrofulides, le coryza chronique, avec ou sans ozène, le lupus qui siège surtout au nez et aux joues. En même temps apparaissent les abcès froids, l’ostéite, la carie, les tumeurs blanches. La scrofule peut s’arrêter dès le début de son apparition; dans les cas légers elle se borne à des accidents cutanés superficiels. Mais parfois, après plusieurs années de guérison apparente, surviennent de nouvelles manifestations. La scrofule ne suit pas toujours une marche régulière dans l’évolution de ses différentes phases.
Quelle est la terminaison de la scrofule? — Dans les formes légères, la guérison est la règle. Même dans les formes graves la guérison n’est pas rare. Mais lorsque les diverses manifestations se succèdent rapidement, deviennent de plus en plus profondes, envahissent les os et les articulations, les enfants succombent emportés par la phthisie pulmonaire ou épuisés par des suppurations interminables.
Pour un grand nombre de médecins, la scrofule est une maladie diathésique spéciale ; certains autres tendent à ne voir en elle que des manifestations de la tuberculose et de la syphilis.
Quel est le traitement de la scrofule? — Traitement local. — Dans le catarrhe de l’oreille ou du nez, on pratiquera des injections d’eau boriquée, de chloral (1/100), de sulfate de zinc (1 /25o3- Dans l’ophthalmie on se servira de collyres astringents, on touchera les parties malades avec le crayon mitigé ou avec le sulfate de cuivre. Les engorgements des ganglions lymphatiques seront d’abord traités par des applications de pommade fondante ; la suivante, par exemple :
Axonge. . . ? 30 p.
Extrait de ciguë )
Extrait de belladone > aa A p.
Iodure de potassium )
S’ils suppurent, on pratiquera une ponction avec un bistouri à lame étroite.
On traitera les abcès froids par des injections d’éther iodoformé. Si ce moyen échoue et que l’abcès menace de s’ouvrir spontanément, on l’incisera largement, on grattera ses parois et on appliquera un pansement antiseptique.
Traitement général. — L’hygiène constitue la partie la plus importante du traitement. On choisira une demeure bien aérée, une alimentation fortifiante (viandes noires, rôtis, bon vin). Fendant l’été, tous les scrofuleux ne présentant pas de contre-indications formelles (état fébrile, rhumatisme, affections cardiaques) seront envoyés aux
bains de mer; les autres seront dirigés vers les eaux thermales (Balaruc, Salins, Cauterets, Bigorre, La Bourboule, etc.). Lorsqu’on ne pourra déplacer les enfants, on utilisera les bains salés à domicile, ou mieux les bains de Pennes ou les bains au sulfureux Pouillet. L’hydrothérapie a donné de bons résultats. L’huile de foie de morue (huile de foie de morue pancréatique de Dejresne) ou son succédané, la glycérine (glycérine Cat.illon, glycérine Rocher) , et les préparations iodurées ( sirop ou pilules de Blancard à l’iodure de fer, sirop de Raifort iodé de Grimauld, etc.) ; forment la base du traitement médical proprement dit, avec les préparations phosphatées (vin de Baudon, sirop et vin de Dusart, etc.) ; et les préparations arsenicales. La macération de houblon, les préparations de quinquina ( vin de Séguin, vin de Bellini , quina Rocher, vin de Catillon, etc.); sont d’utiles adjuvants du traitement de la scrofule.
Dr Louis Thomas.
SCROFULIDES. — On désigne sous ce nom les lésions cutanées et muqueuses de la scrofule. On divise ces accidents en bénins et malins. Les premiers s’observent dès le début de la scrofule, ils sont superficiels et guérissent sans laisser de cicatrices. Les écrouelles de la face et du cou, les gourmes scrofuleuses établissent la transition entre les scrofulides bénignes et les scrofulides graves. Ces dernières comprennent le lupus, l’impétigo, les scrofules du pharynx, l’esthiomène. Elles constituent des lésions profondes, à bords irréguliers et décollés et s’accompagnent d’œdème du tissu cellulaire ambiant. Leur durée est longue.
Le traitement consiste, pour les scrofulides bénignes, à faire tomber les croûtes avec des cataplasmes de fécule, puis à toucher l’ulcération avec de l’huile de cade. Le raclage des scrofulides malignes a donné des succès au point de vue local ; mais on a vu des malades guéris de leurs scrofulides, succomber rapidement à la phthisie pulmonaire. Nous pensons qu’on doit préférer au raclage les cautérisations ponctuées, à l’aide du thermo-cautère. On emploiera contre les scrofulides des muqueuses les injections et les gargarismes au chloral et à l’eau de feuilles de noyer. Enfin il convient d’instituer le traitement général tel qu’il a été indiqué dans la scrofule. Dr Louis Thomas.
SCROFULEUX. — Nom donné aux individus atteints de scrofule. p. l.
SCROTUM. — On donne le nom de scrotum on bourses, aux enveloppes des testicules. Placées entre les cuisses, au-dessous de la verge et au devant du périnée, ces enveloppes sont au nombre de six.
1° Le scrotum proprement dit, ou peau, qui est la plus superficielle et la seule commune aux deux testicules. Il présente une couleur foncée et renferme des follicules pileux, des glandes susdoripares et des glandes sébacées. Lâche et distendu chez le vieillard, il est, au contraire ferme et resserré chez les jeunes sujets et sous l’influence de l’orgasme vénérien ou du froid. Il est doué d’une grande
SGU
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extensibilité. II présente un raphé sur la ligna médiane, qui se prolonge sur le périnée et la face inférieure de la verge; — 2° le dartos, membrane rougeâtre qui représente l'élément musculaire de la peau, se prolonge, en avant sur la face inférieure de la verge, en arrière sur le périnée, et s’arrête brusquement de chaque côté. Il existe un dartos pour chaque testicule ; — 3° la couche celluleuse, très lâche, située entre le dartos et le crémasler; — 4° le crémaster, ou tunique érythroïde, aujourd’hui considéré. comme un muscle composé de deux faisceaux fibreux, rouges, l’un interne, l’autre externe, dont les contractions rapides provoquent lascension brusque du testicule ; — 5° la tunique fibreuse commune, sorte de gaine fibreuse, mince et transparente, qui renferme le testicule et le cordon spermatique et se prolonge dans le canal inguinal ; — 6° la tunique vaginale , membrane séreuse, dépendante du péritoine, qui tapisse toute la surface des testicules, et dont la face interne est lubréfiée par une humeur spéciale à ces membranes et qu’on appelle sérosité.
I.es artères des bourses viennent des honteuses externes et de l'artère périnéale superficielle. Les nerfs émanent du plexus lombaire.
Le scrotum peut être atteint d'ulcérations, d’hématocèle, d'hydrocèle, d’éléphantiasis et d’eczéma.
D' Paul Labarthe.
SCULTET (appareil de). — L'appareil de Scullet s’emploie fréquemment dans le traitement des fractures des membres inférieur et supérieur. 11 se compose : d'une pièce de toile de la longueur du membre fracturé et pouvant l'entourer deux fois, appelée drap fanon ou porte-attelles; d’une couche de bandelettes séparées, larges de deux à trois travers de doigt et d'une longueur suffisante pour faire une fois et demie le tour du membre fracturé; de compresses plus larges et plus courtes que les bandelettes; de trois coussins remplis de balles d'avoine et de trois attelles aussi longues que le membre fracturé, enfin de lacs ou sangles destinés à serrer l'appareil et à le maintenir lorsqu’il est appliqué.
L’appareil de Scultet se prépare de la manière suivante : On place par-dessus les lacs le drap fanon ; sur le drap fanon, on pose les bandelettes de toiles, en commençant par la bandelette supérieure ; la seconde est posée ensuite sur la première de façon à la recouvrir d’un tiers environ, et ainsi de suite jusqu’à ce qu’on en ait placé un nombre suffisant pour couvrir tout le membre. Par-dessus,
Fig. 1119. — Appareil de Scultet plié.
on place les compresses longuettes, larges de quatre travers de doigt, au nombre de trois, en les imbriquant comme les bandelettes et la compresse moyenne répondant au niveau de la fracture.
Puis on place de chaque côté de i’appareil, sur les bords longitudinaux du drap fanon, deux attelles sur lesquelles on enroule les extrémités du drap fanon, des bandelettes et des compresses, en les enroulant vers le centre. Ainsi enroulé, l’appareil ne se dérange pas et peut être facilement transporté. Quant aux trois coussins et à l’attelle antérieure, on peut les placer au centre de l’appareil entre les deux attelles latérales. L’ensemble de l’appareil est alors fixé par les lacs.
Voici comment on procède pour appliquer l’appareil de Scultet. On l'étale d’abord sur le coussin qui doit supporter le membre fracturé; puis, on soulève le membre tout d’une pièce, tandis que deux aides font l’extension et la contre-extension, et on le laisse retomber sur le milieu de l’appareil, de telle façon qu’il croise perpendiculairement les bandelettes. On mouille alors les bandelettes et les
compresses avec un résolutif, tel que 1 eau-de-vie camphrée; on peut même se contenter d’eau ordinaire, car le mouillage des compresses a surtout pour but de faciliter leur application sur le mem-
Fig. 1151. — Appareil de Scultet entièrement appliqué.
bre. Puis, on place d’abord les compresses autour de la fracture; on arrive ensuite aux bandelettes que l’on pose des extrémités du membre vers sa racine. « Pour cela, disent Jamain et Terrier, le chirurgien saisit la bandelette inférieure du côté où il se trouve, l'enroule obliquement autour du membre, afin qu’elle ne fasse pas de godets ; il exerce en même temps une traction assez forte pour que la compression soit suffisante. Arrivé au côté opposé, il la glisse avec ses deux mains, aussi loin que possible, sous le côté du membre tourné vers le troisième aide, en ayant soin toutefois de ne pas imprimer de mouvements au membre blessé. Mais, pendant celte manœuvre, l’aide ne doit pas rester inactif, car les tractions que fait le chirurgien pour
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