‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle d'hygiène publique et privée (volume 2)Chapitre 251 sur 344 · SEI · texte numérisé non relu

SEI

tendre la bande pourraient l’entraîner ; aussi l’aide doit-il, afin d’éviter cet inconvénient, tirer, en sens contraire, l’extrémité qui est de son côté. Il arriverait encore, si les pièces de l’appareil n 'étaient pas convenablement soutenues, quelles seraient en traînées par les doigts du chirurgien lorsqu’il veut engager la bandelette sous le membre. Aussi l'aide doit-il avoir la précaution de maintenir dans un étal de tension convenable toutes les pièces sur lesquelles les doigts du chirurgien pourraient exercer un certain mouvement de refoulement. L’extrémité tournée vers l’aide doit être appliquée de la même manière; elle croisera obliquement sur la partie antérieure du membre celle qui a été posée précédemment; elle sera soulevée par l'aide et confiée au chirurgien, qui l’appliquera lui-même. La deuxième, la troisième, et toutes les autres bandelettes seront mises exactement de la même manière, jusqu’à ce que toutes soient épuisées. Il faut seulement remarquer que, quelquefois, l’inégalité du membre est trop grande pour que l’on puisse éviter les plis et surtout les godets; il est alors nécessaire de faire des renversés. » Lorsque les bandelettes sont toutes posées, on enroule chaque attelle dans les bords latéraux du drap fanon, jusqu’à deux travers de doigt environ du membre; puis on place les deux coussins latéraux entre le membre et les attelles en les pressant doucement et en ayant soin de répartir la balle d’avoine, de façon à combler les vides et à avoir une pression égale sur toute la longueur. Il ne reste plus alors qu’à placer le troisième coussin recouvert par la troisième attelle sur la face antérieure du membre, et serrer les lacs ou sangles destinés à maintenir en place l’appareil.

Rappelons en terminant que l’attelle externe doit être plus longue que les autres, et que les coussins doivent dépasser en longueur les attelles, de façon à ce que celles-ci ne soient pas en contact avec la peau et n’y déterminent pas des excoriations.

Dr Paul Labarthe.

SÉBACÉ. — Nom donné par les anatomistes à des glandes contenues dans l’épaisseur du derme. Llles sécrètent une matière grasse (matière sébacée), destinée à lubréfier la surface de la peau et les poils. On en trouve sur toute la surface du corps, sauf à la paume des mains et à la plante des pieds. Elles sont très nombreuses au front, aux ailes du nez et aux organes génitaux externes de la femme. Le plus souvent elles s’abouchent dans un follicule pileux, mais elles s’ouvrent parfois directement à la surface de la peau (aréole du mamelon, petites lèvres chez la femme). Ce sont des glandes en grappes présentant un nombre variable de culs-de-sac. Elles sont fermées par une paroi propre revêtue d’un épithélium sécréteur. Les glandes sébacées peuvent être le siège d un certain nombre d’affections parmi lesquelles il faut signaler l’acné (Y. ce mot.) p. l.

SECONDAIRE (accidents). — (V. Syphilis.)

SECOURS (boites de). — On donne le nom de boîte de secours à des caisses contenant les instruments et les médicaments nécessaires pour donner

les premiers soins à un blessé, à un noyé, à un asphyxié ou aux individus atteints d’une indisposition subite, et qui sont déposées dans les gares, dans les postes de police, dans les postes de noyés, dans les établissements de bains, dans les usines, dans les théâtres, etc. p. l.

SÉCRÉTION. — La sécrétion est une fonction de nutrition à laquelle président des organes appelés glandes (Y. ce mot). Elle consiste dans l’exhalation d’un liquide venu du sang et contenant en dissolution des matériaux contenus dans le sang ou formés par la glande elle-même. Le liquide sécrété est expulsé ou résorbé.

La division des sécrétions est établie : 1° d’après la manière dont le liquide est sécrété ; 2° d’après sa destination.

1° On appelle sécrétion continue , celle qui ne cesse pas, qui se fait d’une manière continue, pendant le sommeil comme dans l’état de veille. Exemple : la sécrétion urinaire. — La sécrétion intermittente se produit à des moments déterminés, séparés par des intervalles de repos complet. Exemple : la sécrétion du suc gastrique. — Lorsqu’une sécrétion est continue et qu’elle présente de temps eu temps une suractivité de sécrétion, comme cela se voit pour la bile, la sécrétion est dite rémittente.

2° Tantôt le liquide sécrété est destiné à être rejeté au dehors comme l’urine, la sueur, la sécrétion est dite alors : sécrétion excrémentitielle. ■ — Tantôt il est repris en totalité par l’absorption, ce qui a lieu pour la salive, le suc gastrique, etc.; la sécrétion est dite alors : sécrétion récrémentitxelle. — Enfin on désigne sous le nom de sécrétion excrémento-récrémentitielle, celle qui est en partie rejetée au dehors et en partie reprise par l’absorption, comme la bile, les larmes, etc.

Il ne faut pas ajouter à ces divisions une importance exagérée, car certaines sécrétions y trouvent difficilement leur place. Le lait, par exemple, n’est pas rejeté au dehors, puisqu’il sert au développement de l’enfant. Dr J. -A. Fort.

SÉDATIF. — Qualificatif appliqué aux médicaments qui ont pour aclion de modérer l’étal de surexcitation dans lequel un organe et ses fonctions ou bien l’organisme entier se trouvent, par suite d’un état morbide. L’opium et ses dérivés, la digitale, la quinine, le chloral, les bromures de potassium et de camphre, la saignée, le froid, sont des sédatifs. r. L.

SÉDATIVE (Eauj. — L’eau sédative est une préparation dont voici la formule :

Ammoniaque liquide 100 gram.

F.au distillée . 500 —

Sel marin . . 20 —

Camphre 2 —

Essence de roses q. s.

qui doit sa célébrité à Raspail, et qu’on emploie contre les maux de tête, de la manière suivante : on imbibe de cette eau une compresse que l’on applique ensuite sur la partie du crâne où siège la douleur, en ayant bien -soin de recouvrir d’un ban-

SÉG

Page 1