SER
SÉQUESTRE. — Nom donné par des chirurgiens à une portion d’os névrosée qui se détache du reste de l’os. P. l.
SEREUX. — Nom donné par les anatomistes à un tissu ou membrane qui tapisse les cavités closes. Les membranes séreuses sont minces et transparentes; elles présentent une surface lisse, humectée d’un liquide filant, appelé sérosité, destiné à favoriser le glissement de certains organes. Elles sont repliées sur elles-mêmes et affectent la forme d’un sac sans ouverture. Elles présentent un feuillet externe, adhérent à l’organe et un feuillet interne sécrétant la sérosité. Elles sont formées par une membrane propre revêtue d’un épithélium. Les principales membranes séreuses sont: la plèvre, le péritoine, le péricarde, la tunique vaginale (V. ces mots), les capsules synoviales désarticulations, les séreuses tendineuses (V. Synoviale ). p. l.
SERINGUE. — La seringue, que tout le monde connaît, inventée sous Louis XIV, par le médecin Régnier de Graaf, qui vanta ses avantages dans un curieux traité De Clysteribus, dont l’érudit chirurgien Cusco nous a donné, en 1878, une traduction richement annotée, devenue très rare et très recherchée des bibliophiles, et dont je possède l’exem-
I’’ig. Ilot». Fig. 1150.
Fig. 1155. — Seringue en étain pur, ou en maillechort.
Fig. 1156. — Seringue en caoutchouc durci.
plaire donné par l’auteur à Chéreau, bibliothécaire de la Faculté de médecine; la seringue, à laquelle dès son apparition, le grand comique Molière fit une si belle réclame en l’exhibant sur la scène dans Monsieur de Pourceaugnac et Le Malade imaginaire; la seringue, dis-je, est un instrument trop connu pour que nous en fassions une description. Après avoir régné en souveraine sur l’extrémité in-
férieure de ce que Rabelais appelle pittoresquement «le boyau cullier », depuis Celui du Roi soleil jusqu’à celui du plus pauvre malade d’hôpital, la seringue a été détrônée par l’irrigateur du docteur Aiguisier.
La seringue n’est plus aujourd'hui qu’un instrument employé en chirurgie pour injecter des liquides médicamenteux dans les cavités naturelles ou accidentelles et dont les formes et la capacité varient selon l’usage auquel on le destine.
On se sert aussi de la seringue pour faire des injections hypodermiques.
La plus employée pour cet usage est la seringue de Pravaz, le premier qui ait injecté sous la peau des solutions médicamenteuses.
Cette seringue, devenue chère aux morphiomanes auxquels n'avait pas pensé son inventeur, se com-
Fig. 1157.
Seringue de Pravaz, à injections hypodermiques, démontée et placée dans son étui.)
pose d’un corps de pompe en verre, d’une contenance de un gramme. L’armature est en argent, la tige du piston, munie d’un curseur à vis, est graduée par millimètres à partir du point où elle commence à pénétrer dans le corps de pompe; celui-ci est calibré de telle sorte qu’à chaque millimètre parcouru par le piston, une goutte de liquide est chassé par la canule. La canule en or, en argent ou en acier, est taillée en bec de flûte et munie d’une pointe acérée. Dr Paul Labarthe.
SÉROSITÉ. — Nom donné à un liquide exhalé par le feuillet interne des membranes séreuses et destiné à faciliter le glissement des organes revêtus par ces membranes. Sous l’influence de l’inflammation des séreuses, ce liquide est sécrété en grande abondance, et distend les cavités séreuses : c’est ce qui se produit dans la pleurésie, dans la péricardite, dans la péritonite, etc. On donne encore le nom de sérosité au liquide des phlyctèmes, des ampoules, des hydropisies, etc. p. L.
SERPIGINEUX. — On donne ce nom à certains