‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle d'hygiène publique et privée (volume 2)Chapitre 261 sur 344 · SOL · texte numérisé non relu

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s’est refroidi, à agiter les bouteilles pour mêler dans la niasse du sirop la petite quantité d’eau produite par la liqueur chaude dont les vapeurs se sont condensées en gouttelettes sur la paroi du verre comprise entre le sirop et le liège. Après cela on prend les bouteilles et on les couche dans un endroit frais. Si malgré ces précautions on s’aperçoit d'un commencement de moisissure, on verse un peu d’alcool à la surface du sirop pour en arrêter les progrès, ou mieux on le fait cuire avec une petite quantité d’eau, à plusieurs reprises s’il en est besoin, jusqu’à ce que la tendance à fermenter ait fini par disparaître; mais, en pareil cas, le médicament a souvent perdu une partie de ses principes actifs; presque toujours ses propriétés et sa saveur ne sont plus les mêmes.

Sans contredit la forme sirupeuse est une des formes les plus simples et les plus commodes pour l’administration de bon nombre de médicaments.

Dr Marc. Camboulives.

SMEGMA. — Nom donné par les anatomistes à une matière blanchâtre, demi-liquide, douée d’une odeur spéciale, qui s’accumule, chez l’homme, dans le replis balano-préputial et, chez le femme, entre les petites lèvres et le clitoris. Le smegma est une cause d'irritation de la muqueuse et détermine parfois une éruption de vésicules d’herpès. Cette irritation peut être, surtout chez les enfants, la cause d'habitudes d’onanisme. Nous ne saurions donc trop recommander aux parents de bien laver, chaque jour, matin et soir, les parties génitales externes de leurs enfants, qui, ainsi accoutumés dès leur jeune âge, conserveront toujours dans la suite cette excellente habitude hygiénique. p. l.

SODIUM. — Nom donné par les chimistes à un métal blanc et mou comme de la cire. Le sodium décompose l’eau à la température ordinaire en produisant un dégagement d’hydrogène, et fond à la température de 90° centigrades. 11 s’oxyde rapidement à l’air, aussi on doit le conserver dans l’huile de naphte. 11 est inusité en médecine, p. l.

SODOMIE. — Les auteurs anglais et allemands réservent ce nom pour les attentats contre nature commis par des hommes sur des animaux. Ces attentats sont également désignés sous le nom de bestialité. Il paraît que les tribunaux germaniques ont quelquefois à juger des actes de cette nature. Les coupables sont le plus souvent des bergers ou des garçons de ferme qui passent une grande partie de la journée seuls avec leur bétail. L'acte est alors commis par un homme sur un animal femelle; il n’y a heureusement pas d'exemple où des attentats de sodomie aient été commis par des femmes. Les anciens se sont plu, il est vrai, à reproduire dans leurs œuvres d’art et même dans leurs écrits des faits de celte nature, mais nous devons plutôt les considérer comme des satires dirigées contre la lubricité féminine que comme des descriptions fidèles des mœurs du temps.

Les Allemands ont cependant essayé de jeter sur ces abominations un air de science. Le docteur Kutter a publié un cas dans lequel un sous-officier

était accusé par son capitaine d’avoir commis des actes contre nature sur une jument. Les constatations médico-légales de ce même docteur peuvent se résumer ainsi : la vulve de la jument présentait une légère irritation et un écoulement mucososanguin. On trouva sur la chemise de l’accusé, qui s’était volontiers soumis à l’examen, quelques taches de sang et, entre le prépuce et le gland, quelques poils gros et courts dont le soldat" expliqua la présence en disant qu'il avait eu la veille des relations sexuelles avec une femme. Les poils, examinés au microscope, ne présentaient pas les caractères de ceux du pubis et, par leur forme et leur couleur, ils ressemblaient à ceux de la partie postérieure de l’animal. 11 lui fut impossible d'établir que les taches trouvées sur la chemise avaient été produites par l'écoulement vulvaire de l’animal. Néanmoins le docteur Kutter conclut que le soldat s’était rendu coupable du crime de sodomie.

Casper nous dit cependant que les preuves de ce crime ne peuvent jamais ressortir de l’examen médico-légal, que le médecin ne sera jamais appelé à pratiquer. Nous nous rangeons certainement à cet avis, aussi bien pour ce qui concerne la sodomie que pour les autres attentats plus abominables encore et dont il ne saurait être question dans ce ' dictionnaire. Dr A. lutaud.

SOIF. — La soif est une sensation générale, analogue à celle de la faim, se traduisant par un sentiment pénible de sécheresse au niveau de l'arrièregorge et du pharynx. Elle résulte esesntiellement de la concentration du sang. La chaleur, les exercices violents, la sueur, en un mot, toutes les causes qui diminuent la proportion des parties liquides de l’économie, déterminent la sensation de la soif, lien est de même de certains aliments qui, comme les substances salines, ont besoin d’une certaine quantité d’eau pour se dissoudre. Il n’est pas indispensable pour calmer la soif de faire pénétrer de l’eau dans l’estomac, on arrive au même résultat par des injections aqueuses dans les veines ou dans le tissu cellulaire sous -cutané. Les bains, même d’eau de mer, peuvent calmer la soif, comme le prouve l’histoire suivante, rapportée par Forstèr, dans laquelle on voit un capitaine de vaisseau et un équipage, privée d’eau potable, réussir à calmer leur soif pendant dix-neuf jours en plongeant plusieurs fois par jour dans l’eau de la mer. Nous rapportons la sensation de la soif dans l’arrière-gorge, mais elle a vraisemblablement sa source, ainsi que le dit le physiologiste Béclard, dans la notion irréfléchie et instinctive de l'état du sang, c’est-à-dire dans le centre nerveux. Dr Paul Labarthe.

SOLAIRE (plexus). — Nom donné par les anatomistes à un lacis considérable de filets nerveux formés par les branches du grand sympathique et par le nerf pneumogastrique droit, parsemé d’un grand nombre de petits ganglions nommés ganglions solaires, situé dans la cavité abdominale. Il est recouvert par le pancréas et répond, en arrière, à la face antérieure de l’aorte au niveau du point de départ du tronc cœliaque. Le plexus solaire donne naissance à un grand nombre de filets

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nerveux qui suivent le trajet et les divisions des artères pariétales et des artères viscérales de celte région. P. L.

SOLÉAIRE. — Nom donné par les anatomistes à un muscle delà région postérieure de la jambe, sous-jacent aux muscles jumeaux, qui s'insère, en haut, à la partie postérieure et supérieure du péroné et à la ligne oblique du tibia; en bas, à une aponévrose située à sa face postérieure, et qui se réunit à celle des muscles jumeaux pour constituer le tendon d’Achille. Le muscle soléaire est extenseur du pied sur la jambe. P. L.

SOLITAIRE (ver). — (Y. Tœnia.)

SOLUBILITÉ. — On désigne sous ce nom la propriété que présentent certains corps de se dissoudre dans un liquide convenablement choisi. p. l.

SOLUTION. — Mot employé dans divers sens par les chimistes et par les chirurgiens. En chimie, on désigne sous ce nom le passage d’un corps solide à l’état liquide sous l’influence d’un liquide. Les chirurgiens donnent le nom de solution de continuité à toute division qui se produit entre deux parties normalement continues. Telles sont, par exemple, les plaies, les déchirures, les ruptures, les fractures, etc. p. L.

SOMMEIL. — Le sommeil est une période intermittente de repos, d’inactivité physique et intellectuelle, pendant laquelle les fonctions de la \ ie de relation se suspendent et les fonctions organiques se ralentissent. Le sommeil est vraiment, comme le disent les poètes, le baume réparateur de la vie; sans lui, l’homme serait le plus malheureux des êtres, et la privation du sommeil a été imposée parfois comme un supplice plus douloureux que tous les autres.

Maine de Biran caractérisait le sommeil en le définissant : la suppression de l’état d’effort. Sans doute, pendant cet anéantissement passager, frère de la mort, comme le disaient les anciens, il n’y a pas une suspension complète de la pensée et de la conscience. Leur activité est simplement réduite au minimum. De même, dans la syncope, il n’y a pas suspension complète des mouvements du cœur et du pouls, mais singulière diminution de ces mouvements.

Le sommeil n’est pas seulement le baume réparateur de la vie, il est une fonction spéciale et indispensable du cerveau. La suppression du sommeil est donc non seulement un supplice, elle est un danger réel pour tout être vivant. Lasègue distinguait cinq temps dans le sommeil naturel : lu l’appétit du sommeil ; 2° le sommeil commençant, qui s’étend généralement de onze heures à une heure;

3° le sommeil dans son plein, de une heure à trois heures; 4° 'le sommeil décroissant, de trois à sept heures du matin; 5° l’appétit du réveil et le réveil. L’est durant la deuxième période qu'on observe les terreurs nocturnes des enfants, et dans la troisième, les cauchemars de ceux qui souffrent du cœur et de l’estomac.

Précédé d’une sensation particulière de fatigue agréable, le sommeil est caractérisé par la diminution de fréquence du pouls et des mouvements respiratoires, le relâchement des muscles, la diminution des sécrétions. Le sommeil est plus indispensable après les travaux de l’esprit qu’après les fatigues du corps: le paysan dort moins en général que l’habitant des villes, parce qu’il fatigue moins son cerveau. Les organismes jeunes et délicats (enfants, femmes) ont un besoin plus prononcé de dormir que les adultes bien constitués, surtout lorsqu’ils sont d’un tempérament bilieux et athlétique. Chez le vieillard, le sommeil est fragile et incomplet. Quand un individu bien portant se plaint d’être voué depuis plusieurs jours à une insomnie complète, il faut songer soit aux prodromes d’une fièvre typhoïde, soit à une affection cérébrale prochaine (folie).

Le sommeil nocturne est bien plus profond, bien plus réparateur que celui de jour, et rien ne nuit plus à la santé qu’une profession qui oblige aux veilles : l’anémie, la faiblesse irritable, le nervosisme, les maladies du cerveau et de la moelle, les palpitations du cœur, etc., s’observent constamment chez les veilleurs de nuit.

La durée du sommeil doit varier entre six et huit, heures pour l’adulte; car l’enfant passe la moitié ou deux tiers de sa vie à dormir, pendant que le sommeil du vieillard est des plus irréguliers et variables. 11 faut dormir dans une position horizontale, légèrement inclinée à droite (c’est la situation la plus favorable à la digestion).

Le local destiné au sommeil sera éloigné du bruit, dépourvu de lumière artificielle, d’animaux et de fleurs; il sera très aéré, soit par un feu flambant de cheminée, soit par une prise d’air sur une pièce de l’appartement.

Quelle est la cause intime du sommeil? Les anciens ont émis sur ce chapitre des théories insensées, dont nous ferons grâce à nos lecteurs. De nos jours, Hammond a attribué à l’anémie cérébrale ce que Ilaller attribuait à la congestion : l’un et l’autre de ces états peuvent se rencontrer chez les êtres qui dorment; ni l’un ni l’autre ne sont la vraie cause du sommeil. L’hypothèse la plus plausible à cet égard est celle de Dreyer : dans les centres nerveux s’accumulent des matériaux de déchet, qui les encombrent et causent le sommeil, jusqu’à ce que le sommeil ait été débarrassé par la résorption de ces matériaux dans le torrent circulatoire. Les substances excrémentielles qui encombrent ainsi les cellules du cerveau (et que la chinrie n’a pas encore complètement définies, du reste), sont les produits de combustion de l’activité cérébrale ellemême.

L’habitude, qui tient les rênes de l’organisme animal, joue un très grand rôle dans la production du sommeil. Plus l’on dort, plus on veut dormir; on s’accoutume aussi volontiers à s’endormir juste à une heure fixe, toujours la même. Dans ce dernier cas, il arrive fréquemment que, la veille dépassant fortuitement celte heure, l’appétit du sommeil ne se produit plus. nr E. Monin.

SOMNAMBULE. — Mot à mot, une personne qui

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sc promène en dormant. On désigne, aujourd’hui, sous le nom de somnambule le sujet qui est en état de somnambulisme naturel ou provoqué (V. Hypnotisme). Dr E. D.

SOMNAMBULISME. — État de lucidité d’esprit dans lequel se trouvent les personnes qui ont l’aptitude de se livrer à toutes les occupations ordinaires de la vie pendant leur sommeil, sans en conserver le souvenir après le réveil. Cet état nerveux a pris le nom de somnambulisme naturel, par opposition à un état nerveux analogue déterminé par les procédés de l’hypnotisme, et qu’on désigne sous le nom de somnambulisme provoqué ou artificiel , décrit à l'article Hypnotisme (V. ce mot).

Le somnambulisme naturel a été plus ou moins bien connu des médecins de l’antiquité et du Moyen âge. Ce n’est qu’au XVIIe siècle qu i! est t'ait mention d’observations précises de somnambulisme. Gassandi, publie, en 16.38, l'observation très intéres santé de Jean Féraud; Malouin, celle du séminariste de Bordeaux, en 1765; Muratori, celle de J. -B. Negretti, en 1740. On trouve dans ces relation des laits incontestables établissant la faculté de certains êtres humains de se livrer, dans leur sommeil, à tous les actes habituels de leur existence, de travailler manuellement ou intellectuellement, de percevoir des sensations sans l’intervention des sens, de se souvenir de leurs actions, alors qu’à l'état de veille ils n'en conservent pas la mémoire-

Le somnambulisme peut quelquefois être indépendant de toute affection des centres nerveux, mais dans la plupart des cas, il coïncide avec les grandes névroses : l’hystérie, la chorée, la catalepsie, complétant ainsi son analogie avec le somnambulisme artificiel. Le Dr Fuel a mentionné, dans ses travaux de Psychologie expérimentale, ce curieux passage de Cæiius Aurélianus, qui montre la corrélation des états somnambulique et cataleptique : ... Et inclamati, respicienles, lacryman tur, mihi dicenles, sed volentium respondere vultum æmulanles. « Ces simples larmes n’indiquent-elles, ajoute notre savant confrère, toute une série d’actes intellectuels propres au somnambulisme? Persistance de l'entendement, désir de répondre, enchaînement de la volonté par une cause insurmontable, enfin réaction de celte pénible impression sur le siège de la sensibilité interne, dont les pleurs sont la fidèle image. »

La première observation complète et vraiment médicale de somnambulisme cataleptique fut publiée par Sauvage, en 1742, dans les Mémoires de l'Académie royale des sciences.

Le somnambulisme artificiel ou hypnotisme a passé inaperçu des médecins de l’antiquité. Mais il est probable que les prêtres du paganisme en connurent tous les secrets et surent en tirer parti, avec l'aide des pythonisses qu’ils choisissaient probablement parmi les hystériques hypnotisables les plus sensibles. Mesmer, lui-même, ne connut que le magnétisme animal, et c’est au marquis de Puységur qu’il faut rapporter les premières expériences de somnambulisme artificiel, en 1784. C’est à cette époque, en effet, en essayant sur un de ses paysans, appelé Victor, atteint de pneumonie, les Dictionnaire populaire de Médecine usuelle.

pratiques du mesmérisme dans le but de le sou lager de son point de côté, qu’il découvrit le somnambulisme artificiel. « Quelle fut ma surprise, dit-il, de voir, au bout d’un quart d'heure, cet homme s’endormir paisiblement, sans convulsions ni douleurs. 11 parlait et s’occupait tout haut de ses affaires. Lorsque je jugeais ses idées devoir l’affecter d’une manière désagréable, je les arrêtais et cherchais à lui en imprimer de plus gaies. 11 ne fallait pas pour cela faire de grands efforts ; alors je le voyais content, imaginant tirer un prix, danser à une fête... Je nourrissais en lui ces idées, et par là je le forçais à se donner beaucoup de mouvement sur sa chaise comme pour danser sur un air, qu'en chantant ( mentalement ), je lui faisais répéter tout haut.

« Mon homme, ou pour mieux dire, mon intelligence, écrivait plus tard M. de Puységur, m’apprend la conduite que je dois tenir vis-à-vis des malades : suivant lui, il n’est pas nécessaire que je touche tout le monde, un regard, un geste, une volonté. c'en est assez... C’est avec cet homme simple, ce paysan que je m’instruis, que je m’éclaire. Quand il est dans l’état magnétique, ce n’ai plus un paysan niais, sachant à peine répondre à une phrase, c’est un être que je ne sais pas nommer. Je n’ai pas besoin de lui parler; je pense devant lui, et il m’entend, me répond. Vient-il quelqu un dans sa chambre? il le voit si je veux, lui parle, lui dit les choses que je veux qu’il lui dise, non pas toujours telles que je les lui dicte, mais telles que la vérité l’exige. Quand il veut dire plus que je ne crois prudent qu'on n’en entende, alors j 'arrête ses idées, ses phrases au milieu d’un mot, et je change ses idées totalement. » ( Mémoires pour servir à l'établissement du magnétisme animal, par M. de Puységur, 1784.)

Cette citation ne laisse aucun doute sur la valeur de la découverte de M. de Puységur. Non seulement, il fit connaître le somnambulisme artificiel ou provoqué, mais encore les applications que l’on peut en faire à la thérapeutique, sous le nom d'hypnotisme ou de suggestion. Dr Edmond Dupouy.

SOMNIFERE. — (V. Narcotique.)

SOMNOLENCE. — On désigne sous ce nom une sorte d’état intermédiaire entre le sommeil et la veille. C’est un sommeil peu profond mais insurmontable, qui s'observe dans certaines maladies adynamiques et en particulier dans les affections cérébrales. Les individus atteints de digestions lentes sont sujets à la somnolence après leur re-

SON. — Le son est une sensation qui résulte de la vibration d’un corps sonore. La vibration est duc à la succession rapide des oscillations qu’exécutent les particules des corps élastiques quand elles tendent à reprendre leur position normale après en avoir été écartées. Le mouvement vibratoire se communique de proche en proche aux diverses couches de la masse d’air intercepté entre le corps et l’oreille.

Le son devient musical lorsque les pulsations sc

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succèdent très régulièrement à des intervalles de temps parfaitement égaux ; le bruit, au contraire, est produit par des ébranlements irréguliers de l’air.

Le son a une vitesse constante qui est proportionnelle au temps ; il parcourt environ 333 mètres par seconde, c’est-à-dire que sa vitesse est près de 500 fois plus faible que celle de la lumière.

Le son possède trois qualités : l’intensité, la hauteur et le timbre.

L 'intensité du son dépend de l’amplitude des vibrations du corps sonore qui les produit, autrement dit de la force de l’élément moteur qui ébranle le corps vibrant, et de l’élasticité de ce dernier.

La hauteur du son résulte du nombre de vibrations exécutées parle corps sonore. Plus elles sont rapides, plus le son est élevé ou aigu.

Des lois de la vibration des cordes, il résulte que : plus la corde est courte, plus le son est aigu; plus elle est épaisse, plus il est grave; plus elle est tendue, plus il est élevé.

Le timbre est dû à la présence de certains harmoniques accompagnant le son fondamental. C’est lui qui permet de distinguer les sons de même hauteur et d’égale intensité, mais provenant d’instruments différents. C’est aussi lui qui fait reconnaître une personne à sa voix.

Dans certains instruments de musique, l’on trouve ces trois caractères du son déterminés par trois éléments constitutifs de l’instrument.

Ainsi, dans les instruments à corde, la hauteur du son est due au nombre des vibrations de la corde; l’intensité du son résulte de la force avec laquelle le doigt, l’archet ou le marteau ébranle la corde, et le timbre dépend de la caisse ou corps résonnant.

De même dans les tuyaux à anches, de l’orgue, les anches ou languettes sont les lames vibrantes; elles sont adaptées à l'extrémité d’un tuyau dont le pied est fixé à une soufflerie qui joue le rôle d’élément moteur; et le timbre est dû en partie à la forme, en partie à la nature du tuyau qui est la caisse de résonnance. Dr J. baratoux.

SONDE. — On donne plus particulièrement le nom de sonde, de cathéter ou d'algalie, a des instruments employés en chirurgie urinaire pour pénétrer par le canal de l’urèthre dans la vessie afin d’en évacuer l’urine.

Les sondes se font en argent, en maillechort, en étain, en caoutchouc durci, en guita-percha et en un tissu de lin ou de soie recouvert d’un enduit épais consistant et poli; ces dernières ont reçu le nom de sondes en gomme. Ce sont des tubes cylindriques creux, rigides ou flexibles, terminés par un bec fermé et arrondi, à leur extrémité vésicale, avec un ou deux œils latéraux, ouvertures destinées à laisser passer l’urine, tandis que l’autre extrémité, ou extrémité libre, appelée pavillon de la sonde, est largement ouverte.

On fait des sondes droites ou courbes : les courbures sont extrcmenl variables; elles commencent tantôt tout près de leur extrémité vésicale, tantôt plus loin; elles sont grandes ou petites, ou brusques et écourtées. Quanta l’extrémité vésicale, elle

est tantôt cylindrique, tantôt filiforme, tantôt conique, tantôt à bout olivaire.

On fait aussi des sondes à double courant : ce sont des sondes ordinaires, dont le canal intérieur est divisé en deux parties égales, par une cloison longitudinale, et chacun de ces canaux aboutit à

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