II. Suture, après l’ablation du staphylome antérieur
la cornée est distendue suivant tous ses diamètres. Toute la moitié antérieure du globe oculaire peut participer à cette augmentation de volume. Cette affection s’accompagne de lésions dans les membranes profondes de l’œil et la vision est plus ou moins abolie. Elle est donc toujours grave. Elle remonte souvent à la naissance. On a essayé bien des opérations pour la combattre, mais sans succès.
des maladies qui entraînent la destruction de cette membrane.
Le traitement a plutôt pour but de remédier à la difformité que d’améliorer la vision. Dans le staphylôme partiel cependant l’iridectomie remplit le double objet d’arrêter la marche progressive du mal en diminuant la tension intra-oculaire et d’améliorer la vision en créant une pupille artificielle. On peut également sectionner toute la portion d’iris adhérente à la cornée.
Contre le staphylome total on pratique : 1° L’incision; par l’ouverture s’échappe une partie de l’œil; on applique le bandeau compressif jusqu’à cicatrisation complète. 2° L’excision, ayant pour but d’enlever la totalité du staphylome. Les deux figures ci-jointes feront facilement comprendre le procédé de Critchelt dans lequel on ferme la plaie en suturant la sclérotique [fig. 1177). Ce procédé offre le grand inconvénient de donner un moignon anguleux, se prêtant difficilement à l’application d’un œil artificiel. En faisant traverser aux fils unique-
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I ment la conjonctive, après avoir détaché celle-ci de
I1 la sclérotique sur une certaine étendue pour en faciliter le glissement, on obtient un moignon plus arrondi et plus régulier. 3° L’énucléation de l'œil, lorsqu'il est le siège de douleurs ciliaires intenses I et à plus forte raison lorsqu’il existe du phlegmon ï de l’œil, comme cela se voit. Enfin l’exentération j ou vidage de l’œil, lorsque les malades ne peuvent I se décider à se laisser enlever entièrement l’organe. Staphylôme de la sclérotique. — On distingue
I1 deux variétés de staphylôme de la sclérotique : le staphylôme antérieur et le staphylôme postérieur.
Le staphylôme antérieur ou scléro-choroïdiie antérieure se présente sous la forme de bosselures
I1 bleuâtres entourant la circonférence de la cornée. 11 résulte généralement d'une maladie appelée épisclérite.
■ Le Staphylôme postérieur ou scléro-choroïdiie I postérieure existe chez les myopes. On voit sur le | bord externe de la pupille du nerf optique un crois- I sant blanchâtre plus ou moins large, dont les di- I mensions peuvent augmenter notablement et au |j niveau duquel la vision est nulle. C’est là une des I nombreuses et fâcheuses complications de la I myopie. Dr a. Chevallereaij.
STAPHYLO-PALATIN. — Nom donné par les anatomistes à deux petits muscles en forme de languette, placés de chaque côté de la ligne médiane | sous la muqueuse de la face supérieure du voile du palais, qui. s’étendent de l’épine nasale postérieure à la pointe de la luette. Ils sont élévateurs de la luette. p. L.
STAPHYLO -PHARYNGIEN. — Nom donné par les anatomistes à un petit muscle contenu dans l’épaisseur des piliers postérieurs du voile du palais. 11 s’insère d’une part sur la face inférieure du voile du palais, et d’autre part sur les parties latérales du pharynx. F. L.
STAPHYLORRAPHIE. — Nom donné par les chirurgiens à une opération qui a pour but de réunir les bords du voile du palais atteint de division congénitale, comme dans le bec-de-lièvre, ou de perforation consécutive à une gomme syphilitique. Cette opération consiste à aviver, à l'aide du bistouri ou des ciseaux courbes, les lèvres de la division et à | les maintenir rapprochées par une suture. C’est une opération difficile à pratiquer, parce qu’on ne peut pas donner de chloroforme au malade dont les cris et les mouvements sont une cause de gêne pour le chirurgien. On construit aujourd’hui des appareils prothétiques qui peuvent, dans certains cas, éviter l’opération. F. L.
STASE. — On désigne sous ce nom un défaut de circulation du sang ou des humeurs qui s’accumulent dans certaines parties du corps. p. L.
STÉATOSE. — On désigne sous ce nom la dégénérescence graisseuse des éléments anatomiques, p. l.
STERCORAL. — On donne le nom de matières stercorales aux excréments (V. Excréments), p. l.
STÉRILITÉ. — On désigne sous le nom de stérilité un état morbide caractérisé par l’inaptitude à la procréation, malgré l’accomplissement complet du coït, ce qui la distingue de l’impuissance, dans laquelle le raprochement sexuel ne peut s’effectuer. La stérilité peut dépendre de l’homme ou de la femme.
Stérilité chez l’homme. — La stérilité chez l’homme est due à des causes multiples. Elle peut dépendre d’un vice de conformation des testicules, comme l’absence de testicule ( anorchidie ), ou la rétention des testicules dais l’abdomen {cryptorchidie)-, d’une atrophie testiculaire due à une orchite consécutive, à une blennorrhagie, à un traumatisme, à une fièvre éruptive ou aux oreillons; d’une dégénérescence des testicules lorsque ces organes sont atteints de tuberculose ou de cancer; d’une inflammation de l’épididyme ( épididymite) avec induration et oblitération du canal déférent. La stérilité peut résulter d’un rétrécissement de l’urèthre s’opposant à l’éjaculation, ou d’un obstacle à la direction normale du sperme dans les cas d ’hypospadias ou A’épispadias.
Elle peut être due à une spermatorrhée rebelle ou dépendre d’une altération du sperme ne contenant qu’un petit nombre de spermatozoïdes peu développés, ou même n’en contenant pas. Enfin la stérilité peut reconnaître pour cause un état morbide particulier, caractérisé par l’impossibilité de l’émission du sperme pendant le rapprochement sexuel (V. Anorchidie, Criptorchidie, Orchite, Testicule, Épididymite, Urèthre, Hypospadias, Êpispadias. Spermatorrhée).
Stérilité chez la femme. — La stérilité chez la femme est souvent due à des vices.de conformation des ovaires (absence congénitale, ,f ablation, atrophie, dégénérescence des ovaires); à des anomalies dans le rapport des ovaires et des trompes utérines qui, ne s’appliquant plus sur l’ovaire ne recueillent pas l’ovule au moment de la menstruation; à l’absence ou à l'imperforation de la vulve, du vagin ou de l’utérus ou à des lésions nerveuses (vaginisme). La stérilité dépend souvent de lésions du col de l’utérus (cancer, atrophie, hypertrophie, rétrécissement du col, métrite chronique). Enfin, les dérivations utérines constituent les causes les plus fréquentes de la stérilité (V. Ovaire, Vulve, Vagin, Utérus, Vaginisme, Métrite). p. L.
STERNO-CLAVICÜLAIRE. — Nom donné parles anatomistes à l’articulation de l’extrémité interne de la clavicule avec la face latérale de la première pièce du sternum. p. l.
STERNO-HYOÏDIEN. — Nom donné par les anatomistes à un muscle qui s’insère à l’extrémité interne de la clavicule, à la partie correspondante du sternum et au cartilage de la première côte. r. L.
STERNO-MASTOÏDIEN. — Nom donné par les anatomistes â un muscle situé de chaque côté du cou et s'insérant d’une part â l’apophyse-mastoïde et à la ligne courbe occipitale supérieure, et d’autre part au tiers interne de la clavicule et à la face antérieure du sommet du sternum. Ce muscle, en se
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KARMA t.SKl
Fig. 1178. — Monstre sternopage.
Squelette dont les membres supérieurs ont été vraisemblablement égarés. (Musée de la Maternité de Paris.)
et le cou en haut, la moitié inférieure du corps, à partir de l’ombilic en bas, sont doubles et séparés. « La fusion comprend la poitrine et la région sus-ombilicale de l’abdomen : l’union se fait, non pas par la face antérieure des deux sternums, mais par les moitiés de chacun d’eux. Celles-ci, largement ouverles à la façon des feuillets d’un livre, ont été tout d’abord rejetées latéralement, et rencontrant les deux moitiés semblablement disposées du sternum de l’autre individu, elles se sont réunies avec elles, et de cette union résultent deux sternums latéraux et communs aux deux sujets du reste régulièrement conformés » (Lance reaux).
STERNUM. — Nom donné par les anatomistes à un os plat, impair, médian, situé à la partie antérieure du thorax. Le sternum, qu’on a comparé à
Fig. 1179.
4. Sternum. — e Extrémité supérieur du sternum, — là 12. Côtes. — 1 à 7. Vraies côtes, côles sternales. — 8 à 12. Fausse; côtes, côtes asternales. — 11 et 12. Côtes flottantes. — f. Tubérosités de la première côte. — d, d. Cartilages costaux. — 7, a. Septième vertèbre cervicale. — 1, a. Première vertèbre dorsale. — 12, a. Douzième vertèbre dorsale.
mité interne de la clavicule et présente sur ses bords latéraux des échancrures, au nombre de sept, destinées à recevoir les cartilages costaux. Il contribue avec les côtes et la colonne vertébrale à former la cage thoracique.
Les fractures du sternum sont rares; elles sont généralement produites par une violente contusion. Le sternum est fréquemment atteint d’ostéite, de carie, de nécroses et de tumeurs. p. l.
STERNATATOIRE. — Nom donné à certains médicaments qui, par leur contact avec la muqueuse pituitaire, déterminent l’éternuement et la sécrétion du mucus nasal. Parmi ces médicaments, les plus usités sont: le tabac, la poudre de racine depyrèthre, le muguet, la bétoine, etc. p. L.
contractant, incline la tète de son côté et fait tourner la face du côté opposé.
Ce muscle est quelquefois le siège d’une rétraction douloureuse qui constitue le torticolis (V . ce mot). p. l.
STERNO-THYROIDIEN. — Nom donné par les anatomistes à un muscle s’insérant d’une part à la face externe du cartillage thyroïde, et d’autre part à la face postérieure de la première portion du sternum. Ce muscle abaisse le larynx. p. l.
STERNOPAGE. — Nom donné par les tératologistes à des monstres doubles, chez lesquels la tête
une épée, se compose de trois parties : la partie supérieure constitue la poignée, la partie moyenne forme la lance et la partie inférieure, appelée aussi appendice xiphoïde, représente la pointe. Le sternum s’articule de chaque côté en haut avec l’extré-