‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle d'hygiène publique et privée (volume 2)Chapitre 300 sur 344 · TRÉ · texte numérisé non relu

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résultats funestes, mais, depuis les découvertes modernes, elle ne présente plus les mêmes dangers; cependant cette opération est rarement pratiquée. Le point le plus important consiste à ne pas laisser au sang le temps de se coaguler. La transfusion a été utilisée pour combattre les anémies consécutives à des hémorrhagies graves. p. l.

TRANSMISSION. — On désigne sous ce nom la communication d’une maladie d’un sujet à un autre sujet (Y. Contagion). p. l.

TRANSPIRATION. — (Y. Sueur.)

TRANSPORT. — Synonyme de délire ce mot).

TRANSVERSE. — Nom donné par les anatomistes à deux muscles : 1° le transverse de l’abdomen qui s’insère à la face interne des six dernières côtes et au bord interne de la crête iliaque ainsi qu’à la partie antérieure de l’arcade crurale; 2° le transverse du périnée (V. Périnée ). p. l.

TRAPÈZE. — Nom donné par les anatomistes : 1° à un muscle situé à la partie supérieure et postérieure du tronc qui s’insère, d’une part à la ligne courbe occipitale supérieure, aux apophyses épineuses de la septième vertèbre cervicale et des dix premières vertèbres lombaires et, d’autre part, à l’épine de l’omoplate, à l'acromion et au bord postérieur de la clavicule; lorsque toutes ces fibres se contractent les épaules se portent en arrière et se rapprochent de la ligne médiane ; 2° A un os de la première rangée du carpe (Y. Carpe). p. l.

TRAUMATISME. — Nom général sous lequel on désigne, en chirurgie, toutes les violences extérieures, telles que les blessures, les plaies, les contusions, etc. La fièvre qui les accompagne généralement a reçu le nom de fièvre traumatique, p. l.

TRÈFLE D’EAU. — Synonyme de ménianthe (V. mot). p. l.

TRÈFLE MUSQUÉ. — Synonyme de mélilot (V. ce mot). p. l.

TRÉPAN. — TRÉPANATION. — On désigne sous le nom de trépan, un instrument en forme de vilebrequin, employé pour percer les os et en particulier ceux du crâne. L’extrémité du trépan, qui est destinée à agir sur la partie osseuse, en forme de scie circulaire, de dimension variable, et présente à son centre une pointe d’acier servant à fixer l’instrument sur la surface osseuse qu’on se propose d’enlever.

L’application du trépan porte le nom de trépanation : cette opération chirurgicale a pour but de donner issue à un épanchement sanguin ou purulent, siégeant sous une surface osseuse, ou de relever des fragments osseux dans les cas de fracture avec enfoncement des os. On pratique aussi, mais plus rarement, la trépanation sur les os du tronc ou des membres, pour combattre les progrès de la carie osseuse ou pour donner issue au pus des

abcès intra-osseux qu’on observe dans la périos* tite, dans l’ostéite ou dans l’ostéomyélite. r. L.

TRIANGLE DE SCARPA. — Nom donné par les anatomistes à une région du corps, ayant la forme triangulaire, située à la partie antérieure et supérieure de la cuisse et limitée, en haut, par l’arcade crurale, en dehors, par le muscle couturier et en dedans, par le muscle premier adducteur. Cette région contient les vaisseaux fémoraux, le nerf crural et des ganglions lymphatiques. p. l.

TRIANGULAIRE. — Nom donné parles anatomistes à plusieurs muscles, à cause de leur forme, et qui sont : le triangulaire des lèvres (V. Lèvres) et le triangulaire du sternum, situé dans la région antérieure du thorax et s insérant, de chaque côté, aux bords du sternum et aux cartilages des troisième, quatrième, cinquième et sixième côtes. C’est un muscle expirateur. p. L.

TRICEPS. — Nom donné par les anatomistes à deux muscles situés l’un à la partie postérieure du bras, l’autre à la partie antérieure de la cuisse:

1° Le triceps brachial formé supérieurement par trois partions qui s’insèrent : au-dessous de la clavité glénoïde de l’omoplate, au bord externe et au bord interne de l’humérus; ces trois portions se réunissent pour aller s'insérer inférieurement à la face postérieure de l’alicràne. Ce muscle est extenseur de l’avant-bras.

2° Le triceps crural formé supérieurement par trois faisceaux musculaires qui sont : le muscle droit antérieur , s’insérant à l’épine iliaque antérieure et supérieure ainsi qu’au rebord de la cavité glénoïde, le muscle vaste interne qui s’insère à la lèvre interne de la ligne âpre du fémur, le muscle vaste externe qui s’insère à la ligne âpre. Ces trois portions se réunissent pour former un large tendon qui va s’attacher à la base de la rotule et à la tubérosité antérieure du tibia. Ce muscle est extenseur de la jambe sur la cuisse. p. l.

TRICHIASIS. — Nom donné par les oculistes à une affection caractérisée par une déviation des cils qui se dirigent en dedans, viennent frotter la cornée et déterminent une vive inflammation du globe de l’œil. Le trichiasis peut n’atteindre que quelques cils ou être général, et occuper toute l’étendue de la paupière. Son traitement consiste dans l’épilation des cils déviés, suivie d’une légère cautérisation, au nitrate d’argent, de leur surface d’implantation; mais ce procédé ne suffit pas à produire une guérison complète; on doit alors recourir à un traitement plus actif qui consiste à renverser en dedans le bord palpébral, soit à l’aide de ligatures, soit en excisant un lambeau de peau: dans ce dernier cas la rétraction cicatricielle suffit généralement à. redresser les cils déviés. p. l.

TRICHINE et TRICHINOSE. — La trichine est un parasite vivipare de l’ordre des Hématoïdes, habitant dans les intestins de certains mammifères, passant une grande partie de son existence à l’état de chrysalide, et attendant dans les muscles d’un

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animal l’occasion favorable pour se développer sur les muqueuses intestinales d’un autre être. (Recherches de Virchow, Leuckart, Davaine, Tommasi.) Deux choses sont à considérer dans la trichine pour se rendre un compte exact des diverses phases de son existence : le ver lui-même, et la vésicule ou kyste qui le renferme.

Le ver aune longueur d’environ 1 millimètre; sa couleur est blanche et sa forme irrégulièrement cylindrique.

Le kyste présente d’ordinaire une figure elliptique fusiforme; ses parois, plus ou moins épaisses

Fig. 1210. Fig. 1211.

Fig. 1210. — A. Trichine isolée. — B. PoiTion de muscle attaqué

par les trichines. — C, D. Kystes renfermant une trichine.

Fig. 1211. — A. Kystes placés entre des libres musculaires. —

Lt. Kyste ouvert. — C. Trichine enroulée dans le kyste. —

D. Matière albumineuse.

du centre aux extrémités, sont constituées par une matière blanchâtre, homogène, transparente, qui résiste à l’action des acides et des alcalis. A mesure que la trichine vieillit, cette matière durcit et devient opaque en raison des granulations calcaires qui l’envahissent.

On donne le nom de trichinose à la maladie produite par l'ingestion et la diffusion des trichines dans l’organisme.

La marche et la gravité de la maladie sont en rapport direct avec l’intensité de la cause infectante (trichine libre ou enkystée), et avec la promptitude de diffusion des embryons dans les fibres musculaires.

L’étiologie de l'affection est des plus manifestes; on la reproduit à volonté sur le chat, le lapin et le porc.

Le diagnostic direct se fait par l’exportation au moyen du harpon de Middeldorptf , d’un petit faisceau de fibres musculaires porté sur le champ du microscope.

Jusqu’à ce jour, on ne connaît pas encore l’agent thérapeutique capable de tuer sur place les jeunes trichines. Le traitement indirect delà maladie consiste à combattre les complications, et à favoriser les actions réparatrices de l’organisme.

Au cours de ces dernières années, la question

de la trichinose s’est posée devant l’opinion publique, comme une grave question d’hygiène et d’alimentation, suscitant par cela même une certaine émotion.

Des épidémies graves de trichinose se sont succédées en Allemagne et aux États-Unis: toutes avaient pour point de départ l'ingestion de viandes de porc, à l'état plus ou moins crues; toutes étaient en rapport direct avec les habitudes culinaires de ces populations (autochtones ou émigrées), très friandes de lards frais, de saucisses, de boudins, de viandes hachées, etc.

En France, nous ne connaissons pas un seul fait précis de trichinose, et nous sommes en droit de reproduire en 1887, les lignes que nous écrivions dès 1866, dans une communication à l’Académie de médecine : « Nous n’avons pas à redouter en France, la terrible maladie qu'engendrent ces êtres microscopiques, rongeant les muscles, fibre par fibre, conduisant à une mort prompte au milieu d'angoisses et de tortures. Nos habitudes et nos mœurs nous mettent à l’abri de l’orage, par cela seul que nous faisons subir à toutes les préparations culinaires qui dérivent du porc, une cuisson assez prolongée pour détruire les germes les plus intimes et les plus multipliés. »

Personne n’ignore qu’au point de vue de l’alimentation des classes peu aisées, et des déshérités de la fortune, l'arrivée des viandes salées d’Amérique a réalisé un progrès considérable au point de vue économique. Cependant, à un moment donné, des appréhensions puériles et exagérées, de fausses doctrines de protectionisme de l’agriculture et de l’élevage de la race porcine, les unes et les autres s’appuyant sur les recherches de certains micrographes , en quête d’une posilion sociale, sont venues porter le trouble et le désarroi dans le commerce des viandes d’Amérique, source de prospérité pour les ports du Havre, de Bordeaux et de Marseille, ressource précieuse pour l’alimentation des classes ouvrières.

Les légions d’inspecteurs micrographes qui fonctionnent en Allemagne, pour découvrir la trichine dans les jambons américains, ont été impuissantes à prévenir les récentes épidémies de trichinose, par cela seul que les porcs infestés de trichine sont des porcs autochtones, et que toutes les réglementations de police sanitaire viennent se briser contre les habitudes invétérées des populations allemandes !

Des décrets de prohibition ont frappé les provenances d’au delà de 1 Atlantique et ces mesures injustes, vexatoires, anti-libérales, existent encore aujourd’hui malgré les protestations les plus énergiques du Comité consultatif d’hygiène de France et de l’Académie de médecine (Rapports H. Bouley).

Le chiffre annuel des porcs tués dans les divers États de l’Union, pour la consommation indigène (2/3) et pour l’exportation (1/3), s’élève à 30 millions de têtes (poids moyen de 175 livres.)

Toutes les classes de la Société font un usage journalier des divers produits du cochon (pure frais, jambon, lard, saindoux, etc.), mais les populations agricoles y trouvent leur principale nourriture.

Malgré cette consommation prodigieuse qui re-

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