‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle d'hygiène publique et privée (volume 2)Chapitre 301 sur 344 · TRO · texte numérisé non relu

TRO

présente le quart de la production porcine du globe entier, l’infection trichineuse, entièrement inconnue dans les fermes et les campagnes de ce vaste territoire n’a fait que des ravages très restreints dans les diverses agglomérations urbaines. Les invasions ou épidémies de trichinose (grandes ou petites de 10 à 8 à 3 personnes) ne dépassent pas 30 depuis 25 ans. Constamment la maladie a suivi l'ingestion des viandes de porc crues ou imparfaitement cuites, n’ayant subi, les unes comme les autres, aucune préparation préliminaire. Les décès ont frappé dans la très grande majorité des cas, des personnes de nationalité allemande, ayant apporté au delà des mers leurs dangereuses habitudes d’alimentation par des viandes crues. Les populations américaines qui consomment les produits du porc à un degré de complète cuisson restent aussi indemnes à la trichinose que celles de France.

En résumé, au nom des faits scientifiques, au nom de l’économie politique, au nom d’un libre échange donnant toutes garanties désirables à la santé publique, nous devons protester hautement contre la prohibition des viandes salées d’Amérique, ressource précieuse, voire même indispensable, pour notre alimentation publique.

Dr P. De Pietha Santa.

TRICHOCÉPHALE. — Nom donné à un genre

d’helminthe dont le corps allongé présente une longueur de deux à quatre millimètres. La tète effilée est presque invisible, le corps, chez le maie, est enroulé sur lui-même, tandis que, chez la femelle, il est presque droit.

Le trichocéphale se rencontre dansle gros intestin de l’homme à l’état de santé, mais surtout dans la fièvre typhoïde et dans certaines formes d’entérite. Sa présence ne s’accompagne d’aucun symptôme ni d’aucun trouble fonctionnel appréciable. P. h.

TRICH0PHYT0N. — Nom donné au parasite de la teigne (V. Teigne tondante). P. L.

Fig. 1212. — Trichocéphale.

14 Fcrrulle, — 15. Mâle.

TRICUSPIDE. — Nom donné par les anatomistes à la valvule auriculo-ventriculaire droite du cœur (Y. Cœur). P. l.

TRIFACIAL. — (V. Trijumeau .)

TRIGONE. — Nom donné par les anatomistes à la cloison qui sépare le ventricule moyen des ventricules cérébraux (V. Cerveau). P. l.

naît de chaque côté de la face antérieure de la protubérance par deux racines : une grosse, sensitive, et une petite, motrice. De là, ce nerf se dirige en avant et en dehors jusqu’au sommet du rocher, où il présente un renflement formé par la racine sensitive. Ce renflement, désigné sous le nom de ganglion de Cesser, donne naissance à trois branches qui sont : le nerf ophthalmique, le nerf maxillaire supérieur et le nerf maxillaire inférieur (Y. ces, mots). p. I,.

TRISMDS. — Nom donné à la contraction des mâchoires au début du tétanos (V. Tétanos). p. p.

TRITURATION. — Nom donné, en pharmacie, à une opération qui consiste à écraser une substance dans un mortier, en imprimant au pilon un mouvement circulaire. p. l.

TROCART. — Nom donné à un instrument de chirurgie destiné à ponctionner les cavités contenant un liquide (V. Ponction). Le trocart se compose d’une tige métallique arrondie, terminée à son extrémité perforante par une pointe triangulaire et munie à son extrémité d’un manche en bois. La tige du trocart glisse à frottement doux dans un tube métallique ou canule qui laisse à découvert la pointe de l’instrument. p. l.

TROCHANTER. — Nom donné par les anatomistes à deux tubérosités situées à la partie postérieure du corps du fémur (V. Fémur). p. L.

TROCHLÉE. — Nom donné par les anatomistes à la partie interne de l’extrémité inférieure de l’humérus (V. Humérus). p. L.

TROMPE. — Nom donné par les anatomistes à deux conduits qui sont : la trompe d'Eustache (V. Oreille) et la trompe de Fallope(\. Utérus), p. l.

TROUETTE-PERRET (gouttes livoniennes de). — (V.

Livoniennes.)

TROUETTE-PERRET (papaïne de). — (V. Papaïne.)

TROUETTE PERRET (poudre de viande diastasée de).

— La poudre de viande diastasée préparée par Trouette et Perret, pharmaciens, anciens internes, lauréats des hôpitaux de Paris, est une excellente préparation, entièrement dépourvue de mauvaise odeur et de mauvais goût, absolument irréprochable, grâce à son mode de préparation à l’aide d’appareils et de procédés spéciaux. Elle contient tous les principes de la viande de bœuf, sauf la graisse, les aponévroses et les expansions nerveuses, du sucre de lait et de la farine de lentilles et de vesces maltées, dans les proportions suivantes :

Poudre de viande et jus de viande de bœuf. . 1500

Farine de lentilles et de vesces maltécs . . . 500

Sucre de lait en poudre 500

TRIJUMEAU. — N om donné par les anatomistes à un nerf crânien que l’on désigne aussi quelquefois sous le nom de trifacial. Le nerf trijumeau

La farine de lentilles et de vesces maltées constitue un aliment azoté de haute valeur et le sucre de lait agit comme agent de conservation du produit.

Page 1