‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle d'hygiène publique et privée (volume 2)Chapitre 310 sur 344 · Densité · texte numérisé non relu

Densité

sui generis.

fluide.

franchement acide.

2e Division. — éléments normaux Normalement Par litre En 21 heures

êr S'

Éléments organiques. . . .

— minéraux

Total îles mat. dissoutes.

Urée (homme)

— (femme)

Acide urique

— phosphonque ....

Chlorure de sodium. . . .

Chaux

3e Division. — éléments anormaux

Toute urine qui contient de l'albumine, de la fibrine, caséine, albuminose, paralbumine, paraglobuline, peptone, glvcose ou sucre de diabète, inosite, bile, graisse, etc., est pathologique, c’est-à-dire malade.

4e Division. — sédiments se subdivisant en :

1° Sédiments organisés :

Mucus et épithélium.

Sans.

Pus.

Cylindres urinifères.

Spermatozoïdes.

Champignons.

Infusoires.

2° Sédiments non organisés :

Acides.

Urates et carbonates.

Oxalate de chaux.

Phosphates terreux.

Cystine.

Tyronine.

Xanthine et hypoxanthine.

Recherche de l’albumine. — Premier moyen. — S’assurer d’abord de la réaction de l’urine, préalablement filtrée dans le cas ou elle ne serait pas claire; puis remplir un tube à moitié et chauffer au-dessus d’une lampe à alcool. Si l’urine a une réaction acide, dès que la température est élevée à 50 ou 60 degrés, un trouble se produit à la surface du liquide, lorsqu’elle contient de l’albumine.

Deuxième moyen. — Mesurer 5 centimètres cubes de l’urine à examiner, verser 5 à 6 gouttes d’acide azotique ; si elle contient de l’albumine en quantité, il doit se former un dépôt abondant, si elle n’en contient que des traces, il ne se formera qu’un léger trouble.

Troisième moyen. — Si l’on mélange une urine contenant de l’albumine avec de l’acide acétique jusqu’à réaction fortement acide et si ensuite on ajoute quelques gouttes d une dissolution de ferrocyanure de potassium, il se produit un précipité blanc floconneux (Bôdeker). Méhu emploie dans la recherche qualitative de l’albumine un mélange composé de 1 partie d’acide phénique cristallisé, de 1 partie d’acide acétique du commerce et de 2 parties d’alcool à 90 pour 100. On ajoute à l’urine 2 à 3 pour 100 d’acide azotique et environ 10 pour 100 de la solution phéniquée, on agite et on laisse déposer. Le dépôt a lieu plus rapidement si, au lieu d’acide azotique, on emploie un demi-volume de solution saturée de sulfate de soude. Cette réaction est très sensible; des traces très faibles d’albumine peuvent être décelées avec certitude. Je signale pour mémoire le réactif employé par Tanret, basé

sur la précipitation de l’albumine par l’iodure double de potassium et de mercure. Je l’avoue, j’emploie très souvent ce dernier réactif et je m’en suis toujours fort bien trouvé.

Recherche du sucre. — Si la quantité de l’urine de 24 heures est considérable (o à 6 litres), si la couleur est jaune verdâtre et si elle pèse plus de 1,020, il est probable que l'urine est diabétique. Pour la recherche du sucre il faut d’abord, au préalable, s’assurer si l’urine contient de l’albumine et si par hasard, elle en contient, il faut tout d’abord l’éliminer. On procède ensuite à la recherche du . sucre delà façon suivante :

1° Par la potasse caustique. — On verse simplement dans l’urine à examiner une ou deux pastilles de potasse caustique, puis on fait chauffer l’urine jusqu’à ébullition ; si l’urine brunit, elle contient du sucre; si elle reste incolore, elle n’en contient pas.

2° Par le sous-azotate de bismuth. — On verse dans un petit tube à essai l'urine avec autant d’une solution de carbonate de soude (3 parties dans une partie d’eau), puis une pincée de sous-azotate de bismuth, vulgairement bismuth, et l’on fait bouillir; pour peu qu’il y ait du sucre, le bismuth se colore immédiatement en gris, puis en noir, par suite d’une réduction. 11 faut pour cet essai que l’urine ne contienne pas d’albumine; ce serait une cause d’erreur, à cause de la formation d’un sulfure noir occasionné par le soufre de l’albumine.

3° Par la liqueur de Fehling. — Versez dans un petit tube à essai 3 centimètres cubes environ de liqueur cupro-potassique de Fehling. Faites bouillir une seconde, (cette précaution est nécessaire, car, au bout d’un certain temps, cette liqueur se réduit elle-même, et par ce fait, elle serait une cause d’erreur déplorable) et ajoutez ensuite 2 centimètres cubes d’urine à analyser. Faites bouillir le tout ensemble. Si l’urine contient du sucre en quantité, la liqueur devient rouge brique. Si, au conlraire, elle n’en contient que des traces, la liqueur se trouble et au bout d’un certain temps, on constate au fond du tube un petit dépôt rougeâtre.

Quant au dosage exact du sucre contenu dans les urines, on emploie ordinairement les polarimctres et les saccharimètres. Ces instruments donnent une évaluation très précise, mais ils sont très coûteux et il vaut donc mieux pour cela s’adresser à un chimiste ayant tous ces appareils.

Recherches des autres éléments. — Il en sera de même pour le dosage de l’urée qui a une très j grande importance, de l’acide urique, phospho- \ rique, du chlorure de sodium, etc., etc. La re- j cherche de la bile, de la graisse, du mucus, du sang, du pus, des cylindres urinifères, des spermatozoïdes, ainsi que le dosage des sédiments uriques ou uratiques, des phosphates terreux, de i’oxalate de chaux, etc., etc., doivent être confiés à un manipulateur expérimenté et consciencieux.

Quant à la recherche de la fibrine, caséine, albu- ) minose, paralbumine, paraglobuline, peptone, etc., elle ne peut être effectuée qu’avec des procédés de laboratoire qu’il serait beaucoup trop long d’énumérer ici. Dans ce cas, mieux vaut emplir d’urine une petite fiole, et après l’avoir bien bouchée et

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cachetée, l'adresser à un chimiste compétent et ayant l’habitude de ces sortes d'opérations.

Francisque Rocher, Pharmacien-chimiste.

Incontinence d'urine. — On donne ce nom à l'écoulement involontaire et inconscient de l’urine par le canal de l’urèthre. L’incontinence d’urine est le plus souvent due à une affection des voies urinaires ; dans ce cas, elle peut s’accompagner de rétention d'urine ( incontinence por regorgement ) ou en être exempte (incontinence vraie) - mais elle peut se produire aussi en l’absence de lésions matérielles, elle constitue ainsi une troisième variété qui s’observe surtout chez les enfants, pendant leur sommeil, et que nous étudierons sous le nom d 'incontinence nocturne.

1° L'incontinence par regorgement est la plus fréquente; on l’observe chez les individus atteints de rétrécissement de l'urèthre ou d'hypertrophie de la prostate. L'urine s’accumule dans la vessie jusqu’à ce qu’elle atteigne une pression supérieure à la résistance qu’oppose le sphincter vésical; le col est alors forcé et l’urine s’écoule goutte à goutte au dehors, après avoir franchi lentement la portion del’urèlhre rétrécie ou en partie obstruée par l’hypertrophie de la prostate. Comme l’urine arrive sans cesse dans la vessie, l’écoulement se produit d'une façon continue, mais la vessie reste toujours pleine, le surplus seul s’écoule. Au début, chez les rétrécis, l'incontinence est diurne, elle est au contraire nocturne chez les prostatiques.

2° L’incontinence vraie est beaucoup plus rare que la précédente; elle est caractérisée par l’écou-

Fig «33.

Incontinence d'urine par suite de rétrécissement du canal et dilatation du col de la vessie.

1. Canal de l'urèthre rétréci au niveau de sa portion membraneuse et dilaté en arrière de ce point, c'est-à-dire au niveau de la région prostatique — 2 Testicule. — 3 Portion rétrécie du can il. — À. Dilatation du canal en arrière du point rétréci.

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