C. Ulcération chancreuse du col
On devra d’abord instituer un traitement général. D’autre part, si l’on constate du côté de la matrice de la fluxion, de la congestion ou de l’inflammation, on devra, soit par l’application de sangsues, soit par des bains prolongés, soit par des irrigations tièdes locales, calmer ces causes d’irritation avant d’aborder le traitement local modificateur de l’ulcère qui, sans ces précautions, exagérerait l’inflammation et pourrait entraîner de graves accidents. Des injections répétées deux ou trois fois par jour et faites doucement sont un excellent moyen de propreté et entraînent tous les liquides secrétés à la surface de la plaie ou provenant de l’intérieur de l’utérus. Pour ces injections on emploiera de l’eau tiède additionnée de chlorure de chaux ou mieux de coaltar saponiné de LeBeuf, d’ hy drogemmine Lagasse, de Phénol Bobœuf, ou encore de vinaigre de Pennes.
Quand tout danger d’inflammation est écarté, on commence à s’occuper de modifier la surface de l’ulcère pour obtenir sa guérison. Pour cela, rien de mieux que la teinture d’iode, le perchlorure de fer ou une solution de nitrate d’argent comme liquide, le crayon de nitrate d’argent et surtout le cautère actuel comme moyen énergique et rapide, et inofl'ensif, chaque fois qu’on sera certain de ne pas réveiller une maladie inflammatoire.
Quant aux poudres, aux sachets médicamenteux, je les repousse tous sans exception. J’en excepte toutefois les tampons de ouate recouverte de glycérine, qui m'ont donné dans certaines
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