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circonstances de bons résultats pour déterger la surface de l’ulcère et combattre l’œdème concomitant des lèvres du col.
Cancer de l’utérus. — Le cancer de l’utérus est une affection malheureusement trop fréquente. Le docteur Simpson a compté, en Angleterre, que sur 8,746 personnes mortes de cancer dans un espace de cinq années, cette maladie s’était portée environ 3,000 fois sur l’utérus.
On doit distinguer le cancer du col et celui du corps de l’utcrus. Le premier est incontestablement plus fréquent que le second et surtout beaucoup plus facile à reconnaître.
La douleur est un des phénomènes les plus variables. On voit quelquefois des femmes chez lesquelles le cancer a acquis un développement considérable sans qu’elles aient ressenti des douleurs bien nettes et bien caractérisées. Chez d’autres, au contraire, les douleurs se développent dès le début. Ces douleurs, quand elles existent, paraissent mal localisées; elles envahissent toute la sphère génitale, se portant principalement du côté des lombes, vers les parties latérales du ventre ou dans les cuisses.
L’hémorrhagie manque rarement dans le cancer de l’utérus, bien que je l’aie vue faire absolument défaut dans un cas de cancer du corps. Nous retrouvons dans le cancer la forme hémorrhagique que nous avons déjà décrite pour presque toutes les affections utérines : d’abord règles plus abondantes ou ménorrhagies, puis métrorrhagies intervallaires; enfin les pertes sanguines deviennent si rapprochées qu’elles ne cessent pour ainsi dire plus. Le sang se décolore et se mélange aux autres exsudats utérins, si bien que les malades accusent un écoulement rosé presque constant.
La leucorrhée marche presque toujours au même rang quel’hémorrhagie, cette dernière ne précédant que de peu de temps les flueurs blanches. Celles-ci peuvent être muqueuses, mais plus généralement elles sont séreuses et ne tardent pas à devenir sérosanguinolentes, séro-purulentes, sanieuses et enfin ichoreuses. Elles tachent le linge comme une eau roussâtre, ne lui donnent pas la raideur de l’empois, comme on le note d’habitude pour les autres écoulements utérins et elles ont une odeur caractéristique, fétide, nauséabonde, qui provient de la destruction graduelle des tissus envahis.
Les symptômes généraux sont des troubles digestifs qui n’apparaissent qu’un certain temps après le début de l’affection, puis des troubles nerveux sympathiques, et des accès hystériformes.
Le cancer de l’utérus peut apparaître à tous les âges de la vie sexuelle, mais principalement de 30 à 45 ou à 50 ans. 11 s’observe aussi bien chez des vierges que chez des femmes mariées, chez des nullipares comme chez des multipares.
La question de l’hérédité est très débattue et si des observations paraissent à cet égard très concluantes, il en est d’autres qui permettent d’être moins pessimiste.
Le traitement du cancer peut se diviser en palliatif et en curatif. Je dirai d’abord que le traitement dit palliatif est non seulement inutile, mais encore dangereux. Inutile, parce qu’il ne conduit à rien, et dangereux, en ce qu’il fait perdre aux malades un temps précieux, pendant lequel la maladie, gagnant toujours de proche en proche, finira par ne plus être opérable.
Quant au traitement curatif, il faut aujourd’hui prendre bravement son parti et appliquer au cancer utérin les méthodes qui seules ont donné des résultats sérieux dans les affections semblables d’autres régions, comme les lèvres et les seins. En un mot, il faut pratiquer l’ablation des parties atteintes, et plus tôt on le fera, plus largement on taillera, plus on aura de chances de sauver les malades.
L’ablation du cancer comporte deux genres d’opération : 1° L’amputation du col dans sa partie envahie qui ne peut s’appliquer qu’au cancer du col dans ses débuts; 2° l’ablation totale de la matrice, qu'on devra entreprendre toutes les fois qu’on aura une certitude, ou tout au moins la presque certitude que la maladie n’a pas envahi les régions voisines.
Tubercules de l’utérus. — Les organes génitaux de la femme, sans être absolument réfractaires à l’envahissement des tubercules, sont cependant ceux où l’on observe le moins fréquemment cette invasion. Du reste, il semble prouvé que l’utérus comme les autres parties de la sphère génitale ne sont affectés que secondairement. Presque toujours les poumons, pour lesquels l’affection tuberculeuse parait avoir une affinité particulière, ont été atteints longtemps auparavant. l)e telle sorte que la maladie, quand elle a gagné l’utérus, passe le plus souvent inaperçue de ce côté, et n’est plus qu’une des manifestations de la cachexie tuberculeuse qui a conquis l’individu (V. Phthisie , Tuberculose).
Dr A. DE SOYUE.
UTRICULE. — Nom donné par les anatomistes à une petite cavité, de forme ovoïde, creusée dans la partie postérieure de la prostate et venant s’ouvrir dans l’urèthre au sommet du vérumontanum
UVA-DRSI. — Synonyme de busserole (Y. ce mot). P. L.
UVÉE. — Nom donné par les anatomiste» à la couche pigmenteuse de la face postérieure de l’iris (V. Iris). p. L.
VACCIN. — On donne le nom de vaccin au virus de la vaccine. Le vaccin se présente sous l’aspect d’un liquide transparent, jaunâtre, inodore, visqueux, doué d’une saveur âcre et salée, et contenant des granulations moléculaires qui représentent sa partie active. Il peut être conservé desséché pendant un certain temps sans perdre ses propriétés virulentes. 11 existe deux espèces de vaccin : le vaccin animal et le vaccin humain; le premier est recueilli soit sur une génisse atteinte de cow-pox, ou préalablement inoculée, soit chez le cheval atteint de horse-pox ; le second se recueille chez l’enfant, du sixième au huitième jour après la vaccination. Le vaccin peut être conservé sur des plaques de verre ou dans des petits tubes. Pour charger une plaque, on l'approche de la pustule vaccinale, préalablement incisée, de façon à recueillir à leur surface quelques gouttes du liquide, puis on applique cette plaque de verre sur une seconde et on lute les bords des deux plaques avec un peu de cire ou on les enveloppe dans du papier d’étain. 11 est préférable de recueillir le vaccin dans de petits tubes spéciaux, ouverts à leurs deux extrémités et présentant un léger renflement au milieu. On applique une des extrémités sur la pustule et le liquide s’élève peu à peu dans le tube; on ferme ensuite les deux extrémités soit avec un peu de cire, soit en les exposant au-dessus de la flamme d’une bougie. Lorsqu’on recueille du vaccin sur un enfant, il faut avoir soin de ne recueillir que le liquide contenu dans la pustule, sans aucun mélange de sang, afin d’éviter la transmission, par le vaccin, de maladies contagieuses. Dr Louis Thomas.
VACCINATION. — On donne le nom de vaccination à une opération qui consiste a faire pénétrer dans l’économie un virus spécial appelé vaccin, dans le but de préserver de la variole.
On peut pratiquer la vaccination sur toutes les parties du corps. On choisit généralement la partie supérieure du bras. Depuis plusieurs années, sur l'heureuse initiative de notre excellent confrère Chambon, • le vaccinateur que tout Paris connaît, et qui s’est fait avec justes raisons le judicieux et zélé propagateur de la vaccination par le vaccin
animal, on vaccine de préférence au mollet, surtout les filles et les femmes, dont les bras ne présentent plus ces vilaines cicatrices si apparentes, qui jadis froissaient si fort leur coquetterie.
Une seule piqûre suffit pour préserver de la variole, mais comme la vaccination ne réussit pas toujours, on fait habituellement trois piqûres à chaque bras ou mollet, en laissant entre elles une distance d’environ un centimètre.
Il existe trois procédés de vaccination; on peut vacciner: 1° avecdu vaccin contenu dans des tubes : dans ce cas, on commence par briser les deux extrémités du tube, puis on applique l’extrémité inférieure sur la pointe de la lancette, tandis qu’on souffle par le bout supérieur; 2° avec du vaccin desséché conservé entre deux plaques; dans ce cas, avant de charger la lancette, il faut commencer par délayer le vaccin avec un peu d’eau tiède ou de salive; 3° de bras à bras : on choisit un enfant sain, robuste, né de parents sains et ne présentant aucune trace de syphilis. La pustule vaccinale doit avoir sept ou huit jours. On ouvre la pustule afin de charger la lancette avec le liquide qui s’en écoule, puis on pratique les piqûres, en ayant soin, après chaque piqûre, de replonger la lancette dans la pustule ouverte, afin de la recharger.
Pour pratiquer la vaccination, on saisit de la main gauche le bras ou le mollet de la personne, de façon à tendre légèrement la peau, puis on introduit sous l’épiderme la pointe delà lancette, préalablement chargée de vaccin, en l’inclinant un peu, de façon à la faire pénétrer obliquement sous l’épiderme, à une profondeur de deux ou trois millimètres. On laisse ensuite la plaie exposée à l’air pendant quelques instants, afin de la laisser sécher, puis on entoure le bras ou le mollet d’un linge fin pour éviter le contact des vêtements.
On peut vacciner les enfants à tout âge; en cas d’épidémie on doit pratiquer la vaccination dès les premiers jours de la naissance, mais en général il est préférable d’attendre que l’enfant ait trois ou quatre mois. Certains médecins regardent le printemps et l’automne comme les saisons les plus favorables à la vaccination.
On a accusé, la vaccination de transmettre la sy-