‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle d'hygiène publique et privée (volume 2)Chapitre 315 sur 344 · VAG · texte numérisé non relu

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philis et la tuberculose : il est incontestable que le vaccin est une cause malheureusement trop fréquente d’infection syphilitique, aussi, pour cette raison, nous préférons le vaccin animal au vaccin humain.

C’est à Jenner, médecin anglais, que revient l’honneur d’avoir démontré l’action préservatrice du vaccin, mais la vaccination ne confère qu’une période d’immunité limitée, qu’on peut évaluer à 6 ou 7 ans environ. Aussi est-il prudent de se faire revacciner tous les sept ans; nous croyons inutile d’ajouter qu’en temps d’épidémie il faut toujours se faire revacciner, quel que soit le temps écoulé depuis la dernière vaccination. Dr Louis Thomas.

VACCINE. — La vaccine est une maladie artificielle, produite chez l'homme par l’inoculation du vaccin et généralement localisée aux points inoculés. Dans quelques cas cependant on observe une éruption vaccinale généralisée, mais qui disparaît rapidement.

Dès que l’inoculation a été pratiquée, on voit se développer autour de la piqûre, une auréole rouge qui s'efface d’ailleurs presque aussitôt. Au bout de trois ou quatre jours, on aperçoit une papule rouge, saillante, indurée, qui est généralement le siège d’une légère démangeaison. La papule s’étend, vers le sixième jour, on voit apparaître au centre une sorte de soulèvement qui se remplit de liquide, présente une ombilication centrale caractéristique, et se transforme bientôt en une véritable pustule. Le bouton vaccinal atteint, vers le huitième jour, son maximum de développement. A partir du onzième jour, la zone inflammatoire pâlit, la pustule se flétrit, se dessèche et se recouvre d’une croûte jaunâtre qui tombe vers le vingtième jour, quelquefois plus tard, en laissant une cicatrice d'un blanc nacré, indélébile. L’évolution de la vaccine s'accompagne généralement d’un léger mouvement fébrile qui cède au moment de la dessicca. lion.

Quelquefois, la vaccine présente une marche différente et constitue ce qu’on appelle la fausse vaccine, qui se rencontre surtout chez les individus déjà vaccinés ou variolés. Dans la fausse vaccine, dès le lendemain de l’inoculation, on constate au niveau des piqûres une vive rougeur qui se transforme en une vésicule non ombiliquée, renfermant un liquide purulent. Cette vésicule se dessèche rapidement et se recouvre d’une croûte qui tombe au bout de quelques jours sans laisser de cicatrices.

La vaccine évolue le plus souvent sans provoquer de symptômes généraux, si ce n’est un léger mouvement fébrile. Cependant, quelquefois, surtout chez l’adulte, la période inflammatoire s’accompagne d’une fièvre plus ou moins intense, de malaise et d’agitation. Dans quelques cas même on voit se développer un phlegmon circonscrit, de la lymphangite, de l’érysipèle et un engorgement douloureux des ganglions axillaires.

D' Louis Thomas.

VAGIN. — Anatomie. — Nom donné par les anatomistes à un conduit membraneux, spécial à la

femme, situé entre le rectum et la vessie, qui va de la vulve à l’utérus, et destiné à l’introduction de la verge pendant l’acte du coït. Le vagin se dirige de haut en bas et d’arrière en avant ; il présente une longueur moyenne de 10 centimètres. Son extrémité antérieure, moins large et moins dilatable que le reste du conduit, s’ouvre au fond de la vulve par un orifice ovoïde au niveau duquel se trouve, chez la femme vierge, la membrane hymen. Son extrémité postérieure s’insère sur le pourtour du col de l’utérus. Les parois du vagin, épaisses de 3 à 4 millimètres, sont formées par trois tuniques: une externe, cellulo - fibreuse; une moyenne, composée de fibres lisses et une interne, muqueuse, rosée surtout à la partie antérieure et présentant des rides transversales plus ou moins accusées. Ce conduit, aplati dans l’état de repos, s’élargit considérablement pendant la grossesse et grâce à son élasticité.

Physiologie. — Le vagin est l’organe essentiel de la copulation; c’est lui qui reçoit le sperme fourni par l’éjaculation. Le vagin fait en outre communiquer l’utérus avec l’extérieur et sert de canal conducteur pour les sécrétions utérines, le sang des règles, le fœtus, le délivre et les écoulements loch iaux.

Anomalies. — Le vagin peut manquer complètement en même temps que l’utérus et les ovaires. Il peut être seul absent, les autres organes existant plus ou moins bien conformés d’ailleurs. On a pu dans ce cas instituer un vagin artificiel au milieu du tissu cellulo-fibreux qui se trouve dans ces caslà entre la vessie et le rectum. Le vagin peut s’ouvrir dans la vessie ou dans le rectum ; il peut au contraire être l’aboutissant du canal de l’urèthre ou du rectum qui déversent ainsi soit l’urine, soit les matières fécales dans son parcours. Mais les anomalies les plus fréquentes, c’est le cloisonnement du vagin soit par un septum longitudinal, et dans ce cas, le canal vaginal a été justement comparé au canon double d’un fusil de chasse, soit par une bride transversale établissant ainsi deux cavités complètement séparées ou communiquant entre elles par une ouverture plus ou moins grande. Cette dernière anomalie peut être congénitale, mais s’observe plus souvent à la suite d’accouchements laborieux.

Inflammation du vagin. — V. Vaginite.

Chute ou prolapsus du vagin. — Cette maladie est essentiellement caractérisée par la présence d’une sorte de tumeur plus ou moins volumineuse, d’un rouge vineux, à surface striée qui se fait jour à la partie supérieure de la vulve et qui tend à s’échapper entre les grandes lèvres. Celle tumeur est constituée par la paroi antérieure du vagin et l’on peut la réduire facilement avec le doigt; mais elle se reproduit aussitôt que la femme est debout, qu’elle marche, ou se livre à des travaux plus ou moins pénibles. Ce prolapsus vaginal est rarement indépendant et, dans ce cas, il est le résultat d’une véritable hypertrophie des parois du vagin consécutive à de nombreux accouchements. Mais, le plus habituellement, cette affection s’observe en même temps qu’un prolapsus de l’utérus, une cyslocèle, une rectocèle ou une entérocèle, ou une hernie des

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