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La vaginite blennorrhagique qui est la forme aiguë de la maladie peut se continuer par une blennorrhée vaginale qui en serait la forme chronique.
Le traitement consistera au début dans des grands bains, bains de siège, injections et lotions émollientes. Quand la période aiguë sera passée, on recommandera les injections antiseptiques avec une solution d’acide borique, de phénol Bobeuf, de coaltar saponiné de Le Bcuf , de vinaigre de Pennes, etc., et on recherchera avec le spéculum s’il existe des ulcérations nécessitant un traitement plus énergique avec une solution de nitrate d'argent. Quand la vaginite blennorrhagique se complique d’urétrite, on instituera le traitement interne de la blennorrhagie (V. Blennorrhagie).
3° La vaginite granuleuse est caractérisée par la présence sur la muqueuse vaginale de petites granulations variant du volume d’un grain de millet à celui d’une lentille. Quand on passe le doigt sur la surface malade, il semblerait qu’on parcourt la peau d’un varioleux. En même temps il s’écoule un liquide jaune verdâtre plus ou moins épais. Le malade accuse une irritation, une chaleur et des démangeaisons insupportables.
Quoique cette affection puisse s’observer chez la femme nullipare, c’est principalement pendant la grossesse qu’on est appelé à la constater et à la soigner. Je suis d’avis qu’on ne doit lui opposer que des injections tièdes émollientes discrètes, et faites très doucement, car il faut toujours craindre l’excitation portée sur le col de la matrice qui pourrait déterminer une fausse couche.
Dr A. DE SOYRE.
VAISSEAU. — Nom générique employé par les anatomistes pour désigner les canaux servant à la circulation des liquides, tels que les artères, les veines, les capillaires, les lymphatiques (V. ces mots). I>. L.
VALÉRIANATE D’AMMONIAQUE. — Le valérianate d’ammoniaque est un sel blanc, cristallisé en houppes soyeuses, blanches, hygrométriques, d’une odeur sui generis, rappelant celle de l’ammoniaque et celle de l’acide valérianique, d’une saveur douce et sucrée, soluble dans l’eau et dans l’alcool.
M. Pierlot, ainsi que l’a écrit le professeur Bouchard at dans son Manuel de thérapeutique et de pharmacie, est le premier qui ait songé à faire entrer le valérianate d'ammoniaque dans la thérapeutique. Sa liqueur, de couleur brune, n’est pas du valérianate d’ammoniaque pur, mais une solution contenant ce set associé à une proportion considérable d’extrait alcoolique de valériane, lequel extrait paraît être le principal agent véritablement efficace. Le valérianate de Pierlot a été employé avec succès dans les hôpitaux de Paris depuis 1835 par Lélut, Baillarger, Mitivier, Delasiauve, Monod, Vigla, Bouchardat, Trousseau, Gubler, etc., contre les spasmes, les convulsions et autres désordres analogues, contre les vapeurs, les maux de nerfs, les migraines, les névralgies, la sciatique, la chorée, l’épilepsie. « Cet antispasmodique stimulant est encore appelé, dit le profeseur Gubler, à rendre des services dans les flatuosités, les palpitations et
autres symptômes nerveux liés à l’état hystérique; enfin il a été conseillé dans l’asthme nerveux. » Le valérianate de Pierlot s’administre à la dose d’une cuillerée à café dans un quart de verre d’eau sucrée, matin et soir; pour les enfants, on se contente de la moitié ou du tiers d’une cuillerée à café. Cette excellente préparation peut encore s’administrer en lavement aux mêmes doses. p. l.
VALERIANE. — Nom donné par les botanistes à une plante herbacée, haute de 0,50 centimètres à 1 mètre, présentant des fleurs rosées, et qui est très commune dans les bois, les prairies et sur les bords des cours d’eau. La racine, la seule partie utilisée en médecine, est petite, verticale, cylindrique, blanchâtre, prenant par la dessiccation un aspect corné. Presque inodore à l’état frais, elle acquiert, en se desséchant, une odeur fétide très repoussante; elle est douée d’une saveur amère et désagréable. La valériane jouit de propriétés stimulantes, toniques et emménagogues ; mais on l’emploie surtout comme antispasmodique, pour calmer l’irritabilité nerveuse dans certaines affections: telles que les attaques de nerfs, les convulsions, les migraines, les palpitations, les névralgies, la sciatique, la chlorée, l’hystérie et l’épilepsie. Elle s’administre en infusion, en poudre, à la dose de 1 à 10 grammes et en extrait alcoolique sous forme de pilules, à la dose de 1 à 4 grammes.
VALÉRIANIQUE. — Nom donné par les chimistes à un acide contenu dans la racine de valériane. Il se présente sous forme d’un liquide oléagineux doué d’une odeur désagréable rappelant celle de la valériane. Il est peu soluble dans l’eau, très soluble dans l’alcool et dans l’éther; on ne l’emploie qu’à l’état de valérianate. p. L.
VALGUS. — Nom donné à une variété de piedbot (V. ce mot). r. l.
VALS (eadx minérales de). — Vais est une petite ville de l’Ardèche, située à 3 kilomètres d’Aubenas, dans une étroite vallée, au milieu des volcans éteints du Vivarais, qui possède un très grand nombre de sources minérales bicarbonatées sodiques et gazeuses, dans lesquelles la quantité de bicarbonate de soude varie de \ à 9 grammes par litre, et deux sources sulfatées-arsenicales-ferrugineuses faibles. Toutes ces sources sont froides. On les administre en bains et en douches, mais surtout en boisson dans les dyspepsies, le diabète, les affections du foie, la goutte, la gravelle, certaines maladies des voies urinaires, etc. p. L.
VALVULE. — Nom donné par les anatomistes à des replis situés dans l’intérieur des veines, du cœur, de l’intestin, etc. (V. ces mots). p. l.
VANILLE. — On désigne sous ce nom le fruit du vanillier officinal, plante grêle et grimpante, de la famille des Orchidées, qui naît dans les régions chaudes et humides du Mexique, de la Colombie et de la Guyane. Son fruit présente une forme allon-
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gée, d’un rouge brun, d'une consistance molle et grasse au toucher, il est doué d'une odeur balsamique. La vanille possède des propriétés stimulantes, mais elle est inusitée en médecine et n’est guère employée que pour aromatiser le chocolat, les crèmes, les glaces et les pastilles. On s’en sert surtout sous forme de poudre. p. l
VANILLINE. — La vanilline est le principe aromatique de la vanille : on l’extrait généralement de cette plante, mais on peut aussi l’obtenir artificiellement par l’oxydation de la coniférine, substance contenue dans la sève des conifères; c’est le procédé employé en Allemagne, par Haarmann. En France, de Layre a découvert un nouveau procédé qui consiste à extraire la vanilline de l’essence de girofle. Cette substance se présente sous l’aspect d’aiguilles cristallisées, incolores, dune saveur piquante, d'une odeur semblable à celle de la vanille, peu solubles dans l'eau, très solubles dans l'alcool, l’éther et le chloroforme. La vanilline peut remplacer absolument la vanille, son emploi dans la parfumerie et dans la confiserie se généralise de plus en plus. p. l.
VAPEUR (BAINS DE). — (V. Étuve.)
VAPEURS. — On désigne vulgairement sous le nom de vapeurs des malaises caractérisés par des rougeurs et des pâleurs subites, des palpitations avec tendance à la lipothymie, et par un ensemble de symptômes nerveux variables selon les indi-
vidus. On les observe chez les femmes nerveuses ou chlorotiques. p. p.
VARECH. — Nom donné par les botanistes aux différentes espèces d'algues du genre fucus (V. Fucus). p. p.
VARICES. — On désigne sous ce nom la dilatation morbide et permanente des veines. Les varices, rares chez les enfants, s’observent surtout chez les individus qui sont exposés par leur profession à des travaux pénibles et à une station verticale prolongée, tels que les cuisiniers, les boulangers, les pâtissiers, les blanchisseuses, les typographes, etc. L’hérédité constitue une prédisposition indiscutable. Elles peuvent occuper toutes les veines de l’économie, mais on les rencontre surtout à celles des membres inférieurs. On les voit souvent survenir à la suite d'une compression exercée sur le trajet des veines (tumeurs, compression produite par les jarretières, par des ceintures, etc). La grossesse détermine une compression des veines iliaques qui favorise la dilatation des veines des membres inférieurs; aussi un grand nombre de femmes sont-elles atteintes, pendant leur grossesse, de varices qui disparaissent après l’accouchement.
D'après Verneuil, les varices des membres inférieurs débutent par lés veines profondes du mollet; leur présence se traduit par une sensation d’engourdissement et de pesanteur qui disparaît sous l'influence du repos. Le toucher permet de constater la présence de nodosités plus ou moins volumineuses. Les varices des veines superficielles for-
ment des cordons flexueux, saillants, avec des dilatations de distance en distance; elles présentent une coloration bleuâtre et déterminent parfois des douleurs assez vives. Au niveau des renflements variqueux, la peau présente une tendance â s’ulcérer (V. Ulcère variqueux).
Les varices restent souvent stationnaires , elles peu\ent même disparaître complètement avec les progrès de l’âge, cependant, chez les individus qui restent longtemps debout, on observe fréquemment la formation d’ulcères variqueux.
Les c o m p 1 i c a t i o n s les plus fréquentes sont l’inflammation du tissu cellulaire (phlegmon), la phlébite et l’hémorrhagie.
Lorsque les varices ne sont pas ulcérées, le meilleur traitement consiste à pratiquer la compression à l’aide de bas élastiques de Le Perdriel, qui sont de beaucoup les plus remarquables par leur souplesse, leur perméabilité à la transpiration, et leur longue durée (V. Bas élastique). Dans les cas d’ulcères variqueux, on commencera par prescrire le repos absolu, en ayant soin de placer la jambe dans une position horizontale. On favorisera la cicatrisation en pratiquant des cautérisations au nitrate d’argent ; on appliquera un pansement compressif avec des bandelettes de diachylon. On a tenté la cure radicale des varices à l’aide de nombreux moyens parmi lesquels nous citerons, la cautérisation, la ligature, les injections coagulentes au perchlorure de fer; tous ces procédés exposent le malade à des accidents sérieux; aussi nous conseillerons de n’y avoir recours que dans les cas d absolue nécessité. Dr A.-L. Labarthe père.
Fig. 1235.
Varices de la jambe.