‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle d'hygiène publique et privée (volume 2)Chapitre 318 sur 344 · Varice profonde. — Veine superficielle. — Aponévrose · texte numérisé non relu

Varice profonde. — Veine superficielle. — Aponévrose

VARICELLE. — La varicelle, désignée vulgairement sous le nom de 'petite vérole volante, est une affection fébrile, contagieuse, caractérisée par une éruption de vésicules.

Cette affection s’observe surtout chez les enfants: elle est absolument distincte de la varioloïde et de la variole. Elle débute par un léger frisson, du malaise et une fièvre modérée. L’éruption apparaît au bout de vingt-quatre heures; elle se présente sous la forme de petites taches roses, arrondies se transformant rapidement en vésicules. Ces vésicules, plus ou moins volumineuses, sont entourées à leur base d’une aréole inflammatoire; elles sont distendues par un liquide limpide qui devient purulent. Le quatrième jour, les vésicules se rident, s’affaissent et laissent à leur place une petite croîite

YAR

YAR

brunâtre. L’éruption se fait généralement par poussées successives; on observe le plus souvent un léger mouvement fébrile jusqu a latin de la période de dessiccation. L’éruption disparaît sans laisser de cicatrices.

Cette affection, essentiellement bénigne, se termine toujours par la guérison.

Le traitement consiste à éviter l’action du froid et à favoriser l’éruption en prenant des tisanes chaudes (mauve, bourrache, etc.'), coupées avec du lait. P p

VARICOCÈLE. — On désigne sous ce nom la dilatation variqueuse des veines spermatiques.

Celte affection, rare chez les enfants et chez les vieillards, s’observe surtout de 15 à 25 ans. Elle peut être bilatérale ou n’occuper qu'un seul côté; dans ce dernier cas, elle siège presque toujours à gauche, et lorsqu’elle est bilatérale, la tumeur du côté gauche est toujours plus volumineuse que celle du côté droit.

On a invoqué un grand nombre de causes pour expliquer la production du varicocèle. Parmi les causes prédisposantes, on a signalé une taille élevée, un tempérament faible, des muscles peu développés, le relâchement habituel du crémaster; mais la véritable cause consiste à une sorte de prédisposition personnelle, généralement héréditaire et qui semble présider à la production des varices. La chaleur qui distend les enveloppes des testicules est une cause prédisposante, aussi le varicocèle estil très fréquent dans les pays chauds.

Il existe un certain nombre de professions qui exercent une réelle influence sur la production du varicocèle, ce sont celles qui exigent de violents efforts musculaires comme chez les boulangers, ou celles qui obligent les sujets à rester longtemps debout, comme les imprimeurs, les menuisiers, les sergents de ville, les cuisiniers, etc. On a accusé aussi les excès vénériens, la danse et l’équitation, mais leur influence n’est nullement démontrée. Parmi les nombreuses causes anatomiques invoquées pour expliquer la prédominance du varicocèle à gauche, deux seulement méritent d’èlre conservés, ce sont : l'anastomose à angle droit de la veine spermatique gauche dans la veine rénale, tandis que la veine spermatique droite se jette directement dans la veine cave inférieure, et la position du testicule gauche qui descend ordinairement plus bas que le droit.

Les veines sont volumineuses, dilatées et flexueuses, leurs parois sont épaissies et elles présentent, çàet là, sur leur parcours, des renflements plus ou moins volumineux. Lorsque le varicocèle atteint de trop fortes proportions, on constate souvent de l’atrophie du testicule.

Le plus souvent, le varicocèle débute d’une manière insidieuse et évolue lentement; les malades s’en aperçoivent lorsqu’il a déjà atteint un certain volume. Cependant, dans quelques cas, surtout chez les jeunes sujets, il se développe rapidement et évolue en l’espace de six mois. Le varicocèle se présente sous la forme d'une tumeur allongée, irrégulière, bosselée, s’étendant depuis l’anneau inguinal jusqu’au fond des bourses et présentant,

en général, le volume d’un petit œuf, mais pouvant acquérir, dans quelques cas, les dimensions d’une tête de fœtus. J.-L. Petit rapporte un cas où le scrotum, distendu par un varicocèle volumineux, descendait jusqu’au milieu de la cuisse gauche.

Les malades se plaignent plutôt d’une sensation de pesanteur et de gêne que d’une véritable douleur; cependant certains varicocèles, peu développés, sont quelquefois très douloureux. La douleur s’exaspère sous l'influence de la marche ou d’exercices violents, tandis qu’elle se calme par le repos. Dans le plus grand nombre des cas, les fonctions génitales ne sont pas troublées.

Le varicocèle est presque toujours une affection bénigne. Le plus souvent, après avoir atteint un certain volume, il demeure stationnaire, puis diminue avec le progrès de l’âge et finit quelquefois par disparaître dans la vieillesse.

Le traitement est palliatif ou curatif. Dans le plus grand nombre des cas, le traitement palliatif suffit, il consiste dans l’usage d’un suspensoir. On conseillera en même temps des ablutions froides et l’abstention d’exercices violents. Le traitement curatif ou chirurgical n’est indiqué que dans les cas de varicocèle très volumineux ou très douloureux. Maisonneuve injectait quelques gouttes de perchlorure de fer dans les veines variqueuses afin d’obtenir leur oblitération. Celte méthode est aujourd’hui presque abandonnée. Les procédés actuellement employés sont tellement nombreux que nous ne

Fig. I23G. — Traitement dit varicocèle par la ligature. — H, B. Chefs de l'une des ligatures. — B', B'. Chefs de l’autre ligature. C,C. Commencement du serre-nœud sur lequel on passe les ligatures. — F. Canal déférent. — G. Epididvme. — H. Vaisseaux sanguins du cordon.

Fig. 1237. — Traitement du varicocèle par la ligature. — A. Scrotum. — b, B'. Ligatures passées dans la rainure du porte-ligature. — D. Vis autour de laquelle s’enroulent les fils au fur et à mesure qu’on leur imprime des mouvements de rotation.

pouvons les décrire ici; les uns s’adressent au scrotum pour en diminuer l’étendue, les autres consistent à réséquer, entre deux ligatures, les veines variqueuses. Aujourd’hui on combine généralement ces deux procédés. Dr Paul Labarthe.

VARIOLE. — On désigne sous le nom de variole, ou vulgairement sous celui de petite vérole, une affection fébrile, contagieuse, caractérisée par une éruption de pustules généralisée.

YAR

Page 1