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que les varices de la vessie puissent se produire en dehors d’une autre altération \ésicalo, tels que calculs, hypertrophie de la prostate, etc. A une certaine époque, vers 18(i0, plusieurs chirurgiens éminents, consultés par Napoléon 111 au sujet d’hématuries fréquentes dont il était atteint, diagnostiquèrent des varices du col de la vessie; il est probable que c’était là un diagnostic de complaisance. On sait en effet que, trois ans après, l’Empereur mourait des suites d’une opération de lithotritie pratiquée par Thompson,
Cependant Vidal rapporte qu’à l'Ilôtel-Dieu mourut, dans le service Laugier, épuisé par des hématuries incessantes, un homme dont l’autopsie révéla exclusivement la présence de varices ulcérées au niveau du col de la vessie.
Tumeurs de la vessie. — Les tumeurs de la vessie sont très rares; nous faisons, bien entendu, abstraction des hypertrophies de ta prostate faisant saillie dans la cavité vésicale.
Ces tumeurs peuvent appartenir à quatre variétés distinctes. Ce sont : 1° des fibromes ou polypes ; 2° des fongosités vasculaires ; 3° Vépilhéliome ; 1° le cancer (squirrheou encéphaloïde) .
Les Fibromes sont extrêmement rares.
Les Fongosités, 1'éi‘Ithéliome et le cancer, bien qu’étant de natures fort distinctes, se révèlent, du moins à leur début, par des caractères fort semblables.
Les premiers signes fonctionnels sont une hématurie, qui se présente sous des formes très diverses. Tantôt le pissement de sang est très considérable, tantôt il est, au contraire, à peine marqué; mais l'urine présente une couleur rougeâtre, persistante, semblable à du jus de viande, elle renferme du pus, du mucus; les envies d’uriner sont très fréquentes, parfois il existe de la rétention d’urine; enfin, le malade éprouve dans la région hypogastrique des douleurs \ariables dans leur intensité et leurs irradiations.
Ces signes, on le voit, ne diffèrent en rien de ceux provoqués par la présence d’un calcul; ce n’est que plus tard que la cachexie cancéreuse se manifeste par la teinte jaune paille caractéristique.
Les signes physiques sont fournis: 1° par l’examen de la vessie avec la sonde coudée, tandis que par le loucher rectal on évalue l’épaisseur des tissus interposés entre son doigt et la sonde; de même, en palpant la région hypogastrique pendant que le cathéter est dans la vessie, on peut explorer la paroi antérieure de la vessie; par ce procédé on peut reconnaître un squirrhe ou encéphaloïde assez volumineux, mais des fongosités simplement vasculaires ou épithéliales ne pourront être appréciées.
Le toucher rectal est d’autant plus utile que les tumeurs malignes ont l’habitude de se développer sur le bas-fond de la vessie.
L’examen de l’urine peut fournir aussi quelques renseignements, car si une partie de la tumeur se détache, on peut la soumettre au microscope et en reconnaître la nature. On peut encore trouver d’utiles renseignements soit dans la présence de ganglions indurés dans la fosse iliaque,
soit dans la production de tumeurs cancéreuses dans d’autres parties du corps.
Le traitement des tumeurs de la vessie ne peut être que palliatif et doit s’attacher à combattre les principaux symptômes.
1° Contre l'hématurie, Thompson conseille l’alun de potasse et l’alun de fer, 50 centigrammes de chaque, trois fois par jour, dans une solution additionnée de 50 centigrammes d’acide sulfurique, le tout uni à une potion gommeuse de 120 grammes. En même temps on fait chaque jour une injection intra-vésicale composée de 5 à 10 centigrammes de nitrate d'argent pour 100 grammes d’eau, etc.
2° Contre la rétention, il faut opposer les sondages journaliers.
3° Contre la douleur, il faut employer très largement les préparations opiacées, les injections morphinée-s, etc. Dr Léon Moynac,
VESTIBULE. — Nom donné parles anatomistes : 1° à une partie du labyrinthe osseux de l’oreille interne (V. Oreille) ; 2° à cette partie de la vulve limitée en haut par le clitoris, en bas par le méat urinaire, sur les côtés par les petites lèvres. Cette surface haute de 2 centimètres environ, unie et lisse, recouvre le corps du clitoris. La muqueuse qui tapisse le vestibule contient des papilles et un petit nombre deglavides; 3° à la portion du larynx située au-dessus de la glotte (V. Larynx. j p. l.
VÊTEMENTS. — On donne le nom de vêtements, en général, aux diverses pièces d’étoffes et de tissus variés qui servent à couvrir notre corps et à le protéger contre l'influence des agents extérieurs en le modifiant. Sous ce rapport, il faut considérer dans les vêtements : l°la nature des substances qui servent à les former; 2° le pouvoir conducteur du calorique de ces substances; 3° leur texture et leur agencement; 4° leur couleur; 5° leurs propriétés hygrométriques; 6° leur forme.
I. Nature des substances qui servent à former les vêtements. — Les matières employées à la fabrication des vêtements sont empruntées au règne végétal et au règne animal. Celles qui proviennent du règne végétal, sont : le lin, le chanvre, le coton et le caoutchouc. Celles que fournit le règne animal, sont : la laine, les poils de chèvre, d’alpaga, de chameau, de lièvre, de lapin; la plume de certains oiseaux; la soie; les peaux de certains animaux.
II. Pouvoir conducteur du calorique de ces substances. — Les diverses substances que nous venons d’énumérer sont loin de se comporter de la même manière au point de vue du calorique. Les unes reçoivent rapidement la chaleur et la perdent de même, elles sont bonnes conductrices du calorique, c’est-à-dire qu’elles le laissent échapper; les autres, au contraire, ne reçoivent la chaleur que lentement et la perdent de même, elles sont mauvaises conductrices du calorique, c’est-à-dire qu’elles l’emprisonnent. Les premières font des vêtements qui garantissent mal du froid, puisqu’elles laissent pour ainsi dire partir la chaleur de notre corps; les secondes, au contraire, font des vêtements qui garantissent bien du froid, puisque,