‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle d'hygiène publique et privée (volume 2)Chapitre 34 sur 344 · IRR · texte numérisé non relu

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Aux syphilitiques, les pilules dêpuratives du Dr Labarthe au biiodure de mercure ioduré. Si l’iritis a une tendance plastique, remplacer les pilules par les frictions mercurielles à 4 grammes par jour au pourtour des articulations, et par l’iodure de potassium, à la dose de 2, 3 et 4 grammes quotidiennement.

Dans les cas graves on a conseillé les injections sous-cutanées de peptonate de mercure; chaque injection devra contenir de 5 à 10 milligrammes de sublimé. Lorsqué l’iritis est guérie, mais qu'il reste des mouches volantes, les injections sous-cutanées de nitrate de pilocarpine (2 centigrammes par gramme d’eau distillée) sont indiquées. Elles doivent être pratiquées, le malade étant complètement à jeun, de préférence le matin.

L’iritis parenchymateuse semble être un degré plus élevé de Viritis simple.

Quant à l’iritis séreuse ou kératite ponctuée, elle s’associe fréquemment à l’une des deux précédentes. Quelquefois cependant elle évolue seule. Dans ce cas, les exsudats plastiques sont extrêmement rares, et l’on découvre sur la face postérieure de la cornée un fin pointillé, dont l’assemblage affecte une forme triangulaire, et qui est déposé à la surface de la membrane de Descemet. Des petits amas, formés de débris d'épithélium, de molécules graisseuses et de fibrine coagulée flottent quelquefois librement dans l’humeur aqueuse.

Si la tension intra-oculaire s’élevait , il faudrait instiller la cocaïne, et si ce médicament ne suffisait pas, on devrait sans hésitation pratiquer une sclérotomie ou tout au moins une paracentèse.

Quelquefois l’iritis séreuse est la première manifestation d’une ophthalmie sympathique ; dans ce cas, le globe oculaire devra être énuclé du côté opposé, d-- a. Dehènne.

IRRIGATEUR. — Nom donné à des instruments à jet continu, employés en médecine et en chirurgie pour projeter des liquides dans le vagin, la vessie, les fosses nasales, etc., ou sur des plaies. 11 y a des irrigateurs de formes diverses , parmi lesquels nous citerons :

1° L ’irrigateur du DT Aiguisier [fig. 656), d’ailleurs bien connu, qui trouve son emploi dans les injections et dans les lavements; la disposition du robinet qui permet de régler la force du jet le rend bien supérieur à tous les instruments employés pour cet usage.

Pour se servir de cet appareil, il faut :

1° ouvrir la partie supérieure du cylindre qui est à charnière ; 2° verser le liquide, après avoir eu soin de fermer le robinet comme il est disposé dans la figure 656 ; 3° tourner la clef à droite ; 4° ouvrir le robinet. Pour ne pas détériorer l’instrument, il est recommandé de ne jamais y mettre

d’eau bouillante, et d’avoir soin de graisser le piston avec du saindoux et non avec de l’huile.

Fig. 656. — Irrigateur du Dr Aiguisier.

2° L 'appareil à irrigation des plaies [fig. 657) qui sert à projeter les liquides dans le lavage des plaies.

Fig. 657. — Appareil à irrigation des plaies.

Il se compose d’un récipient en verre sur lequel est fixé un bouchon en caoutchouc traversé dans son milieu par un tube plongeant dans le liquide. Sur les deux côtés du bouchon, sont disposés deux tubes, dont l’un est muni d’une canule en mel-

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