‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle d'hygiène publique et privée (volume 2)Chapitre 35 sur 344 · IRR · texte numérisé non relu

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chior par laquelle s’échappe le liquide. L’autre tube est une soufflerie qui fait l’office de pompe aspirante et foulante ; un robinet placé à l’extrémité du premier tube sert à régler la force du jet ; ce dernier peut acquérir une très grande force lorsque le robinet est complètement ouvert.

3°L ’irrigaleur vésical ( fig . 658), qui sert à faire le

lavage de la vessie. Cet apareil se compose d’un tube en caoutchouc de ln,50 de long, dont une extrémité est fixée à l’embouchure du réservoir, et dont l'autre est munie d une canule disposée pour i pouvoir s’ajuster sur la sonde à double courant. Il permet de graduer l’introduction du liquide dans la vessie, en donnant plus ou moins d’élévation au réservoir. p. l.

IRRIGATION. — L’ irrigation est une méthode thérapeutique qui consiste à introduire dans une cavité naturelle, ou bien à faire couler sur une plaie ou un membre congestionné ou contusionné, de l’eau froide ou un liquide médicamenteux.

On prescrit les irrigations continues dans les maladies du vagin et de l’utérus, dans les maladies de la vessie ; on les recommande aussi dans bon nombre d’affections de la bouche, des fosses nasales, des oreilles, des yeux, etc.

Dans les cas de contusions, de plaies, de fractures, il n’est pas de moyen résolutif plus puissant que les irrigations. Elles ont l’avantage de maintenir un refroidissement régulier et constant. La personne qui a reçu un coup, une forte contusion, éprouve tout de suite, sur le point lésé, une vive douleur ; les tissus se gonflent, la peau rougit, la chaleur est excessive. Cet état inflammatoire deviendrait alarmant si on n’y mettait un terme. Les irrigations utilisées à temps calment la douleur, enlèvent l’excès de calorique, diminuent la tuméfaction à tel point que les tissus enflammés se i crispent, se resserrent et se flétrissent, la température s’abaisse, la peau pâlit et se ride, la sensibilité s’émousse. C’est le moment de suspen- | dre l’eau froide, de continuer quelques heures avec l'eau tiède pour ne pas faire subir au malade

un changement trop brusque de température et de cesser ensuite pour s’adresser à un autre traitement.

En moyenne, la durée des irrigations doit se prolonger de 1 à 4 ou 5 jours. Continuées trop longtemps, elles refroidiraient trop les extrémités, feraient affluer la masse du sang vers le centre et pourraient occasionner des inflammations encéphaliques, cardiaques ou pulmonaires fort graves. Supprimées trop tôt , elles n’empêcheraient pas l’inflammation locale de se développer et il pourrait survenir consécutivement, la gangrène, la pourriture d’hôpital, l’érysipèle traumatique, le phlegmon diffus, le tétanos, l’infection putride, en un mot toutes les complications des plaies et des fractures, sans parler des cicatrisations irrégulières et des consolidations vicieuses qui en seraient encore la conséquence. Car les irrigations bien dirigées ne sont pas seulement utiles contre les méningites, les hémorrhagies puerpérales et les hernies étranglées, elles rendent surtout les plus grands services dans les plaies par arrachement, dans les fractures comminutives avec solution de continuité, en préservant souvent le malade de l’amputation du membre; dans les plaies contuses, les plaies de tête profondes, les meurtrissures étendues, en le prévenant contre les dangereuses complications que je viens de mentionner.

Dr Makg Ca.mboulives.

IRRITABILITÉ. — Nom donné par les physiologistes à la propriété spéciale qu’ont tous les éléments anatomiques vivants et, par suite, tous nos tissus et nos organes, de réagir d’une manière spéciale à chacun d’eux, lorsqu’ils sont excités par certains agents extérieurs. p. l.

IRRITANT. — Qualificatif donné, d’une manière générale, à tout agent doué de la propriété d’exciter nos tissus et nos organes au delà des limites normales et, par suite, de changer le rhythme habituel de leurs fonctions, et de produire de l’inflammation, de la chaleur et de la douleur.

On divise les irritants en : irritants mécaniques, (piqûres, coupures, etc.); irritants chimiques (acides, alcalis, etc.); irritants spécifiques (virus, venins, poisons, etc.). p. l.

IRRITATION. — L’irritation est le résultat de l’action exercée par les irritants sur nos tissus ou nos organes. p. l.

ISCHÉMIE. — On donne ce nom, en médecine, à l’arrêt de la circulation artérielle, et à l’état des organes dans lesquels la circulation ne se fait plus, soit par suite de la compression mécanique d’un tronc artériel, soit par suite d’embolie. p. i.

ISCHIATIQUE . — Nom donné parles anatomistes à une artère et à une veine de la région fessière.

L'artère ischiatique, destinée k la partie inférieure de la fesse, est peu volumineuse. Elle naît de l’artère iliaque interne ou hypogastrique, des-

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cend presque verticalement en avant du plexus sacré ; sort du bassin par la partie inférieure delà grande échancrure sciatique, entre le muscle pyramidal et le petit ligament sacro-sciatique, entre l’artère honteuse interne qui est en dedans et le grand nerf sciatique qui est en dehors ; se divise

Fig. 659.

Muscles, vaisseaux et nerfs de la région postérieure de la fesse.

13. Artère ischiatique. — 1, 1'. Muscle grand fessier divisé au niveau de ses insertions supérieures et inférieures. — 2. Muscle moyen fessier, profondément échancré afin de montrer le petit fessier qui lui est sous-jacent et les vaisseaux et nerfs fessiers qu’il recouvre. — 3. Muscle petit fessier. — 4. Grand trochanter. — 5. Muscle pyramidal. — 6. Muscle obturateur interne avec les deux jumeaux qui lui sont accolés. — 7. Muscle carré crural. — 8 Aponévrose fémorale. — 9. Tendon commun des muscles biceps et demi-tendineux. — 10. Muscle demitendineux. — 11. Muscle droit interne. — 12. Artère fessière accompagnée du nerf fessier. — 14. Grand nerf sciatique. — 15. Petit nerf sciatique.

en rameaux transversaux et en rameaux verticaux destinés aux muscles de la couche profonde de la fesse; enfin, elle envoie sur le nerf sciatique un long rameau très grêle, qui l’accompagne jusqu’au centre de la région postérieure de la cuisse.

Les veines ischiatiques présentent la même direction que les artères ischiatiques correspondantes et sont au nombre de 2 pour chaque artère, p. l.

ISCHIO-CAVERNEUX. — Nom donné par les anatomistes à un muscle de la partie latérale du périnée, pair, allongé et aplati, qui va de la tubérosité et de la branche ascendante de l’ischion à la racine du corps caverneux correspondant à laquelle il s’insère, en même temps qu’il envoie quelques fibres jusqu’au ligament suspenseur de la verge. Les deux muscles ischio-caverneux s’entre-croisent en dedans, entre le corps caverneux et le canal de l’urèthre. Les muscles ischio-caverneux concourent à l’é-

rection de la verge , en comprimant contre les branches ascendantes de l’ischion la racine des

Fig. 660. — Périnée chez l’homme.

4, 4'. Muscle ischio-caverneux. — 4. Corps spongieux. — 2, 2', Corps caverneux.— 3. Muscle bulbo-caverneux.— 5. Raphé périnéal. — 6. Aponévrose moyenne dont on a enlevé la partie postérieure afin de laisser voir les fibres antérieures du muscle releveur de l’anus. — 7. Muscle transversal superficiel. — 8. Tubérosité de l’ischion. — 9. Anus. — 10. Face inférieure du releveur de l’anus.— 11. Coccyx.— 12. Muscle grand fessier.— 13. Parties molles et aponévrose périnéale superficielle déjetée en dehors.

corps caverneux gorgés de sang, et en chassant le sang dans le corps de la verge déjà turgescente.

ISCHIO-CLITORIDIEN. — Nom donné par les anatomistes à un petit muscle pair qui est, chez la femme, l’homologue du muscle ischio-caverneux chez l’homme, et présente les mêmes dispositions par rapport aux racines des corps caverneux du clitoris. p. l.

ISCHIO-COCCYGIEN. — Nom donné par les anatomistes à un petit muscle de la région ano-coccygienne, pair, aplati, rayonné, situé entre le muscle releveur de l’anus et le muscle pyramidal, qui s’étend de l’épine sciatique de l’os iliaque au coccyx qu’il maintient solidement dans sa position normale, en se contractant. L. P.

ISCHION. — Nom donné par les anatomistes à la portion inférieure et postérieure de l’os iliaque (V. Iliaque). p. L.

ISCHIOPHAGE. — Nom donné par les tératolo-

gistes à un genre de monstres doubles, dans lequel les deux individus presque complets sont réunis

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dans la région hypogastrique ou pelvienne, ont un ombilic commun, les têtes tournées du même côté, et dont deux des membres inférieurs sont soudés en un seul, comme dans la figure 661, faite d'après

une photographie du professeur Depaul. Chez ce monstre, le pied commun avait six orteils et un des composants était atteint de bec-de-lièvre, p. l.

ISCHURIE. — Synonyme de rétention d’urine (Y. Urine). P. L

ISOLEMENT. — Hygiène publique. — L’isolement est un moyen hygiénique destiné à séparer les individus malades des individus sains, pour prévenir l’extension des maladies contagieuses des premiers aux seconds.

Aujourd'hui que, grâce à de nombreux et remarquables travaux, nous sommes parfaitement éclairés sur la pathogénie des affections contagieuses, la nécessité de l’isolement comme mesure prophylactique est démontrée d’une façon péremptoire et définitive.

Quelles sont les maladies dont l’isolement dans les hôpitaux est nécessaire? — A cette question posée au congrès international d'hygiene, tenu à Paris, en 1878, Fauvel et Vallin ont répondu au nom de la Commission spéciale dont ils étaient rapporteurs: 1“ les fievres éruptives, la variole, la scarlatine et la rougeole ; — 2° la diphlhérie; — 3° le typhus pétéchial et le typhus récurrent, dans les pays où ces deux lièvres sont endemo-épidémiques; — 4° les alléchons puerpérales transmissibles; — a° Certaines épidémies accidentelles, choléra, etc. A ces cinq groupes, il faut, comme le veut Proust, Dictionnaire populaire de Médecine usuelle.

enjoindre un sixième, comprenant la morve, le farcin, la rage et le charbon.

Quels sont les différents modes d'isolement? — L’isolement peut être individuel ou collectif.

Isolement individuel. — L’isolement individuel est celui dans lequel on donne à chaque malade un local spécial. Praticable facilement lorsqu’il s’agit de malades soignés chez eux, il présente de très grandes difficultés d’exécution lorsqu’on veut l’établir dans les hôpitaux. Aussi ne faut-il le réclamer, que dans les cas d’absolue nécessité qui sont, d’après le professeur Proust : 1° les cas accidentels et toujours rares d’une maladie grave et transmissible comme la diphthérie, la morve, la rage et le charbon ; — 2° les cas où il y a coïncidence, chez un même sujet, de deux maladies transmissibles: la scarlatine et la diphthérie, par exemple; — 3° les cas où une maladie suspecte, probablement transmissible, est à son début, où le diagnostic est encore incertain, et où on est indécis sur le choix du service ou de l’hôpital dans lequel doit être transporté le malade; — 4° enfin, les cas de septicémie chirurgicale.

Isolement collectif. — L’isolement collectif peut être pratiqué :1° dans une salle distincte d’un hôpital ; 2" hors de l’enceinte des hôpitaux généraux.

L 'isolement collectif dans une salle distincte d’un hôfii/al général, c’est-à-dire dans une salle séparée du reste de l’hôpital, d’individus affectés de la même maladie contagieuse, est d’une application facile, mais on l’a accusé: 1° d’amener une aggravation de la maladie; 2° de créer des foyers pouvant donner naissance à des épidémies.

La première objection n’est pas applicable à la fièvre typhoïde, à la variole, à la rougeole, à la scarlatine, et même à la diphthérie, ainsi que cela résulte des recherches de Murchison, Colin, Isambert, Vidal, Brouardel, etc.; leurs statistiques démontrent en effet que l’isolement collectif n’aggrave en rien les dangers individuels courus par chaque malade. Mais, en revanche, elle est absolument fondée, en ce qui concerne les accidents des plaies chirurgicales, érysipèle, septicémie, etc., et la fièvre puerpérale.

Quant à la seconde objection, à savoir que l’isolement collectif crée des foyers qui peuvent donner naissance à des épidémies, se répandant dans le voisinage de l’hôpital, voici l’opinion de Fauvel et Vallin : « Tout prouve, disent ces deux hygiénistes éminents, que la diffusion des germes, surtout des germes de fièvres éruptives, est difficile, qu’elle ne se fait guère par l’intermédiaire direct de l’air : une distance de 15 à 30 mètres est, en général, un abri suffisant, pourvu que ni les personnes, ni les choses ne franchissent la zone protectrice qui doit entourer tout centre d’isolement. » Bertillon, moins optimiste, et se basant sur certains faits, relevés par lui dans ses statistiques hebdomadaires, est d’avis que l’on ne doit pa> pratiquer l’isolement collectif dans les hôpitaux situés au milieu d’un quartier où les maisons sont très rapprochées et peuplées d’une population nombreuse et compacte; il faut qu’une couche d’air suffisante puisse balayer les approches de l'hôpital.

L'isolement collectif hors de l’enceinte des hôpitaux généraux se pratique en réunissant tous les

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individus atteints d’une même maladie contagieuse, soit dans un hôpital où existent des services pour plusieurs espèces de ces maladies, soit dans un hôpital spécial pour chaque espèce de maladie contagieuse.

Le premier système est appliqué depuis longtemps en Angleterre, et depuis quelques années dans plusieurs villes d’Europe. C’est ainsi qu’il y a à Londres, à Birmingham, à Manchester, à Copenhague, à Moabit, à Sunderland, etc., des hôpitaux spéciaux, dans lesquels existent plusieurs pavillons séparés, où sont reçus des individus atteints de fièvre typhoïde, de diphthérie, de variole, de rougeole, de scarlatine, etc., et dans lesquels sont organisés d’une façon très complète les appareils de ventilation et de désinfection des vêtements, de la literie, en un mot de tous les objets qui ont servi aux malades ; inutile d’ajouter que ces hôpitaux sont éloignés des quartiers populeux.

Le second système est de beaucoup supérieur au premier et n’a qu’un inconvénient sérieux, celui de coûter beaucoup plus cher à établir.

En France, avouons-le à notre honte, nous sommes très en retard au point de vue de la pratique de l’isolement. Cependant l’Académie de médecine, la Société médicale des hôpitaux, la Société de chirurgie, le conseil de surveillance de l’Assistance publique de Paris, ont à plusieurs reprises demandé la création de services spéciaux isolés. En 1880, même, le Conseil d’hygiène et de salubrité du département de la Seine a demandé la création, à Paris, ou dans les environs, de deux hôpitaux d’isolement destinés à recevoir les enfants atteints de certaines maladies contagieuses, telles que fièvre typhoïde, diphthérie, variole, rougeole, scarlatine, etc. Dans chacun de ces hôpitaux seraient construits des pavillons absolument séparés, ayant chacun son personnel spécial, ses services et ses dépendances distincts, et chaque pavillon ne recevrait qu’un même genre de malades. Nous attendons encore que satisfaction soit donnée au vœu exprimé par le Conseil d’hygiène et de salubrité. D-- Paul Labartue.

ISTHME. — Mot employé par les anatomistes pour désigner certaines parties du corps bien différentes. Ainsi, on appelle isthme de l'encéphale la protubérance annulaire (V. Encéphale) ; — isthme du gosier, l’orifice qui est situé entre les piliers antérieurs du voile du palais et qui fait communiquer labouche avec le pharynx(V. Pharynx); — Isthmedu pharynx, l’orifice formé par les piliers postérieurs du voile du palais qui fait communiquer l’arrière cavité des fosses nasales avec le pharynx (V. Pharynx). p. l.

IVETTE. — L’ivette, appelée aussi germandrée ou petit chêne, est une petite plante herbacée de la famille des labiées, rampante, rameuse, à petites fleurs d’un rose foncé, très commune en France dans les terrains pierreux et au bord des bois. Ses fleurs étaient jadis employées en infusion contre la goutte, on les emploie encore parfois comme tonique appéritif et comme fébrifuge. P. L.

IVOIRE. — Nom donné en anatomie à la subs-

tance osseuse qui forme le corps de la dent. Cette substance est aussi appelée dentine (V. Dent).

Dans le commerce, on donne le nom d’ivoire à la matière qui constitue les défenses de l’éléphant. Cette matière, ramollie par les acides, est employée en chirurgie pour fabriquer des sondes, des pessaires, etc. p. l.

IVRAIE. — L’ivraie trémulente, ou blé des ivrognes, est une plante de la famille des graminées, très commune dans les blés, les orges et les seigles, dont la graine, qui a une grande analogie avec les grains de seigle, renferme des principes vénéneux qui seraient, d’après les recherches des professeurs Filhol et Caillet, de Toulouse : 1° une huile verte qui provoquerait spécialement les mouvements convulsifs et le tremblement; 2° une matière extractive, jaune, visqueuse, d’une saveur âcre et amère, moins active que cette dernière, et provoquant des troubles gastriques et des vomissements.

Le pain dont la farine duquel entre l’ivraie, détermine chez ceux qui le mangent, une série d’accidents sérieux, tels que: étourdissements, céphalalgie, oppression, envies de vomir, troubles de la vue, somnolence, courbature, sueurs, tremblements, avec affaiblissement général. Quelquefois le maladeéprouve de la difficulté à avaler, à respirer et à prononcer les mots. Le plus souvent, tous ces symptômes se dissipent après quelques heures d’un sommeil auquel il est difficile au malade de ne pas succomber.

Le remède contre ces accidents d’empoisonnement par l’ivraie consiste à faire vomir le malade, puis à lui donner des boissons acidulées, telles que limonade citrique, eau vinaigrée, etc.

l)r Paul Labarthe.

IVRESSE. — Hygiène publique. — Loi du 13 février

1873 TENDANT A RÉPRIMERE’lVRESSE PUBLIQUE ET A COMBATTRE LES PROGRÈS DE L’ALCOOLISME.

Article premier. — Seront punis d’une amende de 1 à 5 fr. inclusivement, ceux qui seront trouvés en état d’ivresse manifeste dans les rues, chemins, places, cafés, cabarets ou autres lieux publics. Les articles 474 et 483 du code pénal (Art. 474. La peine de l’emprisonnement aura toujours lieu, en cas de récidive, pendant trois jours au plus. — Art. 483. 11 y a récidive lorsqu’il a été rendu contre le contrevenant, dans les douze mois précédents, un premier jugement pour contravention de police commise dans le ressort du même tribunal), seront applicables a la contravention indiquée au paragraphe précédent.

Art. 2. — En cas de nouvelle récidive, conformément à l’article 483, dans les douze mois qui auront suivi la deuxième condamnation, l’inculpé sera traduit devant le tribunal de police correctionnelle et puni d’un emprisonnement de six jours a un mois et d’une amende de seize à 300 francs. Quiconque ayant été condamné en police correctionnelle pour ivresse, depuis moins d’un an, se sera de nouveau rendu coupable du même délit, sera condamné au maximum des peines indiquées au paragraphe précédent, lesquelles pourront être élevées jusqu’au double.

Art. 3. — Toute personne qui aura été condamnée deux fois en police correctionnelle pour délit d’ivresse manifeste, conformément a l’article précédent, sera déclarée par le second jugement incapable d’exercer les droits suivants : 4° de vote et d’élection ; 2“ d’éligibilité ; 3° d’être appelée ou nommée aux fonctions de juré ou autres fonctions publiques, ou

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