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LAN
fabrique avec les fragments de fronde de laminaria, des tiges cylindriques de diverses grosseurs
Fig. 710.
Laminaria ou laminaire digitée.
que l’on introduit dans les trajets ou canaux naturels ou accidentels que l’on veut dilater. p. l.
LAMINEDX (Tisso). — Synonyme de tissu cellulaire (X. Cellulaire).
LAMOTTE (eaux minérales de). — Lamotte est un petit hameau du canton de La Mure, situé dans le departement de l'Isère, à 30 kilomètres de Grenoble, qui possède des eaux minérales chlorurées sodiques, sulfatées sodiques et carbonatées calciques et magnésiqucs, dont la température varie de 57 à 62 degrés. Elles sont employées surtout en bains, en douches et en. vapeurs, contre les rhumatismes, la sciatique, les engorgements scrofuleux, les tumeurs blanches et les coxalgies. p. L.
LAMPROIE. — La lamproie est un poisson facilement reconnaissable à son corps anguilliforme, très long et cylindrique, recouvert d’une peau verdâtre, marbrée de jaune, ne présentant aucune écaille visible et muni de nageoires dorsales, à sa tète étroite et allongée et à sa bouche en forme de disque, dépourvue de barbillons, et armée de dents très nombreuses.
C'est un poisson de mer qui remonte les rivières pendant l'été, au moment du frai. Sa chair, d'une saveur agréable et délicate mais d’une digestion difficile, est assez recherchée ; celle du mâle est préférée à celle de la femelle. La lamproie se mange
comme l’anguille, en matelotte ou à la mayonnaise. En Angleterre, on en fait des pâtés fort goûtés des gourmets. p. l.
LANCETTE. — On donne ce nom à un petit instrument de chirurgie formé d’une lame d’acier très mince, pointue, tranchante des deux côtés au voisinage de la pointe, fixée par son talon à deux plaques minces de corne ou d’écaille, mobiles autour du pivot qui les réunit, de façon à pouvoir découvrir la lame- à volonté. Suivant que la pointe est large ou étroite, la lancette est appelée : lancette à grain d'orge, lancette à grain d'avoine ou lancette à langue de serpent. On se sert de cet instrument pour pratiquer la saignée, pour vacciner et pour ouvrir les abcès superficiels. p. l. •
LANCINANT. — Qualificatif donné à une variété de douleur qui donne à celui qui l’éprouve la sensation d’un coup de lancette. Ainsi les douleurs que l’on éprouve lorsqu’on a un panaris, un anthrax, un furoncle, un phlegmon, sont des douleurs lancinantes. p. l.
LANGOUSTE. — La langouste est un crustacé vivant dans la mer, qui ne diffère du homard que par ses pattes antérieures, épaisses et rugueuses à leur point d’émergence, qui se terminent brusquement par deux appendices fins et bardelés, dirigés en arrière et dépassant la longueur de l’animal. Tout ce que nous avons dit du homard comme aliment s’applique à la langouste (V. Homard).
LANGRUNE (bains de mer de). — Langrune est une petite station maritime située dans le Calvados, à 15 kilomètres de Caen, où l’on trouve une plage sablonneuse et un petit établissement de bains.
LANGUE. — Anatomie. — La langue est l’organe principal du goût{X. ce mot); elle sert aussi à la production de la parole en même temps qu’elle aide au fonctionnement du premier acte de la déglutition dans la bouche.
Elle a la forme d’un cône aplati; verticale dans sa moitié postérieure appelée pharyngienne , elle devient horizontale dans sa moitié antérieure ou buccale. En arrière, elle est unie à l’épiglotte, par les replis glosso-épiglottiques, au nombre de trois : un médian, et deux latéraux ; sur les côtés, elle se confond avec la muqueuse pharyngienne. Sa face supérieure ou dorsale est marquée d’un sillon antéro-postérieur sur lequel les rangées de papilles viennent tomber obliquement comme les barbes d’une plume sur leur tige. Sa face inférieure est lisse; sur sa ligne médiane, on trouve un repli de la muqueuse appelé filet ou frein de la langue. Les bords arrondis de la langue sont en rapport avec la mâchoire inférieure.
La langue se compose d’un squelette qui donne attache à des muscles que recouvre la muqueuse. Le squelette est formé par I’oj hyoïde et par deux membranes fibreuses, dont l’une verticale et médiane est appelée fibro-cartilage médian et l’autre
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nommée hyo-glossienne, est transversale et utéropostérieure. Les muscles, au nombre de 17, s’insèrent sur ce squelette : ce sont les génio-glosses, les stylo-glosses, les hyo-glosses , les palato-glosses, les pharyngo-glosses , les amygdalo-glosses, les linguaux inférieurs, le muscle transversal et le lingual supérieur.
La muqueuse linguale recouvre tous ces muscles
Fig. 711. — Langue (face dorsale).
1. Foramen cæcum. — 2,2. V lingual formé par les papilles caliciformes.—3,3. Papilles fongiformes disséminées sur la surface de la langue. — 4, 4, S, 5. Papilles filiformes hérissant toute la surface de la langue. — 6, 6. Glandes folliculeuses occupant la base de la langue en arrière du V lingual. — 7, 7. Amygdales. — 8. Épiglotte. — 9. Ligament glosso-épigloltique.
à la façon d’une enveloppe. Sa surface présente une couleur et un aspect variable, en rapport avec celui des voies digestives; c’est pour cette raison que les médecins regardent presque toujours la langue des malades. Après le repas, elle est rosée, tandis qu’elle est blanche avant le repas, surtout à jeun. Cette différence de coloration est due à ce que les cellules épithéliales sont entraînées au moment de la mastication et laissent voir alors la couleur rosée de la langue (V. plus bas).
La muqueuse est formée de deux couches, l’une profonde, le derme; l’autre superficielle, l’épithélium, qui est pavimenteux. Seule, la partie buccale de la langue sert à la fonction du goût; en effet, ce n’est que dans cette portion que l’on rencontre les papilles. Ces saillies sont de quatre espèces : papilles caliciformes, papilles fongiformes, papilles corolliformes et papilles hémisphériques.
Les papilles caliciformes , au nombre de dix ou de douze, sont situées à l’union des portions pharyngienne et buccale de la langue. Elles sont disposées sur deux lignes, qui viennent se réunir à angle aigu au niveau d’un trou connu sous le nom de foramen cæcum ou trou borgne. Ce trou
n’est autre chose qu’une papille. Il est situé au sommet du V lingual, dont les branches sont formées par les autres papilles caliciformes. Celles-ci sont constituées par une grosse papille centrale faisant saillie au milieu d’une dépression, qu’en-
Fig. 712. — Coupe d’une papille caliciforme du V lingual à un fort grossissement.