LAU
qu’à ce qu’elle soit réduite à 600 grammes. On la laisse alors refroidir, on y ajoute l'alcool et on filtre à nouveau, au bout de vingt-quatre heures. 4 grammes de laudanum de Rousseau correspondent environ à 1 gramme d’opium et à 50 centigrammes d’extrait d’opium.
En France, le laudauumde Sydenham est beaucoup plus employé que le laudanum de Rousseau. Ses indications sont celles de Yujâuin ce mot), p. l.
LAURIER-CERISE. — Le laurier-cerise est un arbrisseau indigène de la famille des Rosacées, à tige haute de 5 à 8 mètres, à fleurs axillaires blanches, petites, très odorantes et dont le fruit est une drupe ovoïde, ayant la forme et la couleur des
Fig. 741. — Laurier-cerise.
guignes, la saveur fade et douceâtre. Les feuilles alternes, persistantes, toujours vertes, luisantes, denliculées. renferment de l’huile volatile, de' l’acide cyanhydrique, du tannin, de la chlorophylle et un principe amer particulier; elles exhalent, par le froissement, une odeur d’amandes amères qu’elles doivent à la présence de l’huile essentielle. Elles perdent par la dessiccation la plus grande partie de leurs propriétés. On s’en sert souvent pour aromatiser le lait et les cremes, mais il faut s’en défier à cause de l’acide prussique quelles contiennent. La décoction de trois ou quatre feuilles dans du lait est suffisante pour causer de graves accidents.
A faible dose, le laurier-cerise est calmant, antispasmodique, et légèrement antiphlogistique. Il se donne à l’intérieur c. ntre les accès d asthme et d’hystérie, contre la coqueluche, les toux nerveuses, les affections catarrhales, la bronchite et la pneumonie; à l’extérieur, contre le cancer et les ulcères douloureux. Il se prescrit le plus souvent en eau distillée, quelquefois en infusion, huile essentielle, cataplasmes, liniments, cérats et pommades.
Sans contredit, l’eau distillée est la préparation de laurier-cerise la plus fréquemment employée, elle a une action d’autant p'us efficace qu’elle est plus récente. On la prend par cuillerée à la dose de 5 à ?5 grammes dans une po ion calmante.
L’infusion a\ec une ou deux feuilles fraîches pour 500 gramme d'eau ou de lait constitue un excellent moyen pour combattre les toux nerveuses, si communes chez les femmes.
Quant à l’huile essentielle, elle est douée d’une extrême éneigie ; 2, 3 ou 4 gouttes suspendues dans un véhicule calmant et administrées par doses fractionnées dans les vingt quatre heures suffisent dans la majorité des cas. On fait encore avec cette huile des liniments, cérats et pommades qu’on prescrit en frictions contre les tumeurs douloureuses.
DrMARC. CaMBOULIVES.
LAURIER SAUCE. — Le laurier sauce, appelé aussi laurier commun, laurier d' Apolim, est un bel arbre de la famille des Lauracées, originaire de l’Asie mineure, que l’on trouve aujourd'hui dans
Fig. 7 42. — Laurier-sauce.
presque tons nos jardins, dont on utilise les diver- 'Ps parties en médecine et dans l’art culinaire. Ses fruits ou baies contiennent une huile grasse, de couleur verte, aromatique, que l’on emploie en friction à l’extérieur, dans les rhumatismes. Ils entrent dans la composition du baume de Finravanti, de l'orviétan, etc. Les feuilles sont surtout utilisées dans la cuisine comme stomachiques et aromatiques, mais il faut les employer avec prudence, parce qu’elles sont excitantes et à haute dose produisent des effets narcotiques. On fait avec les baies et les feuilles une pommade dont voici la formule :
Feuilles récentes de laurier 500 grammes.
Baies de laurier 500 —
Axonge 1000 —
qu’on emploie quelquefois en frictions dans les rhumatismes articulaires. Avec le professeur Bouchardal je préfère à celte pommade l’huile de laurier extraite des baies. p. l.
LAN