‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle d'hygiène publique et privéeChapitre 100 sur 238 · CED · texte numérisé non relu

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Fig. 231.

2t, Veine cave inférieure. — 1. Trou par lequel passe la veine cave inférieure. — 1. Diaphragme vu par sa face inférieure. — 2. Œsophage. — Ouverture aortique du diaphragme. — o. Muscle carré des lombes. — !■ Muscle transverse de l'abdomen. — 7. Portion iliaque du muscle psoas iiiaque ; on voit qu'elle tapisse toute la face interne de la fosse iliaque ; la longue portion descend sur les côtés de la colonne lombaire. — 8. Muscle pi'Ctiné. — 9. Muscle couturier. — 10. Muscle tenseur du fascia lata. — tl. — Muscle triceps fémoral. — 12. .Vorte. — 13. .\rtère iliaque primitive droite. — H. Artère iliaque interne ou hypogastrique. — 13. Artère iliaque externe. — 16. Tronc cœliaque. — 17. Artère mésentérique supérieure. — is. Artère rénale. — 19. Artère spermatique. — 20. Artère mésentérique inférieure. — 21. Artère circonflexe iliaque. — 22. Artère épigastrique. — 23. Artère et veine sacrée moyenne. — 2i. Veine rénale. — 25. Veine iliaque primitive du côté gauche. — 26 Veine spermatique. — 27. Reins. — 2H. Capsule surrénale. — 29. Uretère. — 30. Uectum. — 31. Vessie. — 32. Canal déférent. — :33. Veine saphène interne. — 31. Ligament suspenseur de la verge, — 35. Arcade crurale. — 36. Nerf crural placé entre les deux portions du muscle psoas iliaque.

nale ou ascendante, reçoit le sang veineux qui vient lie toute la région sous-diapitragmatiquc du corps. Klle est l’orméc par la réunion des deux veines iliaques primitives au niveau de l'articulation de la quatrième vertèbre lombaire avec la cinquième; de là elle monte verticalement le long de* la partie

CÉCITÉ. — On appelle ainsi l’état d’un individu privé de la lumière, aveugle par suite d'une amaurose, d’une cataracte ou de diverses autres affections des yeux. p. l.

CÉDRON. — Le cédron est un arbre de la famille des simaroubées, originaire des régions tropicales de l’Afrique, ayant l’aspect et le port d’un palmier, dont les fruits et les semences sont doués de propriétés fébrifuges manifestes, quoique moins sûres que celles du sulfate de quinine, et passent, mais à tort, pour un antidote des morsures des serpents et des chiens enragés. L’action du cédron paraît due à un principe résineux, très amer, très soluble dans l’eau et non cristallisable, désigné sous le nom de cédrine. D’après les expériences de Dujardin- Beaumetz et Respetro, communiquées en 1881 à l’Académie des sciences, la cédrine tue un lapin à la dose de 10 centigrammes, et 4 milligrammes en injection hypodermique chez l’homme provoquent des vertiges. P. u.

l’oreillette droite, s’ouvrant à la partie supérieure de cette cavité. Dans ce trajet, elle reçoit au niveau du péricarde, la grande veine azygos qui s’ouvre dans sa partie postérieure.

La veine cave inférieure appelée encore abdnnv'-

latérale droite de la colonne vertébrale, parallèlement à l’aorte, se dirige un peu à droite au niveau du foie, passe dans le sillon qui se trouve à la face inférieure et au bord postérieur de cet organe, traverse le diaphragme, soulève le feuillet séreux du péricarde dans une étendue de 3 à 4 centimètres, se dirige à gauche et va s’ouvrir dans la partie inférieure et postérieure de l’oreillette droite du cœur. Dans ce trajet, (die reçoit les veines sus-hépathiques, sacrée moyenne, lombaires, spermatique gauche, rénales, capsulaires moyennes et diaphragmatiques inférieures .

D'' Paul Ladarthe.

CAVIAR. — On donne ce nom à un aliment préparé avec les œufs de différentes espèces de poissons, mais principalement avec les œufs d’esturgeon. La variété d’esturgeon connue sous le nom de sterlet est celle qui fournit le caviar le plus délicat et le plus recherché. C’est surtout en Russie, où l’esturgeon est très commun, que le caviar joue un grand rôle dans l’alimentation. Et, de fait, d’après Payen, il renfermerait plus de substances assimilables que la viande de bœuf; on le prépare en salant les œufs lavés et débarrassés de leur pellicule, et en les entassant dans des barils où on les conserve, p. u.

CAYAPONA. — On appelle ainsi un arbre du Brésil de la famille des cucurbitacées, dont le principe actif, connu sous le nom de cayaponine, est employé avec succès au Brésil et dans l’Amérique centrale, comme purgatif. La cayaponine est très active et purge sans douleur ni coliques à la dose minime de cinq à six milligrammes , en provoquant des selles séreuses et abondantes. p. L.

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CEINTURE. — Considérée comme partie du vêtement, la ceinture est une bande d’étoffe ou de cuir, de largeur et de forme variables, destinée à entourer le corps au niveau des hanches et de la paroi abdominale, pour retenir le pantalon, ou pour renforcer les parois abdominales chez ceux qui se livrent à des exercices et à des efforts violents, ou encore pour préserver l'abdomen et le bas des reins de l’action du froid.

Considérée au point de vue chirurgical, la ceinture est un appareil en coutil, eu tissu élastique ou en peau de chien, muni de boucles, qui prend son point d’appui sur toute la circonférence qu’il enveloppe. Les ceintures prennent le nom d’o6(io7nma/e, à' hypogastrique ou d’ombilicale suivant qu’elles sont destinées à être employées chez la femme dans les maladies des organes du petit bassin ou pour contenir les hernies ombilicales (V. Abdominale, Hypogastrique, Ombilicale). p. l.

CEINTURE HUMIDE. — La ceinture humide est un procédé hydrothérapique qui consiste en une compresse mouillée placée sur la région épigastrique, abdominale et hypogastrique, maintenue par une compresse sèche ou par une ceinture molleton. Ce n’est en somme qu’une compresse excitante qui peut rester appliquée pendant longtemps; quelques malades la gardent pendant le repas, à la promenade et même toute la nuit.

La ceinture que nous employons habituellement se compose d’une bande de toile assez large pour couvrir l’épigastre et le ventre, et assez longue pour faire trois ou quatre fois le tour du corps. A l’une des extrémités sont attachés deux ou trois rubans qui servent à la fixer. Pour l’appliquer, on mouille l’extrémité qui n’a pas de rubans, on exprime l'eau qu’elle contient et on place la partie humide sur la région abdominale en ayant soin d’éviter qu’elle forme des plis ; on recouvre avec soin cette portion de ceinture avec ce qui reste de la bande de toile, de manière à empêcher l’air de pénétrer. Le malade s’habille, puis se promène ou se repose, suivant les circonstances et conserve la ceinture environ deux ou trois heures. Cette application qu’on peut, du reste, renouveler plusieurs fois dans la même journée, détermine une excitation dont l’influence est incontestable sur les engorgements chroniques et sur l’atonie des différents organes contenus dans l’abdomen, sur le météorisme, sur la constipation et sur cet état morbide qu’on désigne sous le nom de pléthore abdominale.

D'' béni-Barde.

CÉLERI. — Le céleri n’est autre chose que Vache des marais {\. Ache) cultivée pour notre alimentation sous forme de céleri ordinaire et de céleri-rave. En salade ou à la Russe, le céleri est d’une digestion difficile, malgré sa saveur; cuit au jus, au contraire, il devient facile à digérer. De toutes les façons, c’est un aliment peu nourrissant. p. l.

CELLES (EADX MINÉRALES DE). — Celles est un petit hameau, situé dans l’Ardèche, à quelques minutes de La Voulte, dont les eaux minérales bicarbonatées' calciques, très chargées d’acide carbonique, sont ad-

ministrées en bains, en boisson, en douches, et l’acide carbonique en inhalations, dans un établissement confortable, aux malades atteints de lymphatisme, de scrofule, de maladies de l’appareil respiratoire, et de certains engorgements de l’utérus.

CELLULAIRE. — Qualificatif dont la signification varie suivant le mot auquel on l’applique.

Tissu cellulaire. — On donne le nom de tissu cellulaire, conjonctif ou lamineux, à un tissu qui est destiné, à combler les intervalles que les organes laissent entre eux, à les isoler les uns des autres, à les protéger et à faciliter leurs mouvements. Il est répandu à peu près par tout le corps et présente trois variétés : le tissu cellulaire sous-cutané, le tissu cellulaire profond ou sous-aponévrotique et le tissu cellulaire splanchnique.

Le TISSU CELLULAIRE sous-cüTANÉ forme au-dessous de la peau une couche, partout en communication avec elle-même, qui occupe tout l’espace compris entre la peau et l’aponévrose et qui communique en plusieurs points avec le tissu cellulaire sous-aponévrotique, notamment à la racine des membres. Velpeau divisait le tissu cellulaire en deux couches : la première ou couche aréolaire, située immédiatement sous le derme, renferme une plus ou moins grande quantité de graisse, et la couche lamelleuse ou fada super ficiales, plus profonde, disposée en membranes ou lamelles, entre lesquelles serpentent les veines et les nerfs sous-cutanés.

Le TISSU CELLULAIRE PROFOND OU SOUS-APONÉVRO- TIQUE entoure les muscles, les vaisseaux etles nerfs et est aussi partout en continuité avec lui-même.

Il accompagne les vaisseaux et établit ainsi une communication importante entre le tissu cellulaire sous-cutané et le tissu cellulaire splanchnique.

Le TISSU CELLULAIRE SPLANCHNIQUE est rare dans la cavité crânienne, où il en existe à peine une très légère couche qui concourt à la formation de la pie-mère ; celui du thorax est situé dans le médiastin qu’il occupe tout entier, formant une sorte d’atmosphère cellule- graisseuse dans laquelle sont plongés tous les organes de cette région importante ; celui de la cavité abdominale est rare et serré autour des viscères, sous le péritoine viscéral et très abondant à la face profonde du péritoine pariétal, surtout dans les régions lombaire, pelvienne et iliaque.

Le tissu cellulaire qui se présente à l’œil nu sous l’aspect de lamelles rosées sur le vivant et blanchâtres sur le cadavre, est constitué essentiellement par des lamelles minces, limitant des aréoles ou cellules communiquant entre elles et dans lesquelles est déposée la substance graisseuse. Lorsque cette substance graisseuse existe dans des proportions considérables, on dit que l’individu est atteint de polysarcie (V. ce mot). i

Le tissu cellulaire joue un rôle considérable dans , les phénomènes de {'inflammation et de la suppuration (V. ces mots). |

Théorie cellulaire. — On donne ce nom à une , théorie d’après laquelle la cellule serait l’origine de tous les autres éléments anatomiques qui conipo- ;

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sont nos tissus. Tous ccs cléments dériveraient directement, et par un simple changement de forme ou par soudure, des cellules qui, primitivement constituent rembryon. D" Paul Labarthe.

CELLULE. — La cellule est la forme la plus élémentaire de l'organisnie vivant, le corps le plus simple, irréductible en parties plus simples, autrement que par destruction mécanique ou par décomposition chimique. La cellule, en un mot, est l’élément anatomique par excellence, d’où dérivent toutes les autres formes d’éléments anatomiques. Sa forme, primitivement sphérique, peut devenir polyédrique, aplatie, lamellaire, étoilée, etc., et ses dimensions, généralement égales dans tous les sens ou à peu près, varient de 1 millième de millimètre à un dixième. En général, incolore et très élastique, la cellule, lorsqu'elle est complète, se compose d’une masse fondamentale ou corps pleine ou creusée d’une cavité et pourvue d’un noijau contenant un ou plusieurs nucléoles . Beaucoup de cellules ne possèdent pas de cavité et sont par conséquent dépourvues d’enveloppes; elles ont reçu le nom de pro'oblastes. La cellule peut aussi manquer de noyau et par suite de nucléoles.

Les cellules sont des éléments anatomiques vivants, ayant une existence propre, indépendante; elles sont le siège de phénomènes nutritifs d’assimilation et de désassimilation, présentent des mouvements vibratiles et contractiles, se développent, se reproduisent en se segmentant et se changent en éléments anatomiques tels que fibres, canaux, tubes, etc., enfin, disparaissent en tant que cellules par chute mécanique, par transformation chimique, graisseuse le plus souvent, ou par liquéfaction en fournissant des matériaux à différentes secrétions. D' Paul Labarthe.

celluloïd. — Hygiène industrielle et privée.

— Le celluloïd est un produit industriel inventé en 1869 par un Américain nommé llyati, mais qui n’a pris une place importante dans la fabrication des articles de Paris que dans ces dernières années. L’est nn corps solide, un peu plus pesant que l’eau, insoluble dans ce liquide, d’un aspect corné, qui sert à imiter l’ivoire, l’ébène, le corail, le lapis, l'ambre, l’écaille, etc., et avec lequel on fabrique des billes de billard, des peignes, des bagues, des broches, des boucles d’oreille, des porte-cigares, des étuis à cigarettes, des montures de lorgnon, des incrustations de bois de meubles, des pierres lithographiques et une foule d’autres objets.

Le celluloïd est une sorte de fulmi-coton légèrement modifié, coloré diversement et mélangé avec du camphre et d’autres corps gras et résineux, tous plus inflammables les uns que les autres. Voici comment M. Besançon, dans son rapport sur les travaux du Conseil d’hygiène de la Seine, décrit les procédés employés pour sa fabricalion ;

« Sur une feuille de papier qui se déroule d’une manière continue, tombe un jet de liquide com- |»osé de O parties d’acide sulfurique et de 2 parties d acide nilri(iue, lequel transforme la cellulose en une .sorte de. pyroxyline (fulmi-coton); celle-ci est pressée pour enlever l’excès d'acide, puis lavée à Diction.naibe populaire oe Méiiecine usuelle.

grande eau jusqu’à disparition complète de toute trace d’acides. La pâte lavée, égouttée, séchée en partie dans une essoreuse, est broyée dans un moulin, puis mélangée avec du camphre. Le tout est repassé sous les meules, comprimé fortement et séché sous une presse hydraulique entre des feuilles de papier joseph, coupé, broyé,- laminé, et enfin comprimé de nouveau dans des appareils spéciaux convenablement chauffés, d’où le celluloïd sort sous forme de plaques ou de baguettes translucides et élastiques. »

La fabrication du cellulo'ïd, on le voit, expose à des dangers d’incendie et à des accidents de brûlures, qui nécessitent de la part des industriels et des ouvriers un certain nombre de précautions formulées dans un arrêté du 7 octobre 1880, d’après l’avis du conseil d’hygiène et de salubrité de la Seine.

Tous les objets fabriqués avec le celluloïd, lorsqu'ils sont un peu détériorés par l’usure, sont susceptibles d’entrer en combustion immédiate et d’être complètement détruits dès que la moindre étincelle de feu les atteint. Cette combustion peut être comparée à celle du phosphore, ou bien encore à celle d’une traînée de poudre. Les exemples d’accidents ne sont pas rares parmi les personnes qui portent des objets de toilette ou des parures en celluloïd.

M. Voinesson a vu la pelite fille d’un gardien de la paix qui a eu les cheveux brûlés par la combustion d’un peigne de cellulo'ïd en s’approchant trop près du feu ; une autre dont la tête a été complètement brûlée pour avoir approché trop près d’une lampe ses cheveux relevés par un peigne de celluloïd; il a vu aussi une ouvrière en perles, qui avait au doigt une bague de cellulo'ïd imitant un serpent et qui s’est fait une brûlure très grave en allumant un réchaud. Moi-même, j’ai vu une petite fille jouant avec sa poupée, dont la tête, les oreilles et le cou étaient ornés de peignes, boucles d’oreilles et collier en celluloïd, brûler sa poupée qu’elle avait approchée d’une bougie et se brûler la figure et les mains en cherchant i.à éteindre le feu. Ces exemples suffisent, je pense, pour montrer tous les dangers des bijoux en celluloïd et faire comprendre à combien de dangers et d’accidents ils exposent ceux qui en sont porteurs. D" Paul labarthe.

CELLULOSE. — On donne ce nom à un principe organique qui forme la partie fondamentale et essentielle des cellules végétales et que certains acides, l’acide sulfurique entre autres, transforment en dextrine. p. l.

CENTAURÉE ipetitei. — La petite centaurée, appelée aussi érethrée, he>be au centaure, est une jolie plante annuelle, de la famille des gentianées, très commune en France où on la rencontre dans les bois taillis, au bord des haies et dans les prairies, à tige grêle un peu quadrangulaire, de 23 à 30 centimètres de hauteur, à feuilles opposées, sessiles, ovales, d’un vert jaunâtre, et à jolies fleurs d’un rose tendre, qui s’épanouissent en juillet et août.

Les fleurs sont la seule partie usitée en médecine. D’une odeur très faible, elles ont une saveur

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amère franche très prononcée et jouissent de propriétés toniques apéritives, stomachiques, carminatives, fébrifuges et vermifuges. On les emploie comme tonique apéritif dans l’anorexie ; comme stomachique dans les dyspepsies douloureuses; comme carminatif contre les flatuo.sités gastrointestinales, en poudre à la dose de 4 à 10 grammes, ou mieux en infusion à la dose de 10 à 30 grammes

Kig. 23o.

Petite centaurée.

pour un litre d’eau avec laquelle on coupe le vin aux repas. On les conseille en décoction concentrée administrée en lavements froids contre les oxyures vermiculaires. Enfin, ses propriétés fébrifuges sont souvent mises à profit contre les fièvres intermittentes ordinaires, comme adjuvant du quinquina. Dans ces cas, on associe parfois la petite centaurée à la gentiane ou à la camomille.

D'' Paul Labarthe.

CÈPE. — (Voyez Champignon.)

CÉPHALALGIE. — Le mot céphalalgie sert à désigner une douleur de tête, ainsi que l’indique son étymologie.

Il est une chose digne .de remarque, c’est que le siège anatomique et la physiologie pathologique de la céphalalgie sont encore inconnus.

La céphalalgie peut être générale, c’est-à-dire étendue à toute la tête, mais elle est plus souvent partielle et limitée soit à une moitié latérale (hémicrânie), soit à une région (frontale, occipitale), soit à un point (clou hystérique). Son intensité est très variable ; elle est aiguë ou sourde, légère ou violente, passagère ou continue; c’est tantôt une gêne, une lourdeur, une sensation de chaleur, de tension.

de constriction, tantôt des éclairs de douleur, des déchirements, des pulsations, etc.

Il est rare que la céphalalgie ne s’accompagne pas de quelques troubles dan s les organej des sens (bourdonnements d’oreille, grande sensibilité à la lumière, etc.), et qu’elle n’étende son influence au delà du domaine cérébral, en particulier sur les voies digestives, d’où anorexie, nausées, vomissements. Le malade est fatigué, courbaturé, triste ; il recherche le calme, le silence, l’obscurité, etc.

La marche de la céphalalgie n’a rien de fixe ; elle est continue,-! ntermittente, périodique, nocturne, etc. Sa durée présente les mêmes variétés que ses autres caractères.

La céphalalgie se rencontre dans un grand nombre d'affections très différentes, que nous allons passer en revue en adoptant l’ordre suivant ;

A. Céphalalgies liées a une lésion orga.mque de LA TÊTE. — 1° De la peau, des muscles et tissus fibreux, des os du crâne. — Les téguments du crâne peuvent être le siège d'érysipèle, Ae phlegmon; on les reconnaît au gonflement œdémateux du cuir chevelu, devenu sensible à la pression, à l’engorgement douloureux des ganglions, etc.

Le nerf sous -occipital et les filets du trijumeau qui se rendent au cuir chevelu peuvent être atteints de névralgies ; il en résulte des éclairs de douleurs sur le trajet des nerfs malades, douleurs réveillées par une pression exercée au niveau des points d’émergence des principaux rameaux nerveux; ces douleurs reviennent par accès, accès parfois périodiques.

Le rhumatisme du cuir chevelu, c’est-à-dire du muscle occipito-frontal, n’est point rare chez les personnes chauves, chez celles qui, pour un motif quelconque, ont la tête exposée au froid; il se traduit par une douleur superficielle générale augmentant par la pression ; cette douleur se distingue des névralgies en ce qu’elle est continue et générale au lieu de revenir par accès et de suivrç le trajet d’un nerf.

Le clou hystérique, localisé dans un point de la tête, s’observe chez les personnes nerveuses, au milieu d’un ensemble de symptômes très significatifs.

Les douleurs de tète de nature .syphilitique, douleurs si remarquables par leur intensité et leurs exaspérations nocturnes, se rattachent souvent à l’ostéo-périostite, à la nécrose, aux gommes des os du crâne; mais elles peuvent être indépendantes de toutes lésions appréciables; on les reconnaît à l’existence d’autres manifestations syphilitiques.

Le coryza peut produire une céphalalgie frontale très vive par extension de la phlegmasie aux sinus frontaux; l’otite peut entraîner la carie des os du crâne', des méningo-encéphalites, etc.

Les maladies du fond de l’œil, et surtout le glaucome, donnent lieu à des douleurs de tête circumorbitaires fort remarquables.

2“ Des centres nerveux. — La douleur de tête est très vive dans la première période des méningites; elle arrache au malade des cris plaintifs.

Le ramollissement cérébral donne lieu à une douleur de tête fixe, se prolongeant pendant des mois, des années, jusqu’à la désorganisation complète des

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parties malades; raflaiblisscmcnt graduel de l’intelligence et de la motilité, les attaques apoplectiques caractérisent la nature de la maladie.

Les congestions cérébrales s’accompagnent d’un sentiment de pesanteur et d’embarras plutôt que d’une douleur véritable.

Les tumeurs du cei^'eau peuvent être l’occasion de douleurs fixes accompagnées de convulsions épileptiformes, de paralysies partielles, etc.

B. Céphalalgie daxs les fièvres. — Toute fièvre, quelle qu’en soit la nature, le point de départ, la durée (fièvres éruptives, fièvre typhoïde, fièvres paludéennes, fièvre traumatique, etc.), détermine une céphalalgie dont la valeur séméotique est rendue bien faible par cette généralisation.

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