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sières, malpropretés et parfois même de molécules nuisibles ou toxiques, devraient perdre la déplorable habitude qu’ils ont de ne changer que tous les dimanches, et de ne pas conserver la même chemise plus de 3 jours. Je sais bien que cela augmenterait de quelques sous leur compte de blanchissage, mais ils rétabliraient l’équilibre du budget, en supprimant deux petits verres par semaine, et leur santé s’en trouverait doublement mieux. p. l.
CHÉMOSIS. — On donne ce nom au gonflement œdémateux de la conjonctive qui forme autour de la cornée un bourrelet circulaire plus ou moins épais, et qui est occasionné le plus souvent par les conjonctivites, les kératites, les orgelets, etc. (V. ces mots). P. L.
CHEVAL (VIANDE DE). — La viande de cheval a été utilisée pour l’alimentation de l’homme dès la plus haute antiquité, puisque Ptolémée avait donné aux Sarmates le nom d’hippophages, mangeurs de chevaux. Après une propagande persévérante de M. Isidore Geoffroy Saint-Hilaire, du comité de la viande de cheval et surtout de son zélé secrétaire général, le savant vétérinaire Decroix, que l’on peut appeler l’apôtre de l’hippophagie, la vente de la viande de cheval a été autorisée en France par une ordonnance de police du 9 juin 1866, et le siège de 1870-1 871 aidant, la viande de cheval est entrée de plein pied dans notre alimentation. On peut se rendre compte de la place importante qu’elle y a prise, en consultant le tableau suivant, publié par M. Decroix, qui donne le relevé exact du nombre des chevaux livrés à l’alimentation des parisiens, de 1866 à 1872.