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choses environnantes », est employé dans le langage de l'hygiène pour désigner tout ce qui agit sur l’homme par une influence extérieure, par exemple les climats, ratmosphère, la température, etc. p. l.
CIRE. — On donne ce nom à une matière jaune, opaque, solide, d'un goût faible et aromatique, presque inodore, molle et malléable à la chaleur, dure et cassante à basse température, produite par les abeilles qui s’en servent pour construire les alvéoles dans lesquelles elles déposent leur miel. La cire blanche n’est que de la cire jaune décolorée par l’action de l’air et de la lumière.
Employée autrefois en émulsion contre la diarrhée, la cire jaune n’est plus employée aujourd’hui qu’en pharmacie pour faire du cérat, et pour préparer un certain nombre d’emplâtres et d’onguents. P. L.
CIRRHOSE. — (V. Hépatite.)
CIRSOCÈLE. — Nom donné à la dilatation variqueuse des veines du scrotum et du cordon ("V. Varicocèle). P. L.
CISEAU. — On appelle ainsi en chirurgie un instrument composé d’une tige d’acier aplatie, tranchante à une de ses extrémités, assez semblable à celui dont se servent les menuisiers, employé pour pratiquer certaines opérations chirurgicales, principalement pour sectionner et retrancher des fragments d’os atteints de carie, de nécrose, etc. p. l.
CISEAUX. — La chirurgie utilise souvent les ciseaux et, suivant le siège et la forme des parties qu’ils servent à inciser et à couper, ils sont planes, droits, courbes, mousses ou pointus. p, l.
CITERNES. — Hygiène publique. — Les citernes sont des réservoirs souterrains, voûtés, destinés à recevoir et à conserver les eaux fluviales pour en faire usage dans les besoins du ménage. On ne construit généralement de citernes que dans les localités (jui sont dépourvues de sources ou d’eaux salubres, et dont la nature du sol ne permet pas de forer des puits. La ville du monde qui possède le plus grand nombre de citernes est certainement Venise. D'après Grimaudde Caux,cette ville en compte i,Ql~, dont 197 sont publiques, ayant une profondeur moyenne de 3 mètres et une capacité totale de 202,325 mètres cubes.
Pour avoir une citerne durable et parfaitement étanche, il faut employer comme matériaux de construction, des briques reliées entre elles par du cimetit ou un béton de cailloux ou de pierres concassées, ou encore le béton Coignet comprimé. Quant à la citerne elle-même, elle doit se composer: i° d’un réservoir principal, dont on aura soin de garnir le fond d’une couche de sable fin et de charbon destinés à filtrer l’eau et à absorber les gaz; 2' d’un citerneau ou petit réservoir ouvert, dans lequel les eaux fluviales déposent, en tombant, le sabh', les graviers et les diverses impuretés dont elles sont souvent chargées.
Une bonne citerne doit être aussi profonde que
possible, et enfoncée dans la terre comme une cave. Plus elle sera profonde et mieux elle conservera l’eau potable. 11 faut aussi qu’elle la conserve fraîche pendant l’été, et à l’abri de la gelée pendant l’hiver. Il faut encore qu’elle permette l’accès de l’air extérieur. Enfin, il est indispensable qu’une citerne soit nettoyée au moins une fois, et mieux deux fois par an. Pour opérer ces nettoyages, on est forcé de la vider chaque fois, ce qui n’est pas prudent, car une fois vidée, il est difficile de prévoir à quelle époque les pluies viendront la remplir à nouveau. Pour obvier à cet inconvénient grave, on peut, lorsqu’on construit une citerne, la cloisonner, comme le conseille Gérardin, c’est-à-dire, la partager par un mur en deux compartiments, dans l’un desquels on fait passer l’eau lorsqu’on veut nettoyer l’autre.
Une excellente précaution à prendre lorsqu’on remplit une citerne, précaution sur laquelle nous ne saurions trop insister, consiste à ne pas y conduire les eaux des premières pluies, surtout lorsque ces pluies sont des pluies d’orage ou survenant après une longue sécheresse, car ces eaux entraîneraient avec elles toutes les impuretés tenues en suspension dans l’atmosphère ou déposées sur les toits. Les meilleures eaux sont celles des pluies saisonnières du printemps et de l’automne.
Une autre précaution excellente consiste à ne pas faire usage de tuyaux de plomb pour conduire les eaux des toits à la citerne, parce que ces eaux attaquent rapidement le plomb et se chargent de carbonates de plomb absolument malfaisants.
L’eau d’une citerne construite et entretenue d’après les indications que nous venons d’énumérer, est une eau saine et agréable à boire. Toutefois, nous conseillons aux personnes qui font usage de l’eau de citerne, de la filtrer sinon toute, ^du moins celle qui est destinée à la boisson.
11 est regrettable que dans chaque village il n’y ait pas une citerne commune; il est regrettal)le aussi que dans les grandes villes on n’emmaga; ine pas dans d’innombrables citernes toute l’eau des pluies; car si elle ne servait pas au besoin du ménage, elle pourrait toujours largement suffire à elle seule à l’arrosement des rues et au nettoyage des égouts. En effet, on a calculé que si chaque maison de Paris recueillait intégralement l’eau fluviale quelle reçoit, elle en emmagasinerait palan 75,000 litres ! D' Paul Labarthe.
CITRATE. — Nom donné par les chimistes aux sels formés par la combinaison de l’acide citrique avec différentes bases. Les principaux citrates usités en médecine sont le dtrate de fer (V. Fer) et le citrate de magnésie (V. Magnésie). i>. l.
CITRIQUE (ACIDE). — L’acide citrique est solide, incolore, translucide, en cristaux prismatiques, rhomboïdaux droits, solubles dans l’eau, l’alcool, l’éther. Sa saveur est forte, presque caustique et ne devient agréable que quand on le dissout dans une grande quantité d’eau. 11 existe dans presque tous les fruits rouges, tels que les citrons, les oranges, les groseilles, les framboises, les cerises, etc., soit à l’état libre, soit en combinaison avec la potasse^