‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle d'hygiène publique et privéeChapitre 119 sur 238 · CLÉ · texte numérisé non relu

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luxations de la clavicule, les mêmes moyens peu- \ent être employés.

3° Luxations simultanées des deux extrémités. — Leur possibilité a été attestée par deux exemples seulement. 11 n’y a rien à dire de spécial sur leur compte, car l’existence simultanée des deux déplacements ne modifie guère leur physionomie réciproque. D'' Léon Moynac,

CLEF. — On donne ce nom dans la chirurgie dentaire à un instrument spécial dont on se sert pour l’extraction des dents. La plus usitée est lac/e/ de Garengeot. Elle se compose d’un manche assez gros et assez long pour être tenu dans la main ; d’une tige en acier droite, dont une extrémité est fixée au manche et dont l’autre se termine par une partie élargie en forme de quadrilatère, appelée panneton, au milieu de laquelle est creusée une mortaise qui reçoit un crochet courbé en demicercle, dont la grandeur varie suivant la grosseur de dent que l’on veut arracher. Nous renvoyons au mot dent la description de la manière de se servir de la clef. P-

CLEMATITE. — La clématite, appelée aussi viorne, vigne blanche, aubevigne , berceau de la Vierge, herbe aux gueux, très commune en France,

où on la trouve dans les bois et le long des haies, est une plante de la famille des renonculacées, grimpante, à tige sarmenteusc, à feuilles opposées à petites fleurs blanches très odorantes et dont les fruits sont surmontés de longs styles plumeux blancs, à barbes fines et opposées.

Les feuilles écrasées et appliquées sur la peau déterminent d’abord de la rougeur et, si le contact est prolongé, elles déterminent une véritable vésication. Les mendiants mettaient jadis cette propriété à contribution et se créaient des ulcères superficiels destinés à exciter la commisération des passants : d’où le nom d’Aerùe aux gueux donné à la clématite.

Administrée à l’intérieur, la clématite produit une véritable purgation, à la façon des purgatifs tartri-

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ques; niais qui s’accompagne d’accidents toriques si la dose ingérée est trop forte. Elle agit aussi, d’après Cazin, comme diurétique.

En somme, malgré des propriétés réelles, la clématite n'est pas usitée en thérapeutique. p. l

CLERMONT - FERRAND ( eaux minérales de) . — (ilermont-Ferrand, chef-lieu du département du Puy-de-Dôme, possède dans son centre et dans ses faubourgs plusieurs sources d’eaux minérales. Ces sources ont été divisées en 3 groupes : t®

Jaiides; 2® sources de Sainte-Claire ; 3® sources de Saint- Allyre. Elles appartiennent à la classe des eaux bicarbonatées calciques thermales. Elles ne sont presque pas utilisées en médecine, sauf la source des bains du groupe de Saint-Allyre (jui alimente un établissement de bains fréquenté seulement par les habitants de la ville. Ce (|ui a fait la renommée des sources de Clermont et de celle de .Saint-Allyre en particulier, c’est leur propriété pétrifiante. P. L.

CLIGNEMENT. — On donne ce nom au mouvement volontaire par lequel on rapproche les paupières l’une de l’autre, de manière à ne laisser que peu d’intervalle entre elles, soit pour garantir l’œil d’une lumière trop vive, soit pour donner plus d’intensité à la vision, comme font les myopes lorsqu’ils n’ont pas de lunettes ou de lorgnon, soit enfin pour donnera la physionomie une certaine expression, ordinairement complémentaire de celle du mépris.

CLIGNOTEMENT. — On donne ce nom à un mouvement, le plus souvent involontaire et inconscient, par lequel les paupières s’ouvrent et se referment alternativement et très rapidement, et qui a pour but de lubrifier la face antérieure du globe de l'œil, et de maintenir la transparence de la cornée en y étalant les larmes. Dans certains cas, le clignotement est un symptôme d’un état maladif et s’observe dans la névralgie faciale, l’hystérie, l’hypochondrie et chez les individus qui ont des vers intestinaux. P. L.

CLIMAT. — On entend par climat l’ensemble des conditions atmosphériques et terrestres qui agissent sur l’homme dans une région déterminée du globe. I.a température moyenne de l’année, les variations de température des jours, des mois et des saisons, les températures de I hiver et de l’été, enfin l’altitude sont les éléments principaux qui servent à caractériser un climat.

On partage le globe terrestre en trois zones : l® une zone torride correspondant aux cli.mats (:ii.\UDs; 2° une zone tempérée correspondant aux (a.i.M.\TS TEMPÉRÉS, 3° uue zone glaciale correspondant aux climats froids.

CLIMATS ciiAcns. — Les climats chauds sont ceux des pays qui s’étendent de l’équateur aux tropiques et des tropiques au 30' au 3o' degré de latitude australe Pt boréale. La plus grande partie de l’Afrique les les Rourbon, Maurice, Madagascar, Séchelles, etc.; le sud de l’.Asie qui comprend l’Arabie, la Perse, l’Inde, la Cochinchine, le sud de la Chine, la

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