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DICTIONN.URE POPULAIRE DE MÉDECINE USUELLE

Nouvelle-Hollande, toute la partie de l’Amérique septentrionale comprise entre l’isthme de Panama elle golfe de Californie; certains pays de l’Amérique du sud, tels que les Guyanes, la Colombie, le Paraguay, etc., ont un climat chaud, dont la température moyenne varie de 20 à 27 degrés, avec un minimum de t2 degrés et un maximum de 48 degrés centigrades.

En général les individus qui vivent sous un climat chaud, sont mous et indolents; leur peau est jaunâtre, flétrie et terne ; ils sécrètent la bile en très grande abondance, et les principales maladies auxquelles ils sont exposés sont les maladies du foie, de l’appareil digestif, les hépatites, les abcès du foie, les fièvres intermittentes, la diarrhée, les dyssenteries, la fièvre jaune, etc. Chez eux la fécondité paraît être plus considérable que chez les habitants des pays tempérés ou froids.

CLIMATS TEMPÉRÉS. — Les climats tempérés sont des pays qui s’étendent du 30' ou 35' degré de latitude australe ou boréale, aux 50® ou 55' degré. Presque toute l’Europe, la partie de l’Asie comprise entre la mer Noire et la Méditerranée à l’ouest, jusqu’au Japon et à l’Océan Pacifique à l’est; la Californie, le Canada, une partie du Mexique, les États- Unis, le Chili, etc., jouissent d’un climat tempéré dont la température moyenne varie de 10 à 15 degrés centigrades.

Les habitants des pays à climat tempéré, dit Royer-Collard, réunissent en eux, bien qu’à un moindre degré, la force musculaire des hommes du nord et l’activité nerveuse des hommes du midi. Les fonctions nutritives s’exercent avec la même régularité que les fonctions animales; tout ce qui tient à l’activité intellectuelle et morale, les arts, les institutions politiques et sociales, s’y développent avec une modération éclairée qui résulte de la nature même du climat et des modifications qu’il imprime à l’organisme. Enfin, nous trouvons dans les climats tempérés une sorte d’aptitude à contracter toute espèce de maladies, comme à jouir de tous les bienfaits de la nature. Cependant, plus que dans les autres régions, il est facile à l'homme de se défendre avec succès, au moyen d’un régime sagement combiné, contre l’influence des causes délétères.

CLIMATS FROIDS. — Les cliiuats froids sont ceux des pays qui s’étendent du 55° ou 60° degré de latitude boréale et australe jusqu’aux pôles. La température n’y monte jamais au delà de 10 degrés et elle peut descendre jusqu’à 5, tO, 15, 20 et 25 degrés audessous de zéro.

Climats de la France. — M. Martins divise la France en cinq climats, qui ont chacun leur physionomie particulière, leurs caractères spéciaux et leurs maladies, dont voici le résumé d’après Becquerel ;

1® Le climat vosgien, dans lequel un grand nombre d’habitants vivent, une partie de l’année, chez eux et confinés dans leurs habitations, sous l’influence d’une chaleur factice. Le tempérament des habitants est, en général, lymphatico-sanguin. Les maladies sont celles du climat alpestre ; il y a des phlegmasies nombreuses et graves, des fièvres éruptives fréquentes. Le goitre est endémique dans certaines localités. L’Alsace et la Lorraine le composent en partie.

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2» Le climat séquanien , comprenant l’île de France, la Normandie, une partie de la Champagne et les départements voisins et intermédiaires. Paris s’y trouve compris. C’est le climat caractérisé par les conditions atmosphériques les plus variables. Les maladies de la capitale n’en peuvent donner une idée, attendu qu’on y trouve réunis des peuples de toutes les contrées du monde; on y voit les maladies résultant de la civilisation portée à son apogée, et celles résultant de rencoml)rement. Les affections les plus fréquentes dans ce climat sont cependant les suivantes : les rhumatismes, les pleuro-pneunomies, les bronchites, la fièvre typhoïde, la phthisie pulmonaire, les fièvres intermittentes dans les campagnes, la suette dans plusieurs points de la Picardie.

3° Le climat rhodanien, qui comprend le Lyonnais, la Franche-Comté, la Bourgogne, est constitué par un mélange de régions alpestres et de régions paludéennes. 11 y a peu de plaines. Les maladies qui y régnent sont surtout les affections inflammatoires, les rhumatismes, les bronchites, les fièvres intermittentes, la fièvre typhoïde, et dans certaines localités, le goitre, le crétinisme.

4° Le climat girondin, composé d’immenses plaines, en grande partie marécageuses. Ce climat comprend la Guyenne, la Gascogne et l’Auvergne. Les maladies qui y régnent sont les fièvres intermittentes; on y trouve des pellagreux; en Auvergne quelques goitreux; dans le Limousin, malgré le climat alpestre et l’altitude élevée, ce sont surtout les fièvres intermittentes.

5“ Le climat méditerranéen comprend le Languedoc et la Provence. Il est composé d’immenses plaines marécageuses qui couvrent les côtes de la Méditerranée : les maladies les plus fréquentes sont les fièvres intermittentes simples ou pernicieuses, les fièvres rémittentes simples ou bilieuses; il paraît qu’il y existe encore beaucoup de lèpres.

Les climats ne sont pas constants, c’est-à-dire que l’altitude, l’état hygrométrique de l’air, la température, les vents régnants, le voisinage ou l'éloignement de la mer, la sécheresse du sol ou son état marécageux, le degré de culture et de population, sans parler de plusieurs autres causes accessoires, influent sur les climats de pays situés sous la même latitude et le modifient parfois d’une manière très sensible. D'’ Paul Labarthe.

CLINIQUE. — On donne le nom de clinique à cette partie de la médecine qui s’occupe de l’étude et du traitement des maladies considérées individuellement. — On donne encore le nom de clinique aux leçons sur l’art de guérir faites dans les hôpitaux au lit du malade. p. l.

CLITORIDIEN. — Nom donné en anatomie : 1" A la branche supérieure de l’artère honteuse interne qui se distribue au clitoris chez la femme et qui correspond à l’artère dorsale de la verge chez l’homme ; 2" au rameau du nerf honteux qui se rend au clitoris et qui correspond au nerf caverneux chez l’homme. p. l.

CLITORIS. — Nom donné par les anatomistes à

l’un des organes de l’appareil génital externe de la femme, analogue aux corps caverneux delà verge chez l’homme par sa structure et sa conformation. C’est même à cause de cette ressemblance qu’on lui donnait jadis le nom de « verge de la femme. » Situé à la partie supérieure de la vulve, à l’entrée du vagin, au-dessus du canal de l’urèthre, le clitoris

Fig. 276.

Vulve chez la femme vierge. — 3. Clitoris. — i. Mont de Vénus.

— 2,'2. Face interne des grandes lèvres. — 4. Face interne des petites lèvres. — 5, Vestibule. — G. Méat urinaire. — 7. Orifice de la glande vulvo-vaginale. — 8. Orifice du vagin rétréci par la membrane hymen. — 9. Membrane hymen. — 10. Fourchette.

— 11. Anus.

est constitué par deux corps caverneux rudimentaires ; il a la forme d’une petite verge, dont l’extrémité, appelée quelquefois gland du clitoris est imperforée et maintenue par les petites lèvres qui forment un frein à sa partie inférieure. 11 est fixé à la nymphe du pubis par des fibres élastiques appelées ligament suspenseur du clitoris. Relativement très développé chez le fœtus, chez lequel il présentejusqu’au 3' mois la même longueur que le pénis, ce qui rend impossible à cet âge la distinction des sexes, le clitoris chez la femme présente une longueur moyenne de 3 centimètres. Dans certains cas, il acquiert des dimensions plus considérables. Le D’’ Bousquet, de Marseille, a observé un clitoris long de cinq centimètres et dirigé directement en avant, chez une Jeune fille de seize ans. Étant médecin du dispensaire de salubrité de la ville de Paris, j’ai moi-même observé, en 1874, une prostituée de vingt-quatre ans, dont le clitons mesurait 4 centimètres et demi, avec un gland très développé et volumineux se rapprochant de la forme d’une

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