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massue. Ce développementconsidérable du clitoris lui donne les apparences de la virilité et a pu faire croire maintes fois à l’hermaphrodisme. Il existe même dans les annales de la science des cas de développement du clitoris tels, que les femmes ont pu s’en servir pour accomplir le simulacre du coït.
De tous les organes dont l’ensemble constitue l’appareil génital féminin, le clitoris est celui qui est doué de la plus vive sensibilité. C’est lui qui est le siège principal de la sensation voluptueuse qui accompagne l’acte physiologique du co’it. Cette sensation voluptueuse se trouve portée à son plus haut degré d’intensité par les attouchements délicats avec le doigt ou la langue, qui, chez beaucoup de femmes déterminent seuls le spasme voluptueux que le rapprochement sexuel est impuissant à produire.
Certaines habitudes vicieuses, telles que la masturbation avec le doigt ou avec la langue et la succion de son extrémité libre ou gland, amènent des déformations du clitoris, qui consistent surtout dans le développement et l’allongement de tout cet organe. L’allongement peut être tel que le clitoris atteint le double de ses dimensions normales. Parent Duchâtelet rapporte le cas d’une prostituée de vingt-trois ans dont le clitoris avait une longueur de 8 centimètres et la grosseur du doigt indicateur; le gland était bien formé et recouvert d’un prépuce au-dessous duquel se trouvait de la matière sébacée; c’était à s’y méprendre, la verge d’un enfant de douze à quatorze ans, peu avant sa puberté. En général, outre que le clitoris est plus allongé, il est plus volumineux, son gland est plus rouge, plus turgescent; il est saillant, déborde le capuchon ou prépuce qui est lâche, glabre et plissé, tout en étant plus épais. (V. Masturbation et Onanisme.)
C Paul Labarthe.
CLITORISME. — On donne ce nom à l’abus que les femmes qui ont un clitoris très développé, font quelquefois de leur sexe. p. L.
CLITORITOMIE. — Nom donné par les chirurgiens à une opération qui consiste daus l’amputation du clitoris au moyen d’un simple coup de ciseau ou de bistouri, et qui se pratique surtout chez les jeunes filles ou les femmes adonnées à la , masturbation. Le premier chirurgien qui ait pratiqué la clitoritomie est Levret. Après lui Paul Du- I bois y eut recours plusieurs fois. Elle a été très en I vogue en Angleterre, vers 1840, et elle est fréqueni- : ment exécutée aux États-Unis. L’amputation du clitoris a été pratiquée avec succès sur plusieurs ' femmes hystériques. Aujourd’hui, on se contente de cautériser cet organe, et le professeur Friedreich, de Heidelberg, a publié en 1882 plusieurs observa- ' lions de jeunes filles atteintes d’accidents hystériques graves qui ont cédé à de simples cautérisai tiens du clitoris avec le seul crayon de nitrate I d’argent. P. l.
CLOAQUE. — Mot employé en chirurgie comme synonyme de Clapier (V. ce mot). p. l.
I CLOCHE. — Mot employé en chirurgie comme synonyme d’Awpoufe (V. ce mot). p. l.
CLOISON. — Nom donné en anatomie à toute partie qui divise une cavité en deux ou qui sépare deux cavités l’une de l’autre. Ainsi on donne le nom de cloison des fosses nasales à la séparation des deux fosses; on appelle cloison recto-vaginale, la cloison qui sépare le rectum du vagin, formée par les parois antérieure du rectum et postérieure du vagin adossées, etc. p. L.
CLONIQUE (SPASME). — CVoy. Convulsion, Spasme.)
CLOPORTE. — On donne ce nom à des insectes de la famille des oniscidés, que l’on trouve dans les caves, les fentes de murailles, sous les pierres, le bois pourri, etc., et qui étaient employées jadis en médecine sous forme de poudre, comme diurétique, propriétés qu’ils doivent à la petite quantité de nitrate de potasse qu’ils renferment. Leur usage est aujourd’hui complètement abandonné. p. l.
CLOU. — Nom donné par le vulgaire au furoncle (’V. ce mot). P. L.
CLOU HYSTÉRIQUE. — Nom donné à une douleur de tête vive, siégeant ordinairement au sommet du crâne ou vertex, et qui affecte plus spécialement les femmes hystériques qui la comparent à celle qu’occasionnerait un clou enfoncé dans cette partie (’V. Hystérie). p, L.
CLOU FUMANT. — On donne ce nom, en pharmacologie, à une préparation officinale dont on se sert pour faire des fumigations aromatiques ou désinfectantes. Pour la préparer on prend :
Benjoin 8 grammes.
Baume de tolu 2 —
Santal citrin 12 —
Charbon de bois léger 50 —
Nitrate de potasse 4 —
'Mucilage de gomme adragante. ... q. s.
On mélange ces substances réduites en poudre, et on fait avec le mucilage une pâte ferme que l’on divise en petits cônes de 3 centimètres de hauteur, sur 1 centimètre et demi de diamètre à la base. Pour se servir de ces clous, on les allume au sommet avec une allumette ou un peu de charbon.
CLYSOIR, CLYSOPOMPE. — (Voyez Irrigateur.)
CLYSTÈRE. — Mot employé comme synonyme de lavement (V. ce mot). p. l.
COAGULATION. — On donne ( e nom à un phénomène dans lequel un liquide se prend tout à coup en une masse plus ou moins consistante, et arrive à une espèce de solidification incomplète, sous l’influence du simple repos, de la chaleur, de l’électricité, d’un acide ou de divers réactifs. Les substances organiques seules peuvent se coaguler, p. l
COAGULUM. — Mot employé en médecine comme synonyme de caillot (V. ce mot). p. l.
COALTAR. — Le coaltar est un goudron n)inéinl