‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle d'hygiène publique et privéeChapitre 127 sur 238 · COP · texte numérisé non relu

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ou deux jours; mais parfois le retour à la santé n’est pas complet, l’enfant conserve des paralysies partielles, la perte d'un sens, la paralysie de certains muscles, ce (pii entraîne le strabisme, le pied-bol, le torticolis; notre illustre collaborateur, M. J. Guérin, a même généralisé ces faits et a attribué ces difformités, lorsqu’elles sont congénitales, à des convulsions intra-utérines.

Les convulsions sont parfois mortelles, l’enfant succombe à une asphyxie, à une congestion cérébrale, à une syncope, souvent il reste plongé dans une léthargie qui se dissipe après avoir, pendant plusieurs heures, inspiré les craintes les plus vives. Ajoutons que les convulsions sont très sujettes aux récidives et que leur pronostic est grave et d’ autant plus sérieux qu’elles sont plus intenses et plus rapprochées.

Les convulsions se distinguent aisément de l’épilepsie, mais le diagnostic étiologique est moins aisé. 11 faut déterminer si les convulsions se rattachent à la dentition ou a des vers intestinaux, si elles sont symptomatiques d’une maladie des centres nerveux, d’une maladie générale, ou si elles sont absolument essentielles : la présence des vers intestinanx sera aisément révélée par l’administration des vermifuges; si l’enfant souffre de la dentition, il porte fréquemment la main à la bouche ; quant aux maladies organiques ou fébriles, elles se révèlent par des caractères très tranchés ; en l’absence de ces conditions, on admettra l’essensialité des convulsions.

Quel doit être le traitement des convulsions? — L’enfant sera placé dans un endroit frais, on le débarrasse de tous les liens ; si le ventre est tendu on administre un vomitif et on promène quelques révulsifs sur les extrémités inférieures ; si la congestion céphalique était violente on pourrait appliquer quelques sangsues derrière les oreilles et des compresses d’eau froide sur le front. Les antispasmodiques auxquels on a le plus souvent recours sont : le musc à la dose de 50 centigrammes à 1 gramme, l’oxyde de zinc, dans les mêmes proportions, employé seul ou associé à 20 centigrammes d’extrait de jusquiame. Si la dentition est difficile, on fait boire au petit malade du firop de Delabarre et ox\ la facilite par quelques incisions pratiquées sur les gencives. D'' Léon Moynac,

COPAHÜ. — Extrait par incision de plusieurs plantes du genre copa’îer, principalement du copaïfera ojftcinalis, grand arbre qui se trouve dans les régions tropicales de l’Amérique du sud, le copahu est un liquide plus ou moins visqueux, transparent, d’une coloration variant du jaune pâle au brun clair doré, soluble dans l’alcool et l’éther, d’une odeur forte et pénétrante, d’une saveur âcre, amère et atrocement désagréable. Il est composé d’une huile volatile incolore et d’une résine jaune renfermant un acide cristalli sable appelé acide copahivique.

-Administré à l’intérieur à la dose de 1 à 2 grammes, le copahu stimule les fonctions de l’estomac, accélère le mouvement circulatoire, détermine une légère élévation de la température du corps, et parfois de la céphalalgie congestive. A dose plus élevée.

10 à 15 grammes, il détermine une soif vive, une sécheresse marquée de la gorge, de la chaleur à l’épigastre, des nausées, des renvois d’un goût et d’une odeur particulièrement déagréables, des envies de vomir, des vomissements, de la diarrhée quelquefois très violente avec coliques, des selles assez abondantes dans certains cas pour constituer une véritable superpurgation. « A travers les voies urinaires, dit Ricord, l’action du copahu se manifeste par un peu d’augmentation dans la sécrétion de l’urine, dont l’odeur change en se combinant avec celle de remède, par une excitation quelquefois assez vive du col de la vessie qui entraîne de plus fréquents besoins d’uriner, et enfin par une chaleur

Fig. 298. — Copaïfera officinalis.

ordinairement accrue dans l’urèthre pendant l’émission des urines. « Si l’on prolonge ces doses pendant plusieurs jours, l’irritation gastrique augmente et s’accompagne de perte d’appétit et des forces. Souvent aussi le copahu détermine du côté de la peau des éruptions qui se rapportent à la roséole, à l’urticaire, s’accompagnant d’ordinaire de vives démangeaisons. Enfin, Melchior Robert a observé à la suite do l’administration prolongée du copahu des congestions cérébrales véritables qui n’ont cessé qu’à la suspension du médicament.

Il est facile de voir d’après ses effets physiologiques que le copahu s’élimine par les reins, par les bronches et par les glandes sudoripares de la peau.

Le copahu a été préconisé en Angleterre, vers la fin du (iernier siècle contre les écoulements blennorrhagiques et depuis son application au traitement de la blennorrhagie s’est singulièrement généralisée. Nous avons dit au mot blennorrhagie ce que nous pensions de cette application thérapeutique du copahu. Nous ne pouvons qu’y renvoyer, en rappelant que le meilleur mode d’administration de ce médicament est sans contredit la capsule, et principalement la capsule au gluten, dont les capsules de Ra-

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