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DAR

Elle aimait trop le bal: c’est ce qui l’a tuée...

bal est vraiment le nom propre. La danse n a jamais tué personne. Le bal, an contraire, par son afmosplière nuisible et surchauftee, et par les transitions thermiques brusques qu’elle prépare traîtreusement aux corps en sueur, a fourni plus dune proie à l’insatiable Camarde.

Il faut donc éviter d'arrêter brusquement la transpiration causée par la danse, se désaltérer non pas avec des boissons glacées comme on a l'habitude de le faire, mais avec des boissons chaudes, thé, café, grog, punch, etc. Enfin, il faut toujours laisser un intervalle de 2 ou 3 heures entre la fin du dîner et la première danse, pour donner à la digestion le temps de se faire tranquillement.

Un mot, pour finir, sur les affections auxquelles sont plus particulièrement exposés les danseurs et danseuses de profession. Et d’abord les refroidissements, les rhumes, les fluxions de poitrine. Puis les entorses, les hernies, les ruptures musculaires et principalement la rupture du tendon d’Achille. Enfin, ils sont aussi sujets aux maladies du cœur et des gros vaisseau.x. D" e. monis.

DANSE DE SAINT GUY. — (V. Caorée.)

DARTOIS (CAPSULES). Les capsules Dartois sont des capsules médicamenteuses à la créosote de goudron de hêtre pure et à l’huile de foie de morue. Chaque capsule, de la grosseur d’une pilule ordinaire, contient 0,05 centigrammes de créosote et 0,20 centigrammes d'huile de foie de morue. En ouvrant une de ces capsules on reconnaît facilement l’odeur caractéristique de la créosote de bois, à laquelle on substitue souvent, dans le commerce et dans bon nombre de pharmacies peu consciencieuses, la créosote retirée du goudron de houille, substance impure, dangereuse et toxique.

M. Dartois a adopté la forme capsulaire, parce que la capsule est particulièrement commode et facile à avaler, qu’elle dissimule la saveur forte du médicament et permet d’en prendre longtemps sans répugnance. L’auteur a choisi l’huile de foie de morue comme véhicule de la créosote, parce que l’huile de foie de morne la dissout très bien, parce qu’elle masque sa causticité, parce qu’enfin, comme elle n’est émulsionnée par le suc pancréalique et absorbée que dans l’intestin ,1a créosote qu’elle tient en dissolution n’est pas en contact direct avec les moqueuses et ne les irrite pas.

Sans entrer ici dans l’exposé du mode d’action physiologique et thérapeutique de la créosote (V. Créosote), nous rappellerons seulement son efficacité remarquable dans.le traitement de la phthisie pulmonaire et des affections chroniques de l’appareil respiratoire.

Les capsules Dartois se prennent à la dose de -2 à 12 par jour, suivant les cas, toutefois il est préférable de commencer par 4 par jour et de n’augmenter la dose que peu a peu, à quelques jours de distance. On peut les prendre le matin au lever et le soir en se couchant, dans ce cas nous conseillons de boire aussitôt apres un peu d’eau sucrée ou de tisane, ou mieux de lait; certains médecins préfè-

rent les faire prendre quelques instants avant les repas. Dans tous les cas il est bon d’en continuer l’usage, à la dose quotidienne de deux pendant un certain temps, même lorsque toute trace de maladie a disparu. d' l. Saint - Antonin.

DARTOS — Nom donné par les anatomistes à la seconde enveloppe du testicule qui adhère à la face profonde de la peau du scrotum. Il existe deux dartos, un pour chaque testicule (V. Scrotum), p. l.

DARTRES. — Vieux mot, inusité aujourd’hui dans le langage médical , par lequel on désignait autrefois d’une manière générale et indistincte toutes les maladies de la peau. Les gens du monde se servent encore du mot dartre pour désigner les maladies de peau à marche chronique qui s’accompagnent de croûtes et d’exfoliations cutanées, principalement V eczéma. p. i,

DAR'WINISME. — (V. Transformisme.)

DATTE. — On donne ce nom au fruit du dattier qui sert de nourriture aux tribus errantes de l’Afrique et aux peuplades d’une grande partie de l’Asie, et qui est employé en médecine pour faire des tisanes béchiques et pectorales. p. l.

DATERA STRAMONIUM. — La stramoine ou le datura stramonium est une plante annuelle, indigène, qui croît dans les terres incultes et au milieu des décombres. Sa tige est cylindrique, haute de 1 mètre à 1 mètre 50 centimètres, ses feuilles larges, pétiolées, ses fleurs très grandes, blanches ou violettes, son fruit capsulaire à quatre valves hérissées de piquants, ses graines nombreuses, réniformes et brunâtres; l’odeur en est vireuse, nauséabonde, la saveur âcre et amère.

Brandes a découvert dans sa composition un principe actif, la datùrine, de l’extratif gommeux, de la fécule, de l’albumine, de la résine, du ligneux et quelques sels. La datùrine est un alcaloi’de dont la formule est identique avec celle de l’atropine. Elle est, comme elle, incolore, cristalline, inodore et à peine soluble dans l’eau ; comme elle, unie à certains acides et surtout à l’acide sulfurique, elle forme des sels d’une solubilité à peu près complète. Ses effets sont analogues à ceux de l’atropine, mais moins persistants quant à la dilatation de la pupille. Elle a été rarement employée jusqu’à ce jour; le tannin et la noix de galle en sont les contre-poisons chimiques.

Pour en revenir au datura stramonium, il possède. à peu de chose près, la même action médicale que la belladone; ses préparations sont aussi' les mêmes, à part un plus grand degré d’activité qui fait que des doses moitié moindres sont suffisantes. On ne saurait l’administrer à l’intérieur avec trop de prudence. C’est ici que le précepte de commencer par de petites doses doit être mis à exécution; sans quoi tous les symptômes de l’empoisonnement peuvent se présenter d’emblée avec soif ardente, dysphagie, dilatation énorme des pupilles, délire furieux, hallucinations continuelles, insomnie opiniâtre; puis, quand l’intoxication doifv

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