DEC
devenir fatale, cas heurensenient assez rares, à l’extrême agitation succède le collapsns, la stupeur, le refroidissement et le coma moi lel. I>e délire produit par cette solanée s'accompagne presque toujours de visions fantastiques, ce qui a valu autrefois à cette plante et à la belladone les noms à'berbe
aux sorciexs ou à'herbe au diable. Ainsi, le datura est un poison narcolico-àcre qui calme la douleur et les spasmes, fait délirer et stupéfie, mais ne fait point dormir; il en esl de même de la belladone. L’opium, quoique agissant d'une manière assez imparfaite, constitue l'autidole le plus sûr pour
Fig. 356. — Fruit du datura et graine.
combattre les accidents toxiques du datura et des autres solanées vireuses.
Les préparations de la stramoine réussissent surtout dans l’asthme spasmodique et dans la forme congestive des névralgies; on les emploie également avec avantage dans la folie, la manie , la chorée, l'hystérie, l'épilepsie et dans toutes les névroses cérébrales liées à un état liypérérnique du cerveau.
Ses modes d'administration sont aussi variés que ceux de la belladone (V. Belladone).
Nous ajouterons seulement que les formes les plus employées sont la poudre, l'extrait et surtout les fumigations. Celles-ci ont une efficacité vraiment remarquable et même surprenante dans le traitement des accès d asthme. Elles consistent tout simplement à faire fumer aux malades des feuilles de datura qu'il met dans une pipe ou qu'il roule dans du papier à cigarette. La dose des feuilles sèches est de 75 centigrammes à 1 gramme pour chaque cigarette ou pour chaque pipe. On eu fume une ou plusieurs dans la journée suivant les cas. Les hommes habitués au tabac peuvent mêler le datura au tabac lui-même. On peut encore faire brûler des feuilles sur des charbons ardents et en répandre la lumee dans la chambre de la personne asthmatique. Le datura entre dans la composition du papif-r et des cigares anliasthmat iques de B. BaiTal et des cigar elles indiennes de Grirnaull,
!)'■ Mauc. Camboclives
DA'VIERS. — On donne ce nom à des espèces de pinces à mors très courts et parallèles dont se servent les dentistes pour arracher les dents (V. D nts), P L
DAX EAUX MINÉRALES DE). — Dax est un chef-lieu d'arrondissement du département des Landes, situé sur la rive gauche de l’Ado ur, qui possède de nombreu-es sources sulfatées calciques, d’une température variant entre 31 et Cl degrés, qui sont exploitées dans plusieurs établissements particuliers, où on les administre en boisson, en bains et en douches, contre les rhumatismes musculaires, les éruptions choniques de la peau, les déformations articulaires, le lymphatisme, etc. p. l.
DÉBILITANT — On donne ce nom en thérapeutique aux divers agents et médicaments dont l'emploi diminue la force musculaire et l'énergie vitale. Ainsi la diète, les antiphlogistiques, les saignées sont des débilitants. p. l.
DÉBRIDEMENT — On donne ce nom en chirurgie à une opération qui consiste à détruire les brides qui dans une plaie empêchent la libre sortie du pus, ou les tissus aponévrotiques et le sac herniaire qui compriment une hernie. l. p
DÉCHAUSSEMENT. ~ Mot par lequel on désigne l'état des dents dont la base n’est plus recouverte par la gencive. p. l.
DÉCHIRÉ — Nom donné à deux trous de la base du crâne, l’un antérieur, situé à l’extrémité antérieure, l’autre postérieur, situé à l'extrémité postérieure (V. Crâne). p L.
DÉCLIN. — On donne ce nom à la période de la majadie qui commence au moment où elle est arrivée à son plus grand développement et finit à la convalescence. p. L.
DÉCOCTION. — On donne ce nom à une petite opération pharmaceutique qui consiste à soumeltre certains médicaments à l’action d’un liquide bouil-
DEF
DEF
lant pondant nn tcMiips pins on moins long, dans le Iml do les doponiller de tous leurs principes solides, P. L.
DÉCORTICATION. — On donne ce nom à une pelilo it'u ialion pharmaceutique qui consiste a enlever l ee 'rce d'un arhre ou il'une tige, ou la prenii(U’i* .‘irndoppe d'une racine, d'un fruit, d'une
graine, e'c. P. L.
DÉCOBITUS. — Nom donné à l'attitude couchée
DÉFAILLANCE. — On donne ce nom au premier degr<' de la svncope, caractérisée par uiu' diminution soadaine (‘t plus ou moins marquée de l'action du cmui' (V. Si/ icopej. p. i.
DÉFÉCATION. — On donne ce nom à l'expulsion des matières fécales, résidu de la digestion amassées dans le rectum (V Üiyedionj. p l.
DÉFÉRENT — N oni donné par les anatomistes à un canal (|ui porte le sperme des testicules dans les vésicul s S' minales. 11 s'étend de la (luene de l'épi-
Fig. 357. — Canal déférent et veines spei matiques.
7. Canal déférent, étendu du testicule jusqu’à la partie interne et inférieure des vésicules séminales 13. — 1 Sacrum — 2. Pubis. — 3. Coupe de l’ischion. — -i. Rertum. — 5 Vessie. — 6. Uretère coupé — 8. Testicule. - U, lit Gaine fibreuse commune au testicule et au cordon. — It. éléments du cordon spermatique — t2. Plexus nerveux hypogastrique. - 13 Vésicule séminale. — li. Artère iliaque primitive gauche. — 13. Veine iliaque primitive gauche.
dtdyme à la base de la prostate où il s'unit au sommet de la vésicule séminale pour constituer le
canal éjaculateur. 11 présente une longueur de 45 à 50 centimètres, et un diamètre moyen de 2 millimètres, mais comme ses parois sont très épaisses, sa cavité n’est guère que d’un tiers de millimètre.
DÉFERVESCENCE. — On donne le nom de période de défervescence dans le cours des maladies fébriles, à celle pendant laquelle la température s'abaisse. p. L.
DÉFLEXION. — Les accoucheurs donnent ce nom à une mameuvre qui a pour but de ramener dans sa direction normale la tète du betus leinersée eu arrière dans les présentations de la face. p. l.
DÉFLORATION. — (V. Viol).
DÉFORMATION. — On donne ce nom à l'altération congénilale ou accidentelle dn la forme d'une partie du corps ou d’un oi’gane. Les défoi-mations peuvent éti’e la conséquence u'un arrêt de de\eluppement, ou au contraire d'un développeineiit e.\agéré; elles peuvent aussi survenir à la suite du rachitisme, des luxations, des fractures, etc. p. L.
DEFRESNE (^pancréatine de). — Nous savons aujourd'hui, grâce aux ti'avaux de Claude Bernard, Bouchardat, Sandras et Corvisart, que le •' <c ^/aacréatujue sécrété par le pancréas (^v. ce mot), joue un rôle très ini[)ortant dans la (iiyentioiL (v. ce mot). Nous savons (jue ce suc mis en presence du bol alirnentaiie dans l'intestin, reprend en sousœuvre la digestion stomacale, liquelie la masse alimentaire très incomplètement eiaboi’ee par la salive et la pejisine du suc gastrique, et jouit de la précieuse propriété de dissoudre tous les aliments quels qu'ils soient, tissu musculaire, pain, farineux, de digerer les graisses et le beurre et de les rendre assimilables.
Malheureusement le suc pancréatique ne se conserve pas, il s'altère et se décompose au bout de quatre ou cinq heures, et par suite il était impossible d’utiliser chez l’homme ses remarquaoles propriétés digestives.
C’est à M. l'Ii. Defresne, pharmacien distingué, ancien interne des hôpitaux de Pans et lauréat de l’Ecole de pharmacie, que revient l'houneur d avoir le premier isolé, à l’aide de procédés spéciaux fort ingénieux, la pancréatine du suc pancréatique dont elle est le principe actif, et d’avoir introiluit ce médicament nouveau dans la thérapeutique des maladies des voies digestives.
La pancréatine de Üefresne, absolument pure, se présente sous la forme d'une poudre jaune pâle, visqueuse, d’une odeur forte, d’une saveur li’auidie, et se conserve indétiniment sans altération Elle est très soluble dans l’eau et jouit de la meme (luissance digestive que le suc pancréatique. 1 gi’amme de pancréatine de Üefresne peut digérer ài iriit clément 30 grammes d’albumine cuite ou l.'io grammes de fibrine fraîche, It grammes de graisse, 10 grammes d’amidon.
Expérimentée dans les hôpitaux de Paris par le professeur Po tain et le ü" ilucharddes 18 i l, la pan-
DEF
DEL
créatine Defresne y a été depuis employée avec succès par Guéneau de Mussy, Gubler, vioissenet, Gallard, Delpech, Isambert, etc., dans les dyspepsies gastro-intestinales, les diarrhées chroniques, les dyssenteries, l’entérite, etc., dans tous les cas enfin ou la sécrétion et l’e.xcrétion des sucs digestifs étant entravées ou taries ne peuvent suffire à la digestion générale.
Pour répondre à toutes les médications thérapeutiques et pour rendre l’emploi de la pancréatine facile et agréable aux personnes les plus difficiles, M. Defresne prépare une poudre, des pilules, un élixir et un sirop de pancréatine.
La poudre de pancréatine Defresne se prend à la fin du repas, pure dans un pain azyme ou bien mêlée aux alimenfs, à la dose de 2 à 4 petites cuillers-mesure dont chacune contient 0,23 centigrammes de poudre.
Les pilules de pancréatine Defresne, inaltérables à l’air, et cependant très facilement solubles, sont dosées à 20 centigrammes et dissimulent très bien le goût de la pancréatine. Elle se prennent à la dose de 3 il 3 à la fin de chaque repas.
L'élixir de pancréatine Defresne, qui contient 23 centigrammes de pancréatine par cuillerée à bouche, est préparé avec un vin tonique et généreux, agréable au goût. Il convient aux personnes qui avalent difficilement les pilules et se prend à la do.se de 2 à 4 cuillerées à bouche à chaque repas.
Quant au sirop de pancréa/ine, il est exclusivement réservé aux entants du premier âge, auxquels on l’administre à la dose d’une cuillerée à café.