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quelques centimètres, lorsqu’il parcourt un canal sain. Lorsqu’il parcourt un urèthre atteint de rétrécissement, il ne sort que lentement et en bavant, ce qui est un obstacle à la fécondation.
Anormalement, l’éjaculation peut se produire avec érection, mais sans coït, à la suite des manœuvres de la masturbation. Enfin, les vésicules séminales^ peuvent se vider sans qu’il y ait ni érection, ni coït, ni masturbation, comme dans les ferles séminales (V. ce mot).
Rappelons en terminant que l’éjaculation est spéciale à l’homme et que ce qu’on a cru longtemps être aussi une éjaculation de semence chez la femme n’est seulement que la projection hors du vagin, sous l’influence de la contraction spasmodique du muscle constricteur de cet organe, du liquide contenu dans l’appareil excréteur de la glande vulvo-vaginale ou de Bartholin, liquide qui se produit en assez grande abondance pendant l’érection. Encore cette projection du liquide vulvovaginal qui se produit chez la femme au moment où elle est parvenue à son plus haut degré de surexcitation voluptueuse ne s’observe pas chez toutes les femmes. Lorsqu’elle a lieu, elle est souvent suivie d’une détente, d’un abattement nerveux analogue, bien que moins prononcé, à celui qui se manifeste chez l’homme après l’éjaculation.
D'' Paul Labarthe.
ÉLANCEMENT. — On donne ce nom à une douleur aiguë, vive, survenant subitement, et analogue à celle que produirait un coup porté avec un •» instrument pointu, qui se fait sentir dans certaines névralgies, principalement dans la névralgie faciale , dans les tumeurs de nature cancéreuse, etc. P. L.
les lieux incultes et les décombres. Ce fruit charnu, couvert de nombreux mamelons hérissés de poils, long d’environ 4 centimètres, en forme d’olive, d’un vert jaunâtre quand il est mûr, est un purgatif très violent, c’est même le plus violent des drastiques, puisqu’il suffit de 8 à 10 milligrammes de suc concentré d’élatérium, et 3 à 6 milligrammes à'élatérine ou principe actif cristallisable extrait de ce suc, pour produire une très forte purgation, accompagnée de coliques. L’élatérium ainsi que l’élatérine sont très peu usités en France. p. l.
ELATHINE. — On donne ce nom à un liquide huileux, clair, d’un jaune brun, d’une odeur très désagréable, extrait du goudron de Norvège, employé rarement en médecine. p. l,
ÉLECTRICITÉ MÉDICALE. — On donne le nom d’électricité à un agent impondérable comme la chaleur et la lumière, dont la nature intime nous est inconnue, mais qui produit des effets vraiment merveilleux et dont les applications à la médecine et à la chirurgie prennent chaque jour une extension plus grande.
Nos lecteurs comprendrons que nous ne pouvons, dans un dictionnaire de la nature et de l’étendue de celui-ci, étudier toutes les questions afférentes à l’électricité; nous nous contenterons d’exposer simplement les faits les plus indispensables à connaître, ceux facilitant la compréhension des applications médicales de l’électricité. Puis, après avoir fait connaître les principaux appareils employés en médecine, nous étudierons les effets physiologiques de l’électricité, ses effets thérapeutiques et les maladies dans lesquelles ce précieux agent trouve son application.
Formes sous lesquelles se présente l’électricité.
— L’électricité se présente sous trois formes distinctes ;
1® Électricité statique ou de tension : c’est celle qui réside à la surface du corps, faisant un effort continuel pour s’en échapper, mais retenue par la pression de l’air. Son mode de production le plus habituel est le frottement. Elle se manifeste par des attractions ou par des étincelles.
2® Électricité dynamique, appelée encore galvanique ou voltaïque, du nom des physiciens célèbres qui l’ont produite la première fois. Elle parcourt le corps sous forme de courant continu et avec une extrême rapidité. Elle ne possède alors qu’une faible tension ; mais elle est douée, à l’égard des corps qu’elle traverse, d’une puissance d’action qui lui a valu son nom d'électricité dynamique. Elle a pour cause ordinaire l'action chimique.
3“ Électricité d'induction qui se manifeste par d('s courants instantanés, qui ne font que paraître cd disparaître, qui s’évanouissent aussitôt qu’ils se développent, qui changent continuellement de direction, et qui ne peuvent avoir d’existence durable qu’à la condition d’une interruption permanente dans la cause qui les fait naître. On a donné à ces courants le nom Accourants d'induction, ce qui veut dire courants d’influence, parce qu’en effet ils se développent sous l’influence des courants ordinaires, mais à la condition que ceux-ci naissent ou s’étei-
ÉLASTICITÉ. — Nom donné à une propriété que possèdent certains corps, certains tissus, de se laisser distendre et de reprendre leur forme primitive dès que la cause de la distension vient à cesser.
ÉLASTIQUE (tissu). — On donne le nom de tissu élastique à un tissu très répandu dans l’économie animale; très résistant, pouvant acquérir le double de sa longueur, mais revenant subitement sur luimême dès que la distension vient à cesser. De couleur jaune, d’apparence homogène, il a pour élément constitutif fondamental les fibres élastiques ; on y trouve aussi quelques éléments accessoires, tels que fibres et cellules de tissu conjonctif et vaisseaux capillaires. Les fibres élastiques peuvent se montrer sous trois états différents : 1° sous forme de fibres fines, minces, enroulées, tortueuses ; 2” sous forme de fibres anastomosées différent des précédentes par leurs ramifications, leurs anastomoses et leur diamètre un peu plus grand; 3® réunies en lamelles minces, membraneuses, striées, p. l.
ÉLATÉRIUM. — On donne ce nom en botanique au fruit du concombre sauvage, appelé encore concombre d'âne ou Giclet, plante herbacée de la famille des cucurbitacées, très commune dans les régions méridionales de la France, où elle pousse dans
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I {jncnt, s’approchent ou s’éloignent, augmentent ou I diminuent d’intensité (Huignet).
Courants électriques employés en médecine. — Les courants employés en médecine peuvent être divisés en deux grandes classes : A. Les coukants iNüciTS ; — IL Les colkants co^Tl^’ES.
A. — Coukants ixDUfTs. — Ces courants appelés COURANTS d'induction OU COURANTS INTERROllFUS, découverts par Faraday en 1832, sont ceux qui sont produits dans un fil métallique couvert de soie, roulé en bobine autour d’une autre bobine également chargée de fil métallique et dans lequel passe le courant d’une pile ou d’un électro-aimant. La bobine intérieure qui est petite est recouverte d’un fil relativement assez gros et d’une longueur restreinte, il a reçu le nom de fil inducteur qui est parcouru par le courant de la pile. Il se reproduit dans ce fil inducteur, à chaque interruption de la pile, un courant induit qu’on appelle extra-courant, et qui est dû à l’action inductrice du courant sur son propre circuit. La bobine extérieure qui est plus grosse, est recouverte d’un fil long et fin, dans lequel, à chaque fermeture et à chaque rupture du courant inducteur, se produisent des courants induits, dits de premier ordre. Ces deux sortes de courants inducteurs et induits ont une énergie différente, due à leur différence de tension qui est elle-même la conséquence de la différence de diamètre et de longueur des fils des bobines.
IL — Courants continus. — Ces courants appelés aussi courants constants, courants galvaniques ou voltaïques, découverts par Volta à la fin du XVIIl' siècle, sont les courants tels que la pile les engendre. Ils sont produits par la sim[)le action chimique : un métal, le plus souvent le zinc est attaqué par un liquide acide. Cette action dégage deux courants d’électricité en sens inverse: un courant qui se dirige vers le métal et qu’on appelle courant positif, un autre qui se dirige vers le liquide et qu’on appelle le courant négatif. D’ordinaire on néglige le courant négatif.
Appareils électriques employés en médecine. — On emploie en médecine : 1“ les appareils d'induction qui donnent les courants induits ; — 2° les appareils à courants continus, qui donnent les courants continus.
Appareils d’induction. — Les appareils d’induction sont très nombreux et rentrent tous dans les deux groupes suivants :
A. .Vppareils électro-.magnétiques ou voltaélectriques; — B. .\ppareils .magnéto-électriques.