‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle d'hygiène publique et privéeChapitre 196 sur 238 · ETC · texte numérisé non relu

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repos où des frictions régulières sont faites sur tout 1 le corps. Ces pratiques seraient excellentes si elles étaient dirigées par des personnes compétentes.

I Elles donnent trop souvent lieu, malheureusement, à des accidents graves, les malades n’ayant pour guide qu’un garçon de bain ignorant et incapable de I juger de l'opportunité et de la durée de cette médication énerg’que.

Étuves sèches. — On en distingue deux sortes : Yétuve /•èche générale et Yéiuve sè( he partielle.

Étuve sèrh>' générale. — C’est une salle plus ou moins spacieuse, hermétiquement fermée et le long des cloisons de laquelle serpentent des tuyaux où circulent de l’eau chaude, de la vapeur d’eau ou de i l'air chaud. I.a température de cette étuve peut être portée à un degré très élevé. Le malade y reste un temps plus ou moins long, suivant qu’on veut produire une simple élévation de température, provoquer la transpiration ou activer la circulation du sang.

Ce genre d’étuve, d’une installation très dispendieuse, est peu usité, et on lui préfère habituellement Vétuve à la lampe, qui permet d’éviter au pa- I tient l’obligation de respirer l’air chaud, la tête restant en dehors de l'étuve.

Étuve sèche à la lampe. — L’appareil généralei ment usité aujourd'hui consiste en une chaise de bois entourée de cerceaux jusque vers la hauteur I des épaules; le siège sur lequel le malade doit 1 s’asseoir est percé de quinze à vingt trous de \ ceni timètre de diamètre. Entre les pieds antérieurs de la chaise se trouve une planche verticale, également percée de trous plus ou moins nombreux, et 1 à laquelle adhère un escabeau horizontal, élevé de i| quelques centimètres au-dessus du sol et destiné à , soutenir ses pieds. Les grands arcs en bois dont l’ap- ' pareil est garni extérieurement servent à maintenir I les couvertures écartées du tronc et des membres.

' Une lampe à alcool, munie de 4 ou 5 becs, est placée sur le sol, au milieu de l’espace circonscrit par les pieds de la chaise.

Le malade, entièrement nu, étant assis, on entoure la chaise, d’arrière en avant, d’une large couverture de laine dont l’extrémité supérieure est fixée solidement autour du patient et dont les deux coins inférieurs sont ramenés en avant et attachés delà même façon. On dispose, de même, en sens inverse, une seconde couverture par-dessus laquelle on étend un large manteau imperméable. Le ma- ' lade se trouve donc dans une atmosphère entièrement close, dont la température peut être augmentée ou diminuée à volonté, au moyen des mèches de la lampe, que l’on peut élever et abaisser facilement.

Si l’on recherche simplement l’effet sudorifique, la température ne doit pas être élevée au-dessus de 40“ à 50“ centigrades au maximum ; dans ces conditions, on peut la supporter un temps assez long sans en être incommodé sensiblement. Il faut avoir soin, aussitôt que la sueur devient abondante, de faciliter l’entrée de l’air extérieur dans l’appartement, et l’on fait boire au patient un quart de : verre deau froide toutes les dix minutes environ, be cette manière, le pouls et la respiration n’éprouvent pas de modifications sensibles, ni pendant, ni après l’opération.

Si l’on veut obtenir un effet excitant ou révulsif, il faut que la température de l’étuve atteigne 55 ou 60 degrés. Le patient éprouve alors une sensation -le brûlure sur tout le corps, de l’excitation générale, de la soif, des nausées, des bruissements d’oreille, de la pesanteur de tête, etc. Le pouls devient fréquent, les artères temporales battent avec force, les veines du front se gonflent, et finalement le malade est dans un état de malaise qu’il importe d’arrêter. 11 faut donc, comme on le voit, une surveillance attentive de la part du médecin. Quant on suppose l’excitation suffisante, le malade se plonge rapidement dans une piscine ou reçoit une douche.

Pour compléter la description de ce procédé, n’oublions pas de mentionner l’excitation particulière produite sur les parties génitales par l’acide carbonique résultant de la combustion de l’alcool. 11 sera donc bon de les préserver, autant que possible, de cette action qui peut être nuisible.

L’etuve sèche, employée seule, c’est-à-dire sans application froide consécutive, ne pourrait être supportée sans inconvénient ; elle affaiblirait l’organisme ou serait susceptible de déterminer une excitation maladive de la peau.

Le procédé de l’étuve sèche est le plus sûr moyen d’obtenir la transpiration, même chez des malades qui suent difficilement; il élève la température du corps et prépare le malade à l’action de l’eau froide; il constitue enfin un des éléments que l’hydrothérapie fournit à la médication révulsive.

Bains turcs, maures, etc. — Ces bains , dont l’usage est très répandu en Orient, commencent à être fort usités en Angleterre, en .411emagne et en France. Ils consistent en une série graduée d’étuves sèches, à proximité desquelles se trouvent des appareils destinés à faire des applications d’eau chaude et d’eau froide. Les étuves sont généralement au nombre de trois. La première, ou tepidarium, est une salle où la température de l’air sec est d’environ 50“ centigrades. Le baigneur est introduit dans cette étuve et y séjourne jusqu’au moment où la sueur commence à apparaître

Il quitte alors le tépidarium pour pénétrer dans une seconde étuve appelée calidarium, où la température de l’air oscille entre 70“ et 80“ centigrades, et dans laquelle il reste jusqu’à ce que la transpiration soit généralisée. Si la peau est restée réfractaire à cette excitation et si la sueur n’a pas été provoquée, on fait entrer le baigneur dans une étuve dont la température varie entre 90“ et t00“ centigrades et où il séjourne jusqu’à ce que la transpiration soit abondante. Quand elle est bien établie, on le conduit dans une salle de massage, d’où il passe ensuite dans le luvatorium, où l’on pratique des ablutions tièdes. Après ces opérations successives, il se plonge dans une piscine froide ou reçoit une douche, puis se repose pendant quelques instants, et se livre ensuite à un exercice approprié à ses forces physiques.

Le bain turco-romain exerce une influence très salutaire sur le fonctionnement de la peau, sur le système musculaire, sur le système nerveux et sur la circulation du sang; à ce titre, il peut rendre de très grands services dans un certain nombre de maladies. Malheureusement la multiplicité des pro-

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cédés dont l’ensemble constitue le bain turc proprement dit, rend son usage difficile en thérapeutique et restreint son intervention. 11 convient parfaitement aux personnes dont la santé n’est pas très altérée, à celles qui ont besoin d’être aguerries contre les changements de température, à quelques rhumatisants , à quelques goutteux , à condition toutefois que ceux qui se soumettent à ces pratiques balnéaires ne soient pas disposés à des congestions cérébrales ou n’aient pas à redouter des accidents du côté du cœur. Au point de vue hygiénique, pour les gens bien portants, le bain turc est une bonne chose; mais au point de vue médical, c’est-à-dire thérapeutique, on ne saurait apporter à son emploi assez de réserve et de discernement. Dans ce dernier cas, nous lui préférons une salle de sudation pure et simple dans laquelle la chaleur peut être réglementée par le médecin , suivant la nature de la maladie et suivant la susceptibilité du malade.

D'' Be.n'i-Barde.

EÜCALTPTOL. — Nom donné à l’huile essentielle retirée des feuilles d'eucalyptus par distillation. P, L.

EUCALYPTUS. — L’eucalyptus globulus ou Gommier bleu est un très bel arbre originaire de l’Aus-

Fig. 467.

Eucalyptus globulus ;arbrj cnlur).

tralie, d’une croissance lapide, d’un bjis dur et résistant, pouvant atteindre la hauteur extraordi-

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