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Fig. 48-2
Fauteuil automoteur (système Dupont\ à transformations multiples, ouvert. - Lorsque le fauteuil est fermé, il a la forme d’un fauteuil ordinaire. Par un mécanisme très simple, on peut élever ou abaisser le dossier ou le porte-jambes à volonté et par degrés. — Le dossier prend à volonté la position la plus verticale, et s’incline graduellement par distances très rapprochées jusqu’à l’horizontale, de manière à former nn lit au besoin. — Les bras sont mobiles, afin de pouvoir s’asseoir facilement sur le siège et allonger les jambes ensuite ; ils peuvent an besoin s’enlever complètement. — Le porte-jambes peut se détacher du lauteuil ; il est muni de deux articulations distinctes qui permettent d'incliner ou d'élever chacune d’elles séparément.
jour ail service du corps médical les ressources
Fig. .183.
Fauteuil (système Dupont), à grandes roues caoutchoutées, inù par 2 manivelles placées sur les accoudoir-, se dirigeant par la personne assise et pouvant servir dans les appartements ou dehors.
Fig. 481.
Fauteuil (système Dupont) à grandes roues et à rampes pour se diriger soi-même.
blessés, M. Dupont, a créé plus de cent modèles différents, répondant d’avance à toutes les indications, et dont les trois figures ci-jointes ne donnent qu’une faible idée. p. l.
FAUX. — Nom donné par les anatomistes à des replis formés par la dure-mère qui séparent les deux hémisphères du cerveau et du cervelet en deux parties symétriques (V. Cerceau, Cervelet). p. l.
FAVÜS. — (V. Teigne.)
FAYARD et BLAYN (papier). — Le papier Fayard et Blayn, connu depuis 1831 et depuis longtemps populaire, n’est pas un remède secret. C’est un papier chimique, dont la formule a été inscrite et conservée au Codex, dans la préparation duquel entre un composé d’huile d’olive, de minium pulvéri.sé, de cire jaune, d’huile de lin, d’ail épluché, de céruse, d’essence de térébenthine et d’oxyde de fer rouge. Ces diverses substances sont mélangées dans un bassin sur un feu assez vif, dans des proportions et nn ordre déterminé, puis étendues sur des feuilles de papier de soie, à l’aide d’appareils spéciaux qui assurent une répartition égale de la masse à leur surface, puis enfin, ces feuilles sont séchées à l’étuve.
Ce papier est employé avec succès contre les douleurs rhumatismales, contre la scialitjue, le lumbago, le torticolis et les affections névralgiques en général. On y a aussi recours dans les accès de goutte, dont il diminue l’intensité et calme les douleurs, ce qui permet souvent aux malailes de vaquer à leurs affaires. Dans ces divers cas, il faut recouvrir largement de papier les parties douloureuses.
Dans les enrouements avec toux et aphonie, dans les rhumes, les bronthites, une feuille de papier Fayard et Blayn appliqué sur le devant de la poitrine, au-dessous des clavicules et un autre dans le
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» dos, entre les dt'iix épaules, amènent un soulage- ^ ment rapide et luttent singulièrement la guérison. I.cs médecins qui s’occupent do pathologie in- I fantile recommandent surtout ce papier chez les
3 entants atteints d’une de ■ ces affections, si fré-
I quenles chez eux, parce qu’ils le sup])ortent à mer-
veille.
i Telles sont les principales indications du papier Fayard et Hlayn. Nous devons ajouter cependant j que beaucoup de personnes eu font usage contre les foulures et les entorses; que d’autres l’appli- , quent comme traitement palliatif sur les cors et durillons pour calmer les douleurs et les ramollir, j avant de les tailler avec un bistouri ou un canif;
[ que d’autres, enfin, s’en servent contre les clous, les panaris et les piqùrt's d’insectes.
Pour bien conserver le papier Fayard et Blayn, il faut le garder dans un endroit sec, mais frais. Lorsqu’on vent s’en servir, on n’a qu’à le chauffer •un peu, puis à l’appliquer sur la partie malade à ! laquelle il adhère très bien. Lorsqu’on veut l’enlever, il suffit de l’huiler un peu la veille; on lave la place qu’il occupait avec de l’huile chaude.
C C. Sarran.
FÉBRIFUGE. — Nom donné aux médicaments qui jouissent de la propriété de prévenir le retour des accès de fièvre. Les principaux fébrifuges sont: le quinquina et ses alcalo’ides, le sulfate de quinine, lacinchonine, la cinchonidine, l’arsenic et ses com- , posés, la digitale, le berbéris, etc. p. l.
FÉCALES (MATIÈRES). — On donne le nom de matières fécales aux matières non absorbables, résidus • de la digestion du bol alimentaire, qui, après avoir parcouru les intestins, viennent s’accumuler dans le rectum, d’où elles sont rejetées par la défécation (V. Digestion, Défécation). P. l.
FÉCâLOIDE. — Qualificatif donné aux matières que vomissent les malades atteints de hernies étranglées ou d’obstruction intestinale, et dont l’odeur, sinon l’aspect, rappelle celui des matières fécales.
FÉCéS. — Mot latin qui se prononce fécesses et qui est synonyme de matières fécales. p. l.
FÉCONDATION.’ — La fécondation est la fusion des deux g.-rmes mâle et femelle. Il a été dit aux articles Cofiulaiion et Éjuculaiinn comment le germe mâle ou sperme d’abord contenu dans les vésicules séminales est projeté dans les organes génitaux internes de la femme. On verra que le gernie femelle ou ovule sécrété par Ynvaire est rendu accessible au germe mâle par suite des phénomènes qui s'opèrent à l’époque de la menstruation.
Le sperme est un liquide d’un blanc grisâtre essentiellement constitué par un mucus contenant des cellules épithéliales, graisseuses, des cristaux et surtout des filaments mobiles nommés spermazoîdes ou spermatozoaires qui en constituent la partie la plus importante. En effet quand le sperme ne contient pas de spermatozo’ides, ce Liquide est impropre à la fécondation, et l’homme qui l’émet
est stérile. Pour que la fécondation ait lieu, il est donc nécessaire que les spermatozoaires déposés, avec le liquide spermatique qui les contient, dans le vagin de la femme, viennent se mettre en contact avec l’ovule. Les théories basées autrefois sur la possibilité de l’imprégnation à distance, ont été complètement réfutées, et comme les expériences de Coste ont démontré d’autre part que l’ovule sorti de l’ovaire ne pouvait plus être féconde quand il a franchi le tiers externe de la trompe uterine, il en résulte que, du vagin où ils sont déposés, les spermatozoaires devront pour gagner l’ovule parcourir toute la longueur de la cavité utérine et au moins les deux tiers de l’étendue de la trompe.
Pour expliquer cette migration bien des théories ont été émises: mais aujourd’hui, on est à peu près d’accord pour admettre que ce long parcours s’exécute par les lois de la capillarité, par un mécanisme absolument semblable à celui qui se produit pour une goutte d’eau que l’on voit s’élever entre deux lames de verre très rapprochées. Les spermatozo’ides chemineraient ainsi en suivant les sillons de l’arbre de vie dans le col utérin, les replis de la muqueuse utérine dont les surfaces opposées sont toujours en contact dans l’état de vacuité de la matrice, et les replis longitudinaux des trompes, gagnant ainsi l’ovaire où se trouve l’ovule.
Mais si la capillarité joue incontestablement le rôle principal dans la migration des spermatozaires à travers les organes génitaux internes, il ne faut pas perdre de vue que le transport du germe mâle est encore facilité par les mouvements propres des spermatozoaires, et par ceux des cils vibratils qui recouvrent en partie la muqueuse de la matrice et celle des trompes. Ce trajet qui paraît si long s’exécute cependant assez rapidement et les vivisections ont montré que chez la chienne, par exemple, vingt heures après le rapprochement, les spermatozoaires se trouvaient en quantité sur l’ovaire.
Parvenus sur cet organe, comment se fait la fusion du germe mâle avec le germe femelle? Celte question est restée longtemps non résol le et aujourd’hui encore on est réduit à des conjectures. On a bien trouvé, en effet, sur les ovules de certaines espèces animales, chez les mollusques par exemple, un petit trou microscopique par lequel les spermatozoaires peuvent pénétrer dans l’œuf, mais les recherches les plus minutieuses n’ont jamais permis d’observer la mémo disposition sur l’ovule de la lemme. Quoiqu’il en soit, le germe mâle parvient à franchir la membrane vitelline, ou membrane externe de l’œuf, et l’on a pu voir un nombre assez considérable de spermalozoaire dans le liquide placé entre cette membrane et le vitelius.
Arrivés là les spermatozoaires se dissolvent et se combinent avec les élément- du vitelius. Ce dernier reçoit donc la vitalité qui lui est nécessaire pour se Iranstormer, se développer et donner naissance à un nouvel elre qui participe ainsi, par les lois de l’hérédité, aux qualités et aux defauts physiques de ses parents.
La quantité de sperme nécessaire pour féconder un ovule peut être très petite. Une goutte suffit ; mais il faut que cette goutte contienne un certain
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nombre de spermatozoaires, car il est prouvé aujourd’hui qu’une trop petite quantité ne peut déterminer une fécondation suffisante. 11 est probable que tons les spermatozoaires ne se dirigent pas exclusivement sur l’ovule prêt à s’ouvrir, mais qu’un certain nombre gagne d’autres ovules plus ou moins voisins, et les impressionne. C’est ainsi qu’on explique comment une femme blanche, mariée d abord avec un nègre et ayant eu de lui des enfants mulâtres, pourra, son premier mari étant mort, donner naissance à des enfants présentant encore les caractères de la race nègre, bien que cette femme se soit remariée avec un blanc. 11 est certain que dans ce cas un certain nombre de spermatozoaires trop peu nombreux pour entraîner la fécondation avaient pu néanmoins en confondant leurs éléments avec ceux d’un ovule imprimer à cet ovule une partie des caractères propres au germe mâle du nègre. Recevant plus tard, par d autres spermatozoaires, le supplément de fécondation qui lui est en quelque sorte nécessaire, cet ovule donnera naissance à un enfant qui présentera quelques-uns des caractères imprimés par la première, quoique insuffisante, imprégnation.
Tous les auteurs sont d’accord pour admettre que le moment le plus favorable à la fécondation est celui qui se rapproche des règles. Des statistiques bien faites ont démontré que la femme devient facilement enceinte dans les quelques jours qui précèdent et surtout dans les quatre ou cinq jours qui suivent la menstruation. Peut-être la fécondation serait-elle obtenue plus facilement pendant l'écoulement même des règles. 11 ne faudrait pas croire néanmoins que la fécondation ne puisse arriver pendant le milieu de la période intermenstruelle. J’ai connu plusieurs ménages qui s’étant fixés à cette prétendue immunité des dix jours les plus éloignés des règles, soit avant soit après, ont été tout surpris de voir arriver une grossesse, bien qu’ils s’en fussent exactement tenus dans leurs rapports à l’espace précédemment indiqué. C’est que dans leurs calculs ils avaient oublié de tenir compte de la grande vitalité des spermatozoaires qui, déposés dans les organes génitaux féminins, peuvent être retrouvés en pleine activité sept à huit jours après.
La procréation des sexes à volonté a été, de tout temps et est encore aujourd’hui une des grandes préoccupations du père de famille. On a beaucoup écrit sur ce sujet, mais toutes les théories qui ont été émises se sont trouvées en défaut. Ni l’opinion d'Hippocrate, qui admettait que les mâles étaient engendrés par le testicule droit et les femelles par le testicule gauche, ni celui de Millot qui attribuait aux ovaires la même propriété , ni la théorie qui explique la naissance des garçons par la plus grande vigueur relative du père, et celle des filles, au contraire, quand c’est la mère qui est pleine de santé alors que le père est affaibli, et tant d’autres, n’ont pu résister à des recherches et des expériences scientifiquement dirigées.
11 avait semblé un moment, en se basant sur certaines observations faites sur les animaux et plus particulièrement sur la vache, que la fécondation opérée dans les quelques jours qui précèdent
les règles devait donner une fille, alors que les rapports sexuels dans les jours qui suivent la menstruation détermineraient la naissance d’un garçon. Mais les recherches faites sur l’espèce humaine n’ont pas permis d’arriver à un résultat certain. Et si l’on prend en masse toutes les naissances, sachant qu’elles proviennent de fécondations opérées à toutes les époques de la vie menstruelle, avant ou après, on trouye que les sexes s’équilibrent à peu près, car on compte environ 106 garçons pour 100 filles.
Fécondation artificielle. — Nous avons vu, au début de cet article, que pour que la fécondation puisse s’opérer, il fallait qu’il y eut fusion entre les deux germes mâle et femelle. Or il peut se faire que certaines conditions, comme l’absence de testicule chez l’homme ou d’ovaires chez la femme, empêchent toute possibilité de fécondation. Ces états divers seront étudiés à l’article Stérilité. Mais pour terminer ce que nous avons à dire sur la fécondation, nous ajouterons simplement que certaines malformations chez l'homme ou chez la femme, peuvent empêcher que les deux germes ne se rencontrent, bien que ces germes, pris isolément, soient trouvés parfaitement constitués. 11 est résulté de cette observation que quelques médecins ont voulu faire pour l’espèce humaine ce qui se pratique tous les jours pour certains végétaux, c’est-à-dire de prendre un germe, le germe mâle, par conséquent, puisque c’est le seul dont on puisse provoquer l’expulsion, et de chercher à le mettre en contact direct avec le germe femelle, autrement dit de pratiquer artificiellement la fécondation.
Celte méthode a trouvé un grand nombre de détracteurs, mais aussi quelques partisans zélés. 11 est certain que l’on a obtenu des succès, et je compte moi-même deux réussites parfaitement authentiques. Je vais d’abord exposer le procédé à employer ; je dirai ensuite quelques mots des cas particuliers dans lesquels cette méthode est applicable, sans entrer toutefois dans des détails que l’on trouvera au complet à l’article Stérilité.
La récolte du sperme peut se faire de plusieurs manières ; ou bien le mari laisse le liquide fécondant dans le vagin de la femme et le médecin avec un appareil imaginé par le professeur Pajot, le récoltera dans ce conduit avant de l’injecter dans l’utérus, ou bien le sperme sera recueilli dans un vase plongé dans l’eau tiède afin d’assurer au spermatozoaires toute leur vitalité. On a également proposé de recouvrir le membre viril d’un condom qui reçoit ainsi le produit de l’éjaculation et qu’il est après facile d’ouvrir d’un coup de ciseaux pour recueillir le sperme dans un appareil convenablement disposé pour l’injection.
Quoiqu’il en soit, le sperme devra être émis peu de temps avant l’opération et conservé jusque-là à une température voisine de 37® à 40°. Pour l’injecter dans la cavité utérine on se servira soit d’une sonde de femme, soit d’une seringue de Pravaz, ou encore de l'appareil du professeur Pajot. J’ai employé la seringue utérine à injections médicamenteuses, en caoutcbouc durci , qu’on fabrique à Vienne, en Autriche. Ce petit appareil est admirablement ap-
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proprié à cet emploi, car il est muni d’une longue tige qui pénètre facilement dans le col utérin, d’un petit corps de pompe en verre où l’on voit la quantité de liquide à injecter et d’un piston muni de
Instrument de Pajot pour la fécondation artificielle.
■rondelles en caoutchouc. 11 faut avoir soin de pousser la canule de l’appareil au-dessus de l’orifice interne, afin d’être assuré que le liquide fécondant est bien déposé dans la cavité utérine. 11 est certain qu’il serait bien préférable de déverser ainsi le sperme dans la trompe, mais nous ne pouvons pas aller aussi loin.
Il est à peine besoin d'ajouter qu’avant de pratiquer la fécondation artificielle, il est indispensable de s’assurer si le sperme contient des spermatozoaires, car, quoique rares on a vu des cas, où même chez un homme d’apparence vigoureuse ce liquide était complètement dépourvu d’animalcules.
Les vices de conformation de la verge chez l’homme, tels que les épispadiaset les hypospadias ; les déviations de l'utérus chez la femme et principalement les antéflexions , rétroflexions et latéroflexions, sont les étals dans lesquels on est le plus souvent appelé à pratiquer la fécondation artificielle. .\i-je besoin d’ajouter que cette opération devra être entourée de précautions de toute nature. 11 est indispensal>le surtout que le mari soit présent, et le médecin devra exiger que tous les détails de l’opération soient rigoureusement contrôlés, afin qu’aucun soupçon ne puisse naître plus tard dans l’esprit de l’im ou de l’autre des deux époux.
Ces précautions sont d'autant plus nécessaires que la fécondation artificielle est une operation en quelque sorte nouvelle, et qui n’est pas encore complètement entrée dans les mœurs. Heaucoup s’imaginent que c’est là un procédé immoral, répréhensible, et le 23 août 1882, dans un jugement rendu parla première chambre du tribunal de bordeaux, à propos de cette opération, les juges ont déclaré que ce procédé « ne consiste plus, en effet, à sup- <1 primer soit chez la femme, soit chez l’homme, les « causes de stérilité, de manière à les rendre aptes « à la génération , mais à faire concourir à l’acte a même de la génération , et pour son accomplis- « sement direct dans ce qu'il y a de plus intime, O un intermédiaire entre le mari et la femme, usant « de moyens artificiels que réprouve la lot natu- « relie et qui pourrait même, en cas d’abus, créer « un véritable danger social, etc. »
11 est certain (pie les juges du tribunal de Bordeaux, en émettant une pareille décision ne se sont pas rendu comp e de l'opération qu’ils ont ainsi condamnée, et si au lieu de ne viser que les procé-
DlimONNAIRE POPULAIRE DE MÉDECCVE DSDEIXE.
dés opératoires qu’ils connaissaient imparfaitement sans doute et qui, comme on l’a vu plus haut, ne présentent absolument rien d’immoral, ils avaient considéré les résultats au point de vue philosophique, leur sentence eût été tout autre.
Les magistrats ne sont-ils pas, en eftet, beaucoup mieux placés que qui que ce soit pour savoir combien il y a de ménages qui se dérangent justement parce qu’il ne vient pas d'enfants pour cimenter l’union du mari avec sa femme : Combien il y a de maris qui, dédaignant une femme stérile, se créent un ménage à côté, et combien de femmes accusant leur mari d’impuissance cherchent en dehors un mâle plus vigoureux. La fécondation ar'ificielle, en (( fourni.ssant à la famille des joies qu elle n’aurait pu goûter sans elle, » est donc au contraire une opération essentiellement morale et humanitaire, et telle a été, du reste, l’opinion de la Société de Médecine l.,égate de Paris, qui a été appelée a donner son avis sur le jugement du tribunal de Bordeaux.
D' ANT. DE SOÏRE.
FÉCONDITÉ. — La fécondité n’est autre chose que l’aptitude à la reproduction. Elle varie suivant les climats, les races, les individus, leur constitution et leur tempérament. p l.
FÉCULE. — Mot employé comme synonyme d’amidon (V. ce mot). p. l.
FEMME. — La femme est dans l’espèce humaine l’individu du sexe féminin, c’est-à-dire la femelle de l’homme. Tète on général plus petite; cerveau moins pesant; cheveux plus longs; figure imberbe; cou plus mince et plus long; larynx plus petit et plus étroit, ce qui rend sa voix plus douce et d’une octave moins grave que la nôtre; clavicule moins courbée; épaules moins développées; gorge et mamelles plus développées; creux de l’eslomac plus élevé; fausses côtes plus courtes; diaphragme plus petit et montant plus haut; cavité thoracique moins haute et moins profonde d’avant en arrière; tronc plus long; bassin beaucoup plus large et (dus ouvert en avant et en haut, avec dés muscles plus courts et plus épais; ventre plus plat; hanches et fe.sses plus saillantes; fémur plus oblique de dehors en dedans; genoux plus rentrés en dedans; cuisses plus grosses: cuisses et jambes plus courbas ; mollets plus haut, bas de jambes plus effilés; pied plus petit et souvent plus cambré; organes sexuels et génitaux différents, ainsi que les fonctions qui leur sont départies; os moins gros avec moins de saillies musculaires: fibres plus molles et [ilus délicates; tissu cellulaire et adipeux plus abondant, qui donne à leurs membres des formes arrondies et des contours moelleux et pleins de grâce : peau plus fine, plus blanche et moins velue, tels sont les principaux caractères qui différencient pliysiquemont la femme de l'homme. p. l.
FÉMORAL. — Mot employé par les anatomistes pour désigner ce qui a rapport à la eue et qui est synonyme de crural; on dit muscle Je n "nl ou crural, artère fémorale, veine fémorale (V. Crural et Cuisse). p. L.
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