‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle d'hygiène publique et privéeChapitre 220 sur 238 · FUR · texte numérisé non relu

FUR

FULGURANT. — Qualificatif donné aux douleurs qui se produisent brusquement, avec la rapidité de l’éclair, principalement au début de Yalaxie locomotrice progressive (V. ce mot). p. L.

FULIGINOSITÉ. — Nom donné à un enduit noirâtre épais et gluant, composé de mucus altéré, de cellules épitlipliales et d’une petite algue appelée leptoirix, qu’on observe sur la langue, les dents et les lèvres des malades atteints de lièvres graves, principalement de fièvre typhoïde. Comme les fuliginosités sont très gênantes, puisqu’elles empêchent les malades de boire et parfois même de parler, il faut avoir soin de les enlever, au fur et à mesure de leur production, à l’aide d’une brosse à dents trempée dans le jus de citron, puis se laver la bouche avec de l’eau de Vichy ou avec de l’eau additionnée, par litre, de 5 ou 6 grammes de bicarbonate de soude. p. l.

FULMI-COTON. — Le fulmi-coton, appelé aussi coiov -poudre, est un produit explosible formé avec du coton, trempé dans de l’acide a/.otique monohydraté, puis lavé et enfin desséché, qui, dissous dans l’éther sulfurique constitue le collodion (V. ce mot).

FUMETERRE. — La fumeterre officinale, que le vulgaire désigne sous les noms de fiel de terre,

tait battu, pisse sang, etc., est une plante de la famille des papavéracées, originaire de l’Orient, très commune dans les champs, les vignes, les jardins en friche, à tige grêle rameuse haute de 20 à 70 centimètres, à feuilles alternes, et à fleurs pourpres veinées de noir et de blanc, disposées en grappes qui s’épanouissent de mai à octobre. Cette plante, inodore mais d’une saveur amère et désagréable, est employée comme tonique et dépurative dans la scrofule, le scorbut et certaines maladies de peau, en infusion, en sirop ou en extrait. Elle entre dans la composition du sirop antiscorbutique et du sirop de chicorée. p. l.

FUMIGATION. — On appelle fumigation une expansion de gaz ou de vapeurs dans un lieu déterminé ou sur une partie du corps. Toutes les plantes

émollientes, toniques, astringentes, aromatiques, narcotiques, bouillies dans les proportions de quelques poignées dans une certaine quantité d’eau r'^pandent des vapeurs destinées à faire des fumigations. Un grand nombre de médicaments, de plantes, de résines projetés sur des charbons ardents, placés dans unebassinoire ou dans un réchaud, se consument et s’évaporent en gaz avec lesquels on fait également des fumigations sèches de diverse nature.

Ainsi les fumigations désinfectantes se préparent en versant sur une pelle rougie au feu ou sur des charbons incandescents de la poudre de sucre, du camphre, de l’encens, du vinaigre, de l’eau de Cologne, etc. Elles enlèvent les mauvaises odeurs qu’exhalent parfois les malades ou les personnes qui laissent aller leurs matières dans le lit. Les fumigations calmantes se préparent à leur tour en faisant brûler sur des charbons des feuilles de laurier, de tilleul, de belladone, de datura ou autres. Nous avons encore les fumigations toniques de baies de genièvre, de pin, de bourgeons de sapin, de benjoin, de cinabre, de soufre, d’iode, de chlore.

Ces fumigations se dirigent suivant le cas vers la tète dans les céphalalgies à frigore ; dans les narines contre le coryza, l’ozène, l’enchifrènement dans la bouche et l’arrière-gorge contre les inflammations aiguës ou chroniques des premières voies; dans l'oreille contre les maladies de cet organe ; au cou dans les engorgements chroniques de la région cervicale ; dans le dos contre certaines maladies de la moelle ; sur la région lombaire contre le lumbago ; sur une partie limitée des membres pour traiter les vieilles entorses, certaines éruptions syphilitiques ou scrofuleuses rebelles et même la plupart des douleurs rhumatismales et névralgiques.

Le procédé est fo^t simple, il suffit de diriger la vapeur médicamenteuse avec un tuyau disposé de façon à la conduire directement sur le point malade. I)'' Marc. Cambollives.

FUNICULITE. — Nom donné à l’inflammation du cordon du testicule (V. Orchite). p. L.

FURFURACÈ. — Qualificatif donné aux desquamations qui se produisent sous forme de pellicules très fines dans certaines afl'ections de la peau.

FURONCLE. — Le furoncle est une tumeur inflammatoire, circonscrite, dure, élevée en pointe dans son milieu, se terminant par suppuration et ])ur l’élimination d’une substance blanc grisâtre appelée bourbillon.

Le furoncle se montre sur tous les points du corps, spécialement à la partie interne des cuisses, aux fesses, au cou, au dos, à la face, sur les membres supérieurs, et notamment sur la face dorsale des mains ; il est rarement solitaire, et le plus souvent plusieurs clous apparaissent, soit simultanément, soit successivement. 11 se développe sous l'influence d'une mauvaise nourriture ou d'un régime excitant, notamment par l’usage immodéré du café noir; d’un état saburral, d’irritations de la

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