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rapillaires qui, arrêterait la circulation dans leur cavité ; le mode d’orif(ine et de distribution des nerfs vaso-moteurs expliquerait la symétrie de la gangrène I Raynaud).
Celte variété de sphacèle présente trois stades dans son évolution :
1° Le doigt, mort. — On désigne sous ce nom une f'spèce de syncope locale, caractérisée par une abolition temporaire de la circulation dans un ou plusieurs doigts ; ceux-ci deviennent, sous l’impression du froid ou sans cause appréciable, pâles, froids, exsangues et in.sensibles ; cet état dure quelques instants, parfois une ou deux heures, puis il se dissipe sans phénomènes appréciables avec une réaction douloureuse comparable à celle de l’onglée.
2® Asphyxie locale. — l,a syncope est plus sérieuse, le doigt prend une teinte livide, bleuâtre, il est le siège de douleurs vives, reste plusieurs jours dans cel état et le retour de la circulation s’accom- I)agne d’une réaction très douloureuse.
3“ Gangrène symétrique . — Ici l’arrêt de la circulalion est df'finitif, il y a gangrène; les doigts sont froids, marbrés de teintes livides, bleuâtres, parcheminés ; le malade y éprouve de vives douleurs ; après plusieurs alternatives le doigt se sphacèle, il est noir, froid ; de petites phlyctènes se montrent à l’extremité de la phalangette, et il prend un aspect effilé et momifié ; les ongles tombent, la peau se ■détache en lambeaux durs et épais.
Plus tard iiiu' élimination régulièie détache les eschares (qui sont souvent plus minces qu’on ne le suppose) et la cicatrisation est plus ou moins rapide.
Chose remarquable, ces phénomènes .se montrent parallèlement soit aux orteils, soit aux doigts, soit aux quatre membres, beaucoup plus rarement aux oreilles et au nez, dont la mortification n'est jamais complète, d’où le nom de gangrène symétrique des extrémités.
Bien (pie très douloureuse, cette maladie n'exerce aucune influence sur l'état général : sa marche toujours très longue est en même temps très sujette aux récidives.
Le traitement consiste à recouvrir les parties malades de liquides excitants , aromatiques, de bandes de flanelle. Laugier a conseillé des bains d’oxygène. Nous avons vu, dans le service de Labbé, ce moyen être suivi d’heureux résultats.
On calmera les douleurs par les préparations, opiacées, du chloral, etc.
C. Gangrène par altération du sang. — Dans les gangrène.-! toxiques ou par altération du sang rentrent la gangrène qui se produit chez les diabétiques, celle ([ui détermine l’empoisonneinenl par l’ergot de seigle, les gangrènes qui surviennent à la suite des tievres gra\es, etc.
G.vxout.NK Di.vitKTiQL'K. — Les rapports qui existent entre le diabete et certains états gangréneux ont été surtout bien établis par Marchai (de Calvi).
Mais le mécanisme suivant lequel se fait cette gaugreue n est pas encore élucidé : pour les uns la gangrené diabétique est précédée d'une artérite, d'un trouble circulatoire quelconque ; pour d’autres le sang charge de sucre ne nourrit pas convenable-
blCTlO.NNAlHE POPCLaIHE DE MÉDECINE USl’ELLE.
ment les tissus et leur vitalité se trouve diminuée de telle sorte que le moindre traumatisme ou une intlainmation quelconque (furoncle, phlegmon, etc.) suffit pour les mortifier.
Cette gangrène se présente sous deux formes : 1° tantôt c’est un furoncle, anthrax ou phlegmon, qui en est le point de départ ; 2° tantôt elle éclate spontanément et frapjie d’ordinaire les membres inférieurs : la région se gonfle, elle est d'abord chaude et douloureuse, mais ne tarde pas à devenir noirâtre, froide, infiltrée de sérosité et de gaz, recouverte de phlyctènes.
Cetle gangrène se limite ou bien elle enlève le malade. Si la gangrène est circonscrite, l’eschare tombe, mais la cicatrisation est fort lente.
Le diagnostic de sa nature est uniquement basé sur la présence de sucre dans l’urine.
Le traitement sera celui du diabète; la plupart des auteurs repoussent toute intervention chirurgicale (Verneuil, Demarquay).
Ganguène pak le seigle eugoté. — Le seigle ergoté est, pris à une certaine dose (pain fait avec du seigle malade), un véritable poison qui se traduit surtout j)ar des convulsions et de la gangrène.
La gangrène est précédée de quelques symptômes généraux : c’est une sorte Â'ébriété, d'hébétude comparable à celle des fumeurs d’opium, puis les malades se plaignent d’engourdissements, de crampes, de contracture, d’une chaleur insupportable, et bientôt d'un froid très vif dans les membres.
C’est alors que se manifeste la gangrène : les membres inférieurs deviennent insensibles, la peau devient rouge, violacée, puis noire et comme momifiée. En même temps on observe des mouvements convulsifs, du délire, du coma.
Si le malade ne succombe pas, la gangrène se limite et les eschares se détachent en laissant après elles des mutilations plus ou moins étendues.
On fera immédiatement cesser l’usage du pain avarié et on prescrira des vomitifs, puis des toniques et du café; le traitement local ne présente pas d’indications particulières.
Gangkexe dans les EiÈviîES. — La plupart des fièvres septiques diminuent la résistance vitale de l’organisme à un ted point qu’il est fréquent d’observer des gangrènes, soit dans leur cours, soit pendant la convalescence; ces gangrènes sont tantôt limi'ées aux régions habituellement comprimées (sacrum, talon, grand trochanter), tantôt elles se produisent dans d’autres lieux. On sait combien elles sont fréquentes dans le cours de la convalescence de la fievre typhoïde Leur pronostic est toujours grave. D' Léon Moynac.
GARANCE. — La garance, plante herbacée de la famille des rubiacées*, qui croît en Italie, en Grèce, en Espagne et en France, où on la cultive beaucoup en Alsace, dans le Vaucluse et dans l’Hérault, est surtout remarquable par sa racine rougeâtre (la seule partie de la plante employée) dont on se sert pour la teinture des étoô’es, principalement du drap avec lequel on fait des pantalons rouges de nos soldats. Très employée par l'ancienne médecine dans une foule de maladies très diverses (dysenterie, sciatique, coxalgie, scrofule, leucorrhée,
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