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GASTRIQUE (embarras). — L’embarras gastrique est une maladie caractérisée par l’inflammation catarrhale de la muqueuse de l’estomac.

Les causes de cette affection, qui est certainement la plus commune de cet organe, reconnaît plusieurs causes, en première ligne, citons les changements brusques de température ; dans certaines constitutions médicales, on voit les embarras gastriques régner d’une façon épidémique. Les écarts de régime, certains aliments fortement épicés, les crustacés (écrevisses, homards, langoustes) le gibier, l’abus des boissons alcooliques l’engendrent souvent. 11 en est peut-être de même de certaines pratiques contraires à l’hygiène (lecture durant les repas, travaux pénibles pendant la digestion, etc.)

Sauf les cas où il résulte d’écarts de régime, l’embarras gastrique s’annonce par un peu de malaise et d’inappétence, puis la maladie se caractérise par une céphalalgie vive, frontale, s’exaspérant par le bruit et la lumière ; la langue est recouverte d’un enduit blanchâtre qui donne un goût amer à tous les aliments ; il existe d’ailleurs une anorexie complète, accompagnée d'une soif ardente et d’un vif désir de boissons acidulées. L’épigastre est sensible à la pression ; il survient quelques nausées et vomissements dont l’odeur est généralement très fétide. Nous- avons vu, en effet, que le suc gastrique ayant perdu son acidité, ne pouvait plus remplir son rôle; aussi les aliments subissent-ils dans l’estomac une sorte de décomposition putride, c’est ce qui cause la fétidité particulière de l'haleine et des éructations qui sont fréquentes.

La constipation est habituelle, mais parfois survient une diarrhée qui est d’un heureux présage; car, de même que l'herpès de la face et les sueurs profu'ses, elle constitue un pliénopiène critique.

La durée de la maladie est de quatre à six jours.

Mais à côté de cette forme légère, il en est une un peu plus sérieuse, c'est l’embarras gastrique fébrih'. Les symptômes sont les mêmes, mais il vient s'y joindre un mouvement fébrile à exaspération vespérale ; la température peut atteindre 39 et même 40 degrés, mais elle présente une rémission matinale a peu près complète. On a signalé la présence de taches d’un bleu ardoisé, siégeant surtout sur la paroi antérieure de l’abdomen et la base de la poitrine. On peut voir des taches semblables dans les fièvres typlio'ide et paludéenne.

Surtout dans les pays chauds, on voit l'embarras gastrique se compliquer d’un état bilieux (teinle ictérique, vomissements bilieux, gonflement du l'oie, diarrhée bilieuse); sa durée est souvent de deux septénaires ; il en est de même de, l'embarras gastrique fébrile.

L’embarras gastrique fébrile est parfois très difficile à distinguer immédiatement d’une fièvre typhoïde. Cependant les vomitifs guérissent très rapidement l’embarras gastrique, ils ne peuvent qu’amender une fièvre typlio'ide. La température s'élève dans l’embarras gastrique, plus rapidement que dans la fièvre typhoïde, elle présente une rémission matinale beaucoup plus marquée que dans (•('tte dernière affection ; de plus, sa ■marche ther-

mique est beaucoup plus irrégulière que celle de la fièvre typhoïde. L incertitude sera d’ailleurs de courte durée, car le catarrhe stomacal s’amende en quelques jours.

Le traitement de l’embarras gastrique consiste dans l'administration d'un vomitif.

Ipéca 1 gramme.

Emétique .'> centigrammes.

ou d'un éméto-cathartique:

Émétique 10 centigrammes.

Sultate (le soude '20 grammes.

11 èst sage de faire succéder au vomitif un purgatif salin, sulfate de magnésie, eau de Rubinat, etc., on fera boire au malade des boissons délayantes, acidulées froides. Pendant la convalescence, on ne fera usage que de mets faciles à digérer. 1)'' LÉo,\ MoyN.\c.

GASTRIQUE (SüC). — (V. Suc gastrique.)

GASTRITE. — La gastrite est une inflammation des tuniques muqueuse et celluleuse de l’estomac, c’est une maladie aussi rare que Broussais la croyait fréquente; il faut se garder de la confondre avec Yeuibarras gastrique qui est l’inflammation catarrhale de la muqueuse de l’estomac et qui est une des maladies des plus communes.

On peut admettre plusieurs variétés de gastrites: 1“ la gastrite toxique ; 2° la gastrite suppuratioe; 3'’ la gastrite chronique ou gastrite des buveurs.

La gastrite se produit: t“ sous l’influence des poisons. Parmi les substances toxiques, il en est qui détruisent immédiatement les éléments anatomiques de l'estomac ; c’est plutôt un sphacèle qu’une inflammation : tels sont les acides sulfurique, nitrique, chlorhydrique, l’ammoniaque, etc. D’autres irritent à un très haut degré et h'S enflamment réellement ; tels sont les sels d’argent, de mercure, de cuivre, l’acide arsénieux, le phosphore, etc. Les liquides trop chauds agissent de la même manière.

2® On a vu des gastrites se produire dans le cours de certaines affections graves (typhus, variole, piohémie).

3° La gastrite chronique se développe chez les alcooliques ; elle coïncide avec le catarrhe chronique de la muqueuse si fréquent chez ces gens-là; l’inflammation s’étend de la tunique muqueuse à la tunique celluleuse.

Dans la gastrite toxique et par brûlure, les lésions ne sont point bornées à l'estomac ; la bouclie, le pharynx, l’œsophage et même l'intestin présentent d’oriiinaire des altérations semblables. Ces altérations offrent quelques variétés suivant la nature de la substance toxique, la durée ou les circonstances de son application. On trouve des eschares dont la profondeur variable peut se limiter aux parties’ les plus .superficielles de la muqueuse, ou comprendre toute son épaisseur et même les tunique celluleuse et musculeuse. Ces eschares sont jaunes, blanches, noires ou d’un brun verdâtre (suivant le poison); sur leur pourtour, les tissus sont fortement hyperhémiés ou échymosés.

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Enfin la paroi do l’ostomac pont être complètement détruite; son contenu s’épanche alors dans le péritoine, qui présente les traces d'une inflammation suraiguë.

Si les lésions ne sont pas mortelles, les parties détruites sont remplacées par des cicatrices dont la rétraction peut avoir les plus fâcheuses conséquences.

Dans la gastrite suppurative, l’altération caractéristique consiste dans la présence d'une certaine quantité de pus infiltré dans les mailles de la tunique celluleuse , la muqueuse est hyperhémiée, la tunique musculaire ramollie et décolorée, tout le péritoine qui tapisse l'estomac est épais et adhérent.

Dans la gastrite chronique ou gastrite des buveurs, la tunique celluleuse est indurée, épaissie, la paroi de l'estomac a perdu toute souplesse ; à la coupe, elle présente un aspect lardaeé. Cette variété de gastrite n’est pas rare chez les buveurs.

La gastrite toxique éclate au milieu d’une santé parfaite par de violents troubles gastriques. Presque immédiatement après l’ingestion du poison se manifeste une douleur stomacale atroce, intolérable ; il survient des vomissements abondants mêlés à du sang, puis des coliques et des selles sanguinolentes.

Si l’action du poison est assez violente pour entraîner la mort, le malade tombe, après quelques heures de cette horrible souffrance, dans un état de collapsus, sa face est pâle, une sueur visqueuse couvre son corps, la température s’abaisse, et la mort arrive vite. Dans d’autres cas, les accidents jirésentent les mêmes caractères, mais leur intensité est bien moindre ; cependant la fièvre s'allume, et l’on voit se dérouter rapidement les accidents d’une péritonite qui se produit soit par voisinage, soit par perforation. Mais la péritonite peut bien ne point se produire, et malgré son absence tout danger n’est point évité, car l’estomac rejette tout aliment, et le malade succombe dans le marasme. Cependant dans bien des cas le malade guérit, l’estomac devient plus tolérant; mais la convalescence est toujours longue et le rétablissement imparfait, car la rétraction des brides cicatricielles gène le passage des aliments. Les rétrécissements sont très fréquents dans cette circonstance.

Dans la gastrite des buveurs les symptômes sont ceux de la dyspepsie chronique; il s’y joint une rénitence toute spéciale des parois de l’estomac, capable de faire croire à l'existence d’un cancer si la longue durée de la maladie et la conservation d'un état général relativement bon ne venaient mettre à l'abri contre une semblable erreur.

Si un poison a été avalé, hâtez-vous de provoquer le vomissement, respeclez-le s’il se produit spontanément; faites prendre immédiatement un blanc d’œuf, on en trouve partout, et l'on ne perd pas de temps, puis administrez le contre-poison convenable : pour l’arsenic, la magnésie ou le sesquioxyde de fer hydraté; pour l’antimoine, les astringents et la noix de galle; pour le cuivre et le mercure, le fer réduit ; pour le phosphore, l’eau de chaux, etc. En même temps, administrez la glace inlux et extra.

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L’alimentation du malade est chose difficile : ayez recours au régime lacté et aux lavements nutritifs.

Quant à la gastrite des buveurs, la première indication consrste à écarter la cause de la maladie, c’est-à-dire d’interdire l’alcool et le tabac, puis à forcer le malade à suivre une bonne hygiène alimentaire, à faire des repas légers, peu copieux et suffisamment espacés, à boire beaucoup de lait. Ensuite on institue la médication proprement dite, qui comprend la médication directe par les révulsifs et les dérivatifs (vésicatoires, cautères ou frictions vives avec le croton tiglium, etc.) et la médication directe agissant directement sur la muqueuse de l’estomac, et qui n’est autre que celle de la dyspepsie (V. ce mot). D'' Léon Moynac,

GASTRO-ENTÉRITE. — Nom donné à l’inflammation simultanée de l’estomac et des intestins, dans laquelle les symptômes de ces deux affections se com pliquent et s’aggravent mutuellement CV. Gastrite, Entérite). p L.

GASTRORRHAGIE. — On donne ce nom à l’hémorrhagie qui se fait dans la cavité de l’estomac, chez les individus atteints d’ulcère ou de cancer de cet organe, et qui produit le vomissement de sang ou hématém'ese (V. ce mot). p. l.

GASTROTOMIE. — Ce mot, employé jadis pour désigner l’ensemble des opérations chirurgicales qui se pratiquent sur la cavité abdominale (eatérotomie, hystérotomie , laparotomie , ovariotomie (V. ces mots), ne sert plus aujourd’hui qu’à désigner l’ouverture de l'estomac.

On fait la gastrotomie pour établir sur les parois de l’estomac une ouverture permanente destinée à permettre l’introduction des aliments pour nourrir les malades chez lesquels aucun aliment, aucun liquide, avalé par la bouche, ne peut arriver dans l’estomac, par suite d’un rétrécissement de l’œsophage ou d’un cancer du cardia. On pratique aussi cette opération pour extraire de l’estomac un corps étranger, couteau, cuiller, fourchette, etc. Tout le monde se souvient de l’homme à la fourchette si heureusement opéré en 1874 par notre savant ami, l’habile ch irurgien Léon Labbé, en présence de Larrey et Gosselin.

La gastrotomie est une opération très grave et très délicate, rarement pratiquée, qui nécessite un manuel opératoire plein de difficultés, dont nous ne croyons pas utile de donner les détails dans un dictionnaire de la nature de celui-ci. p. L.

GATEAUX. — Pâtisseries.)

GATEUX. — On donne ce nom aux vieillards et aliénés atteints d’incontinence d’urine et souvent au.ssi d’incontinence de matières fécales. i>, i,.

GATTILIER. — \V. Agnus castiis.)

GAUDES. — On donne ce nom à une bouillie faite avec de la farine de ma'is et du lait, ou avec cette même farine, de l’eau et du beurre, que l’on

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