‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle d'hygiène publique et privéeChapitre 225 sur 238 · GAZ · texte numérisé non relu

GAZ

mange beaucoup dans les camj)agnes du Languedoc, de l’Ariège, du Gers, de la Bourgogne, etc. (V. Mais). P. L.

GAULTHÉRIA. — Le gaulthéria procunibens, appelé aussi thé du Canada, thé rouge, palonnier, est un petit arbuste de la famille des éricacés, très commun aux États-Unis, au Canad;i, en Virginie, à Terre-Neuve, haut de 25 à 30 centimètres, qui' possède une odeur forte et pénétrante très agréable, due à une huile volatile que l'on trouve dans toutes les parties de la plante, surtout dans les feuilles et qui a reçu le nom &'essevce de Winiergeen. Cette essence incolore, qui prend à l’air une teinte brune foncée, n’est autre chose, ainsi que l’a démontré Cahours, qu’un salicylate de méthyle, ce qui explique son efficacité vraiment remarquable dans le rhumatisme articulaire aigu, administré à la dose moyenne de 8 grammes par jour à l’intérieur, et son pouvoir antiseptique, antiputride et aiitifermentescible que notre ami et collaborateur Albert Bergerpn a d’ailleurs démontré par de nombreuses expériences faites en commun avec le professeur Gosselin et communiquées en 1881 à l’Académie des Sciences. L’essence de gaulthéria en solution dans l'alcool à la dose de

Huile essentielle de gaulthéria ... 5 grammes

Alcool à 86° ton —

Eau .‘iO —

selon la formule de ces messieurs, constitue un excellent pansement des plaies, qui a le triple avantage de n’être ni irritant, ni toxique et d'être agréal)lement parfumé. D' Paul Labakthb.

GAVAGE. — (V. Suralimentation.)

GAZ D’ÉCLAIRAGE (asphyxie par le). ~ Les propriétés toxiques du gaz d’éclairage sont dues à l’hydrogène bicarboné, aux carbures d'hydrogène, surtout à l’oxyde de carbone. L’odeur exhalée par ce gaz est une garantie précieuse pour la santé publique, puisqu’elle avertit du danger et rend ainsi les cas d'empoisonnement relativement rares. Cette odeur se fait déjà sentir lorsque le gaz n’est encore mêlé que pour un millième à l’air atmosphérique, et elle devient plus insupportable à mesure que la proportion augmente. Lorsque le gaz arrive à former un onzième de l’air, il détone à l’approche d’un corps en ignition, mais l’atmosphère peut contenir une quantité de gaz insuffisante pour détoner et suffisante pour asphyxier.

Le gaz d’éclairage semble avoir une action délétère spéciale sur le système cérébro-spinal. Lorsque la quantité de gaz inspiré est considérable, on observe de la céphalalgie, puis une altération rapide et profonde de l’intelligence, de la sensibilité et des mouvements volontaires. Les phénomènes ordinaires de l’asphyxie apparaissent ensuite.

On trouve généralement à l’autopsie une congestion cérébrale intense. Le sang est noir et coagulé, au lieu d’être rougeet liquide comme dans l'asphyxie par le charbon. Les voies respiratoires sont injectées, les bronches remplies d'une écume visqueuse et sanguinolente, le parenchyme pulmonaire est

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d’un rouge vif qui constraste avec la nuance gris rougeâtre de la surface de l’organe. On observe également des plaques rosées sur différentes parties du corps.

Les soins à donner dans les cas d’asphyxie par le gaz d’éclairage, consistent à placer la personne malade au grand air, la tète relevée; à déboutonner le gilet et la chemise si c’est un homme, à dégrafer la robe et à délacer le corset si c’est une femme ; à faire aux mains et aux pieds des frictions sèches et aromatiques ; à pratiquer des ablutions froides sur le visage et le creux de l'estomac; dans les cas graves, lorsque ces moyens ne suffisent pas, avoir recours à la respiration artificielle, aux inhalations d'oxygène à l’aide de l’appareil Limousin, et réchauffer le corps de la victime à l’aide de linges, de briques chaudes ou de bouteilles remplies d’eau bouillante, placées sur les côtés du corps, aux pieds, etc. D' a. lutaud.

GAZ INTESTINAUX. — (V. Borborigmes, Flatulence, Dyspepsie flatulente.)

GAZOGÈNE. — Nom donné à des appareils spéciaux destinés à fabriquer de l’eau de Seltz (V. ce mot). P. L.

GAZÛST (EAüx MINÉRALES DE). — Les eaux de Gazost, qui émergent à 12 kilomètres d’Argelez et qu’une compagnie vient de conduire à Argelez, la moderne Tempée, sous-préfecture des Hautes-Pyrénées, sont des eaux sulfureuses iodo-bromurées employées contre les affections chroniques de l’appareil respiratoire, le lymphatisme et la scrofule.

GÉLATINE. — La gélatine est une substance organique, blanc jaunâtre, vitreuse, cassante, inodore, insipide, inaltérable à l’air, insoluble dans l’alcool, qui se gonfle dans l’eau, froide et forme une gelée qui se dissout lorsqu’on la chauffe pour reprendre, en se refroidissant, la consistance gélatineuse. On l’oblient en faisant bouillir pendant longtemps dans l’eau les os, le tissu conjonctif, les ligaments, le tissu préosseux delà corne des ruminants, etc., en un mot toutes les substances collagènes.

On a essayé d’introduire la gélatine dans l’alimentation, mais sans succès, car elle est d’une valeur nutritive presque complètement nulle. Elle n'est guère employée aujourd’hui que pour fabriquer les capsules et les perles médicamenteuses el pour clarifier les vins. P. L.

GELÉE. — En pharmacie, on donne le nom de gelées à des médicaments de consistance molle et tremblante spéciale due soit à la gélatine animale, soit à des principes végétaux divers, tels que l’amidon, la pectine, etc., auxquels le sucre sert ordinairement de condiment, et que l’on aromatise la plupart du temps pour leur donner une saveur agréable. Les gelées les plus usitées sont les gelées de groseille, de coings, de fucus crispus ou carragaeen et de mousse de Gorse. P. i..

GELSEMIUM. — Le gelsemium sempervirens.

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