‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle d'hygiène publique et privéeChapitre 237 sur 238 · GUT · texte numérisé non relu

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dans toutes sortes de surexcitations nerveuses. Enfin la poudre est mise à profit pour la confection des pilules et la racine, mâchonnée par les petits enfants, calme les souffrances dues à leur évolution dentaire. D*- marc. Oambouuves.

GÜRJÜM. — Le gurjum, que les anglais appellent wood oil, est un baume oléo-résineux, qu’on extrait par incisions du tronc de plusieurs arbres de la famille des diptérocarpées, très communs dans rinde. Il se présente sous la forme d’un liquide épais, visqueux, d’un brun rougeâtre avec reflets vert sombre, d’une odeur analogue à celle du copahu, et d’une saveur aromatique et âcre.

Employé en Orient comme vernis naturel, seul ou mélangé à diverses matières colorantes, et aussi, en guise de goudron, pour calfater les bateaux, le gurjum fait partie de la pharmacopée de l’Inde et se donne, surtout dans les hôpitaux, comme antiblennorrhagique. En France, vu son grand bon marché, le gurjum sert surtout à falsifier le copahu, dont il réunit tous les inconvénients, sans toutefois en avoir la valeur curative. Comme lui, en effet, il produit dans l’estomac un sentiment de chaleur, parfois des nausées et des vomissements; administré à la dose de 6 grammes par jour, il donne lieu à des coliques et à de la diarrhée; au delà de 6 grammes, il détermine de l’intolérance gastro-intestinale. Le D' Montgoméry, cité par Erasmus Wilson, l a vu produire sur la peau une éruption érythémateuse analogue à celle qui peut survenir après l’ingestion du copahu. Enfin, le gurjum communique aux urines une forte odeur de copahu, révélatrice de la maladie que l’on tient toujours à cacher. Quant à son action sur les écoulements blennorrhagiques, elle est de beaucoup plus faible que celle du copahu. Aussi, malgré quelques essais tentés en Angleterre et en France, le gurjum n’a pas pris place dans l’arsenal thérapeutique de la chaude-pisse. D" Paul Labarthe.

GUSTATION. — (V. Goût.)

GUTTA-PERCHA. — On désigne sous ce nom une substance végétale, analogue au caoutchouc, que l’on retire surtout de Y Isonandre gutta, grand arbre de 12 à 14 mètres de hauteur, que l’on rencontre surtout dans les forêts de Syngapore, de Sumatra et de Malacca, et dans les îles de la Malaisie. Dans le commerce, la gutta-percha se présente sous forme de lames minces, jaunâtres ou tigrées, dures, coriaces, flexibles, presque inodores et sans saveur. Elle se ramollit dans l’eau chaude et peut alors prendre toutes les formes qu’on lui donne et qu’elle conserve en se refroidissant. C’est à cause de cette propriété spéciale qu’-on l’emploie pour la fabrication de divers appareils et instruments chirurgicaux tels que gouttières pour fractures, appareils orthopédiques, urinoirs, etc.

On fait avec la gutta-percha dissoute dans le chloroforme :

Gutta-percha 1 partie

Chloroforme 5 —

une préparation, connue sous le nom de trau-

maiicine, employée en médecine dans le pansement des plaies, des coupures et de , certaines maladies de peau, accompagnées de sécrétions humides. Le chloroforme s’évapore et la gutta-percha forme sur la plaie une mince pellicule, solide, résistante, qui la protège et favorise ainsi sa cicatrisation.

Félix Cagnart.

GUYOT (ANTI-CORS) — L’anti-cors Guyot, dont l’éminent directeur de ce dictionnaire, notre savant ami le Paul Labarthe, a signalé les résultats merveilleux et toujours constants, dans son remarquable article : Cors aux pieds (V. ce mot), est une préparation qui réunit tous les avantages sans présenter un seul inconvénient. En effet, il n’est pas caustique; son application, extrêmement facile, non seulement n’est jamais suivie du moindre petit accident, mais encore n’occasionne aucune douleur, malgré l’énergie, la promptitude et la constance de son action curative; il sèche aussitôt appliqué, par suite ne se répand jamais au delà du cor, maintient les principes curatifs en contact permanent avec la partie malade et forijae ainsi à sa surface un vernis solide protecteur ; il he salit ni les bas, ni les draps du lit; enfin, il ne nécessite pas le repos du malade qui peut continuer à vaquer à ses "occupations ordinaires.

Pour employer l’anti-cors Guyot, il suffit détremper un petit pinceau dans le flacon, d’y prendre une goutte de la préparation qu’on applique légèrement sur le cor, en ayant soin de n’en pas dépasser les limites. Au bout de deux minutes, l’anti-corsest sec. On renouvelle l’application une fois par jour, pendant 6 à 10 jours, sans enlever la couche de la veille, et en évitant de gratter ou de soulever le cor. Au bout de ce temps, celui-ci se détache par la simple pression des doigts ou à la suite d’un simple bain de pied. Félix Cagnart.

GYMNASTIQUE. — La gymnastique est cette partie de l’hygiène qui traite de l’ensemble des exercices qui ont pour objet de régler les mouvements du corps et de développer certains muscles pour mieux assurer le développement et le fonctionnement des organes.

Pour faire de la bonne gymnastique, de même que pour faire de la bonne médecine il faut, autant que possible, individualiser, c’est-à-dire varier la force, la durée, l’intensité des mouvements, selon l’âge, le sexe et le tempérament du sujet.

L’adolescence est l’époque à laquelle les exercices du corps sont le plus utiles, ils servent alors à l’éducation des sens et à celle du système locomoteur.

A l’époque de la puberté, ils ont pour effet de répartir sur tous les muscles la sève exubérante qui tend à se concentrer vers les organes de la génération, et à prévenir les habitudes que l’excès de sensibilité de ces organes détermine trop souvent. Ni la morale, ni les menaces, ni les châtiments, ni les entraves, ne peuvent combattre ces funestes tendances. C’est dans la fatigue des membres et une violente excitation musculaire, qu’on trouve les seuls moyens de les prévenir ou de les détruire.

Dans l’âge adulte , la gymnastique est encore utile, afin de maintenir l’équilibre entre toutes les

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parties de l’organisme et d’éviter les concentrations vitales qui pourraient avoir lieu vers les viscères ; elle l’est surtout pour ceux qui se livrent à des occupations sédentaires, pour les hommes de lettres, de science, de cabinet.

Enfin l’exercice, un exercice modéré, convient également aux vieillards. La gymnastique alors rend le jeu des organes plus facile et sollicite l’actioa des fibres dont la sensibilité est émoussée.

On le voit, les avantages de l’exercice sont extrêmes, mais les abus ne le sont pas moins, et nous pensons bien faire, en indiquant comment nous entendons la gymnastique et les différents modes qui nous paraissent devoir être adoptés, selon les diverses conditions que nous venons d’exposer.

La gymnastique n’est pas, comme on l’entend trop généralement encore, le trapèze et toujours le trapèze ; elle ne signifie pas à l’état permanent les barres, les perches et quelques autres travaux qui, dans certaines imaginations, ou malveillantes ou ignorantes, la font confondre avec l’école de l’acrobate ou de l’athlète.

11 y a dans la gynastique un peu de tout cela, mais il y a plus.

11 y a une gradation de mouvements qui procède de la science, et qui est le résultat d’études sérieuses ; il y a enfin une intarissable variétés d’attitudes et d exercices dont chacun doit avoir son but spécial et calculé.

L’enfant est une cire molle qu’on peut étendre en tous sens ; seulement si la tension exercée était excessive, la cire se désagrégerait et le but serait désastreusement dépassé. Donc il fauj; simplement s’étudier à assouplir et à développer ce corps, en mettant la plus grande sobriété dans le choix des moyens qu’on emploie. Que pour rien au monde on ne songe, dans ce premier âge, c’est-à-dire jusqu’à dix ou douze ans, aux travaux de force proprement dits; la croissance pourrait s’en trouver modifiée et aussi le caractère de l’enfant. Ce qu’il faut, c’est faire et non surfaire ni défaire.

L’adolescent a besoin de toutes les initiations corporelles. Pour régulariser et étendre le jeu de ses poumons, il lui faut la course sagement proportionnée à son organisme, et des exercices donnant à la poitrine toute l’ampleur dont elle est susceptible. Pour qu’il puisse un jour échapper à tout danger matériel, pour qu’il apprenne à franchir un fossé, à se réfugier sur les branches d’un arbre, à s’élancer des hauteurs d’une maison embrasée, à combattre un incendie, à traverser un cours d’eau à la nage, à descendre d’une voiture lancée au galop, il faut qu’il cultive tous les exercices d’élan. 11 faut qu’il apprenne à calculer avant d’agir et, une fois la décision prise, à l’exécuter résolûment. 11 faut qu’il apprenne à marcher sur les échelles et les poutres mobiles, à se suspendre et à grimper aux perches et aux cordes lisses; bref, qu’il se livre à tous les exercices aptes à développer l’agilité, le courage, la confiance, le sang-froid et la résolution.

La femme, qui est une grande et admirable enfant, commande la même sollicitude et la même délicatesse que l’enfant lui-mème. Comme le frêle arbuste qui résiste à l’ouragan mieux que le chêne séculaire, il faut qu en conservant les formes et les

grâces spéciales à son sexe, elle acquière toute l’énergie qui lui sera nécessaire un jour pour concevoir et enfanter sans danger. 11 faut à la femme des mouvements moelleux, les inflexions douces qui rendent ses membres souples en développant sa poitrine. et en fortifiant ses reins. Constituons, en un mot, un être relativement fort, fort dans la limite du possible et de ses besoins; donnons à son organisation toute la force et toute la souplesse qu’elle est susceptible d’obtenir, mais gardons-nous bien de fabriquer des femmes hercules.

Pour les hommes d’âge mûr, il faut proscrire les exercices violents, employer des instruments ou des poids toujours inférieurs à la force acquise et avoir recours presque exclusivement à des mouvements lents et progressifs, ayant surtout pour but d’obtenir la souplesse du corps et de prévenir toutes congestions viscérales.

On nous demande souvent ce que nous pensons de la gymnastique de chambre, c’est-à-dire de la gymnastique pratique chez soi, d’une façon toute instinctive et sans méthode bien arrêtée.

La gymnastique de chambre nous paraît, pour les gens d’âge mûr, c’est-à-dire pour les gens assez raisonnables pour ne rien tenter de violent ni de périlleux, un million de fois préférable à l’absence complète de gymnastique.

Mais de même que la douche ne saurait convenir à toutes les organisations et qu’il faut savoir en modifier la température, la forme et la durée selon chaque nature qu’on veut améliorer, chaque affection qu’on veut guérir, de même aussi la gymnastique, si elle est pratiquée au point de vue de l’éducation, doit être combinée d’après l’âge et le sexe; si c’est l’hygiène seule qui procède à son action, on doit consulter d’abord ces deux points, et de plus le tempéramment et les occupations habituelles du sujet. Si on se place au point de vue thérapeutique, on doit tenir compte de toutes ces choses et plus particulièrement de l’état des forces du malade, de l’origine et de la nature de sa maladie.

En effet, tel exercice, on ne peut plus salutaire à un jeune homme, pourrait être excessif pour une femme, contraire à un homme d’âge mûr, et dangereux pour un valétudinaire.

C’est là le motif qui nous fait envisager avec une certaine appréhension la gymnastique de chambre- Ne procédant ni par voie de raisonnement ni de comparaison, on a si vile fait de se fourvoyer et de se livrer à tel travail, tandis que c’est tel autre qu’il conviendrait d’adopter! Cet inconvénient disparaît dans un gymnase, où chaque mouvement n’est, ou pour mieux dire, ne devrait être ordonné par le professeur qu’après une étude approfondie des conséquences qu’il doit amener, comme aussi des forces auxquelles il est emprunté.

Les muscles, les nerfs, les organes, tout dans notre économie animale est solidaire ; il est donc delà plus haute importance de ne point confondre les causes et les effets dans le service qu’on demande à chacun d’eux. De là notre crainte de la gymnastique de chambre et notre préférence pour celle dirigée par des professeurs compétents.

Donc, pour que le moral ressente l’effet salutaire

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qui doit, et c’est essentiel, dérouler de cette récréation hygiénique; pour que le physique y trouve tout le développement qui lui est nécessaire; pour que l’appauvrissement anémique de certaines constitutions se modifie au contact d'autres tempéraments plus heureusement doués; pour que les esprits portés vers l’hypocondrie puissent enfin entrer dans un ordre d’idées plus riantes ; pour que tout cela se fasse et se fasse bien, nous préférons à la gymnastique de chambre l’établissement public qui égaie, la société qui stimule et le commandement qui entraîne; à la simplicité des appareils privés, nous préférons la multiplicité des appareils d’une maison spéciale. A l’espace étroit et limité, un champ vaste et largement aéré; à la mesquinerie, le confort, et, s’il faut tout dire enfin, à l’ignorance qui tâtonne, le savoir qui s’affirme et sait diriger.

Il y a entre les exercices partiels faits chez soi, avec un outillage re.streint, et les leçons suivies dans un hon gymnase, la différence qui existe entre l’usage des eaux thermales prises en petites doses à domicile, et la cure à la source même avec tous ses accessoires.

Voulant néanmoins répondre à un désir qui nous a été souvent exprimé, nous donnons ici une méthode qui permettra à chacun de faire, d’une façon utile et rationnelle, des exercices de gymnastique chez soi.

Pour tout instrument, la nature, c’est-à-dire le corps lui-même qu’il s’agit de développer et d’entretenir dans un état de santé parfaite, au moyen d’une simple série de mouveznents suivant une gradation anatomique; d’une succession d’efforts à la fois doux et énergiques dont chacun a sa raison d’être, son résultat prévu.

Cette série graduelle convient à tous les âges et aux deux sexes, à l’exception de quelques exercices qu’on trouvera annotés en conséquence. Itlle forme de plus une leçon d’ensemble, qui offre aux instituteurs et aux institutrices ce double avantage qu’elle permet d’exercer, sans instruments un grand nombre d’élèves à la fois. Une séance de vingt à vingt-cinq minutes suffit.

C’est tout ce que nous demandons, une demiheure de gymna>tique par jour. Est-ce trop exiger des gens qui veulent se bien porter?

Pendant les premiers jours, on ne fei-a qu’une partie des exercices, les premiers et les plus simples d’abord; et progressivement, c’est-à-dire au bout d’une quinzaine de jours, on arrivera facilement à les exécuter tous.

Les jeunes filles laisseront de côté les figures marquées d un (*).

Les garçons, jusqu’à l’âge de douze ans, celles marquées d’un double (**).

Les hommes obèses et les vieillards, celles qui portent un triple (*”).

Si l’on a peu de temps à consacrer aux exercices, mieux vaut, à notre avis, donner la préférence aux mouvements qui exercent la partie supérieure du corps, la partie inférieure étant naturellement exercée par la marche, bien que celle-ci ne constitue qu’un exercice très incomplet de la partie inférieure du corps. Lorsqu’il y a cependant tendance

à la congestion du cerveau, on exercera davantage les extrémités inférieures.

Si nos lecteurs veulent pousser plus loin leurs études et se livrer à des exercices plus énergiques, tels que les exercices des haltères, dos barres à sphères, des massues et des grosses ha'tères, nous les renvoyons à notre ouvrage : La Gymunstigue .raisoi.nèe (1 vol. in- 18, avec de très nombreuses figures. Hachette et C').

A quelle heure faut-il faire de la gymnastique et dans quel costume? — Il n’est point indiffèrent de faire de la gymnastique à telle heure ou à telle autre, et dans un costume quelconque.

L’homme doit, s’il porte des bretelles, les retirer et s’exercer par conséquent en bras de chemise, sans cravate, le bouton de son col défait. Le maillot tricoté en laine ou coton est préférable; quant aux chaussures, celles sans talons sont les meilleures, parce qu’elles permettent au corps de se mainlenir plus sûrement d’aplomb pendant les exercices.

La femme, pour pouvoir bien exécuter les mouvements, les mouvements des jambes surtout, doit se revêtir d’un costume dans le genre de celui qu’on emploie aux bains de mer ; blouse, pantalon, ceinture souple, le tout très simple, de préférence en laine ou mérinos. (I.a toile est un peu froide.] Supprimer le corset, bien entendu.

Les gens d'àge mûr, les ihumatisants, les nerveux, adopteront les cours du matin avant le second déjeuner, ou ceux du soir, avant dîner.

Les personne obèses, les goutteux, les pléthoriques, suivront de préférence les cours du matin, à jeun.

Les lymphatiques, les anémiques, les diabétiques, la leçon qui précède le dîner.

En these générale, ne faire de gymnastique que de telle sorte que la fin des exercices précède d’une heure environ le repas à venir, et qu’il y ait au moins trois heures d’écoulées depuis le repas précédent, afin de ne pas troubler la digestion.

Les enfants et les jeunes gens bien portants doivent cependant s’habituer à faire de la gymnastique à toute heure, afin d’être toujours prêts à réaliser un effort et à supporter sans défaillance les épreuves que la vie pourrait leur réserver.

Après les exercices, surtout pour ceux qui font de l’hydrothérapie à la suite de leur séance, une promenade de quelques instants est excellente. Les professeurs feront donc bien de terminer par des marches ou par le pas gymnastique; mais, en ce dernier cas, ils finiront la course par quelques tours de pas accéléré afin de ne pas passer, sans transition, d’un exercice assez vif au repos complet.

Il ne faut faire que ce que l’on peut ; tout exercice qui demanderait, de la part de certaines personnes d'un âge avancé ou génées par l'obésile, des efforts trop consid. rables, doit être réservé et au besoin supprimé complètement. La gymnastique, pour les gens d'âge mûr, doit être réparatrice et non acCiiblante;

Ne pas se préoccuper cependant des quelques inévitables courbatures que peut occasionner, pendant les premiers jours, cette série de mouvements variés. La courbature sera d’autant plus sensible

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(]U(î le sujet sera moins jeune et que son corps aura été moins exercé auparavant. Elle doit être considérée comme un phénomène naturel, nécessaire, indiquant le travail de rénovation qui s’accomplit dans l’organisme, travail analogue à cette crise d'excitation qu’on nomme la jionssép, et qui se produit aux eaux thermales dès le début du traitement. Cependant, si la courbature persistait, accompagnée d'un mouvement de fièvre marqué, on fera bien de suspendre l'exercice pendant quelques jours.

Exercices sans instrnmentSi» — Position. — Le corps droit, les talons joints, la pointe du pied en dehors, les épaules efl'acées, les bras pendant naturellement.

Premier exercice. — Les mains sur les hanches,

Fig. 565.

Premier exercice.

Fig. 566.

Deuxième exercice.

tourner la tète à droite et à gauche, en deux temps ; ane, dpux (six fois dans chaque sens). Cadence lente (les deux temps s’exécutent en 3 secondes). .4u premier temps, on tourne la tête à droite, jusqu’à ce que le menton arrive presque au-dessus de l’épaule; — au deuxième iempx, on exécute le même mouvement dans un sens opposé. Les épaules doivent rester immobiles.

Deuxième exercice. — Pencher la tête en avant et en arrière, en deux temps, six fois. — Cadence lente (3 ^confies). — Au premier temps, on abaisse la tête sur la poitrine ; — au deuxième temps, on la reb-ve et on la jette en arrière.

Troisième exercice. — Les poings fermés, les bras tendus perpendiculairement en arrière, l^s élever au-dessus de la tête et les abaisser sans flexion, en deux temps, six fois. — Cadence modérée (les deux temps s’exécutent en 2 secondes). — Au premier temps, on porte les bras tendus devant soi et on les élève, en ouvrant les mains, jusqu’à la position verticale ; au deuxième temps, on les ramène vivement à leur point de départ.

Obxervalion. — Chaque fois que les bras sont projeté^ en l'air, la tête doit se dresser en arrière. Le professeur y fera grande attention, ce mouvement souvent répété étant très utile auX enfants, à

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ceux surtout qui, par suite d'une croissance rapide ont une tendance à pencher la tête et la partie supérieure de la poitrine en avant.

Autre observation très importante. — Dans les exercices sans instrument, chaque fois que les

bras sont ployés en flexion verticale, latérale ou horizontale, la main doit se fermer ; les doigts s’ouvrent, au contraire, et tout naturellement, dans les mouvements d’extension.

Quatrième exercice. — Elever les bras tendus, latéralement, en deux temps, six fois. — Cadence

modérée (2 secondes et demie). — Au premier temps, on'étend les bras de chaque côté et on les

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élève par un demi-cercle, jusqu’à la position verticale, les mains se touchant par leur bord interne; — au deuxième temps, on les ramène au corps par le même chemin.

Cinquième exercice. — Circumducfion des bras tendus en arrière, en deux temps, six fois. — Cadence lente (3 secondes). — Cet exercice consiste à

Fig. b69. — Cinquième exercice.

lancer simultanément les deux bras, d’avant en arrière, par un mouvement circulaire aussi développé que possible. Les bras toujours tendus doivent, au premier temps, passer de chaque côté de la tête, et raser les hanches au second temps.

Sixième exercice. — Flexion et extension verti-

Fig. 570.

Sixième exercice.

Fig. 571.

Septième exercice.

cale des bras, en quatre temps, une, deux, trois,

cfuatre, six fois. — Cadence modérée (les quatre temps en un peu moins de 4 secondes). — Au premier temps, on plie les avant bras pour porter les poings à la poitrine, les doigts fermés se faisant face; — au deuxième temps, on lance les bras en l’air ;

— au troisième, on ramène les poings à la poitrine;

— au quatrième, on laisse retomber les bras le long du corps.

Septième exercice. — Les poings à la poitrine, les coudes en arrière, lancer les bras horizontalement en avant, en deux temps, six fois. — Cadence modérée (les deux temps en un peu moins de 2 secondes).— Aupremier temps, on tend les bras parallèlement devant soi ; — au deuxième, on les retire vivement en arrière, de façon à bien ouvrir la poitrine.

Huitième exercice. — Les poings rapprochés sur la poitrine, étendre les bras horizontalement en

arrière ; en deux temps, six fois. — Cadence modérée (2 secondes). — Au premier temps, on développe les bras horizontalement en arrière, par un mouvement circulaire , en bombant légèrement la poitrine. — au deuxième, on les ramène par le même chemin à leur position.

Neuvième exercice. — Les bras tendus latérale-

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ment, flexion, extension et rotation des bras, en quatre temps, six fois. — Cadence modérée (4 secondes). — Au premier temps, on porte les poings à demi-fermés sur les épaules en fléchissant l’avantbras sur le bras; — au deuxième, on ramène les bras dans l’extension latérale; — au troisième temps, on tourne le bras de dedans au dehors ; — au quatrième, on le retourne dans le sens opposé, comme si on voulait enfoncer une vrille.

Dixième exercice. — La main droite à l'épaule

gauche, le bras gauche tendu horizontalement en arrière, lancer les bras à droite et à gauche, en deux temps, dix fois. — Cadence modérée (un peu moins de 2 secondes'. — Aupremier temps, on lance les bras horizontalement de gauche à droite, de manière à leur faire décrire un demi-cercle; — au deuxième , on exécute le même mouvement de droite à gauche. Ce mouvement qui rappelle celui du faucheur, avec cette seule différence qu’il s’exécute horizontalement, doit être exécuté avec une vigueur suffisante pour imprimer au tronc un mouvement de rotation sur les hanches; les pieds restent immobiles.

Onzième exercice. — Pencher le buste en avant

Fig. STS. — Onzième exercice.

et en arrière, en deux temps, six fois. — Cadence lente (2 secondes et demie). — Au premier temps, on penche le corps en avant sans ployer les genoux ; — au deuxième, on le porte en arrière en effaçant les épaules. Dans cet exercice, les mains sont placées un peu en arrière de la taille, afin que les épaules s’effacent davantage et que le buste soit maintenu pendant l’extension.

Douzième exercice. — Le bras droit à demi fléchi sur l'épaule, incliner le busle à droite et à gau-

Fig. 576. — Douzième exercice.

che, en élevant et en abaissant alternativement chaque bras, en deux temps, six fois. — Cadence lente (2 secondes etdemie). — Aupremier temps, on incline latéralement le buste vers la droite, en lais-

sant retomber le bras droit le long de la jambe, et en élevant en même temps le bras gauche en demiflexion sur l’épaule gauche, sans changer la position de l’axe du corps ; — au deuxième temps, on répète le mouvement dans le sens opposé.

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Observation. — Les exercices du tronc demandent comme ceux de la tête, h être exécutés lentement.

Treizième exercice. — Étendre alternativement les jambes en avant, en deux temps, la jambe droite, un, deux; la gauche, un, deux, six fois. : — Cadence modérée (1 seconde et demie). ' — Au 'premier temps, on étend la jambe droite presque horizontalement en avant; — au deuxième, on la ramène en place. On répète le même mouvement avec la jambe gauche et on continue alternativement.

Quatorzième exercice. — Lancer alternativement

Fig. 578. — Quatorzièmu exercice (*) ("■].

les jambes de côté, en deux temps, six fois. — Cadence modérée (1 seconde et demie). — Au premier temps, on tourne la pointe du pied droit en dehors, et on lance la jambe droite en tournant légèrement la tête du même côté; — au deuxième, on ramène la jambe en place, en maintenant la pointe du pied en dehors. On répète le même mouvement avec la jambe gauche et on le poursuit alternativement.

Fig. 571). — Quinzième exercice (*) (**) ('"). Quinzième exercice. — Circumduclion de dedans

en dehors et d'avant en arrière, en trois temps, — La jamhe droite, une, deux, trois; la jambe gauche, une, deux, trois, six fois. — Cadence lente (2 secondes et demie). — Au premier temps, on tend la jambe droite obliquement en avant: — au deuxième, on lui fait exécuter un mouvement circirculaire d'avant en arrière; au troisième, on revient directement au point de départ. Après avoir exécuté cet exercice six fois par la jambe droite, on le répète par la jambe gauche.

Seizième exercice. — Élever alternativement les

genoux sur la poitrine, en deux temps, six fois. — Cadence modérée (1 seconde et demie). — Au premier temps, on élève la jambe droite vers la poitrine en pliant le jarret sur la cuisse, la pointe du pied tournée vers le sol; — au deuxième, on ramène

Fig. 582. — Dix-huitième exercice.

le pied à terre. On répète ensuite le mouvement par la jambe gauche, et on continue alternativement.

Dix-septième exercice. — S’élever sur la pointe des pieds, en deux temps, dix fois. — Cadence mo-

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