‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle d'hygiène publique et privéeChapitre 40 sur 238 · AOR · texte numérisé non relu

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ments matin et soir, et la veille, en se purgeant avec 30 ou 40 grammes d’huile de ricin, afin de bien vider le rectum et de préparer une constipation de quelques jours qui est nécessaire au succès.

Le jour de l’opération venu , on fait coucher le malade sur le côté, au bord du lit, la cuisse de dessous étendue et l'autre fléchie ; un aide écarte les fesses, puis le chirurgien introduit par l’orifice externe une sonde cannelée d’argent recuit, et suit le trajet de la fistule jusqu’à son orifice interne ou rectal ; en même temps il introduit l’indicateur dans le rectum. Dès qu’il sent à l’orifice interne de la fistule le bout de la sonde, il ramène celle-ci vers l’anus [fiq. 106-107).

11 pralique alors l’incision de toutes les parties soulevées par la sonde, et coupe de dedans en dehors la peau , l’anus et l’intestin soulevés par la sonde cannelée 108). Aussitôt après l’incision, nous conseillons de cautériser au fer rouge les surfaces saignantes. Cette cautérisation a le double avantage d’arrêter l’hémorrhagie et de soustraire pendant plusieurs jours la plaie au contact des matières fécales, grâce à l’eschare qui du reste est assez superficielle. On favorise la constipation par une alimention légère et par tes préparations d’opium.

On entretient sur la région de larges cataplasmes de farine de lin ou des cataplasmes H imilton tièdes. La cicatrisation n’est complète, dans la plupart des cas, qu’au bout de trois mois. Les opérés qui, au bout d’un mois, ne souffrent plus et sous ce prétexte veulent reprendre leurs occupations, feront bien de s’abstenir, caria marche irrite les lèvres de la plaie et, par suite, retarde la cicatrisation.

Nous avons dit plus haut que les fistules anales sont fréquentes chez les phtisiques. Certnns chirurgiens ne sont pas d’avis de les opérer chez ces malades, parce qu'ils pensent que la fistule joue chez eux le rôle d’un cautère, d’un dérivatif dont la suppression imprimerait une nouvelle recrudescence à la phtisie. Nous croyons aussi qu’il ne faut pas

opérer les fistules à l’anus chez les phtisiques, mais pour une autre raison, à savoir, que la plupart du temps on n’obtient pas chez eux une cicatrisation complète et qu’il reste toujours un ou plusieurs pertuis fistuleux qui suppurent.

D' Paül Labarthe.

Fig. 106.

Opération de la fistule à l’anus. — Introduction de l’index dans le rectum, et de la sonde cannelée dans le trajet fistuleux.

Fig. 107.

Opération de la fistule à l'anus. — Index ramenant vers l'anus l'extrémité de la sonde cannelée.

Fig. 108.

Opération de la fistule à l’anus. — Incision, avec le bistouri, de toutes les parties soulevées par la sonde.

AORTE. — On désigne sous le nom d’aorte, en anatomie, la plus grande artère du corps, celle qui occupe sa partie médiane et donne naissance à tous

les vaisseaux prési- ,

te ascendante), derrière le sternum , qu’elle touche presque ; puis elle change de direction au niveau de la première côte et forme la crosse, courbure dont la concavité regarde en bas, et ainsi nommée à cause de sa ressemblance avec une crosse d’évêque.

L’aorte se porte ensuite directement en arrière et en bas, près de la quatrième vertèbre dorsale (aorte descendante), et se place, sur le côté gauche de la colonne vertébrale , au - devant de laquelle elle arrive insensiblement dès la huitième vertèbre dorsale; l’aorte se termine au niveau de l’ombilic en se bifurquant

{artères iliaques) pour le membre inférieur.

L’aorte descendante se subdivise en thoracique et abdominale.

La crosse donne naissance aux grosses artères qui, par leurs divisions, vont répandre le sang dans la tète et le membre supérieur (tronc braclw -céphalique, carotide primitive ci sous-clavière gauche).

Vaorte thoracique, limitée par la crosse et le diaphragme, que l'aorte traverse entre ses deux piliers avec le canal thoracique et la grande veine azygos, fournit des rameaux à l’œsofdiage, aux bronches et aux espaces intercostaux. Au-dessous du diaphragme, l’aorte, devenue abdominale, donne le tronc cœliaque et des brandies au mésentère, au foie, aux cap-

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