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différentes et se neutralisent. Il en résulte que la résistance des forces se trouve réduile à zéro, et que la pression exercée sur la pelote fait que celleci se trouve intacte, immobile, n’agissant pas plus d’un côté que de l'autre, mais d’une façon pleine, vers un centre commun qui est le point d’appui.
Après avoir fait rentrer les viscères, on applique la partie convexe de la pelote sur l’anneau ombilical ; deux des branches de la bascule reçoivent l’extrémité de la ceinture qui fait le tour du corps ; au bout de cette ce nture se trouvent doux autres courroies, que l’on fixe aux dernières branches de la bascule laissées libres. Cet appareil, ainsi appliqué, opère une traction suffisante pour comprimer la hernie, même volumineuse.
Appbeation des bandages herniaires. — Lorsqu’on veut appliquer un bandage herniaire, on fait d’abord coucher le malade; jniis on réduit sa hernie d’une manière complète, et un aide maintient les doigts d’une main sur l'ouverture herniaire, pour empêcher que les inte-tins ne ressortent pas de nouveau. On apjdique alors en arrière l'extrémité postérieure du bandage déployé, et on ramène la pelote sur la hernie, au fur et à mesure que l’aide retire ses doigts de l’orifice, jusqu’à ce que celui-ci soit entièrement couvert par la pelote. Ensuite, on fixe la courroie aux crochets qui se trouvent sur la face externe de la pelote, et on place les souscuisses.
Le bandage appliqué, et pour s’assurer s’il contient bien la hernie, on fait lever le malade tout droit, on le fait tousser puis moucher fortement, on le fait accroupir, on lui donne à soulever un fardeau quelconque, on lui fait monter et descendre plusieurs fois un escalier, et si après tous ces exercices, la hernie est toujours maintenue, c’est que le bandage a été bien appliqué.
En bandage herniaire ne doit pas trop serrer, sans cela, il entraînerait des accidents tels que gonflement du scrotum, du testicule, varices du cordon, et dans certains cas même, la gangrène de la peau.
Les bandages peuvent seuls amener la guérison radicale des hernies chez les sujets jeunes, alors que la maladie est récente, mais à la condition expresse qu’ils resteront tranquilles et conserveront leur appareil nuit et jour, et qu'ils ne l’appliqueront jamais par dessus la chemise, comme on le fait maintes fois, car la chemise, sans cesse déplacée par les divers mouvements du corps, finit par entraîner le déplacement du bandage.
Quel que soit le bandage auquel on a recours, il est indispensable de spécifier au bandagisle : 1° le côté hernié ; 2“ le volume de la hernie, si elle est réductible ou non, l’âge et le sexe du sujet; 3“ la cil conférence du corps prise sur le bassin, un peu au dessous des crêtes iliaques pour les hernies inguinales ou crurales, et la circonférence du corps au niveau de l’ombilic pour les hernies ombilicales.
D' P.-L. Tarride.
BANDE. — On appelle ainsi une pièce de linge étroite et longue destinée à faire des pansements et dont la largeur et la longueur varient suivant les parties du corps sur lesquelles on doit l’appliquer.
On fait dès bandes en toile, en coton et en flanelle. Les bandes en toile sont les plus usitées. Elles doivent être faites de préférence avec du linge ni trop vieux ni trop neuf, ni trop gros, ni trop fin, et autant que possible être sans couture, sans surget, ni lisière. Elles doivent aussi être coupées en droit fil et surfilées.
Chaque bande a deux extrémités qui ont reçu le , nom de chpfx. Le milieu est appelé plein.
Pour qu’une bande puisse être appliquée convena-
Fig. 1S7.
Bandes roulées à un et deux idohes.
bleinent, il faut qu’elle ait été préalablement roulée à un. globe ou à deux globes [fig. i 57).
Pour rouler une bande, il faut commencer par replier plusieurs fois sur lui-même un des chefs de la bande, qui finit par former une sorte de petit
cylindre; puis, on saisit ce cylindre par son axe et on roule la bande autour de lui, en allant de droite à gauche, ainsi que le représente la figure 158.
Pour appliquer une bande, on déroule nn peu son chef initial, on le dispose ensuite obliquement sur la partie où elle doit être appliquée et on le maintient en place avec le pouce d’une main, tandis qu’on fait décrire au globe que tient l'autre main, des tours circulaires ou spiraux jusqu à ce que toute la bande soit déroulée,; on fixe alors le chef terminal à l’aide d’une épingle ou d’un point de couture. On peut encore fendre le chef terminal en deux, et tandis qu’une des divisions reste maintenue en place, on enroule l’autre en sens inverse et on fixe la bande par un nœud. D'' Paul Labarthe.
BANDELETTES. — On appelle ainsi des bandes
ÜÂR
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très étroites enduites d'un emplâtre aggliifiuatif dont ou se sert eu chirurgie pour réunir les lèvres d’une plaie. (V. DiachyLm, Taffetas.) P, l.
bar. — Ou appelle ainsi un poisson d'eau douce voisin des perclies, dont la cliair est assez tine et savoureuse et d'une digestion facile. p. l.
BARBAZAN (e&ux minérales de). — Barbazan est un \illage de- Hautes-Pyrénées, situé à 8 kil. de Saint- Haudens, dont les eaux minérales sulfatées calciques contiennent par litre l‘^o0 de sulfate de chaux, 0‘%.30 de sulfate de magnésie, et peuvent être employées tlans certaines affections chroniques de l’appareil di- ’ gestif, du foie et des voies urinaires. p. l.
BARBE. — On désigne sous le nom de barbe,
I l’ensemble des poils qui recouvrent certaines par- ! ties de notre visage, les lèvres, les joues, le menton i et une partie du cou. Suivant les races humaines, la barbe est plus ou moins abondante, sa coloration différé ainsi que son aspect.
Chez tous les peuples, la pousse de la barbe coïncide avec l’époque de la puberté. Jusqu’à ce moment, le visage n'est couvert que d’un duvet peu apparent. En coupant ce duvet, on peut hâter le développement de la barbe, on peut le faire encore |)ar des frictions e.xcitantes et aromatiques. Les anciens ne cherebaient pas à hâter la pousse de leur barbe, car les Germains considéraient son apparition tardive comme favorable au développement des forces. A notre époque, il est prouvé que le retour de la p lusse de la barbe est un signe de faiblesse ; les hommes d’une constitution molle, dont la pâleur d’ailleurs dénote peu de vitalité, sont dans I ce cas.
D’une faQon générale, on pourrait établir que la barbe ainsi que le reste des poils sont rares, durs et secs chez les gens de tempérament bilieux ou chez les habitants des pays, chauds, Arabes, Indiens,
I Italiens, Espagnols, etc. Les hommes de constitution lymphatique, au contraire, ceux qui habitent les contrées froides et humides, les Anglais, les Suédois, les Hollandais ont ordinairement la barbe I longue, épaisse, douce au toucher.
Les saisons, ain-i que les climats, peuvent influer ! sur la couleur de la barbe. La nourriture a sur sa j souplesse une action indiscutable ; une nourriture bonne, choisie, la fait douce, molle; avec la coutume d’aliments difficiles à digérer, elle pousse dure au loucher, et ses poils deviennent plus gros. Aristote compare cette influence de la nourriture à celle qui existe et est constatée chez les moutons, dont la laine est d’autant plus belle, plus touffue que les 1 pâturages ont été meilleurs.
I Quant à la couleur, il est constaté que les gens ! du midi ont la barbe généralement plus* foncée que elle d ;s h ibitants du Nord; les scrofuleux ont I presque tous la barbe rousse. Dans l’antiquité, cer- 1 tains peupbis avaient en faveur cette nuance, les I Grecs, entre autres; les Égyptiens et les Juifs, au 1 contraire, l’avaient en horreur.
! L’âge altère la couleur de la barbe ainsi que celle des cheveux, en la faisant passer du gris au blanc avec une rapidité plus ou moins grande suivant les
personnes. Un violent chagrin, une impression molale pénible, une grande tcrreui' peut atnener ce changement de nuance en quelques heures. Un auteur rapporte ce fait qu’au moment de la T('rreur. des jeunes gens condamnés à monter sur Léchafaudi ont eu la barbe blanche du jour au lendemain.
La barbe pousse plus vite, au furet à mesure que l’on avance en âge; chez certaines pei'sonnes atteintes d’affections chroniques, les phtisiques, par exemple, elle croît avec plus d’activité.
Relativement à la coupe de la barbe, il est préférable de la rafraîchir plutôt que de la raser, bien que cependant des personnes qui se rasent journellement, ne s’en portent pas plus mal. Dans certains cas de maladie, il a été conseillé de couper la barbe ainsi que les clieveux, et cela a été d’un bon effet ; d autre part, on cite le cas particulier d’un moine qui devenait aveugle chaque fois qu’il se rasait.
Tous les peuples, en général, ont considéré la barbe comme un indice de forces, elle donne à la physionomie une plus grande expression d’énergie. Jadis, en Allemagne, couper la barbe à un homme, était la plus grande insulte qu’on pouvait lui faire! Dans rinde, c’était la punition des grands criminels.
La barbe doit être considérée comme utile au point de vue de l’hygiène. Galien dit ; « Les poils des joues, non seulement protègent ces parties, mais contribuent à les orner ». 11 donne donc à la’barbe un rôle protecteur. Elle peut préserver de maux de gorge et de maux de dents. M. Szokalsky fournit sous le rapport des dents, une statistique curieuse. Sur quinze personnes âgées de trente ans qui ne s étaient jamais fait raser, il n’y a f;u que huit extractions de dents, tandis que sur quinze autres qui suivaient la mode contraire, cette opération dut être pratiquée vingt-six fois. H assure même avoir guéii des névi algies de la face en empêchant les malades de se faire raser.
Plusieurs chirurgiens anglais conseillent de porter la barbe. Mercer Adams dit qu elle protège et tient chaudement la bouche, les dents et les glandes sali- A'aires, dont l'action est si importante pour la digestion. Les moustaches, a son point de vue, ont pour utilité d empêcher 1 aspiration de corps étrangers et de diminuer, à certaines époques de l’année, le froid de l’air que nous respirons. Du reste, il est certain que la respiration de poussières, provenant de la taille de la pierre, abrège notablement l’existence de ceux qui se livrent à cette profession, et on pallie en partie ce danger en conseillant à ces ouvriers de porter la moustache.
Les chauffeurs et les mécaniciens de chemin de fer exposés aux vicissitudes atmosphériques, aux brusque- changements de température, obligés de respirer constamment un air chargé de poussières provenant des cendres ou du charbon, ont depuis longtemps reconnu l’utilité de laisser croître leur moustache.
M. le docteur Belcher affirme que non seulement la bai be tient chaud en hiver et dan- les climats froids, mais encore qu’elle rafraîchit pendant le grandes chaleurs, parce que, dit-il, la transpiration qui 1 humecte venant à s évaporer amène une déperdition de calorique.
fout en laissant de côté les différentes ajiprécia
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lions qui ont été faites, on doit reconnaître que la barbe est utile aux personnes qui vivent au grand air ou qui sont exposées à des changements brusques de température, et qu’elle peut aussi arrêter des particules grossières, qui pourraient être causes d’accidents dans les voies respiratoires.
Les soins à donner à la barbe, en dehors de la propreté ordinaire, rentrent dans le chapitre des cosmétiques. (V. ce mot. V. aussi Poils.)
D'' Paul Labakthe.
BARBEAU. — On appelle ainsi un poisson d’eau douce, commun en France, dont la chair, blanche et molle, est assez peu savoureuse et dont les œufs déterminent parfois, chez les personnes qui les mangent des accidents assez sérieux tels que indigestion, vomissements avec selles nombreuses, ainsi que le professeur Laboulbène, les D" Trapenard, Simon et Wogt en ont rapporté plusieurs observations. P. L.
BARBILLON. — On appelle ainsi le petit barbeau dont la chair est agréable à manger et ne détermine jamais les accidents que ce dernier peut occasionner. p. l.
BARBOTAN (eaux et boues minérales de). — Barbotai! est un village du Gers, situé à quelques kilomètres de Cazaubon, dont les eaux ou plutôt les boues minérales thermales sont très employées dans le traitement des rhumatismes et de certaines paralysies. P. L.
BARBUE. — On appelle ainsi un poisson de mer qui est sans contredit un des meilleurs, et dont la chair fine, de digestion très facile, convient particulièrement aux convalescents et aux individus affligés d’un estomac délicat. p. l.
BARCELONNETTE. — (V. Berceau.)
BARDANE. — La bardane, vulgairement appelée Glouteron, Gratteau, Herbe aux teigneux., est une plante de la famille des synanthérées, très commune en France, où on la rencontre dans les terrains incultes, le long des chemins et sur les décombres autour des villages. Sa tige rameuse est chargée de feuilles alternes, garnies de poils rudes, et ses fleurs globuleuses, rouges, formées de petites écailles imbriquées les unes dans les autres, et terminées par une épine crochue, adhèrent très facilement aux vêtements des passants et à la toison des troupeaux. Il n’est pas un de nos lecteurs qui, enfant, n’ait joué avec les fleurs de bardane et ne se soit amusé à faire avec elles des dessins sur ses culottes, ou, plus lutin, n’en ait maintes fois lancé sur les habits ou dans les cheveux de ses camarades.
Quant à la racine, fraîche, elle est noire à l’extérieur, blanche à l’intérieur, charnue, cylindrique, longue d’environ 30 centimètres et de la grosseur du pouce. Desséchée, elle est noire à l’extérieur, gris pâle un peu jaunâtre à l’intérieur, d’une saveur fade et douceâtre et d’une odeur d’autant plus prononcée et désagréable que la racine est plus sèche.
Les feuilles, la racine et surtout la tige de bar-
dane, sont très riches en carbonate et en nitrate de potasse : aussi les a-t-on utilisées en médecine sous forme d’infusions et de décodés comme diurétiques et sudorifiques. En ce qui concerne la prétendue efficacité qu’on a voulu attribuer à la bardane contre la teigne, la syphilis tardive et les dartres, elle est absolument nulle. Disons, en terminant, que quelques campagnards mangent quelquefois les jeunes racines de bardane en guise de salsifis.
d A.-L. Labarthe, père.
BARËGES (EAUX minérales de). — Barèges est un village des Hautes-Pyrénées , situé à 1230 mètres au-dessus du niveau de la mer, au voisinage de Luz et de Saint-Sauveur, dans un ravin désolé, près de la frontière d’Espagne, dont les eaux sulfureuses thermales sont employées dans le traitement des affections chroniques des os et des articulations, et dans celui des vieilles blessures de guerre à suppurations intarissables entretenues par des corps étrangers ou des esquilles osseuses. p. t.
BARION (PILULES DE). — Les pilules de Barion sont des pilules au tartrate ferrico-potassique inaltérable qui pour le professeur Réveil « est la meilleur des préparations ferrugineuses solubles », et pour le professeur Trousseau « la mieux supportée. »
Jusqu’à ces dernières années, le tartrate ferricopotassique était surtout adtninistré en solution. Or, sous cette forme, ce sel est désagréable à avaler, et, pour masquer son goût, il faut mélanger la solution au vin, ce qui déplaît à la plupart des malades. De plus, le tartrate ferrico-potassique en solution noircit les dents, ce qui empêche beaucoup de femmes d’en faire usage.
M. A. Barion, ex-pharmacien de la marine et des colonies, frappé de ces inconvénients, a eu l'heureuse idée de préparer des pilules au tartrate ferrico-potassique, d’un tout petit volume, sans aucune saveur et sans aucune action nocive sur les dents, grâce à un procédé spécial d’enrobage. Les personnes les plus difficiles, même les enfants, avalent très facilement ces pilules qui sont très bien supportées par les estomacs les plus délicats. De plus, en raison de leur composition spéciale, les pilules de Barion ne donnent jamais lieu à ces constipations opiniâtres qu’entraîne l’emploi prolongé de certains ferrugineux , ce qui est un avantage précieux surtout pour les femmes. Enfin, leur enrobage spécial permet de les conserver indéfiniment sans craindre l’altération que présentent les mêmes pilules faites par les procédés ordinaires.
Les pilules de Barion, qui contiennent chacune 25 centigrammes de tartrate ferrico-potassique très exactement dosé, sont très efficaces dans le traitement de l’anémie et de la chlorose sous toutes leurs formes, et de tous les accidents (palpitations, maux d’estomac, névralgies, etc.) qui accompagnent ces deux alîections. La dose quotidienne varie de 4 à 12 selon les cas. d'' c. Sarran.
BARRAL. — (papier et cigares antiasthmatiques de BENJAMIN). — Le papier et les cigares antiasthmatiques de Benjamin Barrai, sont préparés avec le nitrate de potasse, la belladone, la stramoine, la
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digitale, la lobélie enflée, le cannabis indica et l'essence de laurier cerise, c'est-à-dire qu’ils renferment réunies toutes les principales substances dont l'efficacité contre rasthinc a été reconnue par la généralité des médecins.
L'un des inconvénients les plus sensibles d'un grand nombre de préparations antiasthmatiques, c'est de ne C(mtenir qu'u?je des substances efficaces contre rastbmc. Or, on sait que de très grandes dill'érences individuelles s'observent eu égard à l'efficacité de tel ou tel médicament dans le traitement de cette affection. Pour qu’un papier ou des cigares destinés aux asthmatiques aient une action constante et manifeste dans l'immense majorité des cas, il importe donc de réunir dans la même préparation tous les principes synergiques susceptibles d'agir isolément ou de se suppléer l’un par l’autre, suivant les variations individuelles précitées et suivaut la nature de raslhmc. De plus, telle substance, comme le nitre, fournit des vapeurs dont l’action ancsthési(pie, extrêmement rapide, suffit le plus souvent à enrayer complètement un accès à son début, mais ne s’étend pas au delà de la durée de l’accès, tandis que la belladone, le datura, le cannabis indica, etc., surtout le datura stramonium, exercent une action plus durable, qui s’accuse, même dans l’intervalle des accès, en prévenant ou éloignant le retour de ceux-ci.
Une autre condition non moins importante, que doivent remplir les papiers et cigares antiasthmatiques, c’est d’être exactement dosés afin que le médecin puisse diriger un traitement, en prenant pour unité de dose une feuille de papier ou un cigare ; il faut pour cela que chacune de ces deux préparations contienne une dose toujours identique de principes actifs. Or ce but ne peut être atteint qu’en employant des substances titrées, en tenant compte du poids du papier et de la durée de son immersion dans les décoctions servant à sa préparation. Pour la préparation des cigares, en particulier, il y a là des difficultés pratiques qui exigent de grands soins dans la fabrication et une surveillance incessante.
Quelques essais faits avec les antiasthmatiques de Benjamin Barrai suffiront pour démontrer qu’ils remplissent parfaitement toutes ces conditions. L’efficacité de ces préparations ne s’est d’ailleurs jamais démentie dans la pratique des nombreux médecins qui en ont adopté l’usage.
Le papier antiasthmatique , deux fois plus énergique que les cigares, s’emploie à la dose de 1 à 3 feuilles par jour, de la façon suivante : Après avoir enflammé le papier par l’un des coins de la feuille, on le place sur une soucoupe ou mieux sur la petite grille argentée, contenue dans chaque boîte, et on le laisse se consumer près du malade. La chambre étant bien close, les vapeurs se mêlent peu à peu à l'air aspiré par le malade et pénètrent ainsi jusque dans les parties les plus profondes des voies aériennes. L’influence de cette atmosphère, saturée de principes calmants ou sédatifs du système nerveux, ne tarde pas à se manifester. Dès les premières inspirations, les malades éprouvent un notable soulagement; puis la suffocation disparaît, et le plus ordinairement la respiration normale se rétablit bientôt.
Veut-on obtenir un effet plus rapide et plus énergique, on fera inspirer alors directement les vapeurs qui se dégagent du papier en combustion. S’il s’agit de calmer un accès violent, ou si la chambre est spacieuse, il est souvent nécessaire de faire brûler successivement deux ou trois feuilles de papier.
Les cigares antiasthmatiques peuvent être employés seuls ou alternativement avec le papier. On les fume comme des cigarettes ordinaires de tabac ; mais il est nécessaire, et c’est la condition essentielle de leur efficacité, d’en aspirer la fumée et de la faire pénétrer dans les bronches. Pour cela, il suffit d’ouvrir très largement la bouche ou de se boucher le nez à chaque inspiration.
Les asthmatiques et les personnes atteintes d’oppression devront chaque jour, brûler au moins deux ou trois feuilles de papier ou fumer de trois à six cigares, principalement le matin à jeun, le soir en se couchant, et pendant les accès ou quand ceux-ci sont imminents.
Lorsque les accès sont d’une certaine violence, il vaut mieux prescrire l’emploi du papier, car les malades ont, en ce cas, à peine la force de fumer une cigarette, lorsqu’ils sont en proie à l'accès d’oppression, quoique la présence du nitre en rende la combustion extrêmement facile.
Ce traitement pourra être continué sans inconvénient aussi longtemps qu’il est nécessaire, et, en agissant ainsi régulièrement, on éloignera et on atténuera les accès. Lorsque la maladie n’est pas invétérée, il sera même possible d’obtenir une guérison complète, sans le secours d’autre médication.
Le papier et les cigares antiasthmatiques de Benjamin Barrai peuvent encore être employés contre la bronchite chronique, le catarrhe pulmonaire, et, en général, contre l'oppression, qui constitue l’un des symptômes dominants des maladies de poitrine. Très souvent aussi, les maux de tête, les migraines, les névralgies de la face et les maux de dents sont calmés par l’usage de ces préparations.
D" G. Sarban.
BARYTE. — La baryte ou protoxyde de baryum est une substance solide, poreuse, d’une couleur blanc grisâtre, très difficilement fusible, très caustique et vénéneuse, employée jadis en solution pour l’usage externe, mais que les médecins ont aujourd’hui complètement abandonnée. p. l.
BARYUM. — Le baryum est un métal, solide, un peu malléable, d’une couleur blanc d’argent, très altérable à l’air et qui, par sa combinaison avec l’oxygène, donne la baryte. Le baryum n’a jamais été usité en médecine. Quelques médecins ont cherché à introduire dans la thérapeutique certains de ses composés. C’est ainsi qu’on a essayé le sulfure de baryum comme épilatoire et le chlorure de baryum comme antiscrofuleux. Mais ces essais n’ont pas eu de suite. p. l.
BAS. — Hygiène privée. — On appelle ainsi cette partie de nos vêtements qui recouvre directement le pied, la jambe et une partie de la cuisse. Le bas est destiné non seulement à diminuer le frottement du pied contre la chaussure et à protéger la jambe
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contre les variations de l'air extérieur, niais encore il a pour but d’absorber le produit de l’abondante transpiration cutanée du membre inférieur, déterminée par la marche.
On fait des bas de soie, de coton, de laine et de fil. Quels sont les plus favorables à la santé? D'une façon générale, on portera de préférence les bas de laine et de coton pendant la saison rigoureuse et on réservera les bas de fil ou de soie pour l’été. Certains médecins sont ennemis du bas de laine. M. Fonssagrives, entre autres, prétend qu’ils engendrent plus de rhumes de cerveau et de maux de gorge qu’ils n'en préviennent, et voudrait les voir portés seulement par les gens chétifs et les convalescents. Nous ne partageons pas complètement son opinion, et nous pensons que les bas de laine sont excellents pendant I hiver pour tout le monde, surtout pour les individus qui s’enrhument facilement et pour ceux qui sont sujets aux douleurs articulaires rhumatismales et goutteuses.
Autrefois, presque tous les bas étaient écrus ou blancs. Depuis quelques années on en fait de toutes les couleurs de l’arc-en-ciel. Est-un progrès? non, car, beaucoup de personnes portent des bas de couleur, simplement par économie, pour ne pas avoir à en changer aussi souvent que s’ils les portaient blancs, ce qui est absolument antihygiénique. De plus, beaucoup de bas de couleur sont dangereux pour la sauté, surtout les bas rouges et violets, teints à la corraline et à l'aniline. Qu’il nous suffise de rappeler le fait communiqué en 18 i8 à l’Académie de médecine par le professeur Tardieu. Un jeune homme vint le consulter pour une éruption vésiculeuse très aiguë et très douloureuse, siégeant aux deux pieds, et qui aurait pu être prise pour un eczéma. Mais cette éruption offrait ceci de particulier qu’elle était exactement bornée à la partie du pied que recouvre la chaussure, et qu’elle dessinait sur la peau la forme parfaitement régulière du soulier escarpin que portait le jeune homme, comprimant ainsi la face et les bords plantaires et ne dépassant pas sur le dos du pied la racine des orteils. Sur toutes ces parties, la peau était violemment enflammée, tuméfiée, d’une rougeur uniforme sur laquelle se détachaient d’innombrables petites vésicules qui, dans certains points, notamment à la pointe des pieds, se réunissaient pour former de larges cloches ou bulles remplies d'un liquide séropurulent. L’éruption s’accompagnait de malaise général, de fièvre, de mal de tète et de mal de cœur. Le siège et la forme de l’éruption firent penser à M. Tardieu que celle-ci était due à une cause toute locale. 11 fit analyser les chaussettes de son malade parle professeur Roussin, du Val-de-Gràce, et on trouva que dans ces chaussettes à fond violet rayé de rouge vif, la couleur violet provenait du violet d’aniline, et la couleur rouge de la corraline qui, comme on sait, est un poison énergique. Les accidents observés cliez son malade étaient exclusivement occasionnés par les chaussettes teintes avec ces deux substances (V. Aniline, Corraline').
Nous ne dirons rien ici des différentes façons dont les femmes fixent les bas à leurs jambes, renvoyant les lecteurs au mot Jarretière.
BAS ÉLASTIQUES. — On appelle ainsi des appareils spéciaux destinés surtout à comprimer les varices des membres inférieurs, qui ont remplacé avec un avantage incontestable les bas en peau de chien, en coutil et les bandes dont l’emploi est complètement abandonné. Les bas élastiques dont l’usage est aujourd’hui universel, ont été introduits dans l’arsenal thérapeutique, en 1836, par un pharmacien bien connu, M. F. Le Perdriel.
Les bas élastiques Le Perdriel sont remarquables par leur extrême souplesse, leur perméabilité à la transpiration, et leur longue durée, sans rien perdre de leur élasticité. Ils sont faits avec des métiers
spéciaux et particuliers à l’auteur, et se fabriquent avec deux sortes de tissus.
L’un que M. Le Perdriel désigne sous le nom de tissu fort, est à mailles fortes, élastiques dans le sens circulaire et longitudinal. Ces deux élasticités maintiennent une compression d’autant plus uniforme et régulière qu’elle est à double résultat; tous les points de sa surface sont identiques et sans couture; la force des mailles, les combinaisons qui les unissent, laissent, quand il est appliqué sur la partie malade, des jours dont on a calculé l’étendue et dont on a réglé la surface, de manière à donner à l'air toute facilité d’arriver aux pores de la jambe affectée de varices; ce dernier résultat surtout est de la plus grande importance et donne aux tissus de M. Le Perdriel une supériorité incontestable. Les bas faits avec le tissu fort sont surtout destinés aux personnes affligées de grosses varices, ou exposées à de longues marches ou à de grandes fatigues.
L’autre tissu, appelé tissu doux est à mailles tulle, élastique dans le sens circulaire. 11 est assez doux pour que les personnes les plus délicates puissent
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le supporter facilcineiit. 11 y a, du reste, plusieurs degrés de tbree.
Tout réceniuient M. Le Perdriel a confectionne un troisième tissu à jour, très léger, pour lété, et que les élégantes apprécient beaucoup.
Une des plus importantes questions du traitement des varices et engorgements des jambes par la compression, est certainement celle de la circulation du sang dans les veines variqueuses. Or, une expérience lîe près d’un demi siècle a montré que, mieux que tout autre, le tissu élastique Le Perdriel établit des compressions d’une méthode et d une régularité parfaites, sans gêner jamais la circulation. .Vussi, un très grand nombre de médecins et de cbii’urgiens et la plupart des services hospitaliers out-ils, depuis longtemps, pour les bas Le Perdriel, une préférence marquée.
I.es malades atteints de varices, qui veulent porter des bas élastiques Le Perdriel, doivent donner exactement les mesures indiquées par la figure 150, prises à nu sur le membre avec un ruban métrique.
Pour un bas ordinaire, ils donneront les circonférences .V, B, G, D, E, F, et la hauteur du sol à F;
— pour un bas à cuisses, les circonférences A, B, C,
D, E, F, G, II, I, et la hauteur de A à F et de F à G, Il ou 1, se'on les cas; — pour un mollet ordinaire, les circonférences C, D, E, F, et la hauteur de C à F;
— pour un mollet à cuisse, les circonférences C, D,
E, F, G, II, I et les hauteurs de C à F et de F à G, Il ou I, selon les cas; — pour une genouillère, les circonférences F et G, et la hauteur de F à G; — pour un cuissard, les circonférences G, II, I et la hauteur de G à 1; — pour une chaussette, enfin, les circonférences .A, B, C, et la hauteur du sol à G.
— 11 faut aussi avoir soin de dire si on veut des bas avec ou sans talon, avec ou sans bout de pied, en tissu fort ou doux, en coton ou en soie.
Quant à la manière d’appliquer les bas varices, nous renvoyons le lecteur au mot Varices.
D' P. L. Tarride.
BASE. — Nom donné par les chimistes au radical des sels et à tout corps composé jouissant de la propriété de se combiner avec un acide, en neutralisant complètement ou en partie ses propriétés, de façon à former un sel différent des deux composants. Les bases les plus importantes sont les alcalis. ^V. ce mot. p. l.
BASILAIRE. — Nom donné par les anatomistes à diverses parties qui sont considérées comme servant de base à d’autres ou qui sont en rapport avec la base d’un organe. .Vinsi on appelle ofiophyse basilaire l’angle inférieur de l’os occipital, parce qu’il forme la partie inférieure et comme la base de la tête ; on appelle vertèbre basilaire, la cinquième ou dernière vertébré lombaire, parce qu’elle est en rapport avec la base du sacrum, etc. p. l.
BASILIC. — Le basilic , appelé vulgairement Oranger du savetier, est une pbinte annuelle de la famille des labiées, originaire des Indes et de la Perse, et très commune en France où on la cultive dans les jardins, à cause de son odeur aromatique
très agréable. Ses feuilles et ses fleurs jouissent de propriétés stimulantes, antispasmodiques et antinévralgiques et entrent dans la composition du vulnéraire. On peut les employer seules, en infusion, à la dose de 10 grammes. Dans certaines contrées de l’Amérique du sud, à Buenos-Ayres, par exemple, on emploie le suc de basilic comme antihelmintique, et les résultats obtenus sont aussi manifestes que. ceux que donnent cliez nous le calomel, la santonine et le kousso. On fait prendre 50 grammes de suc, puis, au bout de deux heures, on administre 30 grammes d’huile de ricin. L’avantage du suc de basilic c’est que, en l’absence do vers, il ne produit aucun désordre dans l’économie, sauf peut-être un peu de diarrhée. i'”' Taul Lararthe.
BASILICÜM ONGUENT) — L’onguent basilicum dont voici la formule ;
Poix noire 100 grammes.
Colophane loo —
Cire jaune 100 —
Huile d’olive iOO —
est encore souvent prescrit par les vieux médecins pour mûrir les clous, les furoncles, les abcès et faciliter la suppuration. La plupart des onguents débités par maintes confréries religieuses ne sont que l’onguent basilicum additionné d’un peu d’encens, comme Y onguent de l'abbaye du Bec, Yonguent de l'abbé Pipon, etc. P. L.
BASILIQUE (VEINE). — La veine basili([ue est une veine superficielle qui naît près du pli du coude et va se terminer dans la veine axillaire. Elle est formée par la réunion des veines médiane basilique, cubitale antérieure et cubitale postérieure. C’est une des veines du pli du coude sur lesquelles on pratique la saignée (V. Coude, Saignée), p. l.
BASSIN. — Nom donné par les anatomistes à cette grande cavité osseuse, irrégulière, quoique symétrique, ayant la forme d'un cône tronqué, à parois épaisses, qui termine le tronc et la cavité abdominale en bas, et qui est supportée par les membres inférieurs.
Le bassin est formé par deux os médians et impairs, le sacrum et le coccyx, situés en arrière, et par deux os latéraux pairs, les osiliaques ou coxaux, placés symétri(juement à droite et à gauche des précédents et qui se réunissent par devant. Ces os, en se réunissant, forment quatre articulations : 1“ la symphyse pubienne-, 2“ la symphyse sacrococcygienne ; 3“ la symphyse sacro-iliaque droite ; 4® la symphyse sacro-iliaque gauche.
Le bassin présente une cavité évasée dans sa partie supérieure (d rétrécie dans sa partie déclive, ce qui l’a fait diviser en deux régions distinctes : le grand bassin et le petit bassin.
Le grand bassin constitue la partie supérieure, la plus large et la plus évasée. Il est formé, en arrière parles dernières vertèbres lombaires, en avant par la paroi abdominale antérieure, sur les côtés par les muscles psoas qui tapissent les parois des deux os iliaques.
Le petit bassin constitue la partie inférieure et est
BAS
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particulièrement destiné à livrer passage à la tête de l’enfant dans raccoucheinent. 11 est formé, en
Fiir. IGO.
Bassin (squelette avec scs ligaments articulaires) vu par sa face antérieure.
1, Ligament vertébral commun ou antérieur de la symphyse sacrovertébrale. — 2. disque intervertébral. — 3, partie inférieure du ligament ilio-lombaire. — 4, ligament sacro-iliaque antérieur. — 5, petit ligament sacro-sciatique. — 6, membrane obturatrice. — 7, ligament sacro-pubien de la symphyse pubienne; au-dessus, fibres entrecroisées du ligament antérieur. — 8,9,. ligament capsulaire de l’articulation cuxo-fémorale.
arrière par la face antérieure du sacrum et du coccyx, en avant et en dehors par le corps du pubis
Fig, 161. — Bassin de l'homme (coupe antéro-postérieure, suivant sa ligne médiane). — 1, vessie. — 2, rectum. — 3, anus. — 4, vésicule séminale. — 5, prostate. — 6, portion prostatique de furcthre. — 7, bulbe de furèthre. — 8, gland. — 9, fosse naviculaire. ^
l’épine sciatique. Il est limité en haut et en bas par deux ouvertures appelées détroits, parce que leur circonférence est moins grande que celle de la cavité intermédiaire.
Le détroit supérirzer ou abdominal sépare le petit et le grand bassin. Chez une femme adulte, de conformation normale, il a la forme d'un cœur de carte à jouer et présente trois diamètres principaux : t" un diamètre antéro-postérieur ou sacro-pubien qui mesure 11 centimètres t/2; 2° un diamètre transverse ou bis -iliaque, qui mesure 13 centimètres i/2 ; 3® ün diamètre oblique qui mesure 12 centimètres. Le détroit inférieur ou périnéal, de forme circulaire, est compris entre la pointe du coccyx en arrière, l’arcade formée par les deux os du pubis en avant, et les deux ischions sur les côtés, ainsi que les ligaments sacro-iliaques. Ses dimensions sont à peu près égales dans tous les sens et mesurent 11 centimètres environ. La cavité comprise entre le détroit supérieur et le détroit inférieur, a reçu le nom A' excavatioiL pelvienne et mesure 12 centimètres dans tous ses diamètres.
Le grand bassin loge les dernières circonvolutions de l’intestin grêle, le commencement et l’avant-dernière portion du gros intestin, c’est-à-dire le cæcum et le colon iliaque, le muscle psoas iliaque et les vaisseaux iliaques qui vont alimenter le membre inférieur. Dans le petit bassin sont contenues la vessie et le rectum. Chez l'homme, le petit bassin renferme de plus les vésicules séminales et la prostate qui sont situées au niveau du col de la vessie; et chez la femme, il renferme l’utérus et ses dépendances. Dans la grossesse, il soutient l’utérus et lui donne une direction normale.
Le bassin présente des formes et des capacités variables, suivant l'àge et le sexe dos cujets. Il est évident que le bassin de l’enfant est plus petit que celui de l’adulte. Cruveilliier a très bien résumé les différences sexuelles dans la proposition suivante : « le bassin de l’homme l'emporte sur celui de la femme par la prédominance de ses diamètres horizontaux. » Autrement dit : chez la femme le bassin est moins haut et plus large que chez l’homme. 11 en résulte chez la femme une obliquité plus grande des cuisses qui donne à sa démarche une certaine ressemblance avec la progression des oies, surtout lorsqu’elle fait de grands pas.
Le bassin peut présenter un certain nombre de vices de conformation. Chez certains individus par exemple, sans que sa forme change, le bassin peut être diminué dans tous les sens ; chez d’autres, au con traire, il peut otfrir des dimensions plus grandes. Généralement, ces vices de con-
formation sont congénitaux. On rencon-
et par la face interne du trou obturateur, sur les côtés par une large surface des os iliaques et par la face interne des ligaments qui unissent le sacrum à
tre aussi assez fréquemment des vices de conformation acquis. Ainsi le rachitisme, \ ostéomalacie, produisent le plus souvent des déformations du bassin qui entrainent comme conséquence une diminution inégale et simultanée de tous ces diamètres, dont le^médecin doit toujours