‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle d'hygiène publique et privéeChapitre 96 sur 238 · CAP · texte numérisé non relu

CAP

capillaire de Montpellier, appelé aussi adiante, checeux de Vénus. De petite taille, à souche souterraine, à feuilles pourvues de pétioles grêles, lisses et noirs, d'une odeur aromatique agréable et d’une saveur douce, légèrement styptique et amère, il se rencontre au bord des fontaines et des grottes humides du midi de la France. On fait avec les feuilles de capillaire une infusion et un sirop, deux remèdes popu-

laires journellement enjployés comme adoucissants et expectorants dans la bronchite légère ou rhume ; mais, en réalité, ce médicament n’a pas grande vertu thérapeutique.

Le capillaire noir qui croît dans les lieux humides ou ombragés, a été considéré comme diurétique P. L.

CAPILLAIRES. — On désigne sous ce nom, en anatomie, les dernières ramifications des vaisseaux sanguins par lesquels passe le sang pour aller des artères dans les veines, et dans lesquels se pratiquent par endosmose et par exosmose les échanges entre les principes immédiats du sang et ceux des éléments anatomiques des tissus. Ces échanges sont nutritifs au niveau des vaisseaux capillaires de tous les tissus et respiratoires au niveau des capillaires des poumons. L’ensemble de ces vaisseaux capillaires qui sont extrêmement fins et nombreux, pénètrent dans presque toutes les parties du corps et forment un vaste réseau, constitue le système capillaire, et la circulation du sang à travers ces vaisseaux, a reçu le nom de circulation capillaire [\. Assimilation, Circulation). p. l.

CAPRE. — La câpre n’est autre chose que le boulon du câprier, cueilli de bonne heure avant son épanouissement et macéré dans du vinaigre. Ce bouton qui est imprégné d’un principe aromatique et stimulant, constitue un condiment acide très savoureux fort employé dans la cuisine française pour relever le goût de certaines sauces. La câpre

se cultive surtout en Provence où on en trouve trois variétés : la câpre plate, la câpire capucine et la câpre ronde. Cette dernière, petite, verte; et ponctuée de rouge est la plus fine et la plus recherchée, p. l.

CAPSICUM. — On donne ce nom à un genre de plante de la famille des solanées, qui donne les fruits connus sous le nom de piments, employés en médecine et dans l’alimentation (V. Piment), p. l

CAPSULE. — On donne ce nom en anatomie à des ligaments qui servent à envelopper des organes ou à en tapisser l’intérieur. C’est ainsi qu’on appelle capsules articulaires, les ligaments circulaires qui enveloppent certaines articulations, telles que celles de l’épaule, de la hanche, etc.; capsules synoviales, la membrane séreuse située à l’extérieur des articulations qui sécrète le liquide synovial destiné à favoriser le glissement des surfaces articulaires, etc. Ou appelle capsule du cristallin, la membrane transparente qui enveloppe le cristallin et le maintient en place (V. Cristallin). p. i,,

CAPSULES MÉDICAMENTEUSES. — On appelle ainsi, en pharmacie, des préparations formées d’une enveloppe mince, résistante et d’un contenu liquide, semi-liquide ou pulvérulent. L’enveloppe est de nature variable ; elle est faite à volonté avec de la gélatine, du gluten, etc. Elle doit être assez résistante pour contenir le médicament qu’on a introduit dans son intérieur et en masquer le goût amer ou désagréable, elle doit être en même temps suffisamment soluble pour être facilement dissoute par les liquides sécrétés dans le tube gastro-intestinal. Le contenu est de nature plus | variable encore. Toutes les substances de la matière médicale peuvent en faire partie, à l’exception de celles qui attaqueraient l’enveloppe ou formeraient avec elle une combinaison dangereuse ; cependant, on n’y met guère que des médicaments d’une saveur repoussante, qu’un bon nombre de personnes se refuseraient à prendre sous une autre forme.

Parmi les capsules les plus usitées, nous citerons les capsules de Raquin au gluten, les capsules de Thévenot à la gélatine et les capsules vides de Le Euby (V. Thévenot, Raquin, Le Huby). p. L.

CAPUCINE. — La capucine, appelée aussi cresson du Pérou, est une plante de la famille des géraniacées, originaire du Pérou, cultivée dans presque tous nos jardins, à tige aérienne grimpante, munie de feuilles alternes, à fleurs jaunes ou rougeâtres, panachées de brun et à fruits verts formés de trois coques énormes succulentes. Toutes les parties de cette plante ont une saveur âcre, piquante et aromatique très prononcée, se rapprochant de celle du cresson. Les boutons et les fruits macérés dans du vinaigre sont employés comme condiment à l’instar des cornichons et des câpres. Les fleurs épanouies sont souvent mélangées à la salade dont elles relèvent le goût et facilitent la digestion, p. l.

CAPVERN (EAÜX MINÉRALES DE). — Capvem est un charmant village du département des Hautes-Pyrénée.s situé à 400 mètres au-dessus du niveau de la

Page 1