CHY
CIG
fjjiQ par l’intensité. L’usage externe du bi- ^nmate est assez répandu en solution plus ou forte suivant les circonstances. Veut-on prorapidement une eschare pour faire disparaître “ petite tumeur, par exemple, c’est à la solution îJncentrée (10 gr. de bichromate pour 10 gr. d’eau) faut avoir recours ; a-t-on besoin, au cond’un léger caustique pour agir comme irri- ^ ^ des ulcérations, la solution étendue (1 gr.
bichromate pour 10 gr. d’eau) doit faire tous les Ws de la médication topique.
Marc. Caîïbodlives.
CHROMIQUE (ACIDE). — (V. Chrome.)
CHUTES. — Les chutes peuvent entraîner des accidents plus ou moins graves selon les circonstances dans lesquelles elles se produisent. Il est évident, d’une manière générale, qu’une chute d’un lieu élevé et sur un corps dur est beaucoup plus dangereuse qu’une chute faite seulement de la hauteur d’un homme et sur un corps mou. On voit cependant des individus tomber simplement de lèur hauteur se faire des lésions plus graves que certains autres qui tombent d’une hauteur de plusieurs mètres.
Lorsqu’on est renversé par un corps quelconque, mu avec une assez grande vitesse, les chutes sont toujours beaucoup plus graves, parce que, dans ce cas, une partie de .cette vitesse est communiquée à l’individu renversé et projeté sur le sol ou contre tout autre obstacle. .
Les accidents occasionnés parles chutes sont très nombreux et variés : contusion simple ou avec plaie, entorses, luxations, fractures, déchirures musculaires, contusions simples ou compliquées de déchirures des organes internes, etc.; sans compter les commotions et les congestions cérébrales avec perte de connaissance. Lorsqu’on tombe dans l’eau d’une certaine hauteur, la chute occasionne plus particuüèrement des ecchymoses, des hernies. (V. Blessé, Blessure, Contusion, Ecchymose, Entorse, Fracture, S^ie, Luxation, commotion et comestion du cerceaa.) ^
®.®YLE. — Nom donné à une matière nutritive assimilable, qui est le résultat de la transformation des aliments albuminoïdes en peptones, des féculents glucose et de l’émulsion des corps gras, opérée pane suc gastrique, le suc pancréatique, le suc incstinal et la bile. Le chyle est un liquide blanc, laiun peu visqueux, alcalin, d’une salée et d’une .^particulière, qui, après avoir été absorbé par vaisseaux chylifères de l’intestin, est versé dans veb^^^^ ^ofacique qui le porte lui-même dans les Tinc renouvelle le sang et reconstitue
ai’ganes (V. Digestion). p. l.
~ donné aux vaisseaux lymdant 1*^^^ intestins qui absorbent le chyle pen- ^’que^ ÿsestion, pour le porter dans le canal thoraat rar a nombreux dans l’intestin grêle
se gi’os infestin, et se réunissent pour
Sinp réservoir de Péquet qui forme l’ori-
du canal thoracique. P. L.'
CHYME. — Nom donné à la bouillie demi-liquide, homogène, d’une couleur rosée et d’une odeur variable, suivant le genre des aliments digérés, qu’on trouve dans l’estomac, lorsque la digestion stomacale est avancée, et qui est composée de matières alimentaires digérées et de substances que la salive et le suc gastrique n’ont pas attaqué (V. Digestion). P. L.
CIBOULE, CIBOULETTE. — On appelle ainsi des plantes cultivées dans les potagers et qui sont d’un fréquent usage dans la cuisine française, comme condiment. Elles ont un goût moins fort que l’ail et plus délicat que l'oignon, et se mangent crues, mélangées à la salade, ou cuites dans les ragoûts, les sauces et les omelettes. Indépendamment de l’odeur désagréable qu’elles communiquent à l’haleine et à la sueur, ces plantes auxquelles on attribue la propriété d’exciter l’appétit, occasionnent souvent des maux de tête, échauffent, altèrent, rendent en un mot les digestions laborieuses et ne conviennent, par conséquent, en aucune façon, aux estomacs délicats. p, l.
CICATRICE. — On donne le nom de cicatrice au tissu nouveau qui est le produit du travail de la cicatrisation (V. ce mot).
Les cicatrices peuvent être difformes, elles peuvent occasionner à leur tour des difformités; elles peuvent enfin être exposées à des maladies.
Cicatrices difformes. — Les cicatrices, d’abord rosées, prennent plus tard une teinte d’un blanc mat, elles sont glabres, sèches, à peu près insensibles et douées d’une puissante rétractilité.
Tels sont leurs caractères ordinaires, mais elles peuvent être rendues difformes, soit par une coloration, soit par une disposition anormales. Ainsi elles peuvent être parsemées de points noirs, dus à des grains de poudre incrustés dans leur épaisseur, ou présenter des taches brunes, dues à la décoloration du taffetas gommé noir dont on aura recouvert la plaie. Quant à leur disposition, elles sont tantôt saillantes, tantôt déprimées, tantôt adhérentes aux os, etc.
Difformités par cicatrices. — Il est des cicatrices qui entravent à divers degrés les fonctions de certains organes; accident fréquent à la suite des vastes cicatrices consécutives aux brûlures; c’est, en. général, à leur rétractilité que sont dus ces difformités ou accidents qui sont très variés ; tantôt c’est un membre qui est dévié de sa position normale, tantôt ce sont des doigts qui adhèrent entre eux, c’est la tête qui est inclinée, ce sont des orifices naturels qui se ferment ou au contraire restent constamment ouverts, comme cela s’observe souvent à la suite des brûlures des lèvres, des paupières, etc.; on a même observé la luxation progressive des grandes articulations. (Follin.)
Le traitement doit être d’abord prophylactique, c’est-à-dire qu’il faut prévenir ïes fâcheuses conséquences de la rétractilité des cicatrices; pour cela on suivra le précepte de Dupuytren, en donnant aux parties une position diamétralement opposée à celle qui favoriserait la cicatrisation de la perte de substance; on interposera des linges huilés entre
GIC
GIC
les doigts brûlés; on placera des tubes ou des éponges prépafées dans les orifices naturels,
Ea difformité produite, on doit y remédier par E’incision des brides ou dçs adhérences, par leur excision, par l’autoplastie, etc.
Maladies des cicatrices. — Les cicatrices sont exposées, à des lésions assez nombreuses, les principales sont ;
Hypertrophie ou kéldide. — Il n’est pas rare, surtout chez les sujets scrofuleux, de voir les cicatrices se couvrir de bosselures violacées, tantôt dures et fibreuses, tantôt assez molles, bosselures qui par leur progrès peuvent se rapprocher et former une masse volumineuse; leur coupe est d’un blanc terne; très dures, elles crient sous le scalpel comme le tissu-fibreux; le microscope démontre, en effet, quelles sont formées par ce tissu, par des cellules embryonnaires et par des vaisseaux . en quantité variable.
. Ces kéloïdes peuvent être abandonnées à ellesmêmes- ou simplement comprimées, c’est ce qui convient le mieux lorsqu’elles ne sont ni très difformes, ni très gênantes; dans le cas contraire, on peut les extirper; on n’est pas, il est vrai, à l’abri des récidives.
. Cicatrices douloureuses. — Certaines cicatrices sont le siège d’un prurit plus ou moins désagréable, d’autres sont très douloureuses ; ces douleurs tiennent, soit à un développement névromatique des nerfs qui se terminent dans la cicatrice, soit aux rapports de la cicatrice avec des aspérités osseuses, ainsi que cela s’observe parfois au niveau de l’exfrémité des os amputés ; dans d’autres cas, la cause de la douleur ne peut être reconnue ; certaines cicatrices sont seulement douloureuses pendant les temps humides, ce qui a fait admettre leur propriété hygrométriques.
Pour combattre ces douleurs, on. devra, après avoir épuisé toutes les pommades calmantes, recourir à la cautérisation au fer rouge (Larrey) ou à l’extirpation du tissu cicatriciel.
Les ulcères s’observent fréquemment sur les cicatrices minces, incessamment distendues ou tiraillées par le voisinage d’un os. D' Léon Moynac.
Des cicatrices en médecine légale. — L’étude des cicatrices a une double application en médecine légale; elle peut éclairer la justice dans les questions d’identité et elle peut fournir des indices utiles stir la nature et l’ancienneté des plaies.
La cicatrice est formée par du tissu conjonctif nouveau qui a passé à l’état fibreux; sa structure est toujours identique, quelle que soit la nature de la plaie à laquelle elle a succédé, mais elle peut présenter un aspect tout différent presque toujours en rapport avec la forme de la plaie. La cicatrice des plaies faites par des instruments tranchants présente une forme linéaire ou elliptique qui est, en général, subordonnée à l’élasticité, à la tension de la peau et à la laxité du tissu cellulaire souscutané. Les cicatrices des plaies contuses ont souvent la forme circulaire et les bourrelets qui les entourent sont plus saillants. Celle qui résulte d’un coup de feu représente un disque déprimé au centre si le coup .a été tiré à distance; lorsque le coup a
été tiré à bout portant, la cicatrice est é déprimée, mais elle présente des bords Les brûlures donnent lieu à des cicatric blés, suivant l’agent qui a produit les les liquides bouillants ou le contact corps enflamme donnent lieu à des cicatric dues et superficielles : les caustiques produise général des cicatrices plus circonscrites profondes. Phis
Il importe de ne pas confondre les cicatrices venant d’une blessure avec celles qui peuvent ' sulter d’une affection interne ou de l’applicationT certains agents thérapeutiques sur la peau (vési(? toires, cautères, sétons). Ainsi les cicatrices d' cou, de l’aine, de l’aisselle, doivent nécessairement faire soupçonner une ancienne affection scrofuleuse ou vénérienne. Chez les sujets scrofuleux, les cicatrices sont le plus souvent exubérantes et font saillie au-dessus de la peau environnante.
La date d’une cicatrice se reconnaît à la couleur.
La teinte rosée qu’on observe dès le début persiste pendant trois mois environ. Puis la cicatrice se rétracte, diminue d’étendue et subit diverses modifications : il est alors impossible de déterminer la date du traumatisme. L’examen histologique permet également de distinguer l’ancienneté du tissu ; «Si la cicatrice est récente, dit Tourdes, elle contient encore des éléments globuleux ; les cellules ne se sont pas. encore toutes allongées et transformées en fibres. Si elle est ancienne, au contraire, tout est fibre ; le tissu connectif condensé forme la substance inodulaire ». . D'^ A. Lutaud.
CICATRISATION. — La cicatrisation n’est autre chose que la formation de la cicatrice, par smte d’un travail spécial de réparation organique qui se produit à la surface d’une plaie en voie de guérison.
La cicatrisation, ne se fait pas toujours de la même manière ; tantôt les bords de la plaie, maintenus en contact, s’agglutinent et se fusionnent ; c’est ldi. réunion par première mfewfion; tantôt ces lèvres se recouvrent de bourgeons charnus qui suppurent, et il se forme lentement une cicatrice ;.c est la réunion par seconde intention; dans des cas plus rares, la plaie se recouvre d’une croûte au-dessous de laquelle se fait la cicatrisation : c’est la cicatri’ sation sous-cutanée. Nous allons étudier chacun e ces modes ne cicatrisatioii.
Cicatrisation par réunion immédiate ou par première intention. — C'est l’adhésion immédiate sans suppuration des lèvres d’une plaie mises e contact. . f éu-
Plusieurs conditions sont nécessaires à cette r nion immédiate : il faut que les lèvres de la p soient bien nettes, quelles soient juxtaposées, interposition de corps étrangers ni de caillots ^ guins trop volumineux, que les tissus analogues correspondent (peau avec peau, muscle avec m de), qu’il ne se soit pas écoulé trop de temps puis l’accident, afin que les deux parties rapproche aient conservé leurs relations vascul et nerveuses avec l’organisme. .
On a cependant vu des parties du corps (bou ^ nez,, pulpe des doigts complètement sépares),
CIG
CIG
'unir lorsqu'on venait aies juxtaposer même après ^ certain temps (de quelques minutes à une hpore): les plaies de certaines régions très vasculaires comme la face, ont beaucoup de tendance à ^réunir par première intention.
Lorsqu’une plaie se réunit par première intention, il s’épanche entre les surfaces saignantes juxtaposées un liquide glutineux, liquide, que les anciens médecins désignaient sous le nom de lymphe plastique; ce liquide est occupé par des ceUules embryonnaires qui proviennent des tissus divisés, et par des vaisseaux qui proviennent, des capillaires voisins, s’anastomosent entre eux, se fusionnent, et rétablissent les communications vasculaires entre les deux parties séparées. En 24 heures, ces anastomoses sont établies et en sept ou huit jours le tissu cicatriciel interposé entre les lèvres de la plaie est aussi solide que les parties voisines ; sa teinte rosée s’efface peu à peu, il devient blanc, et il ne reste qu’une cicatrice linéaire qui peut même disparaître presque complètement.
Cicatrisation par réunion médiate ou par seconde intention. — On dit qu’une plaie se réunit par seconde intention lorsque ses lèvres, au lieu de s’agglutiner immédiatement, restent séparées, se recouvrent de bourgeons et suppurent ; la durée de la ci- ‘catrisation est beaucoup plus longue que dans le premier cas. -
La réunion par seconde intention s’observe : lorsque les lèvres de la plaie restent éloignées l’une de l’autre, librement exposées à l’air ou séparées par des corps étrangers, par des caillots sanguins, lorsqu’elles sont contuses, mortifiées par un caustique; que l’organisme est profondément altéré ou que l’air est vicié. C’est pour cela que dans les hôpitaux et les grandes villes la réunion est presque toujours médiate, tandis qu’en province elle est presque toujours immédiate.
Le mécanisme de la cicatrisation médiate ne diffère guère de celui qui préside à la réunion immédiate. Elle consiste toujours dans la formation d’un tissu embryonnaire qui passe successivement à l’état, adulte.
Lorsqu’une plaie se cicatrise par seconde intention, sa surface se recouvre d’un liquide gluti- Deux, jaunâtre, parsemé de points gris ou rougeâtres, formés par des caillots sanguins et par des décris de tissus mortifiés; peu à peu la plaie se nettoie, se déterge, et vers la fin de la première, semaine, elle est couverte de petites granulations rouges désignées sous le ; nom de bourgeons charcette couche granuleuse, qu’on appelle mem- ^'ue pyrogénique, sécrète un liquide qui porte le nm dé pus; la suppuration est donc établie.
Tét se développent, se fusionnent, se
la diminuent graduellement l’étendue de
^’i^mce en suppuration ; de plus, on voit son chn recouvrir d’une mince pellicule blancou^-’ Pnn de l’épiderme, qui finit par re-
upnr toute la plaie ; la suppuration cesse dans les points qu’elle recouvre, blanc s’épaissit, prend une teinte d’un
Une c‘ ^ iirre densité fibreuse, et constitue
uug persister indéfiniment, laissant
ce ineffaçable de la plaie : cette cicatrisation
ÛICTIONNAIRE POPÜLAIHE DE MÉDECINE USUELLE,
est formée par du tissu fibreux dans lequel on ne trouve pas de glandes.
Cicatrisation sous-crustacée. — Dans certains cas, on voit une plaie se recouvrir d’une croûte jaunâtre et dure, croûte formée par la dessiccation du sang, de la lymphe, du pus, des débris épidermiques ; cette croûte se fusionne par sa périphérie avec le pourtour de la plaie ; ses parties profondes sont molles et baignées de pus, parfois même le pus vient sourdre sur un des bords : la croûte peut alors tomber, puis se reformer; mais en général elle ne se détache que vers le quinzième jour, et, au-dessous d’elle, on trouve une cicatrisation convenable.
Cette cicatrisation sous une croûte ne s’observe guère que sur les plaies peu étendues et chez les sujets bien portants; pour aider sa formation, il faut éviter d’essuyer les liquides qui suintent àja surface de la plaie, et les laisser se dessécher.
Nous ferons, en terminant, une remarque de la plus haute importance ; si, au point de vue histologique, le mécanisme delà cicatrisation ne présente que peu de différence, le tissu de cicatrice, c’est-àdire le tissu embryonnaire nouveau, forme un tissu semblable à celui des parties auxquelles il s’interpose; ainsi, les' cicatrices des os produisent des os, celles des nerfs produisent du tissu nerveux, etc.
D' Léon Moynac.
CICDTINE. — La cicutine, appelée aussi conicine, est une liqueur oléagineuse, incolore, volatile, d’un goût âcre, d’une odeur vireuse, très altérable à l’air où elle prend une couleur brunâtre. Elle .est peu soluble dans l’eau, beaucoup dans l’alcool et l’éther; ses sels sont à peine cristallisables, déliquescents et non volatiles, à l’exception cependant du bromhydrate de cicutine qui cristallise parfaitement en prismes romboïdaux incolores, n’est pas déliquescent et se conserve fort bien à l’air libre. Il possède avec les autres sels de cicutine, tels que le sulfate, l’acétate, le nitrate, la propriété d’être très soluble dans l’eau, tandis que cette base pure s’y dissout à peine.
Quelques médecins emploient la cicutine de préférence à la ciguë, parce qu’elle représente exactement toute la puissance d’action de cette plante sans en partager l’infidélité. Elle agit comme sédative du système nerveux et comme résolutive des engorgements. Dans le premier cas, elle sert à combattre les convulsions, les contractures, le tétanos, la coqueluche et les toux quinteuses; dans le second cas, elle est empiriquement utilisée contre les engorgements ganglionnaires et viscéraux et contre le cancer. Son rôle principal se borne le plus souvent à calmer les spasmes et la douleur; quelquefois, par cet intermédiaire, l’affection primitive peut disparaître. On débute dans l’administration de ce médicament par un demi-milligramme, qu’on répète plusieurs fois dans les 24 heures, lorsque l’économie s’est peu à. peu habituée à cette absorption. C’est un poison narcotico-âcre comparable pour la violence à l’atropine, à l’aconitine et à l’acide prussique. Il est urgent d’user d’une extrême prudence dans son emploi; administré à dose massive, il peut tuer presque instantanément. (Gubler.)
GID
GIG
Ce médicament se prescrit à l’état d’alcaloïde Les cidres de Normandie sont sans, contrelibre, à l'état de sel ou à l’état de solution alcoo- plus estimés, et parmi eux il faut placer au î®*
lique. L’alcaloïde libre se donne de un demi-mili- rang ceux de la vallée d’Auge, de l’AvranoV^*''^^®^
gramme à trois milligrammes dans de l’eau sucrée, Cotentin et du pays de Bray. Après les c'rt ’
en potions ou en pilules. D’après l’intéressante Normandie, viennent les cidres de Bretaeilp ^
étude qu’en ont faite Devay et Guillermond, les ceux d’ille- et- Vilaine en tête. °
fruits de la ciguë sont plus riches en conicine que Altérations du cidre. — Comme le vin le cîH les autres parties de la plante. 100 parties de fruits soumis à diverses altérations dont les prin ‘ secs et bien mûrs renferment, en moyenne, 5 parties sont l’acidité et la graisse. '^^Paleg
d’alcaloïde, ce qui revient à dire que 1 gramme de Vacidité^ se produit lorsque le cidre est au poudre de fruits contient assez exactement la dose tact de l’air qui pénètre dans les tonneaux e
de 50 milligrammes de conicine. Par ce moyen, on ■ dange. On la prévient en faisant usage de u
prépare des pilules d’un dosage sûr et d’une activité' tonneaux et en versant dans les tonneaux une toujours égale. La solution de Fronmüller (circu- laine quantité d’huile d’œillette suffisante pour
tine 3 gouttes, alcool rectifié 1 gramme, eau dis- mer une couche mobile préventive sur la sur/^'
tillée 20 grammes) se prend dans les proportions de du liquide. Si elle existe, on la corrige en ajout^*1
12 à 15 gouttes trois fois par jour, le sirop à celles du sucre dans le tonneau, pour qu’il puisse se r
de 10 à 30 grammes dans le même laps de temps, former de l’alcohl.
Enfin le bromhydrate de cicutine particulièrement Le cidre atteint de la graisse devient visqueux U étudié par Dujardin-Beaumetz, peut se prescrire ;?/e et dégage une odeur putride.' Pour le corriger en potions, pilules, granules, solutions, pommade ü faut ajouter une certaine quantité de tannin
et injections hypodermiques, aux même doses que (15 grammes environ dissous dans un litre d’eau
l-’atropine elle-même. p- marc. Camboulives. pour un tonneau de 228 litres), qui coagule et précipite cette matière visqueuse.
CIDRE. — On donne le nom de cidre au jus fer- Falsification du cidre. - La principale falsification menté de la pomme, que l’on boit à la place du vin du cidre consiste à le fabriquer avec ■ des pommes dans certaines contrées de la France, principalement tapées et du sirop de fécule. La plupart des cidres' dans les cinq départements compris dans l’ancienne consommés à Paris ne sont pas faits autrement, province de Normandie, qui, à eux seuls, fabri- Usages. — Le cidre constitue'une excellente boisquent plus de la moitié des dix millions d’hectoli- son, lorsqu’il est bien préparé et bien conservé. Bu très fournis annuellement par le pays. au repas, il facilite la digestion des aliments, tout
Les pommes qu’on emploie pour faire le cidre en excitant légèrement l’appétit. Il est cependant peuvent.toutes rentrer dans les trois catégories sui- moins excitant et moins tonique que le vin, et vantes : 1» les pommes acides ou sûres, très abon- donne moins de force que lui, Il est très diurétique,
dantes en jus, mais fournissant un cidre très léger, et lorsqu’on n’y est pas habitué, il produit des effets
sans force, peu agréable, clair tout d’abord, mais laxatifs. Bon pour les individus pléthoriques, prédis-
très sujet à noircir ; 2® les pommes sucrées ou dou- posés aux congestions, le cidre ne vaut rien pour les
ces, qui rendent peu de jus et font un cidre clair et personnes gastralgiques, lymphatiques et anémiques,
agréable tant qu’il est sucré, mais sujet à l’amer- Toutes les nourrices normandes vous diront que tume ; 3» les pommes amères et âcres, qui rendent le cidre augmente le lait. Sans doute, malheureuse-
un jus très doux, coloré, et font un cidre généreux ment c’est l’eau du lait qui augmente et non ses
qui peut se conserver pendant plusieurs années, éléments utiles. Paul l.4barthe.
Les cidres supérieurs sont faits avec un. mélange de
pommes des deux dernières catégories. CIGUË. — Sous le nom vulgaire de ciguës, on
Fabrication du cidre. — Sans entrer dans tous les comprend un certain nombre de plantes de la fa-
détails de la fabrication du cidre, qui du reste subit mille des ombellifères, qui présentent des carac-
des variations dans chaque pays, nous pouvons tères différents. Les principales sont : 1® la dgvè
dire que cette fabrication est très simple. On choisit officinale ou grande ciguë; 2® la peiiie ciguë; 3® la
des pommes mûres, bien saines, ni véreuses, ni ciguë vireuse ; et é:° Isl ciguë aquatique.
pourries ; on les réduit en pulpe avec une meule 1° La grande cigüe se rencontre communément verticale en pierre ou en bois, et on en exprime le dans toute la France. Elle habite les terrains injus à l’aide de fortes presses. Par cette première cultes et les bords 4es chemins. C’est une planta
pression, on a ce qu’on appelle le gros cidre. On bisannuelle, de 1 mètre de hauteur environ, dont la
délaye le marc dans de l’eau, on le soumet à une tige creuse, cylindrique, est couverte de taches d’un
seconde pression et on obtient le petit cidre. Ces jus rouge-brun, d’où l’épithète de ciguë maculée^ La
ainsi obtenus sont versés dans de grands tonneaux racine de cette ombellifère est pivotante, les feuilles
et abandonnés à eux-mêmes dans des ceDiers dont sont alternes, très grandes, profondément dentees,
la température varie de 12 à 15 degrés. Là, ils subis- d’un vert briUant sur leur face supérieure,
sent la fermentation alcoolique qui dure deux ou vert pâle sur leur face inférieure, les fleurs petites,
trois mois. Au bout de ce temps, le cidre est fait, blanches, disposées en ombeUe, les fruits courts.
On le soutire dans des futailles bien nettoyées, où ovales, globuleux, comprimés latéralement. L^
il continue à fermenter, lentement, mais d’une ma- résultats de l’anàlyse donnent un principe actu,
nière continue. Généralement, le cidre fait en été la conicine ou cicutine, un acide conéique, de l’bud®
est buvable du 4® au 1 0® mois; celui fait en au- volatile, de la résine, des sels, de l’albumine et du
tomne, du 6® au 10' et celui d’hiver, du 10® au 20®. ligneux.
GIG
CIG
Cette plante répand, surtout lorsqu’on vient delà comprimer entre les doigts, une odeur nauséeuse, fétide, qni rappelle assez exactement l’urine de chat. File toxique à haute dose et produit des nausées, des vomissements, des vertiges, de la stupeur.
Fig, 2G3,
Grande ciguë.
). Morescence, — % Fleur. — 3, Fruit. — 4. Feuille.
la paralysie des muscles de la vie de relation, la paralysie des muscles de la vie' organique, avec l’inertie du diaphragme et la mort par asphyxie. A petites doses, elle détermine une légère excitation de l’estomac, le ralentissement de la circulation et desmouvements respiratoires, l’abaissement delà température, la diminution de la sensibilité, la sédation du système nerveux, un affaissement momentané dans le fonctionnement des muscles de la vie de relation aussi bien que dans ceux de la vie végétative, une augmentation notable dans la diurèse et la diaphorèse.
Si des déductions physiologiques que nous ye-
Fig. 264.
Fleur et fruit de la grande ciguë.
la majorité des observateurs tirons des conclusions pra- Puissp ^ concevoir que la ciguë
dative services comme stupéfiante, sé-
dausiL sudorifique et anti-catarrhale
chorée coqueluche, les toux rebelles, la
> ^® priapisme, les névralgies, les névroses,
les douleurs arthritiques, les gonflements articulaires et les hydropisies de toute espèce.
2“ La PETITE CIGDE, Vulgairement appelée fauxpersil, ciguë des jardins, croît dans les lieux cultivés. Elle diffère du persil par son odeur nauséeuse, sa tige ordinairement violette ou rougeâtre àlabase’ ses feuilles d’un vert noirâtre, ses fleurs blanches et non jaunâtres comme elles se présentent dans cette dernière plante. Elle a été l’occasion de mé¬
Fig. 265.
Petite ciguë ou faux persil.
prises fort graves, quelques empoisonnements sont résultés de ce défaut d’attention. Elle est à peu près inusitée en médecine à cause de sa moindre valeur thérapeutique par rapport à la grande ciguë.
3® La GIGUE viREüSE est un poison nacotico-âcre encore plus actif et plus dangereux que les autres ciguës ; elle ne doit être employée que lorsque l’on ne peut avoir sous la main les plantes précédentes.
4® La GIGUE AQUATIQUE, phellandrie ou fenouil aquatique, est une plante de la famille des ombellifères, très commune dans les mares et sur les bords des ruisseaux. Elle ressemble beaucoup à la grande ciguë par sa disposition extérieure, par sa composition chimique et par sa puissance sédative et anticatarrhale. Elle fournit à la médecine ses fruits qui ont été vantés par plusieurs bons observateurs contre les catarrhes et la phthisie pulmonaire.
On prescrit la phellandrie en poudre à là dose de 2 à 6 grammes dans les vingt-quatre heures par prises de 50 centigrammes. Elle se donne aussi en pilules, en sirop. Son principe actif, la phellandrine, a été essayé également en granules, en sirop et pour l’usage externe. Marc. Camboduves.
. Empoisonnement par la ciguë. — Les empoisonnements criminels par la ciguë et son alcaloïde-, la
GIM
oicutine, sont assez rares. Toulmouche en a rapporté un cas, dans lequel une femme avait voulu empoisonner son mari en lui faisant manger une soupe avec de la racine de ciguë ; celui-ci fut averti du danger par le goût âcre du mets qu’on lui servait.
L’empoisonnement accidentel est fréquent, et reconnaît presque toujours pour cause la ressemblance qu’offrent les différentes espèces de ciguës avec d’autres végétaux inoffensifs, surtout avec le persil. Il importe donc de bien établir les caractères à l’aide desquels on peut distinguer cette dernière plante des ciguës proprement dites. (V. plus haut et Persil.)
Les effets sont les mêmes pour toutes les espèces de ciguë. On observe, une heure environ après l’ingestion du poison, [des vertiges, des éblouissements de la céphalalgie, une anxiété précordiale et des vomituritions sans résultat. La pupille est dilatée, la vue trouble, l’intelligence nette. Le malade a des mouvements spasmodiques et des contractions tétaniques; puis la mort arrive dans le coma.
On observe à la surface du corps des plaques livides et des extravasations sanguines. Le sang est moins fluide ; presque tous les organes son congestionnés. On trouve quelquefois dans l’estomac des fragments reconnaissables de la plante toxique qu’il suffit de triturer dans un mortier avec une solution de potasse pour développer l’odeur caractéristique de la conicine (Ghristison).
La première indication, en présence d’un empoisonnement par la ciguë, consiste- à faire vomir le malade. Après avoir provoqué des vomissements, on cherchera à neutraliser le poison , on fera prendre soit du tannin, soit de l’eau iodée ou une solution faible d’iodure de potassium ioduré. La solution iodée donne, avec la conicine et les sels de cette base, comme avec presque tous les alcaloïdes, un précipité qui est insoluble dans l’eau (Rabuteau). Enfin, si l’on croit que l’absorption du poison est totale, il faut administrer au malade de l’alcool ou de l’éther étendu d’eau, lui faire des frictions excitantes et, s’il y a asphyxie imminente, pratiquer là respiration artificielle. D' â. lutaüd.
CILS. — On donne ce nom aux petits poils qui sont implantés obliquement dans l’épaisseur du bord libre des paupières. On en compte environ 120 à chaque paupière. Leur couleur et leur longueur varie suivant les individus ; ceux de la paupière supérieure sont plus longs que ceux de la paupière inférieure. Ils ont une direction curviligne, ceux de la paupière supérieure regardant en haut et ceux de la paupière inférieure en bas; lorsque ceUes-ci sont fermées, ils s’entrecroisent. Leur rôle consiste à empêcher l’introduction dans l’œil des insectes et des corpuscules légers qui voltigent dans l’air.
Les cils ne sont pas toujours implantés régulièrement. Il arrive parfois qu’ils poussent en dedans et vont frotter et irriter la cornée et constituent l’infirmité appelée Trichiasis (V. ce mot); d’autres fois, ils forment deux rangées dont l’une est régulière, tandis que l’autre est dirigée vers la cornée. On dit dans ce cas qu’il y a Disiichiasis (V. ce mot)'.
Enfin, les cils peuvent tomber comme les u la barbe et les sourcils. Cet accident s’obse suite de la blépharite ciliaire, de la syphilis T taines fièvres graves, et constitue une véritâhl pécie ciliaire. Cette, alopécie est tantôt temnora^ tantôt définitive. Dans ce dernier cas elle m ^ remède, car on ne peut vraiment conseiller le tement, mis en pratique dans certains pays i*' femmes dans un but de coquetterie, et qui con • ^ à enfiler un cheveu dans une aiguille très l’introduire dans la paupière, à une certaine tance du bord libre, et à la faire ressortir par i ligne des cils, puis lorsque le cheveu a une Ion gueur suffisante, au dehors du bord libre de ]' paupière, pour former un cil, à couper celui-ci au niveau de la piqûre d’entrée ! D' paüi, Labarthe.
CILIAIRE. — Qualificatif donné par les anatomistes à ce qui a rapport aux cils et à certaines parties du fond de l’œil. Ainsi on appelle bord ciliaire, le bord libre des paupières sur lequel sont implantés les cils ; glandes ciliaires, celles qui sont annexées aux cils, etc. On appelle corps ciliaire, la partie de l’intérieur de l’œil comprise en arrière' du cristallin, entre l’iris et la choroïde. Le corps ciliaire est composé du muscle ciliaire ou anneau antérieur de la choroïde et des procès ciliaires, w. nombre de soixante à soixante-dix, qui sont disposés en couronne autour du cristallin dont ils enchâssent la partie postérieure (V. Choroïde). p, l.
CIMENT. — On donne ce nom en chirurgie dentaire à une série d’amalgames employés pour l’obturation des dents cariées (V. Dents.) p, l.
CIMETIÈRE. — Hygiène publique. — Les cimetières sont des terrains dans lesquels on inhume les cadavres humains. Placés autrefois dans l’intérieur des villes, et autour des églises, les cimetières, de par la loi, doivent aujourd’hui être situés hors des enceintes des villes.
Législation. — Voici du reste les principaux articles des différents décrets relatifs aux cimetières :
Décret du 23 prairiai, an XII. — Article 1". — Aucune inhumation n’aura lieu dans les églises, temples, synagogues, hôpitaux, chapelles publiques, et généralement dans aucun des édifices clos et fermés où les citoyens se réunissent pour la célébration de leur culte, ni dans l’enceinte des villes et bourgs.
Art. 2. — Il y aura, hors de chacune de ces villes ou bourgs, à la distance de 33 à 40 mètres au moins, des terrains spécialement consacrés à l’inhumation des morts.
Art. 3. — Les terrains les plus élevés et exposés au noi seront choisis de préférence ; ils sei’ont clos de murs de 2 métrés au moins d’élévation. On y fera des plantations en prenant les précautions convenables pour ne point gêner la cu’culation de l’air. .
Art. 4. — Chaque inhumation aura lieu dans une fosse s parée ; chaque fosse qui sera ouverte aura 1“,30 à 2 mètr« de profondeur, sur O^jSO de largeur, et sera ensuite remp de terre bien foulée.
Art. 3. — Les fosses seront distantes les unes des autres de 0“,3 k 0",4 sur les côtés, et de 0‘“,3 à 0'”,3, à la tête aux pieds.
Art. 6. — Pour éviter le danger qu’entraîne le renouveU^ ment trop rapproché des fosses, l’ouverture des fosses po de nouvelles sépultures n’aura lieu que de cinq années
GIM
GIM
- „ années^ eu conséquence les terrains destinés à former , Uenx de sépulture seront cinq fois plus étendus que Vesnécessaire pour y déposer le nombre présumé de morts P*: peuvent y être enterrés chaque année.