‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle. tome 1Chapitre 105 sur 206 · CLÉ · texte numérisé non relu

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L’aplatissement du moignon de l’épaule ne saurait faire croire à un déplacement dans l’articulation scapulo-humérale, car les mouvements de cette jointure sont conservés.

La réduction de cette luxation est facile, puisqu’il suffit, pour l’obtenir, de presser sur la clavicule pendant que l’on élève le bras, mais la contention

Fig. m.

Appareil de Maurel pour les luxations sus-acromiales de la clavicule, pouvant servir pour les fractures du corps de la clavicule,

est malaisée; il est vrai que la persistance du déplacement n’entrave en rien les mouvements du bras. Malgaine conseille d’employer le simple tourniquet de J.-L. Petit ; la pelotte sera appliquée sur le relief de la clavicule, la bande passera au-dessous de l’aisselle. Velpeau se bornait à placer le bras dans l’écharpe de Mayor. On peut aussi se servir de l’appareil de Maurel.

Luxation en bas ou sous-acromiale. — Elle a été bien décrite par Morel-Lavallée, qui a pu en réunir quatre exenaples.

La cause de cette luxation est une pression directe enfonçant la clavicule au-dessous de l’acromion.

L’acromion forme un relief considérable ; au-dessous de lui, vers la clavicule, existe une dépression qui diminue peu à peu à niesure que l’on se rapproche de l’extrémité interne de la clavicule. L’épaule est aplatie, les mouvements du bras sont difficiles.

Pour réduire la luxation, attirez l’épaule en arrière et en dehors et cherchez à relever la clavicule; la contention est aussi facile que pour les ' autres

luxations de la clavicule, les mêmes moyens vent être employés.

3° Luxations simultanées des deux extréshtp Leur possibilité a été attestée par deux exem i" seulement. Il n’y a rien à dire de spécial sur 1 compte, car l’existence simultanée des deux déni ments ne modifie guère leur physionomie Proque. D' LÉON MoYNic^''

CLEF. — On donne ce nom dans la chirurgi dentaire à un instrument spécial dont on se sm pour l’extraction des dents. La plus usitée est lac/ef de Garengeot. Elle se compose d’un manche assez gros et assez long pour être tenu dans la maind’une tige en acier droite, dont une extrémité est fixée au manche et dont l’autre se termine par une partie élargie en forme de quadrilatère, appelée panneton , au milieu de laquelle est creusée une mortaise qui reçoit un crochet courbé en demicercle, dont la grandeur varie suivant la grosseur de dent que l’on veut arracher..Nous renvoyons au mot dent la description de la manière de se servir de la clef. P- L

CLÉMATITE. — La clématite, appelée aussi viorne, vigne blanche, aubevigne, berceau de la Vierge, herbe aux gueux, très commune en France,

Fig. 275. - Clématite.

OÙ on la trouve dans les bois et le long des haies, est une plante de la famille des renonculacees, grimpante, à tige sarmenteuse, à feuilles opposées à petites fleurs blanches très odorantes et dont i fruits sont surmontés de longs styles pluineu blancs, à barbes fines et opposées. ^

Les feuilles écrasées et appliquées sur la pe® déterminent d’abord de la rougeur et, si le est prolongé, elles déterminent une véritable tion. Les mendiants mettaient jadis cette à contribution et se créaient des ulcères supernci^ destinés à exciter la commisération des gl

d’où le nom d’herbe aux gueux donné à la oie tite. . ue

Administrée à l’intérieur, la clématite [jj-

véritable purgation , à la façon des purgatifs ta

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mais qui s’accompagne d’accidents toriques si Tdose ingérée est trop forte. EUe agit aussi, d’arès Cazin, comme diurétique.

^ En somme, malgré des propriétés réeUes, la clématite n’est pas usitée en thérapeutique. p, l.

CLERMONT-FERRAND ( eaüz minérales de). — Clermont-ferrand, chef-lieu du département du pny-de-Dôme, possède dans son centre et dans ses ^ourgs plusieurs sources d’eaux minérales. Cés sources ont été divisées en 3 groupes : 1» sources Jatides; 2® sources de Sainte-Claire; 3“ sources de Saint-Allyre. Elles appartiennent a la classe des eaux bicarbonatées calciques thermales. EUes ne sont presque pas utilisées en médecine, sauf la source des bains du groupe de Saint-Allyre qui alimente un établissement de bains fréquenté seulement par les habitants de la ville. Ce qui a fait la renommée des sources de Clermont et de celle de Saint-Allyre en particulier, c’est leur propriété pétrifiante. P. L.

CLIGNEMENT. — On donne ce nom au mouvement volontaire par lequel on rapproche les paupières l’une de l’autre, de manière à ne laisser que peu d’intervalle entre elles, soit pour garantir l’œil d’une lumière trop vive, soit pour donner plus d’intensité à la vision, comme font les myopes lorsqu’ils n’ont pas.de lunettes ou de lorgnon, soit enfin pour donner à la physionomie une certaine expression, ordinairement complémentaire de celle du mépris.

CLIGNOTEMENT. — On donne ce nom à un mouvement, le plus souvent involontaire et inconscient, par lequel les paupières s’ouvrent et se referment alternativement et très rapidement, et qui a pour tut de lubrifier la face antérieure du globe de l’œil, et de maintenir la transparence de la cornée en y étalant les larmes. Dans certains cas, le clignotement est un symptôme d’un état maladif et s’observe dans la névralgie faciale, l’hystérie, l’hypochondrie et chez les individus qui ont des vers intestinaux. P. L.

CLIMAT. — On entend par climat l’ensemble des conditions atmosphériques et terrestres qui agissent sur l’homme dans une région déterminée du globe. La température moyenne de l’année, les variations ue température des jours, des mois et des saisons, |os températures de l’hiver et de l’été, enfin l’altitude sont les éléments principaux qui servent à ca- ^ctériser un climat.

On partage le globe terrestre en trois zones : nue zone torride correspondant aux climats ^^CDs; 2“ mj0 zone tempérée correspondant aux ^^ATS TEMPÉRÉS, 3” uue zoue glaciale corresponaux CLIMATS FROIDS.

CLIMATS CHAUDS. - Les climats chauds sont ceux des t s’étendent de l’équateur aux tropiques et

et hn au 30' au 35' degré de latitude australe

les ^ P^tts grande partie de l’Afrique les le Maurice, Madagascar, SécheUes, etc.;

l’Inde 1 fitii comprend l’Arabie, la Perse,

’ ta Gochinchine, le sud de la Chine, la UîINAIRE populaire de médecine usuelle.

Nouvelle-HoUande, toute la partie de l'Amérique septentrionale comprise entre l’isthme de Panama et le golfe de Californie ; certains pays de l’Amérique du sud, tels que les Guyanes, la Colombie, le Paraguay, etc., ont un climat chaud, dont la température moyenne varie de 20 à 27 degrés, avec un minimum de 12 degrés et un maximum de 48 degrés centigrades.

En général les individus qui vivent sous un climat chaud, sont mous et indolents ; leur peau est jaunâtre, flétrie et terne; ils sécrètent la bile en très grande abondance, et les principales maladies auxquelles ils sont exposés sont les maladies du foie, de l’appareil digèstif, les hépatites, les abcès du foie, les fièvres intermittentes, la diarrhée, les dyssenteries, la fièvre jaune, etc. Chez eux la fécondité paraît être plus considérable que chez les habitants des pays tempérés ou froids.

climats tempérés. — Les climats tempérés sont des pays qui s’étendent du 30' ou 33' degré de latitude australe ou boréale, aux 50® ou 55' degré. Presque toute l’Europe, la partie de l’Asie comprise entre la mer Noire et la Méditerranée à l’ouest, jusqu’au Japon et à l’Océan Pacifique à l’est; la Californie, le Canada, une partie du Mexique; les États- Unis, le Chili, etc., jouissent d’un climat tempéré dont la température moyenne varie de 10 à 15 degrés centigrades.

Les habitants des pays à climat tempéré, dit Royer-Collard, réunissent en eux, bien qu’à un moindre degré, la force musculaire des hommes du nord et l’activité nerveuse des hommes du midi. Lee fonctions nutritives s’exercent avec la même régularité que les fonctions animales; tout ce qui tient à l’activité - intellectuelle et morale, les arts, les institutions politiques et sociales , s’y développent avec une modération éclairée qui résulte de la nature même du climat et des modifications qu’il imprime à l’organisme. Enfin, nous trouvons dans les climats tempérés une sorte d’aptitude à contracter toute espèce de maladies, comme à jouir de tous les bienfaits de la nature. Cependant, plus que dans les autres régions, ii est facile à l’homme de se défendre avec succès, au moyen d’un régime sagement combiné, contre l’influence des causes délétères.

climats froids. — Les climats froids sont ceux des pays qui s’étendent du 55“ ou 60“ degré de latitude boréale et australe jusqu’aux pôles. La température n’y monte jamais au delà de 10 degrés et elle peut descendre jusqu’à 5, 10, 15, 20 et 25 degrés audessous de zéro.

Climats de la France. — M. Martins divise la France en cinq climats, qui ont chacun leur physionomie particulière, leurs caractères spéciaux et leurs maladies, dont voici le résumé d’après Becquerel ;

1® Le climat vosgien, dans lequel un grand nombre d’habitants vivent, une partie de l’année, chez eux et confinés dans leurs habitations, sous l’influence d’une chaleur factice. Le tempérament des habitants est, en général, lymphatico-sanguin. Les maladies sont celles du climat alpestre ; il y a des phlegmasies nombreuses et graves, des fiè\Tes éruptives fréquentes. Le goitre est endémique dans certaines localités. L’Alsace et la Lorraine le composent en partie.

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2® Le climat séquanien, comprenant l’île de France, la Normandie, une partie de la Champagne et les départements voisins et intermédiaires. Paris s’y trouve compris. C’est le climat caractérisé par les conditions atmosphériques les plus variables. Les maladies de la capitale n’en peuvent donner une idée, attendu qu’on y trouve réunis des peuples de toutes les contrées du monde; on y voit les maladies résultant de la civilisation portée à son apogée, et celles résultant de l’encombrement. Les affections les plus fréquentes dans ce climat sont cependant les suivantes : les rhumatismes, les pleuro-pneunomies , les bronchites, la fièvre typhoïde, la phthisie pulmonaire, les fièvres intermittentes dans les campagnes, la suette dans plusieurs points de la Picardie.

3° Le climat rhodanien, qui comprend le Lyonnais, la Franche-Comté, la Bourgogne, est constitué par un mélange de régions alpestres et de régions paludéennes. Il y a peu de plaines. Les maladies qui y régnent sont surtout les affections inflammatoires, les rhumatismes, les bronchites, les fièvres intermittentes, la fièvre tphoïde, et dans certaines localités, le goitre, le crétinisme.

4“ Le climat girondin, composé d’immenses plaines, en grande partie marécageuses. Ce climat comprend la Guyenne, la Gascogne et l’Auvergne. Les maladies qui y régnent sont les fièvres intermittentes; on y trouve des pellagreux; en Auvergne quelques goitreux ; dans le Limousin, malgré le climat alpestre et l’altitude élevée, ce sont surtout les fièvres intermittentes.

5® Le climat méditerranéen comprend le Languedoc et la Provence. J1 est composé d’immenses plaines marécageuses qui couvrent les côtes de la Méditerranée : les maladies les plus fréquentes sont les fièvres intermittentes simples ou pernicieuses, les fièvres rémittentes simples ou bilieuses; il paraît qu’il y existe encore beaucoup de lèpres.

Les climats ne sont pas constants, c’est-à-dire que l’altitude, l’état hygrométrique de l’air, la température, les vents régnants, le voisinage ou l’éloignement de la mer, la sécheresse du sol ou son état marécageux, le degré de culture et dépopulation, sans parler de plusieurs autres causes accessoires, influent sur les climats de pays situés sous la même latitude et le modifient parfois ’d’une manière très sensible. D' Paul Labarthe.

CLINIQUE. — On donne le nom de clinique à cette partie de la médecine qui s’occupe de l’étude et du traitement des maladies considérées individuellement. — On donne encore le nom de clinique aux leçons sur l’art de guérir faites dans les hôpitaux au lit du malade. P. l.

CLITORIDIEN. — Nom donné en anatomie : 1“ A la branche supérieure de l’artère honteuse interne qui se distribue au clitoris chez la femme et qui correspond à l’artère dorsale de la verge chez l’homme ; 2° au rameau du nerf honteux qui se rend au clitoris et qui correspond au nerf caverneux chez l’homme. p. l,

CLITORIS. — Nom donné par les anatomistes à |

1 un ues organes .. .

femme, analogue aux corps caverneux chez l’homme par sa structure et sa confia. G est même à cause de cette ressemblance n donnait jadis le nom de « verge de la femnîp

Fig. 276.

Vulve chez la femme vierge. — 3. Clitoris. — i. Mont' de Vénus. — 2,2. Face interne des grandes lèvres. — 4. Face interne des petites lèvres. — S, Vestibule. — 6. Méat urinaire. — 7. Orifice de la glande vulvo-vaginale. — 8. Orifice du vagin rétréci par la membrane hymen. — 9. Membrane hymen. — lO; Fourchette.

— 11. Anus.

est constitué par deux corps caverneux rudimentaires; il a la forme d’une petite verge, dont l’extrémité, appelée quelquefois gland du clitoris imperforée et maintenue par les petites lèvres qui forment un frein à sa partie inférieure. 11 est fixé à la nymphe du pubis par des fibres élastiques appelées

ligament susgenseur du clitoris. Relativement très développé chez le fœtus, chez lequel il présentejusqu’au 3" mois la même longueur que le pémSj ^ qui rend impossible à cet âge la distinction de sexes, le clitoris chez la femme présente une l<mgueur moyenne de 3 centimètres. Dans certains c^> il acquiert des dimensions plus considérables- ^ D' Bousquet, de Marseille, a observé un clitoris ions de cinq centimètres et dirigé directement en ’ chez une jeune fille de seize ans. Étant médecm dispensaire de salubrité de la ville de Paris, moi-même observé, en 1874, une vingt-quatre ans, dont le clitoris mesurait 4 c ti mètres et demi, avec un gland très et volumineux se rapprochant de la forme d

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