‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle. tome 1Chapitre 106 sur 206 · GOA · texte numérisé non relu

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Ce développementconsidérable du clitoris ^^nne les apparences de la virilité et a pu faire l maintes fois à l’hermaphrodisme. Il existe • ^ dans les annales de la science des cas de déement du clitoris tels, que les femmes ont pu -servir pour accomplir le simulacre du coït, mus les organes dont l’ensemhle constitue l’apgénital féminin, le clitoris est celui qui est iJSe la plus vive sensibilité. C’est lui qui est le principal de la sensation voluptueuse qui acl’acte physiologique du coït. Cette sensavoluptueuse se trouve portée à son plus haut iggrè, d’intensité par les attouchements délicats avec le doigt ou la langue, qui, chez beaucoup de femmes déterminent seuls le spasme voluptueux que le raporochement sexuel est impuissant à produire.

^ Certaines habitudes vicieuses, telles que la masturbation avec le doigt ou avec la langue et la succion de son extrémité libre ou gland, amènent des déformations du clitoris, qui consistent surtout dans le développement et l’allongement de tout cet organe. L’allongement peut être tel que le clitoris atteint le double de ses dimensions normales. Parent Duchâtelet rapporte le cas d’une prostituée de vingt-trois ans dont le clitoris avait une longueur de 8 centimètres et la grosseur du doigt indicateur; le gland était bien formé et recouvert d’un prépuce au-dessous duquel se trouvait de la matière sébacée; c’était à s’y méprendre, la verge d’un enfant de douze à quatorze ans, peu avant sa puberté. En général, outre que le clitoris est plus allongé, il est plus volumineux, son gland est plus rouge, plus turgescent; il est saillant, déborde le capuchon ou prépuce qui est lâche, glabre et plissé, tout en étant plus épais. (V. Masturbation et Onanisme.)

D' Paul Labarthb.

CLITORISME. — On donne ce nom à l’abus que les femmes qui ont un clitoris très développé, font quelquefois de leur sexe. p. l.

CLITORITOMIE. — Nom donné par les chirurgiens à une opération qui consiste dans l’amputation du clitoris au moyen d’un simple coup de ciseau ou de bistouri, et qui se pratique surtout chez les jeunes filles ou les femmes adonnées à la masturbation. Le premier chirurgien qui ait pratiqué la clitoritomie est Levret. Après lui Paul Duhois y eut recours plusieurs fois. Elle, a été très en ^ogue en Angleterre, vers 1840, et elle est fréquemment exécutée aux États-Unis. L’amputation du clioris a été pratiquée avec succès sur plusieurs mines hystériques. Aujourd’hui, on se contente cet organe, et le professeur Friedreich, ti mdelberg, a publié en 1882 plusieurs obser vaques* jeunes filles atteintes d’accidents bystéri- Üon cédé à de simples cautérisa-

‘^’m-gent^ avec le seul crayon de nitrate

~ employé en chirurgie comme youe de Clapier (V. ce mot). p. L.

employé en chirurgie comme • uynie d Ampoule (V. ce mot). p. L.

CLOISON. — Nom donné en anatomie à toute partie qui divise une cavité en deux ou qui sépare deux cavités l’une de l’autre. Ainsi on donne le nom de cloison des fosses nasales à la séparation des deux fosses ; on appelle cloison recto-vaginale, la cloison qui sépare le rectum du vagin, formée par les parois antérieure du rectum et postérieure du vagin adossées, etc. p. l.

CLONIQUE (SPASME). — (Voy. Convulsion, Spasme.)

CLOPORTE. — On donne ce nom à des insectes de la famille des oniscidés, que l’on trouve dans les caves, les fentes de murailles, sous les pierres, le bois pourri, etc., et qui étaient employées jadis en médecine sous forme de poudre, comme diurétique, propriétés qu’ils doivent à la petite quantité de nitrate de potasse qu’ils renferment. Leur usage est auj ourd’hui co mplètement abandonné, p. l.

CLOU. — Nom donné par le vulgaire au furoncle (V. ce mot). p. L.

CLOU HYSTÉRIQUE. — Nom donné à une douleur de tête vive, siégeant ordinairement au sommet du crâne ou vertex, et qui affecte plus spécialement les femmes hystériques qui la comparent à celle qu’occasionnerait un clou enfoncé dans cette partie (V. Hystérie). p. l.

CLOU FUMANT. — On donne ce nom, en pharmacologie, à une préparation officinale dont on se sert pour faire des fumigations aromatiques ou désinfectantes. Pour la préparer on prend :

Benjoin . 8 grammes.

Baume de tolu . . 2 —

Santal citrin. . . . 2 —

Charbon de bois léger . 50 —

Nitrate de potasse . 4 —

Mucilage de gomme, adragante. ... q. s.

On mélange ces substances réduites en poudre, et on fait avec le mucilage une pâte ferme que l’on divise en petits cônes de 3 centimètres de hauteur, sur 1 centimètre et demi de diamètre à la base. Pour se servir de ces clous, on les allume au sommet avec une allumette ou un peu de charbon.

CLYSOIR, CLYSOPOMPE. — (Voyez Irrigateur.)

CLYSTÉRE. — Mot employé comme synonyme de lavement (V. ce mot). P. L.

COAGULATION. — On donne ( e nom à un phénomène dans lequel un liquide se prend tout à coup en une masse plus ou moins consistante, et arrive à une espèce de solidification incomplète, sous l’influence du simple repos, de la chaleur, de l’électricité, d’un acide ou de divers réactifs. Les substances organiques seules peuvent se coaguler, p. l

COAGULUM. — Mot employé en médecine conune synonyme de caillot (V . ce mot). P. l.

COALTAR. — Le coaltar est un goudron minéral

obtenu pendant la distillation de la houille. C’est un liquide noir qui a l’odeur du goudron ordinaire et une odeur de benzine et d’acide phénique. Sa composition est assez complexe. On y trouve plusieurs acides, principalement l’acide phénique; des substances alcalines : ammoniaque, aniline, quinéine, etc.; des corps neutres, toluène, benzine, naphtaline, etc.

Ces diverses substances sont loin d’avoir la même activité, quelques-unes d’entre elles ont même des propriétés sensiblement différentes; de là pour le coaltar une action qui n’est celle ni ne l’acide phénique ni d’aucun autre de ses composants et qui, au contraire, se distingue par des caractères à lui propres.

Le coaltar est astringeant, il stimule la contractilité des capillaires sanguins, resserre les tissus et les fait pâlir : de plus, il constitue pour les êtres inférieurs, microzoaires ou microphytes, un toxique énergique. Il arrête la putréfaction et les autres décompositions organiques en même temps qu’il masque les odeurs des produits de la fermentation putride.

Ces propriétés lui sont communes avec l’acide phénique, mais il diffère de ce dernier en ce qu’il n’est ni caustique, ni irritant. Le pouvoir toxique du coaltar s’arrête encore aux espèces inférieures et ne se montre ni chez les animaux supérieurs ni chez l’homme. Ce sont là des avantages assez sérieux, qui sont dus vraisemblablement à la combinaison des acides avec les substances basiques et aussi à la présence de quelques corps neutres qui, comme la naphtaline, sont doués de propriétés adoucissantes et sédatives, capables de modifier ou tout au moins de tempérer l’action irritante de l’acide phénique et de là béiizine.

Le coaltar se rapproche certainement aussi du goudron végétal; il, s’ en distingue pourtant d’une façon très nette par ses propriétés balsamiques notoirement moindres et, d’un autre côté, par ses propriétés antiseptiques infiniment supérieures. De plus, sa réaction au papier de tournesol est neutre, tandis que celle du goudron végétal est acide.

Le coaltar conserve donc dans la grande classe des médicaments antiseptiques sa physionomie propre, et c’est commettre une erreur que d’attribuer ses propriétés soit à l’acide phénique, soit à la benzine, soit à tel autre corps que la chimie a pu en retirer. Son action est - complexe comme sa composition ; elle est la résultante de toutes les actions propres de ses éléments, modifiées elles-mêmes par des combinaisons sur la nature desquelles la chimie, malgré ses progrès, n’a pu encore nous édifier d’une façon satisfaisante.

Le coaltar n’est pas d’un maniement facile, et c’était là, on peut le dire, le plus grand obstacle à ■ son emploi. Les digestions qu’on en pouvait obtenir n’avaient aucune valeur et les quelques essais de mélange tentés soit avec le plâtre, soit avec la sciure de bois, n’avaient pas donné grand résultat. Mais M. F. Le Beuf, pharmacien distingué de Bayonne, en préparant son émulsion, a résolu le problème de la façon la plus satisfaisante. Et le coaltar saponiné est aujourd’hui la seule forme pharmaceutique sous laquelle est employé le coaltar. d' g. Harma.\d

COALTAR SAPONINÉ LE BEUF. ^ pe

saponiné de Le Beuf n’est autre chose que]^^ sion du coaltar obtenue par l’intermédiaire teinture quillaya saponaria. C’est un liquide la' ^ d’une couleur jaune verdâtre, doué d’une presque agréable, et d’une conservation inde?-®

Le coaltar dans cette émulsion n’a subi au altération chimique ; il a simplement été divisé^-^ caniquement à l’aide d’un procédé spécial qui met de pousser cette division aussi loin que sible.

C’est là, on le conçoit, un point important l’al tération du coaltar ne pouvant qu’entraîner un' modification fâcheuse de ses propriétés, sans parler de l*action topique que pourrait avoir la substance artificiellement combinée au coaltar pendant l’opération.

La saponiné, agent de cette émulsion, est bien connue, puisqu’elle constitue le principe actif de la saponaire officinale ; c’est au point de vue chimique ' un corps neutre comme la gomme et le sucre. Elle ' ne peut donc, comme on l’a prétendu, se combiner au coaltar pour former un savon.

Le coaltar saponiné Le Beuf est donc une simple émulsion du coaltar en nature.

Celte émulsion est, d’ailleurs, parfaite, et il serait impossible, même à la loupe, de distinguer la moindre parcelle médicamenteuse en suspension. Enfin, ce qui la caractérise d’une façon toute particulière, c’est sa stabilité et sa propriété de diffusion au sein des liquides avec lesquels on la mélange. Quelque soit son âge, elle conserve son intégrité et reste toujours miscible à l’eau en toutes proportions.

Le coaltar, n’ayant subi aucune altération chimique, conserve nécessairement dans l’émulsion Le Beuf les propriétés que nous lui avons reconnues. Son extrême division mécanique présente même, en outre, l’immense avantage de rendre son contact plus réguher et d’assurer son action antizymotique.

L’alcool qui entre dans la préparation de M. Le Beuf, mais qui ne s’y trouve qu’en assez faible proportion, ajoute ses propriétés bien connues à celle du coaltar, et sa présence dans l’émulsion Le Beut ne peut être qu’avantageuse.

Quand à la saponiné, son action topiqu e est legerement excitante, de plus elle a la propriété de dissoudre les corps gras à la manière d’un savon e soude. Ce sont là encore des vertus précieuses dan les cas ouest indiqué le coaltar , saponiné. la saponiné, les plaies et les muqueuses ment détergées sont toujours dans un état de p prêté remarquable. Nous n’avons pas à nous occ per ici de l’action de la saponiné à l’intérieur. sons cependant qu’elle est bien ànodine, si ^ ®

juge par le peu d’efficacité des préparations de ponaire, et que, d’ailleurs, la faible quantité saire pour obtenir l’émulsion la rend, dans tous => cas, absolument inoffensive ; elle passe En résumé, le coaltar saponiné Le Beuf propriétés antiseptiques remarquables ; il les plaies très propres, il exerce une action leg ment stimulante sur les tissus, sans que cette excitation aille jusqu’à l’irritation; dans 1

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CP majorité des cas, son application n’est nulledouloureuse ; enfin, il n’est en aucune façon IB®?* e et peut être laissé sans danger entre toutes Ce sont là des avantages précieux, puis- ^-•ic uermettent d’éviter tous les inconvénients reprochés à l’acide phénique (V. Phé-

’^^ïmulsion de coaltar saponiné Le Beuf est d’un tooloi très facile. L’émulsion mère est titrée au ^^njieme ; rien donc de plus simple que son do- Si l’on veut par exemple, une solution au ^ème, on mélange parties égales d’eau et d’émulmère; si on veut une solution au cinquième, on mélange une partie d’émulsion mère et deux rties d’eau, etc. Ce mélange se fait avec la plus ^nde facilité et avec une perfection telle qu’il est ? possible d’isoler la moindre parcelle du médicament. Il peut, d’ailleurs, être effectué avec plusieurs liquides, l’alcool, la glycérine, etc., ce qui permet, selon les cas, de varier le pansement.

L’émulsion de coaltar ou coaltar saponiné Le Beuf accueilli, dès son apparition, par le corps médical avec la faveur la plus marquée, fut admise dès 1862, dans le service des hôpitaux de Paris. C’était pour elle une, première consécration.

Employée avec succès en 1870, pendant le siège, à Paris, ainsi qu’à l’hôpital maritime de Brest, elle reçut un second témoignage èn 1875 : par décision ministérielle, en date du 11 mai, son emploi fut autorisé dans le service des hôpitaux et infirmeries de la marine nationale française.

Objet d’études aussi sérieuses que prolongées de la part d’un grand nombre de médecins distingués, chefs de service dans les hôpitaux, le coaltar saponiné reçut de tous les mêmes éloges ; et il suffit de rappeler les noms de Jules Lemaire, de Broca, de Bazin, de Gratiolet, de Michon, de Blache, de Bouchut, de Courty, de Jossic, de Beau, de Duplouy, de Siredey, de Lorain, de Le Blond, etc., etc., pour montrer que ses états de service sont dûment enregistrés..

Le coaltar saponiné Le Beuf a été employé avec succès dans le traitement des affections génito-urinaires chez la femme (accouchement, lochies, hémorrhagies utérines, leucorrhées simples ou liées à une métrite, vaginite, vulvite, cancer de l’utéïus, etc.) ; dans le traitement des affections des organes génitaux urinaires Chez l’homme (balanite, balanô-posthite, herpès du prépuce, chancres, etc.); dans le pansement des plaies et des ulcères; dans le traitement des brûlures ; contre certaines maladies' de peau (intertrigo, croûtes de la ^te, impétigo, herpès tonsurant, pityriasis, eczéma, ^Bpia, etc..) '; contre l’eczéma et l’otorrhée, enfin ^ûtre la stomatite ulcéro-membraneuse, ladiphthéetc. D' G. Harmant.

coaptation. — On donne ce nom en chirurgie Un procédé qui consiste à rapprocher exactement ® Unes des autres les deux extrémités d’un os deux surfaces articulaires d’une articulation luxée. P. L.

d’un^\~ La coca est le nom donné aux feuilles arbrisseau de l’Amérique du Sud, l’érythroxile

du Pérou. Ses feuilles, les seules parties de la plante, usitées en médecine, sont entières, elliptiques, allongées, d’une couleur jaune verdâtre, d’un arôme particulier qui rappelle celui du thé. Leur composition, analogue à celle du thé et du café, renferme comme eux un alcaloïde, la cocaïne, dont les petits prismes incolores sont peu solubles dans l’eau, beaucoup dans l’alcool et l’éther.

Employée depuis un temps immémorial par les Indiens de l’Amérique du Sud, la coca jouit, aujourd’hui plus que jamais,; d’une réputation immense dans la Bolivie, au Pérou et dans la partie occidentale du Brésil. Les habitants de ces pays lui attribuent des propriétés extraordinaires. On raconte que ceux qui en font usage peuvent passer un ou deux jours sans prendre aucune sorte d’aliments. Les voyageurs euxmêmes résistent pendant longtemps aux fatigues, à la faim et à la soif sans éprouver la moindre déperdition des forces, s’ils ont pris la précaution de se munir d’une provision de coca suffisante. Ces récits merveilleux ont piqué la curiosité des physiologistes. Un certain nombre d’expérimentateurs ( Montegàzza,

Campbell, Niemann,Tschudy) Fig. 277. - Coca.

ont voulu se rendre compte

par eux-mêmes et leurs résultats ne sont pas sans

avoir une certaine concordance avec les syinptômes

mentionnés.

Effets. — La coca placée dans la bouche y développe, en s’humectant, la saveur du thé ; mâchée, elle augmente la sécrétion salivaire et laisse dans l’arrière-gorge un goût amer, faiblement astringent'. L’estomac reçoit de sa présence une impression favorable, un sentiment de bien-être suivi d’une amé lioration sensible dans les fonctions digestives. En circulant à travers les nombreux canaux de notre organisme, la coca produit l’augmentation de l’urée, la fréquence des pulsations cardiaques, l’accélération des mouvements respiratoires et l’élévation de la témpérature ; au lieu d’être ün médicament d’épargne, comme le café et le thé, elle est, au contraire, un agent d’oxydation qui relève les forces au dépens de notre propre substance. Elle surexcite le système nerveux, active toutes les fonctions, d où résulte une augmentation du travail de la machine animale et un amaigrissement proportionné aux dépenses qui ont été nécessaires. De là, 1 explication des marches forcées de plus de cent lieues qu exécutent les Indiens avec une nourriture insuffisante et avec la même énergie musculaire. On n observe, à la fin de leurs voyages, qu’un peu de diminution dans leur embonpoint qui ne serait pas survenue s’ils étaient alimentés d’une façon convenable.

Prise en infusion, à doses peu élevées flO gram. pour 150 gram. d’eau), la coca produit une stimulation légère comme le thé; à doses plus fortes, elle détermine, comme lui, de l’insononie et de l’agita-

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tion, si on va plus loin, elle engendre une ivresse analogue à celle du hachisch ; enfin à doses excessives et continuées pendant longtemps, on observe tous les phénomènes du cocdisme, c’est-à-dire d’une intoxication chronique caractérisée par la maigreur, la teinte ictérique, les obstructions intestinales, l’anorexie, l’ascite, l’insomnie, le marasme et la mort. Quelques individus réfractaires ont survécu à l’abus de ce stimulant dangereux et ont présenté une longévité surprenante. Toujours est-il que prise avec modération, elle n’offre pas d’inconvénients, elle excite, réveille les sens engourdis, facilite les digestions paresseuses, dissipe les flatulences et redonne une nouvelle vitalité à tous les rouages de notre organisation.

Usages. — De ces effets physiologiques dérivent des indications thérapeutiques importantes. La première, de ces indications se concentre sur la muqueuse gingivale et les maladies de la bouche. Les voyageurs vantent la coca comme précieuse pour conserver les dents, calmer l’odontalgie, dissiper l’engorgement consécutif. Son efficacité est reconnue dans les stomatites aphtheuses, scorbutiques, ulcéreuses, gangréneuses, mercurielles (Gubler, Richelot). Elle n’agit pas moins bien sur les maladies de l’estomac en favorisant les fonctions de ce viscère et diminuant sa sensibilité maladive. Aussi est-elle indiquée dans les gastralgies, les embarras gastriques, les anoréxies (Montegazza), etc. Mais la coca exerce en outre une action stimulante générale sur l’économie tout entière, elle doit combattre avec avantage les troubles nerveux, les états d’atonie et de faiblesse, les grandes prostrations, l’hypocondrie, le spleen, l’anémie, la chlorose, la leucorrhée les convalescences longues et pénibles. En qualité d’agent d’oxydation, les personnes obèses pourront trouver en elle un précieux remède contre leur embonpoint embarrassant.

En définitive, la coca rend des services réels contre les affections non inflammatoires du tube digestif, certaines névroses, certaines cachexies et quelques diathèses.

Les modes d’administration doivent varier suivant l’état morbide qu’on veut modifier. S’agit-il d’une stomatite, d’une gingivite, on fera mâcher les feuilles de la coca à la dose de 4 à 6 grammes par jour; s’agit-il d’une gastralgie, on fera prendre la coca en infusion, en poudre, en extrait, en teinture, en élixir, en sirop ou en vin. L’infusion se fait avec 4 à 5 feuilles, eUe a la couleur, la saveur et l’arome du thé, c’est la préparation la plus employée. On se sert souvent aussi de l’élixir, du sirop et du vin au nombre de deux ou quatre cuillerées par jour et même davantage au besoin. La spécialité est venue augmenter, à son tour, les moyens d’emploi de cette substance et nous avons , actuellement plusieurs préparations parmi lesquelles nous citerons le vin de coca de Chevrier, le quina Rocher, à base de quina, de coca et de cacao, etc.

D' Marc. Camboülives.

COCCYGIENNE. — Nom donné en anatomie a une branche de l’artère ischiatique. p. l.

COCCYX. — Le coccyx qui doit son nom à sa res¬

semblance avec le bec d’un coucou, est uq pair, médian, symétrique, formé par la réun”* quatre ou cinq fausses vertèbres très incoinT qui continue le sacrum et termine la colonne^^^^^-’ braie. Sa base , dirigée en haut, s’articule pointe du sacrum ; son sommet pré- ^

sente un tubercule osseux qui est souvent dévié en arrière, sur les côtés et surtout en avant; sa face antérieure légèrement concave est en rapport avec le rectum, tandis que sa face postérieure , convexe , irrégu- p.

lière , est recouverte par quelques ‘ ' ' fibres du muscle grand fessier et “"““y* par la peau ; ses bords latéraux sont rugueux et donnent insertion au grand ligament sacro-sciatique et au muscle ischio-coccygien.

Le coccyx est quelquefois le siège de fractures. Toutefois, elles sont très rares et ne s’observent guère que chez les vieillards. p

COCHENILLE. — Nom donné à de petits insectes hyménoptères qui fournissent une poudre d’un beau rouge vif, vantée jadis contre la coqueluche, mais employée seulement maintenant en pharmacie pour colorer diverses préparations. p. l.

COCHLÉARIA. — Nom donné à une plante herbacée, bisannuelle, de la famille des crucifères, qui croît abondamment sur les bords de la mer, ét qu’on cultive aussi dans les jardins, et dont on emploie surtout les feuilles, les sommités fleuries et les tiges. Le cochléaria, inodore lorsqu’il est intact , exhale , lorsqu’on l’écrase , une odeur forte et pénétrante.

Lorsqu’on le hiâche, il a une saveur amère et piquante peu agréable, mais stimulante. Le cochléaria est surtout employé comme antiscorbutique et il entre dans la composition du sirop antiscorbutique ; on l’a administré aussi comme antiscrofuleux. p. L,

Fig. 279. — Cochléaria.

COCO. — On donne le nom de coco à une boisson populaire à Paris et dans les grandes villes, où on le vend sur les places publiques, les promenades et devant les théâtres, pendant l’été, et qui est faite avec de la réglisse macérée dans de l’eau et additionnée d’un peu de citron. Son nom lui vient de ce que jadis les débitants la servaient dans des coques de noix de coco. Cette boisson n’a rien de malsain. P. h.

COCO. — Le coco est le fruit du cocotier, arbre de la famille des palmiers, très gros, enveloppa extérieurement d’un brou fibreux et renfermant dans une coque ovale très dure, une amande creuse qui contient, avant d’être complètement mûre,

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