‹ Dictionnaire populaire de médecine usuelle. tome 1Chapitre 107 sur 206 · GOD · texte numérisé non relu

GOD

■Ap très clair, d’un blanc laiteux, d’une saveur ou sucrée, appelé lait de coco. Lorsque le t arrivé à parfaite maturité, l’amande est icte et constitue un aliment sain. Elle contient

Fruit du coco entier. Coupe longitudinale.

une huile fluide, limpide et incolore qu’on en extrait par la pression et qui sert principalement à l’éclairage. Les naturels utilisent V huile ou beurre de coco en friction sur le corps pour se préserver des piqûres des moustiques.

rés tous les médicaments que délivrent les pharmaciens. P. L.

CŒLIâQüE — Nom donné en anatomie à des artères et à des nerfs qui se distribuent dans l’intestin. L artère coeliaque ou tronc coeliaque naît perpendiculairement de l’aorte abdominale entre les piliers du diaphragme et se subdivise en trois branches : l’artère coronaire stomachique, l’artère hépatique et l’artère splénique. Le -plexus cœliaque est un entrelacement nerveux formé autour du tronc cœliaque par les filets du nerf grand sympathique. 11 provient des plexus solaires et, comme le tronc cœliaque, se subdivise en trois plexus : le plexus coronaire stomachique, le plexus hépatique et le plexus splénique. p. L.

CŒUR. — Anatomie. — Le cœur est le principal organe de l’économie ; c’est lui qui vit le premier et qui meurt le dernier ; Primum vivens et ultimum moriens. Avec le cerveau et les poumons il forme le trépied vital des physiologistes, c’est-à-dire les trois organes essentiels à la vie.

Le rôle important que le cœur joue dans l’orga-

CODÉINE. — La codéine, second alcaloïde de l’opium pour son importance, a été découverte par Robiquet en 1823.

Elle est en cristaux prismatiques blancs, inodores, d’une saveur amère, solubles dans l’eau, l’alcool, l’éther. La codéine est un diminutif de la morphine ; son action thérapeutique est beaucoup plus faible.

Elle agit plus indirectement sur les centres nèrveux, et si elle est moins ipnotique, moins anodine que la morphine, elle n’occasionne pas de la lourdeur de tête, de la perte d’appétit, de la constipation comme cette dernière. On la prescrit fréquemment aux femmes, aux enfants, aux vieillards, à toutes les personnes délicates, en un mot, qui supportent mal l’opium. C’est un calmant -précieux, utile contre les rhumes, coqueluches , bronchites, asthmes, n’ayant qu’un seul inconvénient, celui d’être plus cher que 1 opium et ses succédanés.

Cet alcaloïde se donne souvent en no- Rapports du cœur. - 1. Face postérieure de la trachée. - 2. Face postérieure tion on ûn -1 1 ■ ? ^ souvent en po 3 postérieure de la bronche gauche. - 4. Face

f ^ pilules, a la dose de cinq a dix postérieure de l’oreillette gauche du cœur dans laquelle se rendent les veines

^Qtlgrammes par jour. Le sirop (20 pulmonaires gauches (5) et droites (6). — 7. Branches gauches de l’artère

St^Dimes contiennent 4 centigrammes de pulmonaire. — 8. Crosse de l’aorte au moment où elle croise la bronche Codéine! ecf 1 1 gauche pour s’appliquer sur le côté gauche de la colonne vertébrale.—

Plovée .. * Pl’Sparation la plus em- lO.lO'. Veine cave supérieure. — 11. Embouchure de la veine cave inférieure

r vee soit pur, soit en potion, soit dans dans l’oreillette droite du cœur. — 1

® pectorale. Les lavements et la du cœur.

- 12,12' Face postérieure des ventricules

made sont d’un usage plus rare. Le unp^ VÔite de Berthé, à la codéine, ont acquis les justement méritée d’ailleurs, contre

vnumes et les catarrhes pulmonaires.

D-- Marc. Comboulives.

des donne ce nom au recueil officiel

rmules suivant lesquelles doivent être prépa-

nisme l’a fait appeler par les anciens le soleil de Vhomme. Harvey le proclame Vémpereur ou le roi de notre économie, et Cl. Bernard le considère comme le principe de la -oie.

Volume, situation et rapports du cœur.— D’après Laennec, le volume du cœur est égal à celui du poing. Le cœur de la femme est donc plus petit que

celui de l’homme. Sous l’influence des affections du de l’artère pulmonaire après avoir perforé 1 cœur, cet organe acquiert souvent un développement mon gauche d’Henri IV. ® Pou

considérable et constitue alors Yhi^p'eÿrophie car- La pointe du cœur bat quelquefois à droitP diaque; il atteint, dans certains cas, des dimensions que cet organe ait été refoulé par un vaste éo ’

telles qu’on l’a comparé à un « cœur de bœuf. » ment de la plèvre gauche , soit encore dans^°*^^^

Avoir le « cœur gros » est, on le sait, une locution d’inversion de tous les organes du corps. ^ familière que l’on emploie pour exprimer un grand Conformation intérieure du cœur. -1 lV chagrin; mais, en réalité, le volume du cœur ne peut être considéré comme formé de deux varie pas sensiblement. distincts : le cœur droit ou antérieur et le cœ

Le poids du cœur est, en moyenne, de 2S0 gram- gauche ou postérieur. Le premier est encore ann ' mes ; au contraire de tous les organes, il tend à ^P®

augmenter avec l’âge.

Le cœur est situé dans le thorax, au-dessus du diaphragme, qui lui sert de coussin élastique et entre les poumons, dont la face interne est excavée pour le recevoir.

Sa forme est celle d’un cône aplati qui correspond par son sommet au quatrième espace intercostal,

Fig. 282.

Rapports du cœur avec le thorax, — 1,2, 3, 4. Côtes. — a. Pointe du cœur correspondant au quatrième espace intercostal, c’està-dire dans'îl’espace placé entre la quatrième et ia cinquième côte, mais beaucoup plus près de là cinquième. — b. Origine de l’aorte derrière la portion du sternum qui correspond aux troisièmes cartilages costaux. — V. Aorte abdominale. — c. Crosse de l’aorte (par le pointillé de cette gravure, on voit que le sommet de cette crosse n’atteint pas le bord supérieur du sternum). — d. Ventricule gauche. — d'. Ventricule droit. — e. Oreillette gauche. — e’. Oreillette droite.

dans un point situé un peu en dedans et au-dessus du mamelon gauche. C’est à ce niveau qu’on voit et qu’on sent battre la pointe du cœur à l’état normal. Le cœur déborde donc le sternum à gauche, mais dans une étendue moindre que celle qu’on lui attribue généralement. C’est en raison de cette erreur que les meurtriers, ou les individus qui veulent se donner la mort, plongent le plus souvent leur arme dans le poumon, sans atteindre le cœur. Cependant le poignard de Ravaillac pénétra entre la cinquième et la sixième côte, et vint couper le tronc

Fig. 283.

Face antérieure du cœur. — 1. Face antérieure du ventricule gauche. — 2. Face antérieure du ventricule droit. — 3. Auncule du côté gauche. — 4. Auricule du côté droit. — 5. Aorte. — 6. Artère coronaire antérieure ou externe, — 7. Artere coronaire postérieure ou interne. — 8. Tronc bronchio-cepha lique. — 9. Artère carotide primitive gauche. — iO Artere sous-clavière gauche. — 11. Artère pulmonaire. — 12. Canal artériel. — 13. Veine cave supérieure.

cœur noir, veineux ou pulmonaire, parce qu’il rC' çoit le sang veineux ou noir du corps et le projette dans les poumons ; l’autre a reçu le nom de cœur rouge, artériel ou aortique, parce qu’il lance dans tous les organes le sang rouge ou artériel qu’R ® reçu des poumons.

Chaque cœur est divisé en deux cavités : l’u'^® supérieure, I’oreillette ; l’autre inférieure, le ventricule. Ces deux cavités communiquent entre elles par un orifice muni d’une soupape membraneuse oü

, le analogue aux clapets de nos pompes et disde teUe façon, qu’elle favorise l’accès du sang fTie ventricule et s’oppose à son reflux dans l’o- ‘^ette. La valvule du cœur droit présente sur ses trois festons, et celle du cœur gauche n’en a ^ e deux, d’où les noms de tneuspide {très, trois,

Fig. 284. .

Face postérieure du cœur. — 4. Face postérieure du ventricule gauche. ■— 2. Face postérieure du ventricule droit. — 3. Oreilette droite. — A. Oreillette gauche. — 5. Auricule du côté ^uche. — 6,6. Veine coronaire et veine ventriculaire posté- 1 ure. — 7. Artère coronaire postérieure. — 8. Orifice de la cave inférieure. - 9. Valvule d’Eustache. — 10. — Veine je supérieure. — 11,11,11,11. Orifices des veines pulmoj. J®' — ■*2. Orifice de l’artère pulmonaire. — 13. Orifice de l’aorte" ~ artères qui naissent de la crosse de

pointe) et de mitrale, c’est-à-dire semblable e mitre d’évêque, donnés à l’une et à l’autre, tre g^"*^*^*"^*^®* — Les deux ventricules diffèrent enleur'^l^^^ caractères qui sont en rapport avec Cille Physiologique. Ainsi, les parois du ventri- Wcule d • épaisses que celles du ven-

jeter i P^^p®. flne le premier est destiné à proqne dans tout l’organisme, tandis

lancer le sang ûans les poumons. Cette différence d’épais- DICTIONNAIRE POPüIAIRE de médecine DSüELLE.

seur explique pourquoi le ventricule droit d’un cœur placé sur une table s’affaisse, tandis que le ventricule gauche conserve sa forme.

Les parois des cavités ventriculaires sont recouvertes d’un grand nombre de filaments, appelés colonnes ou piliers du cæur, qui s’e ntre-croisen dans tous sens. Les plus importantes de ces colonnes se terminent par de petits cordages tendineux qui vont se fixer au bord flottant des valvules auriculo-ventriculaires. Ces prolongements ont encore reçu le nom de muscles tenseurs des valvules, parce qu’ils régularisent le jeu de ces soupapes membraneuses. Aussi, lorsque ces filaments charnus viennent à se rompre, il en résulte un trouble plus ou moins grave dans la circulation ; leur rupture a déterminé la mort d’un courrier qui, au dire de Corvisart, fit mille lieues à cheval sans prendre du repos.

Outre l’orifice auriculo-ventriculaire, chaque ventricule est encore pourvu d’un orifice artériel; celui du ventricule droit communique avec l’artère pulmonaire, et celui du ventricule gauche avec l’artère aorte. Ces orifices sont munis de trois valvules, dites sigmoides ou semi-lunaires qui, en raison de leur forme, ont été comparées à des nids de pigeon. Elles permettent au sang de passer du ventricule dans l’artère correspondante et s’opposent à son retour dans la cavité ventriculaire.

2“ Oreillettes. — Les oreillettes ont des parois plus minces que celles des ventricules, parce qu’elles ont moins de force à déployer que ces dernières. En effet, les cavités auriculaires ont pour unique fonction de faire passer l’ondée sanguine dans les cavités ventriculaires. Au début de la vie, l’oreillette droite communique avec l’oreillette gauche par un orifice auquel Botal a donné son nom. Si cet orifice persiste à la naissance, il établit une communication directe des deux cœurs et produit le mélange du sang artériel et du sang veineux. La peau prend alors une teinte bleuâtre qui a valu à cette maladie le nom de maladie bleue ou cyanose. On sait que ce mélange des deux sangs est normal chez les reptiles ; mais, chez l’homme, il est incompatible avec la vie.

Les oreillettes sont surmontées d’un appendice flottant, à bords dentelés, qui a été comparé à une crête de coq ou à l’oreille d’un chien de chasse, d’où son nom à’auricule. Chaque auricule s’ouvre par un orifice spécial dans l’oreillette correspondante.

Les oreillettes reçoivent encore l’embouchure dè plusieurs veines importantes; la droite reçoit les veines caves supérieure et inférieure, et la gauchi les quatre veines pulmonaires.

Structure du cœur. — Le cœur se compose 1» d’un squelette fibreux; 2» de fibres musculaire^ striées; 3“ de vaisseaux et de rærfs; de deux membranes séreuses, V endocarde et le péricarde.

1® Squelette du cceür. — La charpente du cœur est représentée par des anneaux fibreux qm entourent les quatre orifices situés à la^ base des ventricules et qui peuvent être considérés comme formés par la soudure des extrémités tendineuses des fibres musculaires du cœur. Dans les points de contact de ces zones fibreuses, on observe, quelque-

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